7 ans ! Joyeux anniversaire WordPress et merci pour tout

WordPress, le premier système de gestion de contenu libre du www, fête son 7e anniversaire. Dans un monde de l’open source où foisonnent les projets de toutes sortes, WordPress a su se faire une place de choix pour devenir un incontournable du Net. Depuis 2006, je bénéficie de cette superbe plateforme, au début pour mes blogues, puis pour mes sites Web et ceux de mes clients. J’en profite pour remercier les 1 528 développeurs de la communauté WordPress. J’aime votre philosophie, orientée utilisateur, et j’ai un respect considérable pour ce que vous avez accompli ces 7 dernières années. MERCI !

Comment Adobe Flash va mourir & Pourquoi tout le monde est si content?

Comment Adobe Flash va mourir & Pourquoi tout le monde est si content ?

Il y a 7 mois, je prédisais la mort de la vidéo avec Adobe Flash. Avec les dernières annonces de Google, Apple et Mozilla, nous nous rapprochons à grands pas du temps fatidique/béni où HTML5 et les autres normes du Web mettront Flash à la porte du Web.

La belle époque du Flash

Au-delà des animations Flash trop chargées, que l’on voit sur certains sites Web, nous lui devons depuis 5 ans l’explosion de la vidéo en ligne. Avec un simple plugin installé sur 99% des ordinateurs connectés au Net, Flash est entré dans notre quotidien sans que l’on s’en rende compte.

Le monde du Flash n’est pas si rose. Avec le temps, il est devenu lourd, fait régulièrement planter nos navigateurs Web et n’a pas vraiment évolué pour la diffusion de vidéo. Il y a comme une odeur de naphtaline qui me rappelle Real Networks à la fin des années 90.

Le roi Flash haï par Apple te Mozilla

Lors du lancement du Apple iPad, Steve Jobs a confirmé que la technologie Flash n’était pas prête pour ses appareils mobiles. Le père de la pomme a des mots très durs pour Adobe, qu’il va jusqu’à traiter de fainéant. Dans ces conditions, nous ne sommes pas prêts de voir une animation ou même une vidéo en Flash sur notre iPhone ou iPod Touch.

Mozilla rentre à son tour dans la critique de Adobe en annonçant que son nouveau navigateur mobile, Firefox Maemo, débrancherait par défaut le plugin Flash. Encore une fois, il s’agit d’offrir une meilleure performance Web.

Le roi Flash détrôné par HTML5

La vidéo en ligne est le marché où Adobe doit prendre le plus peur. Tous les navigateurs Internet modernes (Firefox, Safari et Chrome) incluent la compatibilité avec HTML5, le nouveau standard du WWW. Même Microsoft a décidé de s’y mettre pour la version 9 de Internet Explorer.

HTML5 ajoute la reconnaissance directe de la vidéo, sans passer par un plugin tiers. Depuis 2 semaines, Youtube supporte cette nouvelle norme, que vous pouvez tester pour certaines vidéos en activant votre compte sur youtube.com/html5. Vimeo vient à son tour d’emboîter le pas au géant de la vidéo. Enfin, le contenu multimédia de Wikipédia sera aussi compatible HTML5, suite à une adaptation de la plateforme libre Kaltura.

Pourquoi tant de haine envers Adobe?

Si toutes ses grandes compagnies du Web veulent s’affranchir de Flash pour la vidéo, c’est en partie pour une question pécuniaire. Imaginez un peu l’argent que Google doit dépenser pour payer les licences Flash qui font tourner Youtube. En rachetant On2 Flix Technologies, dont adobe a brisé la noce l’année dernière, Google s’assure qu’il n’y ait plus aucun soutien au format Flash.

Si je soutiens les formats ouverts, je ne pense pas que ogg, reconnu par HTML5 et poussé par Mozilla, trouve sa place, autre part que sur les machines d’adeptes de Linux. Pour une raison d’efficacité et d’économie d’échelle, le format MPEG4-AVC (H.264) va s’imposer comme le format vidéo de référence pour diffuser sur Internet (IPTV). Dans une logique de diffusion multi-support, MPEG4-AVC est reconnu à la fois par le Web, le mobile et les TV connectées.

Ne fuyez pas encore Flash

Je rassure tous ceux qui ont du Flash sur leur site, en animation ou en vidéo, il ne va pas disparaître en un jour. Le principal handicap à la montée du HTML5 est encore la trop grande présence d’Internet Explorer (6,7 et 8). Il faudra peut-être encore 5 ans avant qu’une part assez consistante du Web soit compatible pour que l’on puisse enfin abandonner Flash.

En attendant, je vous conseille d’installer un navigateur qui vous permet de profiter pleinement de la toile et des possibilités offertes par HTML5, CSS3, AJAX et toutes ces merveilleuses technologies.

Auvergne: Un volcan s’éteint, une communauté Web s’éveille

Selon les points de vue, l’Auvergne est une région de France au milieu de nulle part ou au coeur du pays. Un séjour de quelques semaines auprès de ma famille me permet de (re)découvrir la communauté Web auvergnate. Derrière les volcans éteints se cachent des êtres dynamiques qui m’ont acceuilli chaleureusement pour un apéro revigorant aussi bien le corps que l’esprit.

Par ces quelques lignes, je tiens tout d’abord à remercier Alexandra et Bertrand qui m’ont gentiment invité à donner une conférence sur le marketing de la vidéo Internet lors du dernier apéro Web à Clermont-Fd. Ça m’a fait particulièrement plaisir de rencontrer la quarantaine de professionnel et amateur du Web local.

Juste avant mon intervention, Jean-David Olekhnovitch a présenté un projet pour fédérer les acteurs du Web indépendant en Auvergne (WAI). En 30 min, JD a présenté les meilleures pratiques du secteur : espace de coworking, organisation de BarCamp… qui n’auraient pas déplu à Patrick Tanguay (StationC) et Sylvain Carle (aka guru du Camp/communauté techno).

Je suis heureux de voir se fédérer cette communauté qui n’a pas à rougir de ses compétences. Je pourrais vous parler de ses étoiles montantes ou filantes du Web qui font biller la région: Mik Bry, le guru du mobile qui a vécu l’aventure Seesmi; Yoan De Macedo et sa gang qui ont développé une solution de commerce électronique entièrement en logiciel libre; Julien, Guillaume et Laurent à la tête d’exoTIC Systems, qui permettent aux machines de parler au Web; Kartoo, le moteur de recherche cartographique; et Prizee, le site de jeux Flash en ligne que je rêve voir passer enfin au Web social.

Si vous avez l’occasion de passer en Auvergne. Vous découvrirez que l’Auvergne ne fait pas que des présidents (Giscard/Pompidou) et du fromage, quoiqu’il soit le meilleur au monde. Saviez-vous par exemple que le président de Mozilla Europe est Auvergnat? Le pays regorge également de belles plumes du Web, qui sévissent autant en France qu’à l’étranger.

Vous l’aurez compris, j’aime l’Auvergne et ses habitants. J’y retrouve la même chaleur que j’ai ressentie en arrivant au Québec.

Que vous soyez à Clermont-Fd, Aurillac, au Puy-en-Velay, à Montréal ou ailleurs, j’en profite pour vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année. Prenez du bon temps aux côtés de vos proches. Je vais en faire de même, ce qui explique que ce blogue prendra un repos bien mérité pour les deux prochaines semaines.

Mes Voeux les plus sincères à mes chers lecteurs.

Une vidéo, 2000$ et un voyage à Prague… Les bonnes pratiques des jeux-concours en ligne

Devenez le 100 000 000e utilisateur d’avast et gagnez un voyage à Prague avec hôtel 4 étoiles et 2 000 $ en poches. Ne voyez pas une publicité ou un bénéfice cachés dans cet article. Je souligne juste la forme simple et pourtant efficace de la compétition initié par l’antivirus Avast. Les bonnes pratiques des jeux-concours ne sont pas si compliquées, il faut juste les connaître.

Touché un PC sous Windows a parfois du bon. En mettant à jour l’antivirus de l’ordinateur de ma mère, j’ai découvert qu’avast va fêter le 100 000 000e utilisateur de son antivirus.

Ce concours n’est pas sans rappeler celui sur lequel j’ai travaillé pour le 100 000e membre d’Île sans fil. Comparativement, les prix offerts par l’organisme communautaire montréalais valaient bien ceux d’avast, si on tient compte que la compagnie a 1000 fois plus d’utilisateurs.

Pourquoi les concours fonctionnent-ils aussi bien?

Qu’ils soient en ligne ou pas, les concours font appel à l’enfant en nous qui veut jouer et gagner des cadeaux. On le voit bien durant la journée quand on essaye de s’évader en jouant sur Twitter ou Facebook. Oui, je classe les médias sociaux dans la section ludique, tellement je prends de plaisir à travailler dessus.

Les 5 étapes pour organiser un jeu-concours

1. Quel objectif / cible ?

Qu’est-ce qui motive la création de ce concours? Il vous faut définir précisément à qui vous vous adressez. Dans le cas d’Île sans fil, l’objectif était de démontrer l’importance que l’organisme avait pris ces dernières années. 100 000 est un chiffre qui marque les esprits. La cible correspondait aux décideurs politiques et gouvernementaux, ainsi qu’aux relais médiatiques.

2. Quel budget / prix ?

Le budget doit être à la hauteur des ambitions de résultat qu’on se donne. Cependant, l’argent n’est pas la seule motivation. Île sans fil en est un bon exemple, puisque les prix ne dépassaient pas les 100$! Les motivations peuvent être diverses : plaisir, prestige, pouvoir… L’important est de bien l’exprimer pour que les participants se reconnaissent.

3. Quel scénario ?

Que va-t-on demander pour participer au concours? Attention, il faut que l’objectif reste atteignable. Un concours trop compliqué à comprendre ou à réaliser risquerait de perdre le public. À moins que vous souhaitiez être volontairement élitiste, comme Deloitte Canada qui recherche les meilleures prédictions en technologie, médias et télécoms, je vous conseille d’aller vers des questions simples qui font plus appel au hasard. Par exemple, quand et à quel endroit s’inscrira le 100 000e membre d’Île sans fil.

4. Quelle plateforme ?

Encore une fois, le mieux est l’ennemi du bien. Si vous avez 10 000 $ de budget, il est préférable de mettre l’essentiel dans le prix, qui est le principal incitatif. Privilégiez une simple page Web, comme le fait avast, un formulaire d’entrée basique, comme pour le 100K d’Île sans fil ou bien une plateforme ouverte spécialisée dans les concours, comme Deloitte avec Wildfire.

Si vous avez de l’argent à revendre, vous pouvez toujours développer un site complexe pour votre concours, avec animation et entrées multiples pour les participants. Mais franchement, je trouve que l’énergie n’est pas mise au bon endroit (cf. point nº 5).

5. Quelle promotion ?

Maintenant que vous avez monté le plus beau concours au monde, il faut le faire connaître. Revenez au point numéro pour revoir vos cibles. Étudiez où elles résident sur le Net et envoyez-leur le message qui les motivera à participer à votre compétition. C’est certain que le travail est facilité si vous avez déjà une présence Web bien établie avec une communauté dynamique sur les médias sociaux, comme Île sans fil sur Twitter, Facebook et son blogue.

Les participants à un concours sont souvent les meilleurs promoteurs de celui-ci. Donnez-leur les moyens de le publiciser. Île sans fil avait par exemple mis à disposition des badges en anglais et en français pour annoncer l’arrivée du 100 000e.

L’organisation d’un concours n’est pas une science exacte. Le contexte et le momentum jouent un rôle primordial. Je suis sûr que vous avez des bons conseils à partager sur le sujet. Je serais heureux de les entendre.

Entendez-vous le buzz de la mouche sandwich ?

Entendez-vous le buzz de la mouche sandwich ?

Imaginez une armée de 200 mouches pour faire la promotion de votre compagnie. Non, je n’ai pas trop regardé le film The Fly. Oui, ça existe. Lors du dernier salon du livre de Francfort, les éditions Eichborn ont créé le buzz avec une opération de guérilla marketing qui a mouché la concurrence.

Pour promouvoir leur stand à la Foire du Livre de Francfort-Hahn, l’éditeur allemand Eichborn a installé une bannière ultralégère sur 200 mouches. La bannière a été attachée avec de la cire naturelle.

Eichborn explique qu’après quelques minutes, la bannière se décroche elle-même de la mouche, qui se trouve ainsi libérée de son emprise publicitaire. Étant donné la durée de vie limitée de la mouche, de 20 à 72 heures, le geste reste très symbolique.

Je note trois points importants dans le succès de cette opération de guérilla marketing:

  • L’énorme décalage entre ces mouches, animal vivant éphémère et insignifiant, et les livres, objet mort de réflexion et éternel. En sortant du cadre feutré de la communication traditionnelle de salon, les initiateurs de cette opération ont créé un choc et ainsi laissé une empreinte dans la mémoire des participants.
  • La vidéo! Ça paraît tellement évidemment. Pourtant, j’entends régulièrement parler d’opérations de guérilla ou street marketing hallucinantes, mais il n’en existe aucune image. Dans ce cas, on ne parle pas d’une production hollywoodienne. Il s’agit juste de prendre quelques bonnes images des mouches, des spectateurs éberlués et de la presse qui fourmille autour. That’s it!
  • Eichborn a mis la vidéo de ses mouches en première page de son site. C’est une première bonne étape. Plus importante, la société d’édition a eu la bonne idée de mettre la vidéo en partage sur Youtube. Quelques articles de blogues plus tard, tour est joué et le buzz de la mouche résonne aux quatre coins de la planète.

Le Web ne campe pas sur ses acquis à Montréal

Webcamp Montreal

Après une journée d’échange et de réflexion au Webcamp Montréal, le off du Webcom, je vous confirme que les acteurs Web québécois ne restent pas assis sur leur acquis. Les experts de l’internet sous toutes ses formes (développement, marketing, design, etc.) fourmillent d’idée pour accompagner autant les compagnies que les responsables politiques dans la Révolution non-tranquille du numérique.

Je remercie Christian Aubry de m’avoir ouvert un espace sur la diffusion en direct du Webcom. Cette discussion avec mon ami de vidéo m’a permis de souligner les différents sujets que nous avons abordés avec beaucoup d’énergie au Webcamp.

Je dois également souligner le formidable travail d’animation de Martin Lessard et Sébastien Paquet durant cette journée de Webcamp. Le rythme et l’ambiance étaient excellents.