Marketing Internet, Médias Sociaux et Vidéo Internet
Techno geek marketing expert in online video communication and social media. Laurent Maisonnave, Quebec pioneer of communications and Web marketing video.
La fin d’année est le moment de faire le bilan sur les grands événements de la vidéo sur Internet. Du lipdub à la Web TV, en passant par le cyber-slacking vidéo, voici les 5 faits marquants de 2007.
1. Les Web vidéo à la TV
Depuis plusieurs mois, il est devenu commun de retrouver des vidéos Internet dans notre poste de télévision. Les vidéos de Youtube sont maintenant utilisées par les journaux et les émissions télévisées pour illustrer leurs discours et reportages. C’est un peu la consécration du contenu généré par l’utilisateur au service du journalisme citoyen. Journaliste professionnel ou citoyen, il est certain que l’expérience des Observeurs de France24 fera date dans les annales de la télévision.
2. La TV en Web vidéo
Les médias traditionnels débarquent en vidéo sur le Web. Déjà présent avec la diffusion de certains programmes en direct et en différé, les chaines nationales mettent les bouchées doubles pour ne pas se faire manger trop de part de marché par les contenus Web. Le plus bel exemple est le lancement récent de Canoë.TV au Canada, la plateforme de webdiffusion du groupe Quebecor. Encore un effort, et la TV de papa ressemblera enfin à du Web.
3. L’effet lipdub
De manière plus légère, la mode du lipdub a démontré que le pouvoir de la vidéo en ligne sert autant pour fédérer des salariés autour d’un projet commun, que pour faire connaitre a peu de frais une petite compagnie comme une grande agence. Avec le lipdub, ce sont tous les termes Web 2.0 de buzz et de word of mouth qui ont brillé en 2007.
4. Le Cyber-slacking video
Depuis qu’Internet existe, la procrastination se développe et la productivité des entreprises chute (à relativiser). Grâce aux plateformes de partage à la Youtube, aux blogues, à Facebook et autres MySpace, la vidéo en ligne a engendré un cyber-slacking video compulsif. Les internautes passent maintenant un temps incroyable à regarder des vidéos sur le Web. Il n’y a qu’à voir le Top 5 des vidéos regardé sur Net en 2007. Que celui qui n’a jamais vu la vidéo de la Miss Machin chose se ridiculiser lève le doigt !
5. Des vidéos toujours plus grandes et toujours plus belles
Que ce soit sur les blogues, dans les vidéo podcast ou sur les Web TV, les vidéos proposés ont une définition de plus en grandes. Le matériel aide tout d’abord à produire des vidéos de meilleure qualité. Le prix d’un caméscope HD grand public se situe entre 500 et 1500 $. Des plateformes de partage comme Blip.TV et Vimeo permettent de diffuser des vidéos à des tailles encore inimaginables quelques années auparavant. Avec le haut débit et le très haut débit, les tuyaux pour transporter ces vidéos sont toujours plus gros.
Conclusion
Pour le lipdub et le cyber-slacking vidéo, nous pourrions nous inquiéter en pensant que la bêtise humaine règne sur Internet. Il serait également possible de voire le verre à moitié plein et de souligner le potentiel d’affaires du marché de la Web vidéo.
Si les gens sont prêts à passer du temps devant leur écran d’ordinateur pour regarder des vidéos, autant en profiter pour leur offrir des programmes instructifs, tout en restant divertissant. La découverte de nouveaux produits et le partage d’expérience d’un chef d’entreprise font partie de ces programmes intéressants et simples à mettre en ligne.
Les contraintes techniques pour diffuser de la vidéo sur Internet ont quasiment disparu. Alors que les politiques envahissent le Web avec leur TV, seules les entreprises restent encore timides sur l’utilisation de cet outil pour réaliser leur communication. En tous les cas, vous pouvez compter sur VidéoPresse pour qu’en 2008 ce ne soit plus le cas.
Peut-on espérer que les téléspectateurs restent encore longtemps devant leur télévision à attendre qu’on leur serve leur dose de distraction quotidienne ? Si la vidéo s’étend sur l’ordinateur, Internet et le téléphone cellulaire, c’est que les modes de consommation ont changé. L’entreprise devra s’adapter, sous peine de perdre la communication avec ses clients.
D’après Kip McClanahan, PDG et cofondateur de ON Networks, un diffuseur de séries vidéo en ligne, “You can’t expect to control consumers and force them to come to prime time at 7 p.m. on a Monday night. If the consumer wants it on their phone at 3 p.m. while they’re on the golf course, then that’s where we have to deliver it”
Les médias traditionnels sont dépassés par la montée en puissance de productions indépendantes sur le Web. L’annonce de la Web-TV de Cyberpresse et Quebecor prouve néanmoins qu’il y a une prise de conscience du secteur.
Les producteurs de comédies, d’entrevues et de reportages vidéo fleurissent sur le Net. Ils bénéficient d’une vitrine et une influence qu’ils n’auraient jamais put rêver 10 ans auparavant. La qualité et la pertinence de certaines créations peuvent être critiquées, mais nous sommes dans “la longue queue” de la vidéo où tout le monde trouve finalement son bonheur.
La technologie permet de diffuser simplement sur une audience étendue ces productions de nouvelle génération. Des solutions comme Blip.TV permettent de démultiplier les canaux en diffusant en un seul clic une vidéo sur les plateformes de partage (Youtube, Yaoo!Vidéo, AOL Vidéo), les médias sociaux (Facebook, MySpace, Twitter), le peer-to-peer (Pando), les lecteurs terminaux mobiles grâce à iTunes, et même la télévision avec Akimbo.
Dans une entrevue accordée à Beet.TV, Mike Hudack, PDG et cofondateur de Blip.tv, explique comment il répond simplement aux besoins des utilisateurs en leur donnant le choix de regarder des vidéos sur n’importe qu’elle plateforme. Répondre aux besoins de ses consommateurs, quelle idée étrange !
Le petit gars d’Hawaï a lâché les planches pour surfer sur le Web. Candidat démocrate à l’investiture pour les présidentielles Américaines de 2008, Barack Hussein Obama apporte beaucoup de fraîcheur avec son style et ses idées. Son site Internet se devait de refléter cet état d’esprit. BarackTV est au coeur de la stratégie Web du candidat, qui fait une grande place au développement de communautés en ligne.
Choix technique
BarackTV a retenu les services de Brightcove. Concurrent de Youtube et autres Dailynotion, la société originaire de Cambrigde propose des solutions de publication et de monétisation de vidéos en ligne.
À l’image de Blip.TV ou Stage6, Brightcove met l’accent sur la qualité de l’image et sur la création de chaînes TV Internet personnalisables. Dans le cas présent, l’intégration de la solution de Brightcove se fait de façon transparente.
Ce qui frappe le plus en arrivant sur BarackTV, c’est la taille de la vidéo. Obama nous offre du grand écran de qualité (format 4/3) avec un démarrage rapide des vidéos. Rapide, mais pas automatique, à l’inverse de PR TV et Webcameron qui nous impose la lecture de leur vidéo dès le chargement de la page.
Pour la version Espagnole de sa TV Internet, Obama utilise la solution “Project ReadOn” de sous-titrage, ou plutôt de transcription des vidéos. Une fenêtre s’ouvre au-dessus du lecteur vidéo pour faire apparaître une traduction espagnole des interventions d’Obama. BarackTV est un des premiers à avoir créé un partenariat avec Project ReadOn.
Le Style
BarackTV joue clairement à l’américaine : un héros, une belle histoire, une musique de cinéma, des enfants, des regards touchants… nous avons tout pour faire une affiche de rêve. Les vidéos des conférences, entrevues de Barack Obama et de ses supportes sont réglés comme du papier à musique. Le style est presque trop parfait et manque un peu de spontanéité.
Dans son discours, Barack Obama indique qu’il n’y a pas d’Amérique noir, pas d’Amérique blanc, pas d’Amérique latino… mais qu’il n’y a que les États-Unis d’Amérique. Pourtant, la Web TV d’Obama est à l’image du conventionnalisme américain. Il y a une place pour les femmes, une pour les étudiants, les enfants et surtout une partie entièrement en Espagnole.
Médias sociaux
En faisant le choix d’une plateforme connu et utilisé du grand public (Brightcove), contrairement à une solution professionnelle (Yacast et CastUP), BarackTV se positionne comme un média proche des internautes (du peuple), avec les mêmes codes de communication.
Avec Brightcove, BarackTV bénéficie également d’une expertise du partage de vidéos. Tous les outils de promotion en ligne sont présents : envoyer par courriel, code pour insertion dans un site/blogue, flux RSS… et la possibilité de bloguer directement la vidéo que l’on a sous ses yeux.
Au pied de la page d’accueil de barackobama.com nous apercevons la liste des liens vers les sites communautaires (Facebook, MySpace, Youtube, Flickr, etc.). C’est dommage que ces liens ne soient pas présents sur l’ensemble du site. Dans BarackTV, il est par exemple impossible de retrouver la chaine Youtube d’Obama. Il faut passer par le menu du lecteur vidéo pour avoir le flux RSS du podcast de Brightcove. C’est un peu fastidieux comme manipulation.
Comme Nicolas Sarkozy a son Loic Le Meur, nous pourrions parier que Barack Obama a son Tim O’Reilly, le père du Web 2.0. Avec le site du candidat républicain, nous entrons directement dans la campagne électorale 2.0.
Pour Fred Wilson et Donna Bogatin, Barack Obama serait même allé trop loin dans l’utilisation des médias riches et des communautés en ligne. Trop de Web2 tue le Web2 ? C’est vrai que tous les internautes ne sont pas au fait des derniers outils technos du Web. Mais, laissons-leur au moins la chance d’essayer de se les approprier.
Le petit gars d’Hawaï a lâché les planches pour surfer sur le Web. Candidat démocrate à l’investiture pour les présidentielles Américaines de 2008, Barack Hussein Obama apporte beaucoup de fraîcheur avec son style et ses idées. Son site Internet se devait de refléter cet état d’esprit. BarackTV est au coeur de la stratégie Web du candidat, qui fait une grande place au développement de communautés en ligne.
Choix technique
BarackTV a retenu les services de Brightcove. Concurrent de Youtube et autres Dailynotion, la société originaire de Cambrigde propose des solutions de publication et de monétisation de vidéos en ligne.
À l’image de Blip.TV ou Stage6, Brightcove met l’accent sur la qualité de l’image et sur la création de chaînes TV Internet personnalisables. Dans le cas présent, l’intégration de la solution de Brightcove se fait de façon transparente.
Ce qui frappe le plus en arrivant sur BarackTV, c’est la taille de la vidéo. Obama nous offre du grand écran de qualité (format 4/3) avec un démarrage rapide des vidéos. Rapide, mais pas automatique, à l’inverse de PR TV et Webcameron qui nous impose la lecture de leur vidéo dès le chargement de la page.
Pour la version Espagnole de sa TV Internet, Obama utilise la solution “Project ReadOn” de sous-titrage, ou plutôt de transcription des vidéos. Une fenêtre s’ouvre au-dessus du lecteur vidéo pour faire apparaître une traduction espagnole des interventions d’Obama. BarackTV est un des premiers à avoir créé un partenariat avec Project ReadOn.
Le Style
BarackTV joue clairement à l’américaine : un héros, une belle histoire, une musique de cinéma, des enfants, des regards touchants… nous avons tout pour faire une affiche de rêve. Les vidéos des conférences, entrevues de Barack Obama et de ses supportes sont réglés comme du papier à musique. Le style est presque trop parfait et manque un peu de spontanéité.
Dans son discours, Barack Obama indique qu’il n’y a pas d’Amérique noir, pas d’Amérique blanc, pas d’Amérique latino… mais qu’il n’y a que les États-Unis d’Amérique. Pourtant, la Web TV d’Obama est à l’image du conventionnalisme américain. Il y a une place pour les femmes, une pour les étudiants, les enfants et surtout une partie entièrement en Espagnole.
Médias sociaux
En faisant le choix d’une plateforme connu et utilisé du grand public (Brightcove), contrairement à une solution professionnelle (Yacast et CastUP), BarackTV se positionne comme un média proche des internautes (du peuple), avec les mêmes codes de communication.
Avec Brightcove, BarackTV bénéficie également d’une expertise du partage de vidéos. Tous les outils de promotion en ligne sont présents : envoyer par courriel, code pour insertion dans un site/blogue, flux RSS… et la possibilité de bloguer directement la vidéo que l’on a sous ses yeux.
Au pied de la page d’accueil de barackobama.com nous apercevons la liste des liens vers les sites communautaires (Facebook, MySpace, Youtube, Flickr, etc.). C’est dommage que ces liens ne soient pas présents sur l’ensemble du site. Dans BarackTV, il est par exemple impossible de retrouver la chaine Youtube d’Obama. Il faut passer par le menu du lecteur vidéo pour avoir le flux RSS du podcast de Brightcove. C’est un peu fastidieux comme manipulation.
Comme Nicolas Sarkozy a son Loic Le Meur, nous pourrions parier que Barack Obama a son Tim O’Reilly, le père du Web 2.0. Avec le site du candidat républicain, nous entrons directement dans la campagne électorale 2.0.
Pour Fred Wilson et Donna Bogatin, Barack Obama serait même allé trop loin dans l’utilisation des médias riches et des communautés en ligne. Trop de Web2 tue le Web2 ? C’est vrai que tous les internautes ne sont pas au fait des derniers outils technos du Web. Mais, laissons-leur au moins la chance d’essayer de se les approprier.
Avec à peine 39 bougies, David Cameron donne un coup de jeune à la politique anglaise. Sa fougue en fait le sosie conservateur de l’ex-Premier Ministre Tony Blair. Le parallèle entre les deux hommes pourrait aller plus loin. Tous deux ont compris l’importance des nouveaux médias.
Lancé initialement à la fin 2006, c’est avec sa nouvelle version de mai 2007 que Webcameron donne un sacré coup de vieux aux sites de ses comparses d’Angleterre, particulièrement au vieillissant 10 Downing Street. Dans le même temps, le chef des Tories se positionne stratégiquement sur la toile en vue d’élections qui ne sauraient tarder.
Choix technique
Avec la plateforme de distribution israélienne CastUP, Webcameron est le seul du trio à ne pas jouer la fibre nationale. Son agence de communication, également originaire d’Israël, est certainement à l’origine de ce choix. CatsUP est une solution professionnelle qui bénéficie d’un beau portefeuille de clients (HP, IBM, Orange, ICQ, Levis, etc.).
En opposition à son collègue d’outre-Manche, David Cameron laisse la place au format large (16/9) et permet un visionnement en plein écran. Plus conforme aux habitudes des internautes, ce format permet de sortir du cadre télévisuel classique.
Pour la qualité vidéo et audio, Webcameron a également mis le paquet avec un calibre de diffusion haut débit (525 kbps). Malgré cette montée en puissance, les vidéos se chargent très rapidement.
Les premières vidéos de David Cameron étaient très personnelles, ou plutôt elles étaient tournées dans un cadre personnel. La maman et son bébé à la maison faisait très télé-réalité. En visionnant ces images, les internautes avaient l’impression de participer à la vie de Cameron. Le tout était bien évidemment scénarisé, mais le ton était très amical.
Au fur et à mesure, le style vestimentaire devint plus traditionnel (costume & cravate) et les interventions sortirent du cadre familial pour se retrouver sur le terrain, à la rencontre des citoyens. En réponse à certaines critiques, David Cameron s’est finalement éloigné du style de la télé-réalité, tout en gardant une image assez conviviale, mais plus proche de ce que le public attend d’un responsable politique.
Médias sociaux
Le lecteur vidéo de Webcameron est particulièrement bien réussi. Nous retrouvons une interface simple et efficace avec l’option ultime pour le partage de vidéo (get code).
Menus latéraux, liste des articles et vidéos les plus récents, fil RSS, moteur de recherche… donnent à l’interface générale du blogue un aspect qui reprend tous les codes de la communauté. L’amateur de carnet Web se sent chez lui en arrivant sur Webcameron.
Voila quelqu’un qui a compris comment fonctionne le Web ! Sur TOUTES les pages apparaissent les liens vers les chaînes vidéo de Youtube, Blip.TV et Friction.TV, ainsi qu’un lien vers la page Netvibes du parti conservateur.
Stratégiquement, Friction.TV est un bon choix pour deux raisons : c’est un site anglais; il est spécialisé dans l’actualité et les opinions = auditoire ciblé pour Webcameron.
Bon point pour l’identité visuelle avec le logo du site “Webcameron” présent sur l’ensemble des vidéos. Celles-ci pourront être diffusées sur la toile, son origine ne fera pas de doute et les internautes pourront se rendre directement sur le site pour suivre les prochaines aventures d’Indiana Cameron.
Petit bémol dans ce beau paysage, Webcameron restreint l’utilisation des commentaires. Les visiteurs sont invités à s’enregistrer pour accéder au forum et pour commenter les articles. À noter que David n’est pas très prompt à répondre aux commentaires.
Conclusion
Les moeurs et la culture anglaise ont peut-être de l’avance par rapport aux voisins d’Europe. Il faut dire que les tabloïds anglais ont l’habitude de relater en détail la vie de leurs élites. Pour ces derniers, il est finalement préférable de prendre les devants et de choisir les images qui vont circuler.
Avec des entrevues au logis familial, Tony Blair avait ouvert la voie à David Cameron. À 39 ans, il n’est pas de la génération SMS et Messenger, mais il a quand même grandi avec l’informatique et le Web. Cette facilité générationnelle lui permet d’offrir un “show” d’excellente qualité servi par une Web TV très bien fini.
Le succès d’un blogue, qu’il soit vidéo ou non, réside notamment dans sa régularité. Le temps nous dira si David Cameron tiendra la distance.
Avec à peine 39 bougies, David Cameron donne un coup de jeune à la politique anglaise. Sa fougue en fait le sosie conservateur de l’ex-Premier Ministre Tony Blair. Le parallèle entre les deux hommes pourrait aller plus loin. Tous deux ont compris l’importance des nouveaux médias.
Lancé initialement à la fin 2006, c’est avec sa nouvelle version de mai 2007 que Webcameron donne un sacré coup de vieux aux sites de ses comparses d’Angleterre, particulièrement au vieillissant 10 Downing Street. Dans le même temps, le chef des Tories se positionne stratégiquement sur la toile en vue d’élections qui ne sauraient tarder.
Choix technique
Avec la plateforme de distribution israélienne CastUP, Webcameron est le seul du trio à ne pas jouer la fibre nationale. Son agence de communication, également originaire d’Israël, est certainement à l’origine de ce choix. CatsUP est une solution professionnelle qui bénéficie d’un beau portefeuille de clients (HP, IBM, Orange, ICQ, Levis, etc.).
En opposition à son collègue d’outre-Manche, David Cameron laisse la place au format large (16/9) et permet un visionnement en plein écran. Plus conforme aux habitudes des internautes, ce format permet de sortir du cadre télévisuel classique.
Pour la qualité vidéo et audio, Webcameron a également mis le paquet avec un calibre de diffusion haut débit (525 kbps). Malgré cette montée en puissance, les vidéos se chargent très rapidement.
Les premières vidéos de David Cameron étaient très personnelles, ou plutôt elles étaient tournées dans un cadre personnel. La maman et son bébé à la maison faisait très télé-réalité. En visionnant ces images, les internautes avaient l’impression de participer à la vie de Cameron. Le tout était bien évidemment scénarisé, mais le ton était très amical.
Au fur et à mesure, le style vestimentaire devint plus traditionnel (costume & cravate) et les interventions sortirent du cadre familial pour se retrouver sur le terrain, à la rencontre des citoyens. En réponse à certaines critiques, David Cameron s’est finalement éloigné du style de la télé-réalité, tout en gardant une image assez conviviale, mais plus proche de ce que le public attend d’un responsable politique.
Médias sociaux
Le lecteur vidéo de Webcameron est particulièrement bien réussi. Nous retrouvons une interface simple et efficace avec l’option ultime pour le partage de vidéo (get code).
Menus latéraux, liste des articles et vidéos les plus récents, fil RSS, moteur de recherche… donnent à l’interface générale du blogue un aspect qui reprend tous les codes de la communauté. L’amateur de carnet Web se sent chez lui en arrivant sur Webcameron.
Voila quelqu’un qui a compris comment fonctionne le Web ! Sur TOUTES les pages apparaissent les liens vers les chaînes vidéo de Youtube, Blip.TV et Friction.TV, ainsi qu’un lien vers la page Netvibes du parti conservateur.
Stratégiquement, Friction.TV est un bon choix pour deux raisons : c’est un site anglais; il est spécialisé dans l’actualité et les opinions = auditoire ciblé pour Webcameron.
Bon point pour l’identité visuelle avec le logo du site “Webcameron” présent sur l’ensemble des vidéos. Celles-ci pourront être diffusées sur la toile, son origine ne fera pas de doute et les internautes pourront se rendre directement sur le site pour suivre les prochaines aventures d’Indiana Cameron.
Petit bémol dans ce beau paysage, Webcameron restreint l’utilisation des commentaires. Les visiteurs sont invités à s’enregistrer pour accéder au forum et pour commenter les articles. À noter que David n’est pas très prompt à répondre aux commentaires.
Conclusion
Les moeurs et la culture anglaise ont peut-être de l’avance par rapport aux voisins d’Europe. Il faut dire que les tabloïds anglais ont l’habitude de relater en détail la vie de leurs élites. Pour ces derniers, il est finalement préférable de prendre les devants et de choisir les images qui vont circuler.
Avec des entrevues au logis familial, Tony Blair avait ouvert la voie à David Cameron. À 39 ans, il n’est pas de la génération SMS et Messenger, mais il a quand même grandi avec l’informatique et le Web. Cette facilité générationnelle lui permet d’offrir un “show” d’excellente qualité servi par une Web TV très bien fini.
Le succès d’un blogue, qu’il soit vidéo ou non, réside notamment dans sa régularité. Le temps nous dira si David Cameron tiendra la distance.
Titulaire d'une M.Sc. en Marketing, Laurent Maisonnave sévit depuis une dizaine d'années dans l'univers du marketing Web et des nouvelles technologies, et il est l’un des influenceurs Web les plus renommés au Québec1 et au Canada2.
Avec une expérience professionnelle riche développée en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord, il bénéficie d'une vision globale de l'évolution de la communication Web à l'international. Président de l'organisme Île sans fil et co-organisateur de PodCamp Montréal, il participe activement à plusieurs groupes technologiques professionnels montréalais.
Laurent Maisonnave est Président de Ze Agence, une compagnie d’avant-garde dans le domaine du Social Media Marketing et de la Vidéo Internet. À la fine pointe des technologies, Ze Agence est l’affût des dernières tendances pour offrir la meilleure expertise en communication et en marketing Web.
Laurent est également Président d'Île sans fil, un organisme à but non lucratif québécois qui a développé une technologie novatrice qui lui permet de se positionner comme chef de file incontesté dans le domaine des services d'accès à Internet sans fil gratuit.
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