Comment la Social TV rend notre société plus généreuse

Dans son dernier livre, Clay Shirky indique que moins de 1% du temps consacré chaque année à la consommation de télévision aux États-Unis servirait à rédiger Wikipédia dans sa totalité. C’est ce que l’auteur appelle le surplus cognitif, une sorte de gaspillage de notre intelligence.

Heureusement, tout n’est pas perdu. Pour Gordon Farrer, journaliste pour Fairfax Media, avec l’arrivée de la Social TV — interactions sociales sur la télévision —, chacune de nos critiques en temps réel pourrait se transformer en création de contenu. Ces petits actes individuels recréeraient une intelligence collective pour nourrir notre société numérique.

Quand on parle de télévision, on peut toujours voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Le petit écran peut être une immense perte de temps ou un moyen incroyable pour connecter les gens à travers la planète. Les TV connectées et autres Googles TV devraient rapidement mettre tout le monde d’accord, en offrant un espace de discussion par dessus la télévision.

Si je fonde de grands espoirs dans la Social TV – histoire à suivre -, je reste pragmatique et garde toujours en tête le chiffre fatidique des 1% qui créent du contenu en ligne. Mais comme le dis Clay Shirky, c’et la valeur d’un Wikipédia par an. C’est toujours bon à prendre.

Cognitive Surplus: Creativity and Generosity in a Connected Age, Clay Shirky.

Comment Adobe Flash va mourir & Pourquoi tout le monde est si content?

Comment Adobe Flash va mourir & Pourquoi tout le monde est si content ?

Il y a 7 mois, je prédisais la mort de la vidéo avec Adobe Flash. Avec les dernières annonces de Google, Apple et Mozilla, nous nous rapprochons à grands pas du temps fatidique/béni où HTML5 et les autres normes du Web mettront Flash à la porte du Web.

La belle époque du Flash

Au-delà des animations Flash trop chargées, que l’on voit sur certains sites Web, nous lui devons depuis 5 ans l’explosion de la vidéo en ligne. Avec un simple plugin installé sur 99% des ordinateurs connectés au Net, Flash est entré dans notre quotidien sans que l’on s’en rende compte.

Le monde du Flash n’est pas si rose. Avec le temps, il est devenu lourd, fait régulièrement planter nos navigateurs Web et n’a pas vraiment évolué pour la diffusion de vidéo. Il y a comme une odeur de naphtaline qui me rappelle Real Networks à la fin des années 90.

Le roi Flash haï par Apple te Mozilla

Lors du lancement du Apple iPad, Steve Jobs a confirmé que la technologie Flash n’était pas prête pour ses appareils mobiles. Le père de la pomme a des mots très durs pour Adobe, qu’il va jusqu’à traiter de fainéant. Dans ces conditions, nous ne sommes pas prêts de voir une animation ou même une vidéo en Flash sur notre iPhone ou iPod Touch.

Mozilla rentre à son tour dans la critique de Adobe en annonçant que son nouveau navigateur mobile, Firefox Maemo, débrancherait par défaut le plugin Flash. Encore une fois, il s’agit d’offrir une meilleure performance Web.

Le roi Flash détrôné par HTML5

La vidéo en ligne est le marché où Adobe doit prendre le plus peur. Tous les navigateurs Internet modernes (Firefox, Safari et Chrome) incluent la compatibilité avec HTML5, le nouveau standard du WWW. Même Microsoft a décidé de s’y mettre pour la version 9 de Internet Explorer.

HTML5 ajoute la reconnaissance directe de la vidéo, sans passer par un plugin tiers. Depuis 2 semaines, Youtube supporte cette nouvelle norme, que vous pouvez tester pour certaines vidéos en activant votre compte sur youtube.com/html5. Vimeo vient à son tour d’emboîter le pas au géant de la vidéo. Enfin, le contenu multimédia de Wikipédia sera aussi compatible HTML5, suite à une adaptation de la plateforme libre Kaltura.

Pourquoi tant de haine envers Adobe?

Si toutes ses grandes compagnies du Web veulent s’affranchir de Flash pour la vidéo, c’est en partie pour une question pécuniaire. Imaginez un peu l’argent que Google doit dépenser pour payer les licences Flash qui font tourner Youtube. En rachetant On2 Flix Technologies, dont adobe a brisé la noce l’année dernière, Google s’assure qu’il n’y ait plus aucun soutien au format Flash.

Si je soutiens les formats ouverts, je ne pense pas que ogg, reconnu par HTML5 et poussé par Mozilla, trouve sa place, autre part que sur les machines d’adeptes de Linux. Pour une raison d’efficacité et d’économie d’échelle, le format MPEG4-AVC (H.264) va s’imposer comme le format vidéo de référence pour diffuser sur Internet (IPTV). Dans une logique de diffusion multi-support, MPEG4-AVC est reconnu à la fois par le Web, le mobile et les TV connectées.

Ne fuyez pas encore Flash

Je rassure tous ceux qui ont du Flash sur leur site, en animation ou en vidéo, il ne va pas disparaître en un jour. Le principal handicap à la montée du HTML5 est encore la trop grande présence d’Internet Explorer (6,7 et 8). Il faudra peut-être encore 5 ans avant qu’une part assez consistante du Web soit compatible pour que l’on puisse enfin abandonner Flash.

En attendant, je vous conseille d’installer un navigateur qui vous permet de profiter pleinement de la toile et des possibilités offertes par HTML5, CSS3, AJAX et toutes ces merveilleuses technologies.

WikiCafe : Metacafe prepare une dose de wiki dans ses vidéos

Scoop! En tant que producteur de Web vidéo, VideoPresse a été invité par Metacafe pour l’aider à trouver le nom de son prochain service. Ce nouveau concept est défini comme un wiki auquel la communauté pourrait collaborer à enrichir les informations des vidéos présentes sur Metacafe. Ben voyons, on va se taper tout le boulot !

WikiCafe : Metacafe prepare une dose de wiki dans ses vidéosPour faire plaisir à un ami blogueur qui adore les citations en anglais, voici les termes utilisés par la plateforme de partage de vidéo Metacafé pour définir son nouveau service :

What:
This new features uses the concept of a wiki, similar to sites like Wikipedia. The Metacafe community can collaboratively edit and improve existing video tags, descriptions, and other video metadata, as well as add new information about the video that might be of interest, such as details about the soundtrack.

Why:
Metacafe is a video entertainment site powered by its audience through audience-based reviews, recommendations and rewards. Giving our users the ability to edit and improve video data is one more way our users can influence the site, and will lead to the following benefits:

  • Recommendations: Your edits help us understand what you like and we can use that information to recommend better videos
  • Search: Better titles and tags give better search results and more views to your videos
  • Instant changes: once you make your edits, you’ll see them right away on Metacafe

Metacafe est donc à la recherche d’un nom. Pour ça, il fait appel à notre créativité. Ils ont quand même travaillé sur le sujet et nous font plusieurs propositions :

  • Wekey (ça peut se chanter)
  • MetaFix (ça fait drogué)
  • Videscribe (bof)
  • Edit Video Details (plus descriptif tu meurs)
  • Enhance This (un peu trop donneur d’ordre)
  • WikiCafe (parfait !)
  • WiCreate (pas mal)
  • Tune Up (iTunes déjà)

Personnellement, je retiendrais WikiCafe, qui reprend les deux signes distinctifs de cette nouvelle fonction : le Wiki de MetaCafe. WiCreate viendrait en second choix. Il fait appel au nous communautaire qui correspond bien à l’esprit du Wiki.

Voici la première maquette du bouton qui permettra d’éditer les information des vidéos avec un wiki :

Maquette du futur service wiki de Metacafe

En conclusion, j’adore les wikis. J’en utilise quotidiennement, sur Wikipédia et sur le site Web d’île sans fil. Si je ne remets donc pas en cause le choix technologique, mais je me demande si Metacafe peut se prévaloir d’une communauté assez impliquée pour penser qu’ils feront le travail à leur place. Tout le monde ne s’appelle pas Jimmy Wales, le fondateur de Wikipedia.

Enfin, avant le lancement de son wiki, MetaCafe devrait certainement passer un coup de fil à Evan Prodromou de Wikitravel. Il aurait certainement de bons conseils à leur donner.

N.B : L’étude de Metacafe est disponible ici.

Importance des formats : Appel vidéo du fondateur de Wikipedia


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Version Quicktime

La mission de Wikimedia Foundation Inc. est d’inciter des gens du monde entier à réunir et à développer du matériel éducatif à contenu libre ou du domaine public, et de diffuser ce matériel à l’échelle mondiale. La tête de proue de cet organisme est Wikipédia, la célèbre encyclopédie universelle et multilingue en ligne qui regroupe plus de 2 millions d’articles.

Logo WikimédiaSans but lucratif, Wikimédia vit exclusivement des dons qui lui sont faits. Pour faire entendre sa cause, Jimmy Wales, le fondateur de Wikipedia, passe un appel vidéo international pour le soutien financier de son oeuvre, afin de préserver un accès gratuit aux connaissances pour tous les humains.

Disponible en anglais, et sous-titrée en 15 langues, dont le français, cette vidéo explique en 3 minutes et 11 secondes les enjeux du partage de la connaissance à l’échelle de la planète.

Pour se faire entendre d’un maximum de personnes, la vidéo peut être visionnée dans 4 formats différents (Flash, Cortado Java, QuickTime, VLC) et téléchargée dans 3 formats répartis sur différentes tailles de vidéo, du plus petit (320×180) à la HD (1280×720). Enfin, Wikimédia dispose de sa propre chaîne de diffusion sur blip.tv.

Pourquoi Wikimédia offre-t-il autant de choix pour sa vidéo ? L’idée est la même que son projet : partager au plus grand nombre. En ne proposant qu’un seul format, la fondation perdrait une audience considérable et par conséquent limiterait le potentiel de dons.

Avec un taux de pénétrations de plus de 98%, Flash est bien évidemment le choix premier à faire pour diffuser une vidéo sur Internet. Mais, avec près de 800 millions d’internautes dans le monde, ce serait plus de 15 millions d’entre eux qui ne pourraient voir cette vidéo. Il en est de même pour la taille des vidéos qui doit correspondre moins à la taille des écrans d’ordinateur, qu’à la connexion Internet disponible (bas, haut ou très haut débit).