Twitter par ci, Twitter par là… pourquoi faire ?

Quand un sujet arrive dans les médias, c’est qu’il est déjà trop tard pour en parler. Twitter a fait les honneurs de 2 journaux québécois la semaine dernière, avec un article dans Les Affaires et un autre de Alain McKenna dans La Presse. J’ai eu le plaisir d’être interviewé sur le sujet par ce dernier.

Quand je lis le blogue de mes amis, je pense qu’il n’y a plus grand-chose à ajouter sur Twitter, l’outil de microblogging par excellence. Mais, comme Alain McKenna m’a posé la question, je ne pouvais le décevoir.

Je ne vais pas vous refaire l’article d’Alain qui vulgarise assez bien le phénomène Twitter. Ce qui m’a marqué le plus, c’est une question que les journalistes posent souvent à propos des nouveaux outils de communication Web (aka 2.0) : Citez-moi des entreprises québécoises/canadiennes qui les utilisent ?

Je vous avoue que la réponse commence généralement par un grand moment de silence. Après avoir cité les Obama, Dell et autre CNN, il est difficile de trouver des références 100% du cru. Il y a pourtant des médias comme Radio Canada et Canoë qui s’y essayent. Michelle Blanc a aussi listé les politiques qui ont des comptes Twitter.

Grâce à ma moitié qui représente les hôtels Fairmont, j’ai appris qu’ils avaient ouvert un compte Twitter (@fairmonthotels). Malgré des investissements internationaux, Fairmont reste canadien avec un siège à Toronto. Voici enfin l’exemple d’une compagnie du pays qui utilise Twitter.

Quand on y regarde de plus prêt, on s’aperçoit que toutes ses entreprises/politiques/organisations gardent leur vieux réflexe de communication unilatérale. Le test est assez simple, envoyez un message @nomdelorganisation et attendez une réponse. Résultat : 99% de chance de ne pas avoir de retour.

Si vous n’avez pas le temps ou les moyens de communiquer avec ces outils, la meilleure chose pour ne pas se faire montrer du doigt est certainement de s’abstenir. Car si le Web est puissant, il peut s’avérer aussi casse-gueule.

[youtube width=”500″ height=”405″]http://www.youtube.com/watch?v=ddO9idmax0o[/youtube]
Video: Twitter in Plain English

12seconds.tv : Bienvenue dans l’ère de la nano discussion vidéo

12seconds.tv est un nouveau service de vidéo sur le Web, dont le principe est d’offrir uniquement 12 secondes pour passer son message. Dans la veine de Twitter et Seesmic, 12seconds.tv surfe sur la vague du microblogging.

Toujours plus vite, toujours plus court

Home | 12seconds.tv (alpha)Ce n’est pas le slogan des Jeux Olympiques de Beijing, mais ça pourrait être celui des nouvelles applications Web 2.0. À la plaisanterie, je disais il y a quelque temps à un ami que la prochaine étape du microblogging sera le 1 et le 0. Nous enverrons des impulsions pour indiquer notre état.

Entre “status” Facebook et états d’âme Twitter, nous sommes entraînés à communiquer en 140 petits caractères. Avec 12seconds.tv, le tour de force est encore plus important. Comment utiliser les émoticônes (smileys) et raccourcis dans une vidéo ? Peut-être à coup d’onomatopées et de langage des signes.

Plus sérieusement, 12seconds n’est pas nouveau dans le domaine. Depuis plusieurs mois, Seesmic et Flickr Video nous imposent chacun à leur manière un exercice de style vidéo du même genre. Si Flickr Video est proche de la carte postale vidéo, Seesmic se positionne clairement comme un Twitter vidéo.

La vidéo était une suite logique

Équipé d’un iPhone depuis une semaine, je goûte à la joie d’être éternellement connecté. Des applications mobiles comme Twittelator permettent d’enrichir son état d’une photo prise sur le vif et de la géolocalisation, si l’appareil intègre un GPS. Maintenant, vous savez ce que je pense, voyez ce que je vois et savez précisément où je me trouve.

La prochaine brique à cet édifice devait forcément être la vidéo. La technologie est déjà présente avec les nouveaux ordinateurs portables équipés de Webcam, les cellulaires intelligents, les réseaux WiFi et 3G qui quadrillent la ville. Entre la vidéoconférence et le live video mobile, comme Qik ou Flixwagon, 12seconds arrive à pont nommé pour répondre à un nouveau besoin de communication instantané.

12 secondes pour faire  quoi ?

C’est la question que je me suis posée, que Philippe et bien d’autres se sont également posée.  Si des personnes comme moi passent autant de temps à tester des sites comme 12seconds.tv, c’est pour trouver les applications qui vous permettront demain d’être plus performants dans votre communication. Je ne me prends pas pour Jésus, mais c’est vrai que nous avons un rôle d’évangélisateur. Pour bien conseiller, il faut comprendre les technologies, l’environnement, les évolutions. Et pour cela, il faut chercher, découvrir, tester.

De même que les grands médias (ex. : CNN et Canoë) utilisent désormais Twitter pour promouvoir leur fils d’information, il est facile d’imaginer une courte séquence en vidéo pour illustrer un texte. Ces vidéos pourraient être produites très rapidement, sans montage, presque à la volée. L’objectif étant d’informer toujours plus rapidement.

Pub Ovomaltine

PS: Si vous souhaitez une invitation pour 12seconds. laisser un message dans l’espace commentaire 😉

Revue Web Video: YouTomb, Citizen Youtube, Dailymotion, Hulu, Scoble sur WorkFast.TV, Ustream.TV sur Mars et la TV 3G

News Web Video

Dailymotion rentable en 2008 ? : Lors du lors du sommet Technologie médias et télécoms, Mark Zaleski, Directeur général de Dailymotion, a assuré que le site serait rentable dans les prochains mois. Cette promesse, Benjamin Bejbaum (co-fondateur) l’avait déjà faite en 2007 dans les colonnes du journal Le Figaro. Avec des revenus quasiment uniquement basés sur la publicité, Dailymotion devrait avoir un chiffre d’affaires de 15 millions de dollars en 2008. Selon Comscore, le site drainait 36,3 millions de visiteurs en mars dernier, comparativement au 287 M de Youtube.

Citizen news : le journalisme citoyen en vidéo sur YoutubeCitizen news : le journalisme citoyen en vidéo sur Youtube : Youtube se met au journalisme citoyen. Citizen News se veut la suite logique de Citizen Tube, axé principalement sur la politique et les primaires américaines. Youtube surf sur la vague de l’actualité créée par les citoyens, comme l’a fait précédemment France24 et son Les Observateurs, iReport du Washington Post et Le Post du journal le Monde.

News WebTV

La mission sur Mars de la NASA en direct live sur Ustream.tv : Signe des temps, c’est par Twitter que j’ai été prévenu pour admirer en direct sur Internet l’atterrissage de Phoenix Mars Lander sur Mars, tout d’abord sur le site de la NSA, et surtout sur la chaîne SpaceVidcast de Ustream.TV. L’avantage de ce dernier est bien évidemment l’interactivité qu’il permet le clavardage en direct avec d’autres mordus de l’espace, et l’export de la vidéo live sur son propre blogue. J’imagine déjà le jour où l’on regardera sur son cellulaire la vidéo en direct du premier homme qui marchera sur Mars… un grand pas les télécommunications !

WorkFast.TV : la nouvelle WebTV de Robert ScobleWorkFast.TV : la nouvelle WebTV de Robert Scoble : Robert Scoble, le célèbre vidéo blogueur, que l’on connait à travers Scobleizer et FastCompany.TV, a annoncé lors du “Worldwide Talk Show”qu‘il travaillait avec l’aide de Revision3 pour sa nouvelle WebTV qui devrait s’appeler WorkFast.TV (ou FastWork.TV). Actuellement en construction, la première page du site est plutôt énigmatique (voir publicitaire). En tout cas, le nom fait directement référence à FastCompany.TV.

YouTomb : le cimetière vidéo de Youtube : Voilà un beau projet d’étude que le MIT Free Culture vient de mettre en ligne. YouTomb liste les vidéos supprimées de Youtube pour cause de violation des droits d’auteurs et les répertorie par thématique. L’objectif de YouTomb est de garder une trace des vidéos mises au placard de Youtube, tout en soulignant la limite de l’algorithme utilisé par son logiciel de sélection. En arrière-plan, le MIT Free Culture milite pour le “Fair use” qui permet d’utiliser du contenu protégé par le droit d’auteur dans le cadre d’une œuvre artistique.

Hulu : Top 10 diffuseur de Web vidéo en 2 mois : Alors que Hulu n’est officiellement ouvert qu’aux États-Unis, il est déjà le 1oe plus important diffuseur de vidéo en ligne. En avril, ce sont 62,3 millions de vidéos qui ont été visionnés sur Hulu pour une moyenne de 130 minutes par visiteurs. Qui peut encore dire que les internautes ne sont pas prêts à regarder de la vidéo sur le Web ?

News Web Video Mobile

La TV mobile n’a pas besoin de la 3G : Selon le cabinet Analysys Manson, la télévision sur téléphone mobile pourrait se faire sans la technologie 3G dont tout le monde nous parle en ce moment. Comme le montre le graphisme ci-dessous, la 3G n’est qu’un des éléments possibles pour distribuer de la vidéo sur cellulaire. En réalité, elle ne serait utile que pour 10% des cas. Pour le reste, une étude montre que la consultation se fait à 60% à la maison. Un relai à domicile en “sideloading” serait suffisant pour couvrir 75% des utilisations. Pour des appareils comme l’iPhone d’Apple, la vidéo peut-être envoyée automatiquement par connexion à l’iTunes.

La TV mobile n'a pas besoin de la 3G

Figure 1: Distribution methods for delivery of mobile TV and video content [Source: Analysys Mason, 2008]

Commentaires audio et vidéo avec Riffly : les blogues reprennent la conversation

VideoPresse inaugure sur son blogue un nouveau service de commentaire qui permet l’ajout de contributions audio et vidéo. Révolutionnairement simple, le service de Riffly sonne-t-il la fin des sites Web à la Seesmic ?

Le 23 novembre, quand Claude Malaison m’a fait parvenir une invitation pour tester la version pre-alpha de Seesmic, j’avais eu ces quelques mots :

Je me retrouve un peu comme à la sortie de Twitter et de son engouement par les early adopters du Web. J’avais testé, twitté un peu, et le microblogging était alors sur toutes les bouches, mais je ne trouvai pas vraiment d’utilité dans mon quotidien. Puis arriva Facebook, et je me rends compte que c’est exactement du microblogging que je fais avec.

Pour l’instant, je me dis que Seesmic ressemble à Twitter. Je détecte quelque chose avec du potentiel, mais je n’en vois pas encore d’utilité dans ma vie de tous les jours. Peut-être que Seesmic restera comme Twitter ou bien il évoluera comme Facebook. Le temps nous le dira et je suivrais ça de très près.

Logo RifflyQuelques jours après, le temps est déjà venu d’en parler. Je découvre le service gratuit de Riffly qui offre à la communauté des blogueurs un plugin pour WordPress. Celui-ci permet de laisser des commentaires sonores et visuels à la suite d’un article. Wow! Ma première réaction fut de dire “voilà à quoi pourrait servir Seesmic“.

Comme Benoit nous l’a montré dans son screencast, l’interface de Seesmic est visuellement assez agréable et l’enregistrement plutôt facile à effectuer. Pourtant, c’est encore un site où il faut s’enregistrer et vérifier régulièrement ce qu’il se passe.

Si comme moi vous oeuvrez dans le Web, vous adorez certainement vous inscrire sur tous les nouveaux services en ligne. Mais, soyons honnêtes, c’est impossible d’être actif sur 36 plateformes à la fois. À un moment il faut faire des choix. Les miens sont Facebook, mes blogues et les blogues que je visite.

Youtube a réussi à canaliser une audience importante de la vidéo en ligne. Son secret : être arrivé le premier et offrir un service ultra simple. Malgré ça, les vidéos sont consultés de plus en plus sur des sites tiers, comme les blogues ou même Facebook. C’est l’avantage du Web 2.0, l’information se partage facilement et nous ne sommes pas pognés avec une plateforme privée.

Les conversations que Loic Le Meur veut générer sur Seesmic existent déjà sur les blogues. On peut les lire à longueur de commentaires. La seule chose qui manquait jusque-là, c’était la dimension multimédia que permet dorénavant le plugin de Riffly.

RifflyLe fait de laisser le choix entre l’audio ou la vidéo est très pertinent. Tout le monde n’est pas encore prêt à montrer ça face à la planète, et quelques mots sont parfois plus faciles à dire dans l’intimité de la nuit.

Même si Riffly a quelques défauts (vidéo non compatible avec mon Mac, problème avec Internet Explorer), le potentiel de ce service reste énorme. L’utilisation d’un tel service pourrait se révéler très efficace sur un site de commerce en ligne. La notation des produits pourrait prendre la couleur de tests vidéo faits par les visiteurs.

Oui, la conversation va prendre le ton de la vidéo sur le Web. Non, cette conversation ne prendra pas sur des plateformes fermées, mais continuera sur l’espace de discussion existant.

Pour vous, Riffly est-il le Seesmic killer ? Êtes-vous prêt à commenter en audio et/ou vidéo ?

MAJ: apparemment d’autres personnes ont des doutes sur l’avenir de Seemic (via Éric). Attention, le langage est assez cru !

Seesmic Review par 1938media

Seesmic vidéo d’une auto-lemeurisation à Montréal

SeesmicAvec Twitter il était possible d’exprimer en quelques mots (140) un sentiment et partager une réflexion simplement avec le monde. Seesmic reprend le même concept de microbloging en y ajoutant le pouvoir de l’image. Loic définit son système en le comparant à la petite lucarne : “la television diffuse des messages, Seesmic genere des conversations”.

Moins de 2 mois après son arrivée sur la toile, le Seesmic de Loic Le Meur secoue déjà une bonne partie de la blogosphère. D’un côté, les geek/web2/early adopters s’interrogent. De l’autre, « Bloic » distribue minutieusement des invitations très privées pour participer à la version pré-alpha de son service en ligne. Plus de 6000 personnes attendraient d’avoir la précieuse entrée.

Parmi les privilégiés à avoir accès à Seesmic, on retrouve Patrick Amiel qui en profite pour faire buzzer Wengo avec un concours pour gagner une place pour le Web3 (justement organisé par Mr Le Meur). Grâce à Claude Malaison, quelques Québécois font également partie des heureux élus. Sylvain, Martin et Martin ont déjà posté leurs premières contributions personnelles, avec notamment une conversation sur l’absence d’un moteur de recherche dans Seesmic. Ce ne sont pas les seuls au Québec à jouer avec Seesmic. Pierre Journel, auteur du Podcast de la Cabane au Canada, est fier d’être un des rares alpha-testeurs sur terre.

En entrevue à la télévision (il faut bien encore passer par là), Loic annonce que les fondateurs de Skype vont investir 6M$ dans Seesmic. Pour Niklas Zennström et Janus Friis, ce n’est pas la première incursion dans la vidéo en ligne, puisqu’ils possèdent déjà le prometteur Joost. Toujours dans les annonces importantes, à l’occasion des élections américaines 2008, Seesmic va créer une chaine Washington avec des blogueurs politiques du monde entier.

Des conversations, Loic en a développé l’année dernière, lors de sa venue pour le premier Webcom Montréal. La rencontre avec les blogueurs de la belle province l’a vraisemblablement inspiré. À tel point, qu’avant de prendre son avion de retour à l’aéroport Trudeau (YUL), l’entrepreneur du Web s’est pris à réaliser un vidéo podcast mémorable (pour ceux comme moi qui l’ont vu). Hélas, il ne reste que la version audio sur le site loiclemeur.com.

chez moi, Moscou, Montréal, Cabane au Canada
#291 chez moi, Moscou, Montréal, Cabane au Canada

Deux ans à la même époque, la lemeurisation frappé la blogosphère : “une sorte d’AOC du blog, si votre blog est lemeurisé il devient un BOC, un Blog d’Originalité Contrôlé. L’action de lemeurisation est assez simple, elle consiste à être cité sur le blog de Loïc Le Meur”. Au Québec, la même chose existe avec l’arpinglage, qui fait référence au blogueur Dominic Arpin (NB: DOA est RIP).

Inspiré par la vidéo de Loic tourné à l’aéroport de Montréal et pour lui rendre hommage, je me suis auto-lemeurisé dans Seesmic. L’auto-lemeurisation consiste à se prendre pour Loic Le Meur himself. Cette pratique demande un ego développé et un sens de l’auto-dérision assez poussé.

Hello World, ceci est un alpha-test de Seesmic !