Pourquoi encore bloguer en 2012 ?

Cette question, je vous la pose et en même temps je me la pose. Comme le souligne Bruno Guglielminetti, la mort du blogue est souvent annoncée, à l’image d’un marronnier qui fleurit chaque printemps. Attaqué par Facebook, Twitter et maintenant Google+, le blogue se retranche et parfois s’oublie. C’est un peu un mea culpa que je fais pour avoir délaissé si longtemps mon blogue — trois longs mois.

Hier, Hugh MacLeod a publié un article sur la mort du blogue, qui reprenait lui-même un article de Jeremiah Owyang publié la veille « End of an Era: The Golden Age of Tech Blogging is Over ». Les blogueurs sont comme ça. Ils aiment se reprendre l’un l’autre pour créer un tout plus grand.

On publie, on ne discute plus!

Je retiens deux tendances — pas vraiment nouvelles. Tout d’abord, le blogue n’est plus le lieu de la discussion. Twitter et Facebook ont remplacé l’espace commentaire des blogues.

J’ai toujours aimé recevoir des commentaires à la suite de mes articles. L’objectif n’est pas de recevoir des lauriers, mais plus de déclencher une réflexion et la voir grandir au fur et à mesure des contributions. Les choses changent. Aujoud’hui, une photo publiée sur Instagram, Pinterest ou Tumblr avec un titre de quatre mots attire plus l’attention qu’un article de 3000 caractères.

Une affaire de professionnels

Ensuite, le blogue s’est professionnalisé. Les blogueurs sont courtisés par les médias qui mettent maintenant quelques $$$ sur le clavier afin de les publier. Dans le même temps, Arianna crée un empire médiatique autour de la contribution bénévole — comprendre non rémunérée — de blogueurs et vedettes de tout bord au profit du Huffington Post. Le sujet a fait couler beaucoup d’encre numérique au Québec et je ne saurais dire si c’est une bonne chose pour les blogues et pour les médias.

Si je fais le point sur mon année 2011 de blogueur, j’ai publié 17 articles en français et 4 en anglais sur ZeLaurent.com, 28 articles sur le blogue de Seevibes — tous traduit en français/anglais, et 4 articles sur Infopresse — pour le compte de Seevibes. Pour moi, le blogue reste clairement un outil marketing incontournable, tout autant qu’un support pour structurer et enrichir ma réflexion sur des sujets qui me tiennent à coeur: télévision sociale, vidéo et marketing en ligne.

En 2012, le blogue n’aura jamais eu autant de pertinence. Il doit juste s’intégrer dans une palette de médias sociaux de plus en plus large. En terme de retour sur investissement, je vous mets au défi de trouver un outil marketing qui apporte autant — référencement, notoriété, crédibilité… fun!

Je vous souhaite d’avoir autant de plaisir que moi à bloguer et j’en profite pour vous envoyer mes meilleurs voeux numériques et terrestres pour la nouvelle année.

Le savoir faire vaut plus qu’une idée dans les médias sociaux

14 Blocks est une idée simple et pourtant tellement pratique : connaître les heures auxquelles nos followers sont le plus présents sur Twitter pour que nos messages aient le plus d’impact.

Seule une personne active dans les réseaux sociaux comme Felipe Coimbra peut avoir une telle idée, car il comprend les mécanismes qui se cachent derrière ce moyen de communication. Je vous invite à jeter un coup d’oeil aux autres excellents services qu’il propose avec 63 Suqares.

Il ne s’agit pas simplement de connaître la technologie, il faut aussi savoir quels mécanismes poussent le public à commenter et partager sur les réseaux sociaux.

Le commentaire vaut pour les annonceurs qui recherchent à tout pris à exciter leur public en ligne. La difficulté pour ces derniers est qu’un yaourt est souvent moins excitant qu’un match des Canadiens ou qu’une émission d’Oprah. C’est ce qui explique que les marques continuent à s’associer à de grands rendez-vous de divertissement télévisuels.

Emmanuel, le roi du ROI des réseaux sociaux

Aujourd’hui, je dois saluer une autre bonne idée et le savoir-faire d’Emmanuel Chila, auteur du blogue le ROI des réseaux sociaux. Lors de son passage au Québec en 2010, Emmanuel a pris le temps de rencontrer les acteurs du Web locaux pour réaliser des entrevues vidéo. J’ai eu le plaisir de me prêter au jeu en prenant un café au Marché Maisonneuve.

J’apprécie d’autant plus la démarche d’Emmanuel, que j’ai fait mes premiers pas au Québec de cette même manière. En 2007/2008, j’ai réalisé une série de capsules vidéo avec les blogueurs qui arpentaient le Yulblog. Grâce à ces rencontres, j’ai gagné de belles amitiés et une meilleure compréhension de la blogosphère que l’on nomme aujourd’hui plus largement les médias sociaux.



Le Web ne campe pas sur ses acquis à Montréal

Webcamp Montreal

Après une journée d’échange et de réflexion au Webcamp Montréal, le off du Webcom, je vous confirme que les acteurs Web québécois ne restent pas assis sur leur acquis. Les experts de l’internet sous toutes ses formes (développement, marketing, design, etc.) fourmillent d’idée pour accompagner autant les compagnies que les responsables politiques dans la Révolution non-tranquille du numérique.

Je remercie Christian Aubry de m’avoir ouvert un espace sur la diffusion en direct du Webcom. Cette discussion avec mon ami de vidéo m’a permis de souligner les différents sujets que nous avons abordés avec beaucoup d’énergie au Webcamp.

Je dois également souligner le formidable travail d’animation de Martin Lessard et Sébastien Paquet durant cette journée de Webcamp. Le rythme et l’ambiance étaient excellents.