La vidéo fait pour le Web rapporte de l’argent

Une récente étude du cabinet IDC démontre que la vidéo en ligne remporte un grand succès autant auprès des internautes que des annonceurs. La Web TV aurait-elle enfin trouvé son modèle d’affaires ? La réponse serait positive… en Asie !

Deux critères rendent la vidéo en ligne aussi populaire en Asie. Même si des chaînes rediffusent leur programme TV sur la toile, le contenu est majoritairement adapté pour le Web. La connexion Internet – à haut débit et illimitée – est un facteur important qui soutient la consommation de vidéo en ligne.

Au sujet des chiffres, la vidéo en ligne séduit particulièrement les moins de 35 ans. En Chine, l’âge moyen des téléspectateurs est de 42 ans, alors que c’est 29 ans pour les internautes.

Avec un tel potentiel, les agences de publicité s’intéressent maintenant à ce nouveau marché. Les productions vidéo faites uniquement pour une diffusion sur Internet trouvent leur monétisation dans l’incorporation de publicités vidéo, des commandites ou des placements de produits.

Le ciblage par marché de niche est aussi un point fort de la Web vidéo, qu’aucune chaîne de télévision spécialisée ne pourra concurrencer. Le marketing de communauté a le vent en poupe et la vidéo est sans nul doute son arme la plus puissante.

Google achète On2 Flix Technologies pour 106,5 M$: La vidéo au coeur du Web ’09

On2 Technologies Logo

Google nous surprendra toujours. Aujourd’hui, c’est dans le domaine de la compression vidéo que le géant de Mountain View investit avec le rachat de On2 Flix Technologies pour 106,5 millions de dollars. Le montant n’est pas aussi important quand on sait que la majorité des vidéos diffusées sur le Web sont faites en Flash et compressées par la technologie VP6 de On2.

J’ai assisté en mai dernier à la conférence Streaming Media avec mon ami Manuel Angelini. À cette occasion, j’ai appris que les relations entre On2 et Adobe étaient au plus mal, car ce dernier ne souhaite plus continuer le partenariat technologique autour de l’encodage de Flash. Il y avait des nouvelles autour d’un rapprochement avec Microsoft, principalement avec le support de l’encodage de On2 pour Silverlight. Finalement, c’est Google qui coupe l’herbe sous les pieds de Microsoft. Celui-ci devrait se consoler avec l’achat à terme de Yahoo!.

Google a l’habitude de mettre gratuitement à disposition les services qu’il rachète. Le fera-t-il pour les produits d’encodage de On2 ? Ce que je verrais de plus intéressant, est l’ouverture et la mise à disposition du code source de On2 VP6/VP8. Après tout, c’est une tendance du Web, avec notamment le support du format vidéo open source Ogg dans HTML5, que l’on retrouve au fur et à mesure dans les navigateurs Firefox, Chrome et Safari.

MAJ: The Register pense également que Google pourrait ouvrir le code source du codec vidéo de On2. Ogg Theora pourrait en profiter, car il passerait actuellement de VP3 à la dernière version VP8 développée par On2. À ce moment-là, Ogg serait assez performant par rapport au codec H.264 promu par Apple, et Youtube pourrait ainsi intégrer Ogg pour ses vidéos.

La vidéo en ligne se fait de plus en plus sociale

Une nouvelle étude de marché de Pew Internet vient démontrer le succès croissant de la vidéo en ligne. Que ce soit sur Youtube, Facebook ou autre, la manière de regarder et de partager a changé radicalement la façon dont nous devons publier notre contenu. La qualité est croissante et les médias sociaux sont au coeur des stratégies de diffusion.

Le pourcentage de personnes ayant consulté une vidéo sur Internet a doublé sur 3 ans, pour atteindre près de 60% des Américains. Même si les jeunes de moins de 30 ans sont les plus friands de vidéos, aujourd’hui toutes les classes d’âge son touchées.

The Audience for Online Video Sharing Sites Shoots Up

Les médiaux sociaux font l’affaire de la vidéo

Plus de la moitié de ceux qui regardent une vidéo la partage avec leurs proches. Ça peut-être par l’envoi d’un lien par email, sur les réseaux sociaux comme Facebook ou encore avec Twitter. Comme si en regardant une émission à la TV, ils appelaient un ami pour leur dire de regarder en même temps.

L’Internet haute vitesse boost la vidéo en ligne

L’un des facteurs les plus marquants de cette étude est la corrélation entre qualité de la connexion Internet, haute ou basse vitesse, et le taux de consommation de la vidéo sur le Web. Évidemment, plus l’Internet est rapide, plus les gens regardent de la vidéo sur Youtube et Co.

Cette étude est à mettre en parallèle avec l’annonce de Stephen Harper d’hier au sujet d’un programme de 225 M $ sur 3 ans pour développer l’accès à l’Internet haute vitesse en région au Canada. Ce plan est largement inspiré du «Broadband USA» auquel Barack Obama a donné un budget de 7,2 milliards de dollars.

L’internet à haute vitesse devient la norme. L’infrastructure ne devient plus un obstacle au développement de contenu vidéo sur Internet. L’étude de Pew démontre que la vidéo en ligne est rentrée dans les habitudes de consommation, jusqu’à devenir un acte quotidien pour près de 20% des Américains.

Les 5 articles les plus populaires en avril sur Zelaurent.com

Je vous propose de retrouver la sélection des 5 articles les plus consultés en avril sur Zelaurent.com :

* Branche la vidéo, tu verras plus clair dans ton hôtel : Études de cas sur l’utilisation de la vidéo dans une stratégie de marketing touristique.

* Pourquoi le Social Media Marketing développe le trafic de la Web vidéo? : Alors que Perez Hilton
reçoit plus de visite avec facebook qu’avec Google, la vidéo en ligne est la première à profiter des médias sociaux.

* Regardez le live gratuit de Montréal Web Vidéo 2009 : Le live de la conférence était consultable gratuitement, ainsi que l’ensemble des vidéos enregistrées. 

* Youtube branche séries TV et films pour contrer Hulu : Le géant de la vidéo en ligne lance deux nouvelles chaînes avec des séries et films hollywoodiens.

* Enfin un modèle d’affaires payant pour la vidéo Internet ? : Une étude démontre que les consommateurs sont prêts à payer pour regarder la TV sur Internet.

Enfin un modèle d’affaires payant pour la vidéo Internet ?

Internet TVAlors que les câblodistributeurs défendent bec et ongle leur poule aux d’or, le Web grignote inexorablement des parts de marché à la télévision conventionnelle. Si les consommateurs du petit écran sont prêts à débourser mensuellement plusieurs dizaines de dollars pour leur programmes favoris, auront-ils le même réflexe payant pour regarder de la vidéo par Internet ? Une récente étude de The Diffusion Group tend à dire que oui.

Avant tout, il faut préciser que je parle de contenu vidéo que l’on retrouve habituellement à la TV, séries, émissions ou films, en opposition au contenu généré par l’utilisateur (UGC) qui représente plus de 90% du Web.

Selon l’étude de TDG, les résultats sont plus que probants :

* 48% sont prêts à dépenser jusqu’à 10$ en plus de leur abonnement TV mensuel
* 12% payeraient jusqu’à 15$ par mois
* 7% dépenseraient 20$ et plus par mois.

TDG estime que 29% des abonnées à Internet par le câble sont prêts à dépenser 10$ en plus par mois pour avoir le plaisir de regarder la TV sur leur ordinateur. Pour Comcast, qui a 4,35 millions d’abonnés Internet et qui est très intéressait par le sujet, ça représente plus d’un demi-milliard de dollars de revenu supplémentaire par an.

Ces chiffres sont d’autant plus impressionnants, que l’étude portait uniquement sur l’écoute de vidéo par Internet sur un PC. Imaginez si l’on précisait que la TV sur Inernet peut-être regardé sur son téléviseur dans le confort du salon. Ce qui est déjà le cas avec les “set-top box” comme l’AppleTV, XBox et SlingBox, et devrait être généralisé avec l’arrivée de TV connectée à Internet.

Nous avons finalement la réponse à la fameuse question du modèle d’affaires de la vidéo en ligne que tant de personnes se posaient lors de la conférence Montréal Web Vidéo et lors de la rencontre de l’Alliance Internet. Jean-Martin Desmarais l’avait dit à la blague, ou pas, lors du panel de discussion «Je demanderais ma propre licence de distributeur sur le Net pour ChezJules.tv».

Mais, une licence a-t-elle vraiment du sens ? La toile n’a pas de frontière, et mis à part la mise en place d’un Internet à deux vitesses, je ne vois pas qui pourrait nous empêcher de créer notre propre réseau de distribution. Il n’est pas si loin le temps où chacun pourra créer son SuperClubVideotron.TV.

L’Auvergne s’offre un buzz à base de bouse !

AuwwwergneJe dois saluer l’initiative de la Région Auvergne, mon pays d’origine, qui lance le premier réseau social à vocation de promotion territoriale. Vous mettez WordPress MU + Budypress + Twitter + Facebook + série Web vidéo = AuWWWergne.com

Pour soutenir le lancement/buzz du site AuWWWergne, l’équipe de communication a mis en place une opération de street marketing à base d’autocollants posés aux quatre coins de la capitale auvergnate et lors du dernier Twestival de Clermont-Ferrand. Les WWW annoncés l’arrivée d’un mystérieux site.

«L’Auwwwergne est un nouveau pays virtuel, humoristique et décalé, dont les citoyens digitaux sont les contributeurs actifs». J’aime la démarche, assez osée pour une institution régionale. Par contre, je me désespère, de voir l’image de bouseux coller à cette merveilleuse région, qui est davantage qu’une grande étendue verte pour faire brouter les vaches.

Comme toute campagne communautaire, c’est le temps qui nous dira si le succès est au rendez-vous. C’est un travail de longue haleine que de faire vivre un tel site. Pour aller jusqu’au bout de l’idée, j’aurais vu une série vidéo davantage tournée vers la population de la région, dans un esprit plus réaliste et communautaire. Pourquoi ne pas mettre en valeur la blogosphère locale, qui ne démérite pas par rapport aux autres régions.

Le fait que Bertrand Soulier, aka Cyberbougnat, fasse partie de l’équipe Web du Conseil Régional Auvergne, me rassure sur l’avenir de ce site. Bertrand possède assez d’expérience pour bien orienter les développements. J’avais justement discuté avec lui il y a quelque mois de WordPress MU et du thème à la Facebook Budypress. Je vois qu’il a fait le bon choix.

envoyé par WWWideos

En passant, j’adore le président de la région (salut René), qui autoproclame l’Auvergne comme «1ère région 100% haut débit». Il faut dire que selon la définition de l’opérateur (pré)historique France Telecom/Orange, le haut débit débute à 128 kbits en bout de ligne 😉