Live video

Plusieurs événements récents nous rappellent qu’en 2009, la bande passante est encore une limite pour diffuser sur la toile. Coût sur coût, les conférences Montréal Web Vidéo et Webcom Montréal ont subi les aléas d’une connexion Internet défaillante, limitant tout ou en partie la retransmission en live vidéo des événements. Ma participation à la conférence Streaming Media de New York m’a permis de constater que l’accès au Web pouvait être aussi un problème dans l’une des plus grandes villes au monde.

Montréal Web Vidéo

Le 2 avril, l’École de Technologie Supérieure de l’Université du Québec recevait la seconde édition de Montréal Web Vidéo, le plus important rendez-vous au Québec sur la vidéo Internet. Malgré un accès au RISQ, le réseau le plus rapide de la province, des coupures disgracieuses ont ponctué la diffusion en direct sur le Web. Une gestion légère de la mise à jour du réseau par l’école la veille aurait causé ces dysfonctionnements.

Webcom Montréal

Un mois plus tard, c’est au tour du Webcom Montréal d’être victime du mauvais génie du réseau. L’événement n’est plus à présenter. Depuis 3 ans, il regroupe les conférences les plus recherchées sur le thème du Web et de ses stratégies en entreprise. Avec Christian Aubry, j’ai participé à la mise en place du premier live vidéo des coulisses du Webcom. Depuis, Christian a pris le relais avec succès. Malheureusement, l’édition du 13 mai n’a pu être diffusée, toujours à cause d’une connexion Internet défaillante. Christian a eu la bonne idée d’enregistrer des entrevues pour les diffuser les jours suivants.

Streaming Media

Dans un style un peu différent, je n’ai pas pu live bloguer le Streaming Media de New York. Hébergée dans un Hilton en plein coeur de Manhattan, la conférence n’offrait pas de connexion Internet. Mieux encore, je n’ai pas réussi à m’inscrire au WiFi payant de l’hôtel. Avec un accès 3G à 3,6 cents du Ko de Fido, je n’ai même pas tenté de brancher mon iPhone. Heureusement, j’ai récupéré une connexion Internet sans fil grâce à CBS dans une rue adjacente de l’hôtel. J’ai pu diffuser deux vidéos sur Qik avec Manuel Angelini.

Le live vidéo sur Internet est-il mort ?

Après tous ces déboires, faut-il pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain, et se dire que la diffusion en direct de vidéo sur le Web est impossible ? Évidemment que non !

Tout d’abord, on s’aperçoit que les limitations de bande passante proviennent de l’émetteur, et non pas du récepteur. Les technologies d’encodage permettent aujourd’hui d’offrir un confort de visionnement, même en plein écran, que l’internaute n’avait encore jamais vu. Silverlight est certainement la solution la plus prometteuse. Je vous laisse revoir l’entrevue de Manuel Angelini pour avoir une idée de ce que le smooth streaming va permettre en live vidéo HD.

Le point critique d’une diffusion en direct est la connexion Internet qui envoie le flux vidéo. Pour une diffusion professionnelle, il est évident qu’il faut exécuter une batterie de tests avant l’événement pour s’assurer de la qualité du réseau. Pour des live critiques, qui ont très forte audience et/ou importante pour un client, il est préférable de s’assurer une deuxième, voir une troisième porte de sortie.

La conférence Streaming Media a justement été l’occasion de découvrir de nouvelles solutions pour assurer la qualité de service des live vidéo sur Internet. Pour en savoir plus, je donne la parole à Manuel Angelini, qui vient de rédiger un article sur ce sujet : «Diffusion en direct sur Internet : comment rejoindre mon infrastucture de diffusion?».


Je ne vous annonce pas la prochaine thématique du Webcom, même si le titre peut (volontairement) porter à confusion. C’est seulement un souhait que j’émets conjointement avec mes amis Manuel Angelini et Christian Aubry. Claude, si tu es dans la salle et que tu nous entends, fais-nous un signe !

Je ne vais pas revenir en détail sur le Webcom Live, seconde édition, qui durant les 8h00  de diffusion a vu passer devant la caméra une trentaine d’invités et l’enregistrement de 25 entrevues. Pour en finir avec les chiffres, je voudrais juste souligner la participation active des quelque 175 internautes qui étaient devant leur clavier et leur Webcam. Ce sont les héros de l’ombre de cette journée.

S’il était encore nécessaire, ce Webcom Live a prouvé une nouvelle fois l’importance de la vidéo sur le Web, que ce soit en diffusion en direct ou à la demande. Par ailleurs, je remercie Claude de m’avoir donné l’occasion de traité de la vidéo en ligne lors de ma conférence sur le ReMix Marketing Vidéo.

Comme un enfant gâté, j’en demanderais plus pour la prochaine fois. Je ne parle pas du nombre de conférences, qui est quasiment gargantuesque et qui a brisé le sommeil de nombre d’amis. Associé à Manuel et Christian, je propose pour le prochain Webcom une piste dédiée à la vidéo Internet et aux bénéfices que les entreprises peuvent retirer de l’utilisation de ces médias riches. Vous pouvez déjà compter sur mes compères pour animer les débats. En voici un avant goût :

Manuel Angelini, Christian Aubry et Laurent Maisonnave :

Débat sur la vidéo sur Internet


En regardant hier soir Jean Charest à l’émission Tout le monde en parle, je me demandais ce que notre Premier Ministre pourrait dire s’il passait au live vidéo du Webcom du 12 novembre.

Tout d’abord, j’ai le plaisir de vous annoncer le retour du live vidéo des coulisses du Webcom. Comme pour l’édition du 14 mai, vous aurez droit à une diffusion en direct. Le capitaine Christian sera à la barre du navire de 7h30 à 18h00. Le simple matelot que je suis donnera une conférence à 10h45 sur la vidéo comme outil incontournable de la communication Web. Je rejoindrais donc Christian en début d’après-midi pour animer le live.

Pour en avoir parlé avec mon amie Nathalie Rochefort, la présence de Jean Charest au Webcom n’est peut-être pas si saugrenue. S’il nous rejoint, j’aimerais qu’il exprime clairement sa position sur la place du Web dans notre économie et sur la stratégie provinciale pour accroitre la compétitivité numérique du Québec. Pourquoi ne serait-il pas accompagné d’un ministre dédié à ses questions ? On reconnaît les grands chefs au fait qu’ils savent s’entourer des bonnes personnes.

Si vous avez les mêmes interrogations, ou si vous souhaitez poser d’autres questions sur le sujet, je vous invite à nous rejoindre sur la chaîne Ustream dédiée au Webcom Live. Ceux qui ont déjà participé à la diffusion de PodCamp Montréal ne seront pas dépaysés par l’interface, qui reste très simple à utiliser.

J’ai vraiment adoré l’ambiance du premier live du Webcom. Je ne doute pas que vous serez au rendez-vous pour rendre cette conférence encore plus riche et interactive. Je dois souligner l’effort d’ouverture des organisateurs qui en plus du live et du WebCamp, vont proposer une série de conférences gratuites à partir de 16h00.


À propos du Webcom Live


Lancé il y a 2 semaines sur ce blogue, le défi d’imaginer un Webcom idéal a été relevé par 9 personnes. Tous autant motivés les uns que les autres, il m’a était difficile de faire un choix parmi nos valeureux participants. Après concertation auprès de Claude Malaison, l’initiateur du concours, voici le nom des deux heureux gagnants d’un billet d’entrée pour le Webcom du 12 novembre 2008.

Pour l’originalité de son commentaire, Guillaume Martin (aka RockLapin) :
“Pour moi, une rencontre parfaite de Webcom doit être une tourtière du web. Pour bien apprêter ce plat, il faut réunir tous les ingrédients idéaux. La base doit impérativement stimuler la curiosité et les échanges entre les autres ingrédients. Comme viande, nous retrouvons des conférenciers remplis d’expériences. Pour représenter la pomme de terre, nous devons rencontrer des esprits qui ont une vision et veulent réaliser des rêves nouveaux. Le Webcom idéal nous offre des nouvelles possibilités et des nouveaux moyens de mieux comprendre cette nouvelle façon de communiquer. Une fois que tout est réuni dans le même lieu, la cuisson peut commencer pour que le plat lève et devienne réalité. Après une journée de cuisson, dégustez les efforts de tout se travaille sur son iphone avec du ketchup maison familiale.”

Pour la profondeur de son analyse, Frédéric Harper :
“J’ose publier ce gribouillis de propos, malgré mon manque d’expérience face à cette conférence. Effectivement, je n’ai pas encore eu la chance de participer à cet événement.

Soyons honnête, en affaire, il doit y avoir un retour sur investissement lorsqu’on assiste à un événement: que ce soit un retour suite à l’achat d’une inscription ou suite à un investissement en temps.

Étant présentement dans une petite compagnie, je dois choisir avec précaution les conférences auxquelles j’aimerais participer. On entend parler de Webcom comme LA conférence concernant les technologies, les communications, mais surtout le marketing. Pour moi, qui travaille dans une entreprise qui offre des services informatique, il est primordial que cette conférence puisse me doter de meilleure stratégie de communication et de marketing. Elle doit aussi me permettre de “réseauter” avec des acteurs du milieu: c’est un point important pour faire connaître son entreprise, aller chercher de futur client, se faire de nouveau contact… Elle doit donc attirer effectivement des “vedettes du web”, mais aussi attirer une masse de monde. À en croire le site web, cela est déjà présent!

Elle doit aussi traiter de sujet d’actualités, mais aussi être avant-gardiste. Dans mon cas, elle devrait permettre de fournir des éléments plus concrets pour prouver la valeur de cette conférence. Elle doit être justifiable auprès des entreprises. Chaque entreprise ou travailleur n’a pas le loisir de payer une journée de salaire ainsi qu’un billet à 500$ pour une conférence. Elle doit présenter ses “bénéfices”. Je me ferais sûrement martelé d’insultes pour ceci, mais il est clair qu’il est plus facilement justifiable de présenter la conférence Tech Days de Microsoft parce qu’il m’est possible de dire:
- que j’aurais la possibilité de faire du réseautage avec des pairs,
- que je sortirais avec un bagage en plus sur des technologies utilisées au sein de notre entreprise,
- que j’aurais l’opportunité de connaître de nouvelles technologies qui pourrait accroître notre rendement et productivité,
- qu’en plus, je vais ressortir avec plus de 1000$ en logiciels pour une conférence qui vaut la moitié de Webcom,
- bref, vous comprenez le principe!

Vous dites justement que sa réputation n’est pas surfaite, mais vous y avez assisté pour arriver à ces conclusions. Malgré ce que je récupère à droite et à gauche, tout en ajoutant l’information prise sur le site web, c’est compliqué de justifier ma présence par le seul fait de sa renommée! Puis ne croyez pas que mon employeur soit radin, au contraire, mais il est question de maximiser nos efforts!

En conclusion, pour moi, un Webcom parfait serait un Webcom auquel j’aurais le plaisir de participer. Non pas du à ma présence en tant que tel (je n’ai pas un si gros égo!!!), mais bien parce que je serais en mesure de justifier par la suite ma présence à cet événement et à ceux des années suivantes. De plus, qui de mieux pour propager l’intérêt de cet événement que quelqu’un qui a eu le privilège de participer à une conférence de cette envergure!”

Je remercie chaleureusement Jean-Philippe Gousse, Nicolas Cliche, Marc-André Lanciault, Louise Desjardins, Samuel Lavoie, Issam Heddad et Nathalie Rivard pour leur participation active à ce concours. Je vous assure que ça n’a pas été facile de vous départager. Pour Nathalie, je sais qu’elle ne sera pas trop déçue, car elle sera quand même présente au Webcom grâce au concours organisé par Jérôme Paradis.