Internet est une porte ouverte vers la connaissance du monde entier. Il est aussi facile de rentrer en contact avec un japonais que de consulter la bibliothèque du Caire. Dans la réalité, ce sont les informations proches de chez nous qui nous recherchons au quotidien. À travers YellowPages, Weblocal.ca et Google Maps, la vidéo en ligne se découvre une dimension locale, qui offre une nouvelle vision de son environnement.

Internet : Montée en puissance de l’hyper-local

À Montréal, ça fait longtemps que l’on a compris que l’hyper-local était l’avenir du Web. La jeune entreprise Praized propose d’utiliser sa communauté pour partager des informations sur les restaurants, magasins et autres places locales. En mai dernier, j’avais eu une conversation enrichissante avec Daniel Kaplan sur la montée en puissance de l’hyper-local dans l’Internet.

Vidéo : Un outil indispensable aux plateformes de promotion

Les Pages Jaunes canadiennes (Yellow Pages) avaient discrètement annoncé en début d’année l’arrivée de la vidéo dans le profil des entreprises. Depuis, de nouveaux acteurs sont arrivés sur le même créneau. Le géant de l’information propose d’insérer photos et vidéos dans sa fiche locale sur  Google Maps. Depuis deux mois, Weblocal.ca offre un service similaire à la sauce Web 2.0. En passant, je félicite YellowPages de diffuser l’ensemble de ses vidéos sur Youtube.

Finalement, la vidéo s’impose dans les annuaires d’entreprises en ligne. Tout d’abord, c’est un service à forte valeur ajoutée. La vidéo donne un effet médiatique, qui fait lointainement penser à la TV. C’est surtout les résultats en terme d’action qui sont forts autour de la vidéo. À choisir, un internaute préférera regarder une fiche d’entreprise avec des photos et des vidéos, qu’avec simplement du texte.

La vidéo locale pour combattre la crise

La référence dans le domaine de la vidéo locale est sans conteste TurnHere. Depuis deux ans, j’ai cette entreprise dans la mire. Pour être tout à fait franc, c’est ce genre de société que j’aurais voulu créer l’année dernière. Le modèle d’affaires est simple et efficace : une plateforme intermédiaire entre des pigistes vidéo du monde entier et des sites comme YellowPages.com.

Dans les deniers chiffres du commerce électronique publiés par CEFRIO/VDL2, le Web était pointé comme la porte de sortie de la crise. Peu coûteux par rapport aux investissements médias classiques, et avec un ROI supérieur, Internet permet aux entreprises de rejoindre une clientèle inexploitée, parfois dans le même quartier que leur commerce. Le commerce électronique local est encore sous-exploité, et la vidéo en ligne est certainement l’outil le plus riche pour soutenir ce nouveau développement.

M.A.J : Sur le blogue de Praized, Sébastien Provencher met la vidéo local dans les grandes tendances à retenir en 2008.

TurnHere for interesting recession-resistant video business

Hyper-Vidéo : Principes de la vidéo Web augmentée ou l’ère de la vidéo 4D

1. Hyper-Local : La vidéo sur YellowPages, Weblocal et Google Maps

2. Hyper-Social : La discussion vidéo à la Seesmic

3. Hyper-Présence : Le direct vidéo de Qik

4. Hyper-Interactif : L’annotation vidéo de Youtube



Ces derniers jours, les annonces autour de Google Maps ainsi que plusieurs études sur la consommation et le référencement des vidéos sur le Web ont plus particulièrement retenues mon attention. Ces trois éléments m’amènent finalement à la même conclusion : la vidéo sur Internet pour les entreprises, ce n’est pas l’avenir… c’est maintenant !

Hier soir, Christian et moi faisions une présentation sur la Web vidéo lors du 5@7 de TechnoMontréal. Au-delà de l’expérience de VideoPresse, c’est surtout la réalité d’un marché que nous voulions mettre de l’avant à travers des exemples concrets et des nouvelles récentes.

Tout d’abord, 34 milliards de vidéos générées par les utilisateurs devraient être visionnées sur le Web en 2008. Ensuite, 57 % des internautes remarquent les vidéos présentées dans les résultats des moteurs de recherche et 17 % d’entre eux cliqueraient sur les vignettes de ces vidéos. Enfin, Google Maps permet aux entreprises d’intégrer leur vidéo sur leur profil local d’entreprise.

Des chiffres impressionnants sur la vidéo Internet

Selon une autre étude de eMarketer, sur les 34 milliards de vidéos visionnées cette année, 20 % porteront sur les affaires et les nouvelles financières. Si cette estimation est juste, rien que pour les États-Unis, ce serait donc 6,8 milliards de vidéos d’affaires qui vont être visionnées sur le Web en 2008.

Au niveau référencement, une vidéo est quasiment assurée d’arrivée en première page d’un moteur de recherche (exemple: Lyne Bouchard, en 1ère place, ou Jeff Mignon, énormément cité sur le Net, dont notre entrevue vidéo diffusée sur Intruders TV arrive tout de même en 5ème position). Avec un taux de clic de 17 %, la Web vidéo atteint des scores qui feraient pâlir n’importe quel revendeur de bannières publicitaires en ligne. Selon une firme indienne, le taux de clic recueillis par les pubs vidéos dans ce pays serait 20 à 40 fois supérieur à celui des pubs classiques.

Étude iProspect: les résultats de la vidéo sur dans les moteurs de recherche

Google Map + YouTube = Video Local Business

Pour ceux qui suivent le sujet de près, l’insertion vidéo sur Google Map n’est pas nouveau. Par contre, le fait que les entreprises puissent simplement afficher une ou plusieurs vidéos de Youtube sur leur profil “Google Local Business” est une nouvelle fonctionnalité qui a un impact considérable (ex. : Fiche de VideoPresse sur Google Map).

Quand Google a fait cette annonce, j’ai instinctivement pensé à nos collègues de Praized, à qui la promotion locale tient particulièrement à coeur. Sébastien Provencher, qui l’un des fondateurs de cette entreprise, a tout de suite compris les conséquences d’une telle intégration de service entre Youtube et Google Maps. Si la Web vidéo permet d’avoir une visibilité internationale, car Internet n’a pas de limite (ou presque), on remarque que c’est au niveau local que la Toile démontre le mieux sa puissance commerciale.

Si même les Pages Jaunes se mettent à la Web vidéo !

Profile Plus YelloPages.caEn annonçant l’intégration de la vidéo dans les fiches de compagnies, Pages Jaunes Canada confirmait haut et fort qu’il est impensable de ne pas rater le train de la Web vidéo. J’espère juste que le service Profile Plus de YellowPages.ca évitera de diffuser ses vidéos au format Windows Media, comme il l’a malheuseusement fait dans son communiqué de presse (avec un résultat nul sur Mac OS X et Linux).

En 2008, il est évident que la vidéo sur le Net doit être plus ouverte est accessible. Ça ne peut se faire que de deux manières : un choix de formats vidéo plus grand (Flash, 3GP, OGG, etc.) et une diffusion la plus large possible (Youtube, Dailymotion, Vimeo, etc). Sur ce sujet, j’abonde dans le sens de Sébastien Provencher, justement un ancien des Pages Jaunes Canada, qui souligne que la diffusion de vidéos doit se faire de manière croisée et non exclusive, afin de bénéficier d’une synergie entre les différentes plateformes. Au final, c’est le client qui est gagnant avec une visibilité plus importante de ses vidéos.

Le Canada va plus vite pour diffuser ses vidéos

Étude ComScore: Accès Internet haut débit au Canada vs États-UnisIl faut avouer que nos modèles se comparent souvent aux États-Unis, car des chiffres précis sur la consommation de vidéos sur le Web au Canada font défaut. Par contre, ce qui est encourageant, c’est que le Canada possède un taux d’accès à l’Internet haut débit bien supérieur à son voisin du sud (cf. graphique). Si on fait abstraction des possibles limitations de bande passante, la diffusion et l’accès à la Web vidéo sont par conséquent facilités.

Les consommateurs sont prêts, les infrastructures sont présentes et les offres de services sont sur le marché. Finalement, il ne reste plus qu’à nos compagnies, leurs agences et conseillers en communication, à se brancher résolument et efficacement sur la Web vidéo.