Comment utiliser la vidéo pour développer ses affaires dans un monde Youtube ?

Lumière ! Caméra ! Ventes ! Dans son édition de ce jour, le Wall Street Journal propose 5 conseils sur l’utilisation de la vidéo sur le Web pour développer les ventes d’une entreprise.

De plus en plus de compagnies utilisent Internet pour promouvoir leurs produits à partir de court film qu’ils propagent sur Youtube, Yahoo! Vidéo et consorts. Ce qui est excellent dans ce nouveau paradigme du marketing, c’est que “vous n’avez pas besoin de parler de votre produit comme tel. Vous devez juste avoir du plaisir avec !”, explique David Meerman Scot, auteur de “The new rules of marketing and RP”.

Le Wall Street Journal a identifié 5 facteurs de succès pour la réalisation d’une vidéo d’entreprise :

1. Soyez drôle

La série vidéo “Will it blend?” de Blendtec est l’un des plus burlesques et des plus vues sur la toile. Le PDG de la compagnie, Tom Dockson, est l’acteur principal de ces vidéos qui montre un robot mixeur broyer tout et surtout n’importe quoi. À la sortie de l’iPhone, le Blentec avait littéralement avalé le bijou de Steve Jobs pour le transformer en poussière.

Quel intérêt de montrer des objets se faire pulvériser ? La réponse est simple : 60 millions de visionnements et des ventes en augmentation de 500% ! Blendtec est aujourd’hui la référence du secteur, ce qui devrait lui rapporter cette année près de 40 M $.

2. Utilisez l’actualité

Tout le monde se souvient du drame de Columbine en 1999, avec le massacre de 12 adolescents et un professeur. Depuis ces événements, 328 enfants ont été blessés ou sont décédés par balle en milieu scolaire. Ce sont les arguments mis en avant au début de la vidéo de promotion de sacs d’écoliers de MJ Safety Solutions. La particularité de ces sacs à dos réside dans le fait qu’ils sont pare-balles.

Une démonstration vaut mieux qu’un long discours. En diffusant sur Youtube la vidéo d’une enfant de 13 ans se protégeant avec “My Child’s Pack”, la compagnie a touché la où ça fait mal. Résultat : un millier de parents ont acheté ce produit en moins de 3 mois.

[youtube width=”500″ height=”418″]http://www.youtube.com/watch?v=t1iJRDffNMc[/youtube]

3. Commencez par le commencement : trouver le bon partenaire

Getting the MessageMettre une vidéo sur Internet devient presque aussi facile que d’écrire un courrier électronique. Malheureusement, tout n’est pas si simple et un professionnel vous permettra de gagner du temps et surtout d’avoir une communication efficace.

La diffusion de vidéos en ligne à ses propres codes et contraintes techniques. Travailler avec un partenaire, qui connaît aussi bien la communication électronique que la vidéo Web, fera la différence entre une vidéo qui fait un top et celle qui fait un flop. Faites appel à un expert, VidéoPresse est justement là pour vous aider

4. Faire un magazine : soyez utile

Internet est une source d’information inépuisable. C’est justement ce qui fait tant son attrait. Il est possible de trouver des informations détaillées sur n’importe quel sujet, de l’élevage de reptiles à la soudure au plomb. Répondez à cette soif de savoir en développant des vidéos éducatives et utiles. D’une part, vous répondez directement à un besoin d’information, et d’autre part vous démontrez en image votre expertise.

La société de Tim O’Reilly, père du Web 2.0, édite plusieurs magazines en ligne. Il diffuse sur ceux-ci des tutoriels vidéo hebdomadaire, aussi bien sur comment faire un transfert sur un tee-shirt que la construction d’une catapulte. La durée de vie de ces films est particulièrement longue, car elles seront toujours utiles. Ce qui assure une audience toujours plus importante.

[youtube width=”500″ height=”418″]http://www.youtube.com/watch?v=m5kHckNYAzI[/youtube]

5. Impliquez vos clients

Qui ne rêverez pas de voir sa communication réalisée gratuitement par ses clients ? Grâce à Internet, c’est dorénavant possible. Contenu généré par l’utilisateur (UGC) est le terme consacré pour qualifier ce miracle du marketing.

Par l’intermédiaire d’une vidéo Seesmic, le PDG de la société Wengo sollicite le public pour la création de vidéos en l’honneur de son service. Le gagnant recevra une place pour la conférence Web3. Loic Le Meur, initiateur de Seesmic, avait lancé un appel à candidature pour contribuer sur son blogue. Les prétendants devaient passer devant la caméra pour présenter leurs motivations.

L’UGC n’a pas de limite et peut se décliner sur d’autres sujets, comme pour la réalisation d’un logo d’entreprise. La prochaine étape sera pet-être de demander aux internautes de créer une entreprise à votre place.Youtube a vulgarisé la vidéo sur Internet, rendant ainsi possible la diffusion simple et efficace de message à travers le monde. C’est maintenant au tour des entreprises de s’accaparer cet outil. Le retour sur investissement peut s’avérer très payant, pour peu que l’on soit bien accompagné.

Web, Vidéo et Politique : Résultats des vidéos élections

L’année dernière à la même époque, Fluctuat.net se demandait si la présidentielle se jouerait sur Dailymotion. Aujourd’hui, la question ne se pose plus. En politique, l’image est roi et Internet est son royaume. Certains regretteront que la forme a pris le dessus sur le fond. Mais ce phénomène n’est hélas pas nouveau, car 2000 ans auparavant les Romains faisaient déjà les mêmes mercuriales envers Cicéron.

Dans le domaine politique, la vidéo sur Internet recouvre plus d’un avantage. En plus d’être facilement diffusable, elle bénéficie d’un retour sur investissement très appréciable. Combien faudrait-il de capsules publicitaires sur les chaînes de télévision pour couvrir l’audience d’Internet ?!

D’après l’expérience des initiatives de Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama, nous pouvons établir au moins 7 principes de bases pour réussir sa Web TV politique :

1. Mettez l’accent sur l’accessibilité

Pour reprendre une référence de Wikipédia, l’accessibilité du Web, c’est, selon Tim Berners-Lee, directeur du W3C et inventeur du World Wide Web : « Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales. »

Une Web TV politique ne sert à rien si elle exclut une partie de la population. L’utilisation de services comme ReadSpeaker et readOn vont dans le sens d’un accès plus large de l’information Avantage non négligeable, les sites Web qui mettent l’accès sur l’accessibilité améliorent dans le même temps leur référencement.

2. Choisir une plateforme vidéo ouverte

Plateforme ouverte ou professionnelle ? Tout dépend de l’axe de communication. Dans le cas d’un homme politique qui cherche par définition à représenter le maximum de citoyen, un site de partage de vidéo semble être plus approprié.

La seule faiblesse d’une plateforme ouverte comme Brightcove réside dans le lecteur lui même. Dans le cas de BarckTV, il n’y a pas de texte qui accompagne chaque vidéo, ou plutôt celui-ci n’est pas visible des moteurs de recherche. C’est encore le défaut de la vidéo dont l’optimisation pour la recherche est délaissée.

Pour vous aider à faire votre choix, consultez le tableau comparatif des plateformes réalisé par TechChrunch. Il n’est pas exhaustif et mériterait d’être mis à jour, mais il vous donnera une bonne idée de ce qui existe actuellement.

3. Démultipliez les formats et proposez plusieurs qualités de diffusion

Donnez plus de confort à votre auditoire en lui permettant de consulter vos vidéos dans le format qu’il préfère (QuickTime pour Mac, WindowsMedia pour Windowd, ogg pour Linux). Le format de prédilection reste bien évidemment Flash, qui a l’avantage de se trouver sur plus de 99% des ordinateurs connectés à Internet.

Toujours dans le sans de plus d’accessibilité, offrez plusieurs qualités de diffusion de vos vidéos. Les publicités de Mac sur le site d’Apple donnent un excellent exemple de ce qu’il faut faire. Les 4 formats offerts (Smal, Medium, Large et HD) correspondent finalement à plusieurs niveaux de connexion Internet. Les électeurs de la Gaspésie qui roule en basse vitesse doivent aussi bien accéder au contenu que ceux de Montréal qui foncent en haut débit.

4. Abusez des plateformes de médias sociaux

Vous êtes présent sur Youtube ? Faites de même avec Dailymotion, Blip.TV, MySpace, Facebook… et si vous êtes au Québec, mettez vos vidéos sur TonClip, TonTuyeau, Espace Canoë, etc. Autant toucher un auditoire local. Mettez de l’avant votre présence sur les différentes plateformes. Ne rendez pas votre public captif de votre site. S’il préfère consulter vos vidéos sur Youtube, laissez les faire.

Profitez à plein du Web 2.0 et des communautés en ligne. Participez à ces communautés en interagissant avec eux. Faites un espace de commentaire, voir des forums en ligne et soyez présent. Les internautes doivent ressentir que vous êtes derrière l’écran.

5. Différenciez-vous de la télévision et diversifiez les contenus

Le grand public a déjà la télévision, ce n’est pas la peine de lui resservir les mêmes plats réchauffés sur Internet. Proposez du contenu exclusif, qui incitera les blogueurs à les reprendre. Variez les interventions et SVP stoppez les monologues autoglorifiant en plan fixe devant la caméra.

Un homme politique, c’est toute une équipe à ses côtés. Mettez-les de l’avant. Expliquez comment s’organise une campagne électorale. Transgressez les codes et n’hésitez pas à dégrafer la cravate, pour montrer qu’il y a un(e) homme/femme derrière la bête de scène.

6. Ajoutez des textes à vos vidéos & jouez la synergie

Les images expriment beaucoup de choses, mais elles ne disent pas tout. Accompagnez vos vidéos d’un texte qui d’un côté reprend des mots clés de l’intervention et de l’autre qui apporte un plus avec une réflexion, des informations sur les personnes, etc. Effet non négligeable de ces textes, ils permettront de mieux référencer vos vidéos.

Mettez en place des stratégies croisées avec vos événements pour lancer par exemple un appel en vidéo pour une prochaine rencontre. La WebTV n’est pas une fin en soi, elle doit s’intégrer dans une stratégie globale de communication électronique. La vidéo doit trouver sa place au sein d’un site Internet qui apportera plus d’information, avec des blogues et une partie plus institutionnelle.

7. Réagissez rapidement

Vous ne produisez pas un magazine mensuel, vous êtes sur le Web ! Rappelez-vous que nous sommes à l’ère de l’information instannée. Ne vous laissez pas déborder par l’actualité et mettez en place un planning rédactionnel pour promouvoir en premier votre contenu sur le Web.

Il existe deux autres points complémentaires, qui restent encore discutables.

Le premier concerne l’évolution technologique, et surtout l’évolution de la consommation de vidéo en ligne. Avec l’augmentation des débits de connexion à Internet, la taille des vidéos sur le Web ne cesse d’augmenter. Les podcast téléchargeables permettent aujourd’hui de dépasser les limites imposées par les sites Internet. iTunes, Joost et Miro permettent de partager du contenu en HD (version Web: 1280×720). Pour préparer l’avenir, il serait bon de garder un oeil sur ces technologies.

Le Web 2.0 vient avec sa cohorte de termes abscons. L’un des plus répandus est l’User Generated Content (UGP), pour contenu généré par l’utilisateur. Par exemple, dans Youtube les vidéos sont produites et mises en ligne par les internautes. La valeur se crée quasiment toute seule. Le rêve !

Comme Martin Luther King, certains responsables politiques rêvent également que leur campagne soit générée automatiquement par leurs électeurs/partisans. Donna Bogatin décrit justement la stratégie engagée par BarackTV et HillaryTV de bataille de l’User Generated Politcs (UGP). Les électeurs prendraient possession de la campagne électorale. C’est du moins le discours des candidats. Le contenu vidéo de leur Web TV respective prouve que nous ne sommes pas encore à ce stade de participation.

Rendez-vous en 2008 pour voir les résultats des vidéos élections politiques.

La Web TV politique, c’est peut-être celle réalisée par les électeurs eux-même :

La Politique (de) Demain
Le PoliTIC Show

Web, Vidéo et Politique : Comment Sarkozy, Cameron et Obama font leur TV ?

Comment les hommes politiques, tels Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama, abordent-ils la vidéo en ligne dans leur campagne électorale ?

Web, Vidéo et Politique : Introduction

2007 est définitivement l’année de la vidéo sur le Web pour la politique. Depuis les années 80, l’image avait déjà pris une grande importance dans les débats politiques. Les budgets de campagne étaient alors complètement engloutis en spots publicitaires télévisés.

Ces dernières années, Internet a radicalement changé la donne. Les plateformes de diffusion de vidéos en ligne à la Youtube ont poussé comme des champignons sur la toile. Les appareils photo numériques, les caméras vidéo et les téléphones mobiles permettent aujourd’hui de quadriller la vie politique et de diffuser ces images instantanément aux quatre coins du globe.

La politique n’a pas résisté à cette vague numérique. Avec plus ou moins de mal, elle s’est adaptée à ce nouveau média. Les crédits alloués au Web ont explosé et chacun y va maintenant de son espace numérique dédié. Youtube a senti la bonne affaire arriver en créant Citizentube, un vlog dédié à la politique.

Pour les élections présidentielles françaises, le candidat de droite avait créé sa chaîne NSTV (Nicolas Sarkozy TV), devenu PRTV depuis son arrivée à l’Élysée. Dans le camp opposé, Ségolène Royale vivait de façon abrupte le pouvoir de l’image avec une vidéo où on voit la candidate socialiste sous-entendre que les professeurs devraient travailler plus.

Les hommes politiques anglais ne sont pas en reste sur l’utilisation de la vidéo en ligne. Au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy, Tony Blair, alors Premier Ministre d’Angleterre, fait parvenir ses félicitations à son homologue français par l’intermédiaire d’une vidéo sur Youtube (en français et en anglais). La blanche Albion héberge également Webcameron, le vidéoblogue du conservateur David Cameron.

Depuis quelques mois, Youtube propose également au public américain d’utiliser son réseau pour poser des questions en vidéo directement aux candidats à la présidence des États-Unis. Chemin faisant, les candidats ont fourbi leurs armes et proposent quasiment tous une chaîne dédiée sur Youtube. Barack Obama est particulièrement en pointe, avec un site de campagne orienté Web 2.0 où la vidéo prend toute sa place (BarackTV).

Chacun à leur manière, Nicolas Sarkozy, Barrack Obama et David Cameron utilisent la Web TV pour faire passer leur message. Dans les jours à venir, je vous propose de voir ce qui fait la particularité de cette nouvelle génération de chaînes de télévision politique. Avant de commencer ce comparatif, il faut noter une différence entre ces trois sites : PRV est la chaîne d’un président élu, alors que BarackTV et Webcameron sont les vitrines de deux hommes politiques en (future) campagne.


Citizentube : Youtube political vlog