Régis Labeaume rigole avec son Lidub sur NRJ et la DGE pleure sur les dépenses électorales

Régis Labeaume rigole avec son Lidub sur NRJ et la DGE pleure sur les dépenses électorales

Alors que le résultat des élections de Montréal se joue sur un fil, et que Denis Coderre communique sur iPhone, la Ville de Québec ne sait plus quoi trouver pour relancer une absence de suspens sur la réélection du maire Régis Labeaume. Heureusement, la radio NRJ vient mettre du piquant avec un lipdub qui nous donne un bon feeling.

La radio au félin noir de mon adolescence fait une apparition remarquée au Québec. Ils n’ont pas le plus beau site Web au monde (quel bordel!), mais ils ont une belle équipe et de grandes idées, comme ce lipdub dédié à Régis Labaume.

Certainement jalouse du succès du lipdub des étudiants en communication de l’UQAM, l’équipe de Québec s’est remué les méninges et le derrière pour faire mousser son maire.

Le résultat franchement drôle et réussi. C’est d’autant plus difficile qu’il s’agit d’un énième lipdub sur la musique de «I Gotta Feeling». Heureusement, des paroles originales en français ont donné une saveur locale à la chanson du groupe Black Eyed Peas.

Malheureusement, la Direction Générale des Élections (DGE) du Québec vient jouer les troubles fête. Pour elle, cette vidéo doit être comptabilisée dans les dépenses électorales. C’est avec ce type de réaction que nous devons subir des campagnes électorales insipides, ou au mieux racoleuses.

À choisir, je préfère qu’une radio apporte clairement son soutien à un candidat, plutôt qu’un entrepreneur en construction apporte des enveloppes.

Pourquoi une telle absence de Vidéo dans la Communication Web ?

Camera video Sony Z1Toutes les études montrent que la vidéo est l’élément qui attire le plus sur le Web. Dans une stratégie de référencement Web efficace, la vidéo est un véritable propulseur à réaction.

Dans ces conditions, pourquoi les compagnies n’utilisent-elles pas davantage la vidéo en ligne ? Je vois trois raisons à la faiblesse de l’utilisation de la vidéo dans les stratégies de communication et marketing sur le Web :

1. Les grandes agences ne le recommandent pas, car ça ne coûte pas assez cher. Étant donné qu’elles prennent une côte (%) sur toutes les productions, elles ont plus de bénéfices à vendre une publicité à la TV, qu’une campagne de promotion vidéo sur le Web. CQFD !

2. Les plus petites agences ne le recommandent pas, car ça coute trop cher. Elles doivent se battre pour imposer leurs prestations, et ont peur que la vidéo sur le Web grève leur budget.

3. Finalement, c’est avant tout une méconnaissance du sujet et du potentiel de marché qui fait encore aujourd’hui hésiter les agences à avoir recours à de telles stratégies.

Si je travaille à résoudre quotidiennement le point numéro 3, j’avoue que pour les deux premiers points, les agences devront se prendre en main, de gré ou de force, car leur clients n’attendrons pas 107 ans.

Par contre, pour les plus novateurs, je serais heureux de les conseiller pour tirer le meilleur parti de la vidéo en ligne dans une stratégie de marketing Web efficace (pub!).

Des élections sous très haute surveillance vidéo

Pour ces élections les plus médiatiques de l’histoire américaine, c’est le média citoyen qui risque de faire la différence. Afin de ne pas retrouver la suspicion qui flottait autour des élections de 2004, des citoyens se sont pris en main pour créer le projet Video the Vote. Dans les bureaux de vote des 50 états de notre voisin du Sud, des caméras vont surveiller la bonne tenue des élections. Attention aux manipulations électorales !

Listes incomplètes, bureaux de vote ouverts en retard ou urnes défaillantes.  Les vidéos prisent en 2004 et 2006 sont accablantes pour la démocratie américaine. Il ne faut pas oublier que G. W Bush aurait été réélu avec seulement 500 voix sur 200 millions d’électeurs.

Intéressé par l’utilisation de la vidéo dans les élections, et plus largement en politique, comme plusieurs milliers de personnes je me suis inscrit sur le site www.videothevote.org. Le responsable régional (New York) m’a contacté pour m’expliquer comment se passaient les opérations, qui sont élaborées de façon quasi militaire.

Si j’étais citoyen américain, je serais en ce moment dans un bureau de vote avec ma caméra pour relever les témoignages des électeurs. Cependant, il n’est pas question d’arriver avec ses grands chevaux pour faire son spectacle. Pour faire un bon vidéo électeur, David Ardia, Directeur du Citizen Media Law Project, prescrit 4 règles d’or :
1. Suivez les règles
2. Soyez discret
3. Ne pas interférer avec l’organisation
4. Respecter les zones autorisées

Video the Vote est bien sur Twitter, qui sert de principal outil de communication aux organisateurs. Vous pouvez suivre les dernières nouvelles et même participer en utilisant le tag #vtv.

Pour les accros de l’information, en plus de Twitter, je vous propose de brancher votre iPhone sur les résultats détaillés des élections grâce à une application dédiée, pour savoir en direct qui de Barack Obama ou John McCain va gagner. Et vous, qu’allez-vous faire de votre soirée ?

[youtube width=”620″ height=”350″]http://www.youtube.com/watch?v=Az6hil8l15I[/youtube]
Why Would Anyone Want to Stop You From Voting?

Super Tuesday : les vidéos d’Obama Girl dans la bataille pour les primaires américaines

Barack Obama, Hilary Clinton et John McCain n’ont pas fini de faire parler d’eux. Ce Super Mardi a réservé un beau suspens côté Démocrate alors que tout est joué pour les Républicain. Obama Grils, Youtube et les plateformes de partage vidéo ont joué un rôle primordial dans cette première bataille vers la présidentielle 2008.

I got a crush on Barack ObamaLes élections aux États-Unis sont comme le football américain, une fois qu’on a compris les règles, ça devient intéressant. Autre point commun, la politique et le SuperBowl sont une affaire de spectacles chez nos voisins du sud. Le show se fait à la télévision, mais également en vidéo sur le Web.

Lors de mon comparatif des WebTV politiques publiés fin 2007, j’avais déjà souligné l’importance de ce nouveau média pour dans le cadre d’élections. En la matière, Barack Obama fait figure d’exemple avec une stratégie Web 2.0 qui mêle finement l’animation de communauté et la diffusion de vidéos. Sur ce point, Obama fait figure de grand gagnant par rapport à sa concurrente démocrate.

En jetant un coup d’oeil sur les vidéos les plus virales de ces derniers jours, on peut découvrir la capsule musicale créée à partir du discours “Yes We Can” de Barack Obama. Mais, celle qui était le plus sur les écrans d’ordinateur est Obama Girl. Portait par le site satyrique Barely Political, la série de vidéos d’Obama Girl présentait les aventures d’une héroïne pro-Obama.

Les vidéos sur le Web ne servent pas qu’à la promotion des candidats. Elles jouent également un rôle citoyen quand elles sont utilisées par des personnes tout aussi citoyennes. Sur RDI, j’ai découvert le site Video The Vote. En réaction aux irrégularités rencontrées lors de l’élection américaine de 2004, ce site offre à tout le monde de publier en vidéo le témoignage de sa séance de vote.

En attendant les résultats de ces vidéos élections, nous pouvons suivre l’aventure de ces Observateurs de France24, journalistes mi-pro/mi-citoyen, qui nous font vivre la campagne électorale sur le terrain, une caméra vidéo à la main.

MAJ : Article très intéressant de Michael Geist sur la place des technologies dans la campagne électorale de Barack Obama.

Yes We Can Obama Song by Will.I.Am

Web, Vidéo et Politique : Résultats des vidéos élections

L’année dernière à la même époque, Fluctuat.net se demandait si la présidentielle se jouerait sur Dailymotion. Aujourd’hui, la question ne se pose plus. En politique, l’image est roi et Internet est son royaume. Certains regretteront que la forme a pris le dessus sur le fond. Mais ce phénomène n’est hélas pas nouveau, car 2000 ans auparavant les Romains faisaient déjà les mêmes mercuriales envers Cicéron.

Dans le domaine politique, la vidéo sur Internet recouvre plus d’un avantage. En plus d’être facilement diffusable, elle bénéficie d’un retour sur investissement très appréciable. Combien faudrait-il de capsules publicitaires sur les chaînes de télévision pour couvrir l’audience d’Internet ?!

D’après l’expérience des initiatives de Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama, nous pouvons établir au moins 7 principes de bases pour réussir sa Web TV politique :

1. Mettez l’accent sur l’accessibilité

Pour reprendre une référence de Wikipédia, l’accessibilité du Web, c’est, selon Tim Berners-Lee, directeur du W3C et inventeur du World Wide Web : « Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales. »

Une Web TV politique ne sert à rien si elle exclut une partie de la population. L’utilisation de services comme ReadSpeaker et readOn vont dans le sens d’un accès plus large de l’information Avantage non négligeable, les sites Web qui mettent l’accès sur l’accessibilité améliorent dans le même temps leur référencement.

2. Choisir une plateforme vidéo ouverte

Plateforme ouverte ou professionnelle ? Tout dépend de l’axe de communication. Dans le cas d’un homme politique qui cherche par définition à représenter le maximum de citoyen, un site de partage de vidéo semble être plus approprié.

La seule faiblesse d’une plateforme ouverte comme Brightcove réside dans le lecteur lui même. Dans le cas de BarckTV, il n’y a pas de texte qui accompagne chaque vidéo, ou plutôt celui-ci n’est pas visible des moteurs de recherche. C’est encore le défaut de la vidéo dont l’optimisation pour la recherche est délaissée.

Pour vous aider à faire votre choix, consultez le tableau comparatif des plateformes réalisé par TechChrunch. Il n’est pas exhaustif et mériterait d’être mis à jour, mais il vous donnera une bonne idée de ce qui existe actuellement.

3. Démultipliez les formats et proposez plusieurs qualités de diffusion

Donnez plus de confort à votre auditoire en lui permettant de consulter vos vidéos dans le format qu’il préfère (QuickTime pour Mac, WindowsMedia pour Windowd, ogg pour Linux). Le format de prédilection reste bien évidemment Flash, qui a l’avantage de se trouver sur plus de 99% des ordinateurs connectés à Internet.

Toujours dans le sans de plus d’accessibilité, offrez plusieurs qualités de diffusion de vos vidéos. Les publicités de Mac sur le site d’Apple donnent un excellent exemple de ce qu’il faut faire. Les 4 formats offerts (Smal, Medium, Large et HD) correspondent finalement à plusieurs niveaux de connexion Internet. Les électeurs de la Gaspésie qui roule en basse vitesse doivent aussi bien accéder au contenu que ceux de Montréal qui foncent en haut débit.

4. Abusez des plateformes de médias sociaux

Vous êtes présent sur Youtube ? Faites de même avec Dailymotion, Blip.TV, MySpace, Facebook… et si vous êtes au Québec, mettez vos vidéos sur TonClip, TonTuyeau, Espace Canoë, etc. Autant toucher un auditoire local. Mettez de l’avant votre présence sur les différentes plateformes. Ne rendez pas votre public captif de votre site. S’il préfère consulter vos vidéos sur Youtube, laissez les faire.

Profitez à plein du Web 2.0 et des communautés en ligne. Participez à ces communautés en interagissant avec eux. Faites un espace de commentaire, voir des forums en ligne et soyez présent. Les internautes doivent ressentir que vous êtes derrière l’écran.

5. Différenciez-vous de la télévision et diversifiez les contenus

Le grand public a déjà la télévision, ce n’est pas la peine de lui resservir les mêmes plats réchauffés sur Internet. Proposez du contenu exclusif, qui incitera les blogueurs à les reprendre. Variez les interventions et SVP stoppez les monologues autoglorifiant en plan fixe devant la caméra.

Un homme politique, c’est toute une équipe à ses côtés. Mettez-les de l’avant. Expliquez comment s’organise une campagne électorale. Transgressez les codes et n’hésitez pas à dégrafer la cravate, pour montrer qu’il y a un(e) homme/femme derrière la bête de scène.

6. Ajoutez des textes à vos vidéos & jouez la synergie

Les images expriment beaucoup de choses, mais elles ne disent pas tout. Accompagnez vos vidéos d’un texte qui d’un côté reprend des mots clés de l’intervention et de l’autre qui apporte un plus avec une réflexion, des informations sur les personnes, etc. Effet non négligeable de ces textes, ils permettront de mieux référencer vos vidéos.

Mettez en place des stratégies croisées avec vos événements pour lancer par exemple un appel en vidéo pour une prochaine rencontre. La WebTV n’est pas une fin en soi, elle doit s’intégrer dans une stratégie globale de communication électronique. La vidéo doit trouver sa place au sein d’un site Internet qui apportera plus d’information, avec des blogues et une partie plus institutionnelle.

7. Réagissez rapidement

Vous ne produisez pas un magazine mensuel, vous êtes sur le Web ! Rappelez-vous que nous sommes à l’ère de l’information instannée. Ne vous laissez pas déborder par l’actualité et mettez en place un planning rédactionnel pour promouvoir en premier votre contenu sur le Web.

Il existe deux autres points complémentaires, qui restent encore discutables.

Le premier concerne l’évolution technologique, et surtout l’évolution de la consommation de vidéo en ligne. Avec l’augmentation des débits de connexion à Internet, la taille des vidéos sur le Web ne cesse d’augmenter. Les podcast téléchargeables permettent aujourd’hui de dépasser les limites imposées par les sites Internet. iTunes, Joost et Miro permettent de partager du contenu en HD (version Web: 1280×720). Pour préparer l’avenir, il serait bon de garder un oeil sur ces technologies.

Le Web 2.0 vient avec sa cohorte de termes abscons. L’un des plus répandus est l’User Generated Content (UGP), pour contenu généré par l’utilisateur. Par exemple, dans Youtube les vidéos sont produites et mises en ligne par les internautes. La valeur se crée quasiment toute seule. Le rêve !

Comme Martin Luther King, certains responsables politiques rêvent également que leur campagne soit générée automatiquement par leurs électeurs/partisans. Donna Bogatin décrit justement la stratégie engagée par BarackTV et HillaryTV de bataille de l’User Generated Politcs (UGP). Les électeurs prendraient possession de la campagne électorale. C’est du moins le discours des candidats. Le contenu vidéo de leur Web TV respective prouve que nous ne sommes pas encore à ce stade de participation.

Rendez-vous en 2008 pour voir les résultats des vidéos élections politiques.

La Web TV politique, c’est peut-être celle réalisée par les électeurs eux-même :

La Politique (de) Demain
Le PoliTIC Show

Web, Vidéo et Politique : Comment Sarkozy, Cameron et Obama font leur TV ?

Comment les hommes politiques, tels Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama, abordent-ils la vidéo en ligne dans leur campagne électorale ?

Web, Vidéo et Politique : Introduction

2007 est définitivement l’année de la vidéo sur le Web pour la politique. Depuis les années 80, l’image avait déjà pris une grande importance dans les débats politiques. Les budgets de campagne étaient alors complètement engloutis en spots publicitaires télévisés.

Ces dernières années, Internet a radicalement changé la donne. Les plateformes de diffusion de vidéos en ligne à la Youtube ont poussé comme des champignons sur la toile. Les appareils photo numériques, les caméras vidéo et les téléphones mobiles permettent aujourd’hui de quadriller la vie politique et de diffuser ces images instantanément aux quatre coins du globe.

La politique n’a pas résisté à cette vague numérique. Avec plus ou moins de mal, elle s’est adaptée à ce nouveau média. Les crédits alloués au Web ont explosé et chacun y va maintenant de son espace numérique dédié. Youtube a senti la bonne affaire arriver en créant Citizentube, un vlog dédié à la politique.

Pour les élections présidentielles françaises, le candidat de droite avait créé sa chaîne NSTV (Nicolas Sarkozy TV), devenu PRTV depuis son arrivée à l’Élysée. Dans le camp opposé, Ségolène Royale vivait de façon abrupte le pouvoir de l’image avec une vidéo où on voit la candidate socialiste sous-entendre que les professeurs devraient travailler plus.

Les hommes politiques anglais ne sont pas en reste sur l’utilisation de la vidéo en ligne. Au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy, Tony Blair, alors Premier Ministre d’Angleterre, fait parvenir ses félicitations à son homologue français par l’intermédiaire d’une vidéo sur Youtube (en français et en anglais). La blanche Albion héberge également Webcameron, le vidéoblogue du conservateur David Cameron.

Depuis quelques mois, Youtube propose également au public américain d’utiliser son réseau pour poser des questions en vidéo directement aux candidats à la présidence des États-Unis. Chemin faisant, les candidats ont fourbi leurs armes et proposent quasiment tous une chaîne dédiée sur Youtube. Barack Obama est particulièrement en pointe, avec un site de campagne orienté Web 2.0 où la vidéo prend toute sa place (BarackTV).

Chacun à leur manière, Nicolas Sarkozy, Barrack Obama et David Cameron utilisent la Web TV pour faire passer leur message. Dans les jours à venir, je vous propose de voir ce qui fait la particularité de cette nouvelle génération de chaînes de télévision politique. Avant de commencer ce comparatif, il faut noter une différence entre ces trois sites : PRV est la chaîne d’un président élu, alors que BarackTV et Webcameron sont les vitrines de deux hommes politiques en (future) campagne.


Citizentube : Youtube political vlog