Doucement, mais surement, voici un nouvel épisode de la conférence WebÉducation qui s’est tenue en décembre dernier à Québec devant les webmestres gouvernementaux. À travers plusieurs exemples concrets, Christian et moi même avons étudié comment surfer sur la vague du Web 2.0. Nous avons nous-mêmes surfé sur l’actualité en faisant une analogie avec le débat très actuel sur les accommodements raisonnables.

Vivement critiqué hiers soir par l’écrivain Sergio Kokis, invité à l’émission Tout Le Monde en Parle sur Radio Canada, la Commission Bouchard-Taylor aurait pu prendre une forme totalement différente si elle avait su tirer profit des outils Web 2.0.

Pour votre commodité, vous pouvez parcourir les diapositives de la présentation ci-dessus ou bien télécharger la version PDF (3,1 Mo).

N.B : Depuis notre présentation à WebÉducation le 13 décembre 2007, le blogue/site du député Henri-François Gautrin a été débranché. Soit, son webmestre était dans la salle et il a bien compris le message. Soit, il s’est rendu compte tout seul que son site n’allait pas dans le bon sens. Dernière hypothèse, le site est tout simplement dans les patates ;) Heureusement, vous pouvez retrouver la trace de ce site grâce au cache de Google et voir l’évolution avec Internet Archive.

Retrouvez toutes les vidéos du WebÉducation du 13 décembre 2007 :


La fin d’année est le moment de faire le bilan sur les grands événements de la vidéo sur Internet. Du lipdub à la Web TV, en passant par le cyber-slacking vidéo, voici les 5 faits marquants de 2007.

1. Les Web vidéo à la TV

Depuis plusieurs mois, il est devenu commun de retrouver des vidéos Internet dans notre poste de télévision. Les vidéos de Youtube sont maintenant utilisées par les journaux et les émissions télévisées pour illustrer leurs discours et reportages. C’est un peu la consécration du contenu généré par l’utilisateur au service du journalisme citoyen. Journaliste professionnel ou citoyen, il est certain que l’expérience des Observeurs de France24 fera date dans les annales de la télévision.

2. La TV en Web vidéo

Les médias traditionnels débarquent en vidéo sur le Web. Déjà présent avec la diffusion de certains programmes en direct et en différé, les chaines nationales mettent les bouchées doubles pour ne pas se faire manger trop de part de marché par les contenus Web. Le plus bel exemple est le lancement récent de Canoë.TV au Canada, la plateforme de webdiffusion du groupe Quebecor. Encore un effort, et la TV de papa ressemblera enfin à du Web.

3. L’effet lipdub

De manière plus légère, la mode du lipdub a démontré que le pouvoir de la vidéo en ligne sert autant pour fédérer des salariés autour d’un projet commun, que pour faire connaitre a peu de frais une petite compagnie comme une grande agence. Avec le lipdub, ce sont tous les termes Web 2.0 de buzz et de word of mouth qui ont brillé en 2007.

4. Le Cyber-slacking video

Depuis qu’Internet existe, la procrastination se développe et la productivité des entreprises chute (à relativiser). Grâce aux plateformes de partage à la Youtube, aux blogues, à Facebook et autres MySpace, la vidéo en ligne a engendré un cyber-slacking video compulsif. Les internautes passent maintenant un temps incroyable à regarder des vidéos sur le Web. Il n’y a qu’à voir le Top 5 des vidéos regardé sur Net en 2007. Que celui qui n’a jamais vu la vidéo de la Miss Machin chose se ridiculiser lève le doigt !

5. Des vidéos toujours plus grandes et toujours plus belles

Que ce soit sur les blogues, dans les vidéo podcast ou sur les Web TV, les vidéos proposés ont une définition de plus en grandes. Le matériel aide tout d’abord à produire des vidéos de meilleure qualité. Le prix d’un caméscope HD grand public se situe entre 500 et 1500 $. Des plateformes de partage comme Blip.TV et Vimeo permettent de diffuser des vidéos à des tailles encore inimaginables quelques années auparavant. Avec le haut débit et le très haut débit, les tuyaux pour transporter ces vidéos sont toujours plus gros.

Conclusion

Pour le lipdub et le cyber-slacking vidéo, nous pourrions nous inquiéter en pensant que la bêtise humaine règne sur Internet. Il serait également possible de voire le verre à moitié plein et de souligner le potentiel d’affaires du marché de la Web vidéo.

Si les gens sont prêts à passer du temps devant leur écran d’ordinateur pour regarder des vidéos, autant en profiter pour leur offrir des programmes instructifs, tout en restant divertissant. La découverte de nouveaux produits et le partage d’expérience d’un chef d’entreprise font partie de ces programmes intéressants et simples à mettre en ligne.

Les contraintes techniques pour diffuser de la vidéo sur Internet ont quasiment disparu. Alors que les politiques envahissent le Web avec leur TV, seules les entreprises restent encore timides sur l’utilisation de cet outil pour réaliser leur communication. En tous les cas, vous pouvez compter sur VidéoPresse pour qu’en 2008 ce ne soit plus le cas.

Bonnes & Joyeuses Web Vidéo Fêtes

YouTube Preview Image
Will It Blend? – Guitar Hero III


Avant, il y avait les sites de commerce électronique. On faisait ses achats de Noël perdu et seul devant son écran. C’était triste et tellement monotone. Un jour, Clavardon est arrivé sur le Web. Les internautes commencèrent à rentrer en conversation avec les boutiques en ligne. Ils purent inviter et tenir la main de leurs amis et leur famille pour s’engager dans un ludique magasinage 2.0.

Clavardon n’est pas un conte de Noël, mais bien une vraie application Web que Jonathan Stoikovitch, PDG de la société Sosign Interactif, nous présente aujourd’hui sur Intruders.


Lors de la conférence WebÉducation de la semaine dernière à Québec, devant les webmestres des sites gouvernementaux, Christian avait conclu notre intervention par un excellent “Embarquez dans le train Web 2.0 avant que celui-ci ne vous frappe de plein fouet !“. Les membres de l’OTAN, et particulièrement le Canada, en font l’amère expérience en Afghanistan.

L’arme de destruction massive utilisée par les Talibans ne sort pas de l’arsenal Russe, mais plutôt de la Silicon Valley américaine. La guerre se joue au niveau des images, et Youtube sert de grosse artillerie. Depuis des mois, la célèbre plateforme de diffusion de vidéos en ligne sert la propagande des guerriers afghans.

OTAN - NATO logoLe Toronto Star ne mâche pas ses mots sur la stratégie de communication de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN, NATO in English). Pour le journal ontarien, leurs méthodes sortent directement de l’âge de Pierre.

Alors que les Talibans postent quotidiennement des vidéos sur Youtube, les responsables de l’OTAN sont encore à se poser la question de la déclassification de l’information. Avant même que la question soit arrivée en haut de la hiérarchie, les Talibans ont déjà déversé leur version des faits à coup de vidéos chocs. Le résultat se fait cruellement sentir au Canada où le gouvernement a du mal à obtenir le soutien de sa population.

Come on! La guerre froide est finie. Ouvrez la porte aux médias sociaux ! Le public veut des nouvelles fraîches avec des images hautes en couleurs. Le principe est simple, si vous ne communiquez pas, quelqu’un le fera à votre place, et ce ne sera pas forcément dans les termes que vous souhaiteriez. Cet adage est applicable autant pour les organismes publics que pour les sociétés privées.

Le Canada devrait prendre exemple sur son voisin du sud qui investit massivement dans la propagande communication en vidéo sur Internet. Avez-vous déjà fait un tour sur Pentagone Channel ? Vous allez vite comprendre.

YouTube Preview Image

France24, la chaine française d’information internationale, lance les Observateurs nouvelle version. Site participatif en texte, en image et en vidéo, les Observateurs proposent de couvrir l’actualité du monde entier à travers le regard de ceux qui la vivent. Est-ce le journalisme 2.0 ?

Logo France24Si vous êtes francophone, vous connaissez certainement TV5. Créée 24 ans auparavant, cette chaîne est devenue le fer de lance de la culture française à travers le monde. Depuis un an, France24 vient concurrencer compléter TV5 en proposant un CNN à la française. Les 2 canaux pourraient fusionner à l’avenir.

Dès le départ, France24 a opté pour la synergie avec le Web. Son site Internet est l’exemple même de ce qui devrait être fait par les médias traditionnels : une information claire, interactive… très Web 2.0 dans l’esprit et les faits.

Au printemps, France24 avait impliqué la communauté des blogueurs en les invitant à commenter les élections présidentielles françaises à Paris. Aujourd’hui, la petite chaîne qui monte frappe fort en ne proposant « aucun contenu produit par un journaliste professionnel ».

Site bilingue (français/anglais), les Observateurs est actuellement en version bêta. Il devrait s’ouvrir sous peu à de nouvelles contributions. Les Observateurs de France24Chacun pourra bientôt proposer sa candidature. Pour certains, les Observateurs pourrait-être le Facebook de l’information.

Les contributeurs sont classés en 3 catégories : Observateur, Ami et Éditeur région. Chacun joue son rôle pour apporter, sélectionner et vérifier les sujets diffusés sur le site observers.france24.com. Avons-nous affaire à une chaine d’information générée par l’utilisateur (UGC) ? Je connais quelques journalistes qui vont se mordre les doigts à l’idée que les journalistes citoyens prennent dorénavant la caméra.

Le problème se pose également sur la rémunération de ces fameux « observateurs ». Julien Pain, responsable du projet pour France24, explique justement « qu’à terme, si on gagne de l’argent, nous pourrions les rémunérer ». Le débat reste ouvert.

Le journaliste professionnel doit-il s’opposer au journalisme citoyen ou peuvent-ils vivre en harmonie, comme le propose les Observateurs ? Quoi qu’il en soit, l’initiative parait bien courageuse par rapport au timide passage de la TV canadienne sur le Net.

YouTube Preview Image
Promo les Observateurs-FR-FRANCE24


Hier, l’équipe de VideoPresse était invitée à intervenir à la conférence WebÉducation, le rendez-vous des spécialistes du Web du gouvernement. En bonne compagnie, nous avons échangé sur la thématique du Web 2.0 et de ses technologies associées : blogue, Wiki, RSS, AJAX… et un peu de vidéo.

Logo services gouvernementaux du QuébecSuite à une mise à jour de mon statut sur Facebook “Laurent is travaille sur WebÉducation avec son associé.”, j’ai dû préciser à Josie que ce n’était pas le Web de l’éducation, mais l’éducation du Web : on vient pour se former et s’informer sur les évolutions du Web.

C’était assez impressionnant de voir plus de 200 personnes issues du gouvernement et qui portent autant d’intérêt à l’émergence du nouveau Web. Benoît Girard, organisateur de l’événement, nous a confié que c’était la première fois qu’il voyait autant de monde à WebÉducation.

Au programme, nous avions :

À noter les pertinentes interventions de Mario Asselin et son compte rendu sur son blogue.

Après une journée à présenter le miracle du Web2 à travers 4 technologies clés, c’est certain que la communication gouvernementale ne va pas se transformer avec un coup de baguette magique. Les habitudes, la hiérarchie, le manque de moyens, les responsabilités… sont autant de contraintes auxquelles les webmestres gouvernementaux doivent faire face. Mais ces difficultés ne sont pas pour autant insurmontables.

On se rend compte que la technique n’est pas si importante et que le succès réside essentiellement dans l’organisation de la forme du message. Il faut passer d’une communication à un sens (émetteur/récepteur) à une conversation entre le gouvernement et ses citoyens. Les chiffres le prouvent, les Québécois sont demandeurs d’interactivité et sont prêts à échanger et participer avec et pour leurs institutions. Le québécois aime le dialogue, c’est culturel, on n’y peut rien ! :)

Suite à son excellente présentation sur les blogues (il faut dire qu’il a du vécu sur le sujet), Thierry a eu la bonne idée de mettre la liste des liens qu’il a mentionnés. Voici la nôtre :

Introduction au Web 2.0

Comment surfer sur la vague du Web 2.0

Comme VideoPresse produit de la vidéo, vous aurez le plaisir de revoir les présentations de WebÉducation en vidéo sur ce site à partir du 1er janvier 2008. Ce sera notre cadeau pour la nouvelle année. En attendant, vous pouvez télécharger nos présentations d’introduction et de conclusion sur le Web 2.0 (format PDF).