La vidéo en ligne se fait de plus en plus sociale

Une nouvelle étude de marché de Pew Internet vient démontrer le succès croissant de la vidéo en ligne. Que ce soit sur Youtube, Facebook ou autre, la manière de regarder et de partager a changé radicalement la façon dont nous devons publier notre contenu. La qualité est croissante et les médias sociaux sont au coeur des stratégies de diffusion.

Le pourcentage de personnes ayant consulté une vidéo sur Internet a doublé sur 3 ans, pour atteindre près de 60% des Américains. Même si les jeunes de moins de 30 ans sont les plus friands de vidéos, aujourd’hui toutes les classes d’âge son touchées.

The Audience for Online Video Sharing Sites Shoots Up

Les médiaux sociaux font l’affaire de la vidéo

Plus de la moitié de ceux qui regardent une vidéo la partage avec leurs proches. Ça peut-être par l’envoi d’un lien par email, sur les réseaux sociaux comme Facebook ou encore avec Twitter. Comme si en regardant une émission à la TV, ils appelaient un ami pour leur dire de regarder en même temps.

L’Internet haute vitesse boost la vidéo en ligne

L’un des facteurs les plus marquants de cette étude est la corrélation entre qualité de la connexion Internet, haute ou basse vitesse, et le taux de consommation de la vidéo sur le Web. Évidemment, plus l’Internet est rapide, plus les gens regardent de la vidéo sur Youtube et Co.

Cette étude est à mettre en parallèle avec l’annonce de Stephen Harper d’hier au sujet d’un programme de 225 M $ sur 3 ans pour développer l’accès à l’Internet haute vitesse en région au Canada. Ce plan est largement inspiré du «Broadband USA» auquel Barack Obama a donné un budget de 7,2 milliards de dollars.

L’internet à haute vitesse devient la norme. L’infrastructure ne devient plus un obstacle au développement de contenu vidéo sur Internet. L’étude de Pew démontre que la vidéo en ligne est rentrée dans les habitudes de consommation, jusqu’à devenir un acte quotidien pour près de 20% des Américains.

6Rounds : Réseau social vidéo en temps réel

6Rounds Logo

Depuis ma série Guide en 4 étapes pour survivre au Web en temps réel, le Real-Time Web est devenue ma nouvelle lubie. Je pourrais ajouter un 5e volet avec le “Real Time Video : Live Social Network” où l’on retrouve Youtube RealTime et maintenant 6Rounds, qui apporte une interactivité supplémentaire à la messagerie vidéo en direct.

La jeune compagnie israélienne 6Rounds tente de réinventer Skype dans une forme beaucoup plus ludique et sociale. Je prends la comparaison de Skype, car c’est le premier exemple qui m’est venu en tête quand j’ai testé 6Rounds. Celui-ci n’a pas (encore) vocation à remplacer le téléphone, contrairement à Skype, mais il donne les prémisses de son remplaçant multimédia qui mettrait la vidéo en son coeur.

6Rounds veut nous faire vivre une expérience en ligne interactive en couplant la messagerie vidéo à des jeux, la consultation de vidéo sur Youtube ou de photos sur Facebook. Ce qui importe, est de partager un bon moment ensemble par l’intermédiaire de son écran d’ordinateur.

Le positionnement de 6Rounds n’est pas encore très clair. Il pourrait être aussi bien être un site de rencontre en ligne de nouvelle génération, qu’un Skype de loisir ou un Facebook vidéo. Ce qui est clair, c’est que 6Rounds détient une technologie intéressante avec une interface assez originale pour trouver une place dans l’univers surchargé des réseaux sociaux.

Si tout se passe bien, 6Rounds devrait se faire racheter par Google, Microsoft, Facebook ou MySpace. Cette fonction de vidéo messagerie serait en effet très bien intégrée dans un réseau social plus large. D’ailleurs, ce scénario ne serait pas pour déplaire aux fondateurs de la compagnie.

PS : Je peux vous faire parvenir une invitation pour tester 6Rounds. J’en ai 10 en banque.. Il vous suffit de laisser un commentaire à la suite de cet article.

Il est intéressant de voir l’évolution des plateformes de discussion vidéo. Alors que Phreadz continu son petit bout de chemin en vendant sa plateforme en marque blanche à des entreprises, Seesmic fait un virage à 180°. Loic Lemeur a récemment décidé de reléguer la vidéo au second plan pour se consacrer au développement de logiciels (Seesmic Desktop et Seesmic On The Go) et services en ligne, dont certains sont encore à définir (Seesmic In The Cloud). La vidéo en ligne n’est définitivement pas un long fleuve tranquille.

Real Time Life: Vie sociale en temps réel

Médias Sociaux

À l’instant où j’écrivais le titre de cet article, Sylvain Carle publiait sur son réseau une information sur les chefs de file de la recherche en temps réel. Une alerte du plug-in Plaxo installé mon Mac me permit de vivre cette nouvelle en même temps qu’un ami qui pouvait être aussi bien à son bureau sur la rue Sainte-Catherine à Montréal, qu’à l’autre bout du monde. C’est ce qu’on appelle la vie sociale en temps réel.

Nous vivons au rythme des alertes. SMS, courriel, Twitter et Facebook sont autant de bips qui ponctuent notre journée. Il y a quasiment quelque chose d’oppressant. Si l’on n’y prend pas garde, on peut se retrouver dans des comportements compulsifs, à ne faire que consulter ce flux d’information et vivre dans l’urgence de ne pas être dans ce temps réel.

Mes amis et clients me demandent régulièrement comment je fais pour travailler alors que je suis toute la journée à publier sur Twitter, Facebook et mon blogue. Je suis obligé de leur expliquer que c’est une organisation et une bonne maîtrise des outils qui me permettent de ne pas me faire déborder et d’éviter la proscratination.

Savez-vous par exemple qu’en un seul clic je peux envoyer 140 caractères à partir de iPhone et qu’ils vont atterrir sur 6 plateformes web en même temps pour toucher prêt de 3 000 personnes. Merci à Ping.fm. Pourtant, cette communication ne m’aura pas pris plus de 60 secondes.

Je rappelle à la curiosité de mes amis qu’il faut un objectif avant de s’aventurer dans les médias sociaux. À titre professionnel, j’utilise les médias sociaux pour à la fois développer la visibilité de mon expertise, et en même temps garder un lien privilégié avec mes différentes communautés.

Enfin, personne ne nous oblige à rester constamment à surveiller le flux d’information qui coule sans arrêt sur Twitter ou Facebook. Comme personne ne nous oblige à regarder la TV 24/24h. Nous pouvons arrêter la dictature du temps réel. L’important est de savoir ce que l’on cherche, et de se dire que l’information sera toujours reprise à un autre moment de la journée.

Guide en 4 étapes pour survivre au Web en temps réel

1. Histoire du temps réel

2. Real Time Life: Vie sociale en temps réel

3. Real Time Search: Moteur de recherche en temps réel

4. Real Time Company: Entreprise en temps réel


Social Media in Plain English

iPhone 3G S : AT&T fait de la vidéo sociale à la place du viral

AT&T et le iPhone 3G SLa sortie du iPhone 3G S et de l’OS 3.0 met en émoi les internautes qui suivent les derniers rebondissements. AT&T, premier opérateur à avoir commercialisé le iPhone d’Apple, vient de publier deux courtes vidéos sur Youtube pour s’adresser à ses clients. Le style efficace et il va droit au but : une information utile expliquée simplement pour annoncer la nouvelle politique de prix sur l’iPhone 3G S.

L’acteur des vidéos de AT&T est tout simplement son porte-parole, Seth Bloom. Il ne ressemble pas un acteur d’une série à la mode, mais a plutôt un style geek avec ses petites lunettes et son air emprunté. Seth a commencé il y a 3 mois une série de vidéos «unboxing». Le principe est simple : une courte vidéo où l’on déballe un tout nouvel appareil électronique. C’est particulièrement apprécié des early adopters qui sont friands de gadgets.

Je réfléchis d’ailleurs à un concept similaire pour Deloitte, un de mes meilleurs clients. Ce serait une vidéo avec un consultant en train de découvrir les comptes financiers d’une nouvelle entreprise. Fascinant, n’est-ce pas ! Comme je ne suis pas sûr de l’idée, il faut que je la valide tout d’abord avec Katheline Jean-Pierre, Directrice Marketing Web pour Deloitte Canada 😉

Parfois, les idées les plus simples sont les plus efficaces. Au lieu de partir dans une série de vidéos virales, souvent coûteuses et dont le succès est incertain, AT&T a préféré miser sur la relation sociale en imbriquant vidéos de conseil sur Youtube, interaction sur Twitter et Facebook.

Si l’envie prend à AT&T de diffuser une vidéo virale, une armée de bons samaritains sur les réseaux sociaux sera déjà prêt à la relayer avec passion, car une relation de confiance existera déjà entre eux. Patience est mère de sagesse, mais aussi d’efficacité !

Facebook username : Est-ce dangereux pour notre vie privée ?

Dans un élan de geekitude total, 500 000 internautes se sont réunis le 13 juin 2009 à minuit pour activer la fonction Facebook username afin de réserver leur adresse personnalisée. De façon très originale, vous pourrez me retrouver sur http://facebook.com/zelaurent. Une fois l’enthousiasme passé, je me suis demandé pourquoi Facebook a attendu 5 ans pour offrir un vanity URL. Est-ce vraiment une bonne chose ?

Avez-vous un Facebook ?

Facebook username est vue comme une petite révolution pour les 200 millions d’utilisateurs du plus important des réseaux sociaux au monde. Pourtant, Twitter, MySpace et même Linkedin proposent cette fonction depuis longtemps.

Auparavant, je pensais que Facebook allait commercialiser les adresses personnalisées. Je voyais ainsi une lueur d’espoir dans le modèle d’affaires de Facebook. C’est d’ailleurs ce type de revenus premium que l’on suppose également pour Twitter. Vraisemblablement, ils préfèrent pour l’instant ans tenir à uniquement des services gratuits.

À l’origine, Facebook se voulait un réseau social exclusif. Seuls les étudiants des plus grandes universités américaines y avaient accès. Le site s’est ensuite doucement ouvert aux salariés de grandes entreprises, puis bien en septembre 2006 au grand public. L’idée originale était donc d’avoir un endroit fermé et pratique pour réseauter avec ses proches.

Facebook est-il encore un réseau pour les “amis” ?

De fil en aiguille, la frontière entre relations personnelles et professionnelles est devenue de plus en plus floue sur Facebook. Dans le même, voyant monter la popularité de Facebook, le site de réseautage professionnel Linkedin ajouta des fonctions interactives comme celle de son nouveau concurrent. Au final, je trouve qu’il est devenu difficile de faire la différence entre les formes de réseautage offert par l’un et par l’autre. Personnellement, j’utilise Facebook majoritairement pour une visibilité professionnelle. Je suis également heureux de garder contact avec mes proches.

En transformant les adresses des profils de facebook.com/profile.php?id=9341452246 en facebook.com/mon.nom, Facebook fait bien plus qu’offrir un service pratique pour retrouver ses amis. Facebook propulse surtout ses membres dans une visibilité publique bien plus large. Tranquillement, Facebook diffuse sur le Web la plus importante et la plus riche base de données d’internautes.

Et la vie privée dans tout ça ?

La protection de la vie privée est justement ce qui a fat le plus de vague autour de la montée en puissance de Facebook. Cette fonction d’adresse Internet personnalisée devrait relancer le débat sur la protection de son identité numérique.

En attendant de voir où Facebook nous mène, je renouvelle mon conseil de passer 10 minutes dans les paramètres Facebook pour bien délimiter ce que vous souhaitez ou non rendre public, tant auprès de vos contacts Facebook que du grand public.

Médias Sociaux : Attention aux dangers de sécurité !

Prison

Invité la semaine dernière par le Réseau ACTION TI, le premier regroupement des acteurs des technologies du Québec, j’ai donné une conférence sur l’identité numérique face aux réseaux sociaux. Dans ma première partie, je me suis intéressé tout particulièrement aux problèmes de sécurités entourant les médias sociaux.

Tout d’abord, je dois remercier Renée Grondin, Directrice des services informatiques du Réseau immobilier La Capitale et Vice-Présidente du Réseau ACTION TI de Laval-Laurentides-Lanaudière, pour m’avoir fait confiance et permis de m’exprimer sur ce sujet.

Je dois également remercier Katheline Jean-Pierre, Directrice e-Marketing chez Deloitte Canada et qui se trouve être l’une de mes meilleures clientes. Dans le cadre de cette conférence pour le Réseau ACTION TI, Katheline m’a accompagné et a présenté l’étude de cas sur l’opération social media que nous avons monté ensemble en janvier autour des prédictions TMT de Deloitte.

Les risques des médias sociaux

Après avoir fait un tour d’horizon des différentes catégories de médias sociaux et de leurs usages, autant en entreprises qu’à la maison, j’ai souligné les risques inhérents à ces nouveaux modes de communications.

L’une des premières constatations est que l’internaute moyen livre énormément d’information sans s’en rendre compte. Les entreprises ont le même manque de vision quand à leur présence en ligne et à l’impact que ça pourrait avoir sur leur activité. Au mieux, les compagnies font attention aux informations qu’elles diffusent sur leur site Web. Pour la majorité, elles ne vont pas voir ce qui se dit sur elle ailleurs, que ce soit dans les médias en ligne ou sur les réseaux sociaux.

Les responsables d’entreprises et directeur informatique doivent prendre conscience que l’internaute à la maison ou au travail est le même. Les salariés souhaitent consulter leur compte Facebook au travail et visionner des vidéos Youtube pendant l’heure de pause. Leur activité en ligne peut -être à risque. Surtout quand on sait que 41 % des utilisateurs de Facebook sont prêts à révéler des informations personnelles sans contrôler d’où provient la demande.

Les réseaux sociaux au service du social engineering

La branche affaires de l’opérateur télécom Orange anime une WebTV à destination des professionnels. L’épisode nommé «Le social Engineering et les réseaux sociaux dans la vie privée» démontre la facilité à détourner un compte à partir d’informations personnelles diffusées sur plusieurs médias sociaux. Dans cet exemple, il s’agit de Copains d’avant et de Facebook.


Je vous recommande fortement d’aller visionner les autres vidéos diffusées sur Orange business TV. Malheureusement, il n’est pas possible de faire un lien direct vers chacune de ces vidéos. Je peux juste vous indiquer qu’elles ont été publiées le 17 mas 2009 (page 8).

Les bonnes pratiques de sécurité

L’entreprise peut avoir deux types de réactions face à ces risques. Soit elle bannir l’Internet et interdit à ses employés d’utiliser les médias sociaux. Soit, de façon plus pragmatique, elle décide de mettre en place un plan de formation pour accompagner ses salariés et les aider à mieux appréhender ces outils de communication.

Voici quelques bonnes pratiques à mettre en place :

  • Réaliser une veille son identité numérique et sur celle de sa compagnie
  • Avoir des courriels différents pour le travail, les échanges personnels, voir l’inscription à des sites tiers
  • Vérifier à qui on se connecte sur les réseaux sociaux
  • Séparer vie personnelle et vie professionnelle. Facebook pour l’un et Linkedin pour l’autre. J’avoue que c’est la partie la plus difficile, car la séparation n’est pas si évidente
  • Ne jamais utiliser d’informations personnelles pour protéger un compte de courriel ou de réseau social.

Maintenant que vous êtes bien armé, vous pouvez profiter avec allégresse de votre nouvelle vie numérique. Si vous avez d’autres conseils pour se protéger sur le Web, merci de les partager.