Retour sur 10 ans d’experts marketing en médias sociaux

Les titres à la mode dans la sphère des experts en médias sociaux entre 2004 et 2014.

2014
SnapChat Marketing Expert“.
Vine, c’est tellement 2013

2013
Vine Marketing Expert“.
Instagram, c’est tellement 2012

2012
Instagram Marketing Expert“.
Pinterest, c’est tellement 2011

2011
Tumblr Marketing Expert“.
Linkedin, c’est tellement 2010

2010
Linkedin Marketing Expert“.
Twitter, c’est tellement 2009

2009
Twitter Marketing Expert“.
Facebook, c’est tellement 2008

2008
Facebook Marketing Expert“.
Flickr, c’est tellement 2007

2007
Digg Marketing Expert“.
YouTube, c’est tellement 2006

2006
YouTube Marketing Expert“.
MySpace, c’est tellement 2005

2005
MySpace Marketing Expert“.
Blogger, c’est tellement 2004

Je suis impatient de voir ce dont nous allons avoir droit pour les 10 prochaines années. Avez-vous quelques propositions de titres croustillants en médias sociaux?

Twitter et journalisme: Témoignage dans l’affaire DSK

Alors que Twitter vient de fêter les 300 millions de comptes ouverts, l’usage des 140 caractères semble incontournable pour informer le monde. Depuis l’amerrissage d’un avion sur l’Hudson River, en passant par la révolution Orange et les événements dans le monde arabe, Twitter s’impose comme le média de l’instantané.

L’affaire franco-américaine autour de Dominique Strauss Kahn (DSK) est une nouvelle étape pour Twitter. Tout d’abord, il révèle enfin la puissance de l’outil aux Français, qui commençaient tout juste à l’appréhender. C’est la pratique des journalistes qui semble être le plus impactée avec un usage qui se découvre au grès des événements.

Jean-Philippe Balasse, journaliste pour la radio Europe1, témoigne ce matin à l’émission Mediapolis de son expérience de Twitter au coeur du tribunal de New York qui juge DSK. J’adorerais l’avoir à MediaCamp Montréal samedi prochain, car nous serons nombreux à aborder ce sujet lors des conférences.




Je retiens deux commentaires très pertinents :

    “Finalement, quand on est journaliste, on fait son boulot. On essait de le faire bien. Que ce soit avec un stylo, un micro ou une caméra, dans chaque exercice il y a des contraintes et des avantages”
    “Twitter, ce n’est pas l’avenir… c’est le présent !”

10 ans de Twitter : Le média connecté

Aux côtés de Sébastien Provencher, Alain McKenna m’a invité à prédire les cinq prochaines années de Twitter pour article publié lundi dernier dans le journal La Presse.

Habituellement, je n’aime pas trop me risquer à lire dans une boule de cristal en matière de technologies. Vous savez comme moi qu’en 5 ans les choses changent énormément. Connaissez-vous quelqu’un présent sur Facebook en mars 2006? Moi pas !

Pour jouer le jeu, je vois deux scénarios, qui tournent autour d’hypothèses de modèle d’affaires de Twitter. Je ne saurais dire lequel est le moins réaliste.

Un monde connecté par Twitter

Comme nous connaissons les appareils de lecture vidéo avec la certification DivX, j’imagine facilement une pléiade d’appareils connectés à Internet avec le logo “Power by Twitter”.

Le protocole IPV6 permet de donner une adresse Internet à des milliards et des milliards
d’objets communicants — 2128 pour être précis, allant du réfrigérateur aux pots de yaourt — avec puce NFC, en passant par les fenêtres, les lampes de chevet et les chaussures. Twitter pourrait devenir l’interface sur laquelle s’échangeraient automatiquement toutes ces informations, une sorte d’Internet de l’objet connecté. Vous avez dit une idée folle: BakerTweet.

Le pouvoir d’un média

Internet est déjà reconnu comme un média. Demain, Twitter pourrait devenir un média à part entière au-dessus d’Internet, voire le média d’information international de référence.

Imaginons le rachat d’Associated Press par Twitter, puis la fusion avec CNN. Les médias du monde entier devront payer pour reprendre le fil d’information de Twitter. À l’avenir, toutes les nouvelles se résumeront dans un titre de moins de 140 caractères.

Personnellement, je ne suis pas inquiet pour le modèle d’affaires de Twitter. Au-delà des tweeds commandités, la compagnie monnaye déjà un accès privilégié à ses données par l’intermédiaire du revendeur GNIP. Toutes les informations publiées sur Twitter ont une valeur considérable, elles ne demandent qu’à être exploitées et enrichies. J’en sais quelques choses avec Seevibes 😉

Vos amis Facebook/Twitter livrent votre journal paper.li – Iskander Pols #LeWeb10

Paper.li est le gagnant du concours de startups organisé par LeWeb’10. Dans le cadre des interviews de startup Inside LeWeb’10 que j’ai organisé avec Benoit Descary, nous avons reçu Iskander Pols, cofondateur de paper.li, le journal qui vous livre les meilleures histoires de vos amis Facebook et Twitter.

Paper.li — SmallRivers — n’est pas le premier à agréger et présenter les nouvelles en provenance de notre réseau social. Personnellement, j’aime consulter Twittertim.es et Feedly.

Le coup de génie de paper.li est d’avoir ajouté un élément viral en publiant quotidiennement sur notre compte Twitter et en ajoutant automatiquement le nom des personnes concernées dans le message.



Facebook Places: Foursquare killer de 500 millions de membres

Facebook Places: "Stories are now going to be pinned to physical locations", vision is a repository of human memories around "places". Huge.

Annoncée depuis le début de l’année, la fonction de géolocalisation Facebook Places est officiellement accessible – pour l’instant aux États-Unis / Canada – sur le site Web et à travers l’application iPhone du premier réseau social au monde. Facebook cible clairement le modèle d’affaires mis en place par Foursquare. À la différence près que Facebook peut compter sur ses 500 millions de membres par rapport aux quelques centaines de milliers d’adopteurs précoces de Foursquare.

Je participai hier soir à un focus group pour une nouvelle application iPhon,e qui souhaite se positionner sur le marché de la carte d’affaires numérique. Mes premières recommandations portaient sur la taille critique atteindre avant d’espérer une adoption massive du service, et ainsi espérer en retirer des revenus conséquents. Foursquare est la référence dans le domaine de la géolocalisation sociale, mais n’est pas encore assez gros pour s’imposer au grand public.

Avec Facebook Places, l’objectif est que l’on trouve de nouvelles occasions d’utiliser les servies du site et de créer du contenu pour enfin passer toujours plus de temps sur Facebook, et donc être exposé à plus de publicité.

Concernant le modèle d’affaires de Facebook Places, les quelques lignes présentant Facebook Places for Advertisers laisse entendre qu’il s’agit d’un copier/coller des offres de Foursquare, le côté ludique en moins.

Au final, Facebook Places sera-t-il le tueur de Foursquare ? Nous devons raison garder, car seul le temps nous dira si Facebook arrive à s’imposer aussi sur le marché de la géolocalisation sociale.

Si l’on compare la situation avec celle de Twitter, la mise en avant de la fonction statut dans Facebook n’a pas empêché le réseau de microblogging de progresser et s’imposer en la matière. Peut-être en sera-t-il de même avec Foursquare. Qui veut ouvrir les paris ?



Contenu de m… généré par l’utilisateur

De plus en plus de compagnies demandent à leurs clients/consommateurs de prendre part à leur communication, allant jusqu’à leur demander de trouver le nom du produit et de réaliser la vidéo pour le promouvoir.

Existe-t-il une limite à faire appel au contenu généré par l’utilisateur (User Generated Content – UGC)? Les médias doivent-ils emboîter le pas pour laisser les spectateurs prendre les rênes des rédactions d’information? J’ai tenté de répondre à la question lors de ma dernière chronique au Canal Argent.

UGC: Le marketing n’a rien inventé !

Premier constat, les gens détournent déjà les marques. Il n’y a qu’à prendre l’exemple de la vodka Absolut, d’Adidas ou le célébrissime vidéo de Tigers Woods qui discute d’outre-tombe avec son père.

Les internautes ont appris à devenir leur propre média, aider par la facilité d’accès des outils de publication, comme WordPress, et des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou MySpace. Ils ont souvent l’avantage d’être influents sur certaines niches de marché.

L’idée de génie des démons du marketing – dont j’assume faire partie – est de reprendre à leur compte la créativité des consommateurs au profit des marques. De là est né le contenu généré par l’utilisateur au service de la publicité. Vous pouvez demander à Loic Lemeur ce qu’il en pense.

Doritos est l’un des experts pour initier des concours UGC. La compagnie américaine l’a fait lors du Super Bowl et au Canada pour le Doritos Guru, qui offrait au consommateur de déterminer la saveur du prochain produit.

L’information coûte cher, pourquoi ne pas la faire produire par les spectateurs?

Ça a l’air si facile de faire faire le travail par les consommateurs que les médias s’y mettent. Radio Canada a par exemple invité 32 personnes à bloguer pour la Coupe du Monde de soccer 2010, chacun représentant un pays. Ils leur manquent pour l’instant le Japon et la Corée. Le CRTC vient également d’approuver la chaîne Génération V, dont le contenu sera généré entièrement par les utilisateurs.

Je pense sérieusement que nous avons atteint une limite de l’exploitation du contenu généré gratuitement par l’utilisateur. Comme pour le concours vidéo de Sorel-Tracy<>, il devient nécessaire de compenser le travail qui se fait au profit d’une marque ou d’un organisme. Sinon, j’appelle ça du bénévolat, et je préfère le faire avec Île sans fil.