Marketing Internet, Médias Sociaux et Vidéo Internet
Techno geek marketing expert in online video communication and social media. Laurent Maisonnave, Quebec pioneer of communications and Web marketing video.
Annoncée depuis le début de l’année, la fonction de géolocalisation Facebook Places est officiellement accessible – pour l’instant aux États-Unis – sur le site Web et à travers l’application iPhone du premier réseau social au monde. Facebook cible clairement le modèle d’affaires mis en place par Foursquare. À la différence près que Facebook peut compter sur ses 500 millions de membres par rapport aux quelques centaines de milliers d’adopteurs précoces de Foursquare.
Je participai hier soir à un focus group pour une nouvelle application iPhon,e qui souhaite se positionner sur le marché de la carte d’affaires numérique. Mes premières recommandations portaient sur la taille critique atteindre avant d’espérer une adoption massive du service, et ainsi espérer en retirer des revenus conséquents. Foursquare est la référence dans le domaine de la géolocalisation sociale, mais n’est pas encore assez gros pour s’imposer au grand public.
Avec Facebook Places, l’objectif est que l’on trouve de nouvelles occasions d’utiliser les servies du site et de créer du contenu pour enfin passer toujours plus de temps sur Facebook, et donc être exposé à plus de publicité.
Concernant le modèle d’affaires de Facebook Places, les quelques lignes présentant Facebook Places for Advertisers laisse entendre qu’il s’agit d’un copier/coller des offres de Foursquare, le côté ludique en moins.
Au final, Facebook Places sera-t-il le tueur de Foursquare ? Nous devons raison garder, car seul le temps nous dira si Facebook arrive à s’imposer aussi sur le marché de la géolocalisation sociale.
Si l’on compare la situation avec celle de Twitter, la mise en avant de la fonction statut dans Facebook n’a pas empêché le réseau de microblogging de progresser et s’imposer en la matière. Peut-être en sera-t-il de même avec Foursquare. Qui veut ouvrir les paris ?
De plus en plus de compagnies demandent à leurs clients/consommateurs de prendre part à leur communication, allant jusqu’à leur demander de trouver le nom du produit et de réaliser la vidéo pour le promouvoir.
Existe-t-il une limite à faire appel au contenu généré par l’utilisateur (User Generated Content – UGC)? Les médias doivent-ils emboîter le pas pour laisser les spectateurs prendre les rênes des rédactions d’information? J’ai tenté de répondre à la question lors de ma dernière chronique au Canal Argent.
UGC: Le marketing n’a rien inventé !
Premier constat, les gens détournent déjà les marques. Il n’y a qu’à prendre l’exemple de la vodka Absolut, d’Adidas ou le célébrissime vidéo de Tigers Woods qui discute d’outre-tombe avec son père.
Les internautes ont appris à devenir leur propre média, aider par la facilité d’accès des outils de publication, comme WordPress, et des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou MySpace. Ils ont souvent l’avantage d’être influents sur certaines niches de marché.
L’idée de génie des démons du marketing – dont j’assume faire partie – est de reprendre à leur compte la créativité des consommateurs au profit des marques. De là est né le contenu généré par l’utilisateur au service de la publicité. Vous pouvez demander à Loic Lemeur ce qu’il en pense.
Doritos est l’un des experts pour initier des concours UGC. La compagnie américaine l’a fait lors du Super Bowl et au Canada pour le Doritos Guru, qui offrait au consommateur de déterminer la saveur du prochain produit.
L’information coûte cher, pourquoi ne pas la faire produire par les spectateurs?
Ça a l’air si facile de faire faire le travail par les consommateurs que les médias s’y mettent. Radio Canada a par exemple invité 32 personnes à bloguer pour la Coupe du Monde de soccer 2010, chacun représentant un pays. Ils leur manquent pour l’instant le Japon et la Corée. Le CRTC vient également d’approuver la chaîne Génération V, dont le contenu sera généré entièrement par les utilisateurs.
Si vous avez 30 min devant vous, je vous conseille la présentation de Loic Lemeur lors de la conférence ad tech de San Francisco de cette semaine: “Comment promouvoir votre marque sur les médias sociaux”. J’aime notamment sa conclusion sur le calcul du ROI des médias sociaux: il n’y a aucun standard et n’en cherchez pas!
Je comprends que les responsables marketing de compagnies veulent être rassurés par des chiffres, nombre de fans ou de followers, mais la vraie valeur d’une relation ne se calcule pas sur la longueur de ses doigts ou d’autres extrémités du corps humain.
Apparemment, envoyer 140 sur la toile ne semble pas demander des compétences surhumaines. Dans la pratique, Twitter n’est pas à la portée de tous les claviers. Chacun à leur manière, Marc H. et les Pseudo Rebels ont fait les frais d’une utilisation approximatique. Avant de se lancer dans le microblogging, il est bon de savoir si l’on possède les bonnes connaissances pour utiliser avec succès Twitter.
La taille n’est pas importante
Pseudo Rebel est un groupe de musique qui surfe sur la vague du Net pour faire la promotion de ses oeuvres. Blogue, Facebook, MysPace, Youtube et maintenant l’inévitable Twitter font partie de leur attirail pour percer dans le milieu encombré du hip hop.
Pseudo Rebels est conseillé par la FRA (Futur Rockstar of America) Agency, ce ne les a pas empêché de faire l’erreur la plus banale sur Twitter: vouloir le plus grand nombre de follower dans un minimum de temps. Pour ça il y a deux stratégie: soit vous vous appelez Oprah et vous invitez à la TV le monde à vous suivre; soit vous utilisez un service illégal pour spammer le monde et monter artificiellement le nombre de personnes qui vous suit sur Twitter.
Tombé dans le piège de la plus “grosse quéquette de tweet”, Pseudo Rebel s’est vu suspendre son compte par les responsable de Twitter. L’histoire se termine quand même bien, puisque les rebelles du hip hop partage en toute transparence leur expérience, qui devrait servir à plus d’un.
Un tweet qui pue
Pas besoin d’avoir des milliers de follower pour faire des erreurs sur Twitter. Marc Hugon en a moins de 100, mais ça lui a suffit pour faire parler de lui auprès de centaines de milliers de Français et que le sujet fasse la une d’un journal et une chronique sur une grande radio de la métropole.
Après une rencontre d’affaires au siège de la société Michelin à Clermont-Ferrand, Marc décide de profiter de son temps perdu pour partager ses impressions de la ville sur Twitter. Quelques photos et commentaires désagréables plus tard, du style “Clermont: quand on sort de la gare, ça pue aussi”, l’intrus se retrouve en première page Web du journal La Montagne.
En tant qu’Auvergnat, dont Clermont-Fd est la capitale, je me sens bien évidemment touché par cette dernière anecdote. Mais ce que je retiens dans ces deux exemples, c’est la légèreté avec laquelle Twitter a été utilisé, que ce soit au niveau personnel ou professionnel.
Le Web n’est pas la 4e dimension, il répond aux mêmes règles d’intelligence et de bonne conduite que l’on peut avoir dans la rue ou sur un média traditionnel. Je ne pense pas que Pseudo Rebel aurait mis des mannequins pour faire semblant de remplir une salle de concert, comme Marc H. n’aurait jamais tenu ces propos à la télévision.
Je donnerai le mot de la fin à une belle rencontre Twitter que j’ai fait lors de mon dernier passage à Clermont-Fd. Éric, Vice Président chez Michelin au marketing consommateur, a résumé exactement ce que je pense:
“C’est sûr que je ne risque pas de faire confiance dans le domaine du web à quelqu’un comme cela qui a montré qu’il était capable de faire des boulettes assez énormes: juste du bon sens!”.
N.B: Les Pseudo Rebels ont réalisé un Flash Mob avec Nicholifavs, le roi du squating chantant dans les Apple Store. Le résultat est original et coûte moins cher que la production traditionnelle d’un clip
À quelques jours du lancement des Jeux Olympiques d’hiver 2010 de Vancouver, je vous propose une sélection de 100 comptes Twitter à suivre pour connaître les dernières actualités autour de cet événement sportif mondial. Pour vous faire gagner du temps, j’ai créé la liste Van2010 qui reprend le hashtag non officiel des JO du Canada.
Si Twitter commence à s’imposer comme une des sources d’information en direct les plus riches, c’est aussi un moyen de partager des moments un peu plus heureux que le drame que vit Haïti ou le mouvement de contestation en Iran.
En dehors des grands médias qui diffuseront les Jeux Olympiques d’hiver à la télévision, CTV en anglais et V en français au Canada, Twitter est une alternative pour s’informer simplement et rapidement sur les résultats de son équipe préférée. D’ailleurs, ces mêmes médias seront aussi présents sur le service de microbloging, tel Randy Starkman, journaliste au Toronto Star.
Le comité olympique canadien va jusqu’à offrir un compte Twitter pour chacune des disciplines sportives où le pays est présent. Si le curling devrait avoir quelques amateurs, je suis certain que les nouvelles sur le hockey auront beaucoup plus de succès.
M.A.J 17/02/2010: Je vous conseille l’article de Guy Madore, sur Rue Frontenac, qui parle des premiers Jeux de Twitter. Vous y trouverez une liste des athlètes présents sur Twitter.
Bruno Guglielminetti, journaliste à Radio Canada et animateur du Carnet Techno, vient de réaliser une entrevue de Loic Le Meur, le serial entrepreneur fondateur de Seesmic, à l’occasion de l’édition 2010 du CES de Las Vegas. Lors de cette rencontre décontractée, Loic revient sur le récent rachat de Ping.fm, sur l’évolution de Seesmic, qui est passé de vidéo à Twitter, et sur les derniers développements mobile, Web et desktop de son service.
Franchement, c’est la meilleure entrevue de Loic Le Meur que j’ai vu à ce jour. On le sent vrai et on apprend des choses intéressantes. C’est sans nul doute dû au talent de journaliste de Bruno qui a su tirer le meilleur de cette rencontre.
Titulaire d'une M.Sc. en Marketing, Laurent Maisonnave sévit depuis une dizaine d'années dans l'univers du marketing Web et des nouvelles technologies, et il est l’un des influenceurs Web les plus renommés au Québec1 et au Canada2.
Avec une expérience professionnelle riche développée en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord, il bénéficie d'une vision globale de l'évolution de la communication Web à l'international. Président de l'organisme Île sans fil et co-organisateur de PodCamp Montréal, il participe activement à plusieurs groupes technologiques professionnels montréalais.
Laurent Maisonnave est Président de Ze Agence, une compagnie d’avant-garde dans le domaine du Social Media Marketing et de la Vidéo Internet. À la fine pointe des technologies, Ze Agence est l’affût des dernières tendances pour offrir la meilleure expertise en communication et en marketing Web.
Laurent est également Président d'Île sans fil, un organisme à but non lucratif québécois qui a développé une technologie novatrice qui lui permet de se positionner comme chef de file incontesté dans le domaine des services d'accès à Internet sans fil gratuit.
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