Contenu de m… généré par l’utilisateur

De plus en plus de compagnies demandent à leurs clients/consommateurs de prendre part à leur communication, allant jusqu’à leur demander de trouver le nom du produit et de réaliser la vidéo pour le promouvoir.

Existe-t-il une limite à faire appel au contenu généré par l’utilisateur (User Generated Content – UGC)? Les médias doivent-ils emboîter le pas pour laisser les spectateurs prendre les rênes des rédactions d’information? J’ai tenté de répondre à la question lors de ma dernière chronique au Canal Argent.

UGC: Le marketing n’a rien inventé !

Premier constat, les gens détournent déjà les marques. Il n’y a qu’à prendre l’exemple de la vodka Absolut, d’Adidas ou le célébrissime vidéo de Tigers Woods qui discute d’outre-tombe avec son père.

Les internautes ont appris à devenir leur propre média, aider par la facilité d’accès des outils de publication, comme WordPress, et des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou MySpace. Ils ont souvent l’avantage d’être influents sur certaines niches de marché.

L’idée de génie des démons du marketing – dont j’assume faire partie – est de reprendre à leur compte la créativité des consommateurs au profit des marques. De là est né le contenu généré par l’utilisateur au service de la publicité. Vous pouvez demander à Loic Lemeur ce qu’il en pense.

Doritos est l’un des experts pour initier des concours UGC. La compagnie américaine l’a fait lors du Super Bowl et au Canada pour le Doritos Guru, qui offrait au consommateur de déterminer la saveur du prochain produit.

L’information coûte cher, pourquoi ne pas la faire produire par les spectateurs?

Ça a l’air si facile de faire faire le travail par les consommateurs que les médias s’y mettent. Radio Canada a par exemple invité 32 personnes à bloguer pour la Coupe du Monde de soccer 2010, chacun représentant un pays. Ils leur manquent pour l’instant le Japon et la Corée. Le CRTC vient également d’approuver la chaîne Génération V, dont le contenu sera généré entièrement par les utilisateurs.

Je pense sérieusement que nous avons atteint une limite de l’exploitation du contenu généré gratuitement par l’utilisateur. Comme pour le concours vidéo de Sorel-Tracy<>, il devient nécessaire de compenser le travail qui se fait au profit d’une marque ou d’un organisme. Sinon, j’appelle ça du bénévolat, et je préfère le faire avec Île sans fil.

La pire job au monde est en Suisse

Je vous ai déjà parlé de la meilleure job au monde en Nouvelle-Zélande, et de la meilleur job d’été au Québec. Aujourd’hui, je vais faire la promotion de la pire job au monde en Suisse. Imaginez un travail de designer Web mal payé, des heures à n’en plus finir, le tout dans un environnement détestable. C’est exactement ce que vous propose Numero10!

Félicitations à l’agence qui a pris la vague à contre-pied. Ça permet de ne pas être “has been” en utilisant un concept usé jusqu’à l’os. J’espère qu’ils présenteront l’heureux gagnant dans son environnement de travail… chaînes accrochées au cou 😉

(Via You to You)

Au secours, mon agence de pub a perdu le sans fil

Au secours, mon agence de pub a perdu le sans fil

Quand on fait du marketing Internet, c’est bon d’aller voir au-delà de l’écran de son ordinateur. Après vérification, il semble que la majorité des agences de publicité au Canada soient passées à côté du mobile. Preuve à l’appui, voici le visage de ces agences qui ont perdu le sans fil de la communication.

Ça sert à quoi un mobile?

Si le Web est le parent pauvre des agences de publicité, le mobile est carrément au niveau de la misère. Demandez à réaliser une campagne média pour votre compagnie, et vous aurez une belle pub à la TV, radio, presse et sur les panneaux qui polluent le bord de nos routes.

Certains chiffrent font mal: 1,4 milliard de téléviseurs à travers la planète pour 4 milliards de téléphones cellulaires. Est-ce à dire que le mobile reçoit 3 fois plus d’investissement publicitaire que la télévision?

La consultation Internet sur mobile est grandissante grâce à des téléphones qui deviennent intelligents. L’Internet mobile représente 2,7 heures par jour aux États-Unis. En 2009, 25% des cellulaires étaient des smartphones, en 2010 ils représenteront une vente sur deux. iPhone ou Android, tout le monde s’y met, même Motorola et sa vingtaine de nouveaux téléphones cellulaires intelligents.

Comme il était inconcevable de ne pas avoir de présence Web dans les années 2000, être absent du mobile en 2010 devient quasiment suicidaire. Sans même parler d’application iPhone, les compagnies, et leurs agences, doivent prendre conscience qu’ils font de l’Internet, et par conséquent s’adapter à l’ensemble des écrans : ordinateur, mobile et bientôt TV.

Le talon d’Achille des branchés de la pub

Pour l’exercice, j’ai navigué avec mon iPhone sur 31 sites Web d’agences de publicité au Canada, certaines sont affiliées. Sur la page d’accueil, j’ai simplement fait une capture d’écran pour rendre compte de l’accessibilité mobile de ces compagnies. J’ai ensuite envoyé ces images sur mon compte Flickr dans mon dossier «Mobile Agence Pub Canada».

Quand j’ai diffusé il y a 2 semaines la première capture d’écran pour témoigner de ma découverte, l’ami Jean Julien s’est ému que j’en parle tout haut, comme si s’était un sujet tabou. En l’occurrence, SidLee n’était pas spécialement visé, puisque nombre de ses concurrents en sont au même point.

Je ne trouve pas si choquant qu’une agence de pub ne comprenne rien au mobile. On ne peut pas être bon partout. C’est pour cette raison que j’aime à travailler avec les meilleurs pour mes projets. Par exemple, il m’a paru évident de faire réaliser mon blogue par Laurent Lasalle et de référencer Sylvain Grand’Maison pour la production de podcast audio pour Deloitte.

Les bons points et les bonnets d’âne

Agence Touché!PHD en Web Mobile: Excellent!
Les BONS points reviennent à Touché ! PHD et Nurun qui offrent une version complète de leur site pour mobile. Pour la première agence, j’ai reconnu le plugin WPTouch pour WordPress qui facilite grandement la tâche. Nurun y est allé sur un développement plus personnel.

La deuxième catégorie est composée des agences qui offrent une alternative HTML à leur animation d’accueil en Flash, ou tout simplement un site entièrement en HTML. La plus réussie est sans conteste celle d’Ogilvy. Sur iPhone, on retrouve les mêmes effets que sur la version Flash. Je me demande même ce qu’apporte de plus le Flash dans ce cas précis. Cloudraker et Provokat se distinguent également par un site assez agréable à consulter sur son smartphone.

Les BONS derniers du classement sont toutes ces agences de pub qui ADORENT le Flash. À tel point qu’elles sont prêtent à s’aliéner une partie conséquente des internautes. Je préfère ne pas donner de noms pour vous laisser le plaisir de les découvrir par vous-même.

Google fait un Ad Blitz sur les publicités du Super Bowl 2010

Ad Blitz: Google accapare la publicité du Super Bowl 2010

Alors que 7 Américains sur 10 seront être devant leur écran de télévision ce soir pour regarder le Super Bowl 2010, les annonceurs se battent à coup de millions de dollars pour pousser leur publicité pendant quelques secondes. Google en profite pour faire sa première apparition au Super Bowl afin de promouvoir Ad Blitz, la plateforme publicitaire de Youtube créée spécialement pour l’événement sportif.

À la fin du match de football, le public est invité à se rendre sur youtube.com/adblitz pour voter pour la meilleure publicité du Super Bowl 2010. La vidéo qui recueillera le plus de votes sera promue gratuitement sur la page d’accueil de Youtube la journée du 18 février 2010.

La grande surprise vient de Google qui apparaît pour la première fois dans un 30 secondes au Super Bowl (Merci Éric Schmidt pour l’info). Derrière Ad Blitz, le géant de Mountain View cherche à promouvoir Youtube comme plateforme publicitaire de référence. Google souhaite que les annonceurs développent le réflexe pub TV + Youtube.

Si toutes les annonces diffusées pendant le Super Bowl sont présentées sur Ad Blitz, Kia a payé le prix fort pour avoir une place de choix pour le millésime 2010 de sa Sorento. Les millions d’Américains qui vont se précipiter sur Youtube devraient donner raison à Kia. L’objectif pour Google est d’amener l’eau à la bouche aux Bud Light, Coca Cola, Doritos et autres marques présentes au Super Bowl.

En attendant de savoir qui aura reçu le plus de votes au Ad Blitz, je peux dors et déjà vous apprendre que Google sera le grand gagnant de ce match !

The Fun Theory: VW recycle la vidéo virale

The Fun Theory: VW recycle la vidéo virales

Je vois défiler tellement de vidéos sur le Net que ça fait du bien de découvrir un concept créatif positif et intelligent. Mission réussie pour The Fun Theory de Volkswagen, un concours pour recycler l’environnement urbain et changer les comportements.

The Fun Theory, c’est un escalier qui se transforme en piano, une poubelle en puits infini et un recycleur de bouteille en jeu vidéo. Trois vidéos présentant ce concept ont été publiés sur Youtube par l’agence DDB Stockholm, pour le compte de Volkswagen Suède.

Sur le site TheFunTheory.com (anglais), ou sa version suédoise Rolighetsteorin.se, vous avez jusqu’au 15 novembre pour participer au concours. Trouvez une idée pour faire changer positivement les comportements, envoyez-la en vidéo et vous pourrez gagner 2 500 $ et le plaisir de voir votre vidéo diffusé.

J’aime le message sous-entendu : « On peut faire un geste pour l’environnement en s’amusant… on peut donc conduire une voiture écolo en aillant du plaisir ». Cette campagne est d’ailleurs là pour préparer la venue d’un site Web qui va présenter les nouvelles automobiles et technologies vertes du constructeur allemand.

Pour précision, je possède une Volkswagen Jetta TDI, certainement une des voitures les moins polluantes à l’ouest de l’Atlantique. Je me sens donc tout particulièrement concerné par cette campagne de communication. Les arguments font mouche quand ils vont chercher mon cerveau pour toucher mon coeur.

Je ne suis pas sûr qu’une telle campagne puisse se faire en Amérique du Nord, où le message cible le cerveau ou le coeur, mais uniquement pour atteindre le portefeuille. Money, Money, Money!

OnNousPrendPourDesCons.TV

OnNousPrendPourDesCons.TV

On nous prend pour des cons” est ce que je me suis dit en voyant la campagne de pression engagée par les fournisseurs de services de télévision par câble et par satellite canadiens. À coup de spot publicitaire TV, de site Web, Twitter et de Facebook, Bell, Cogeco, EastLink, Telus et Rogers veulent que les consommateurs défendent LEURS intérêts.

L’histoire commence par une décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications du Canada (CRTC), qui veut imposer une taxe de 10 $ par abonné aux fournisseurs de télévision par câble et par satellite, que ces derniers contestent. L’objectif est d’aider les chaînes locales à financer la production de contenu. Rappelons que sans ce fameux contenu, il n’y aurait pas grand monde pour s’abonner au forfait TV $$$ de Bell et compagnie.

Pour soutenir leur cause, les chaînes de TV canadienne ont créé le site Web LocalTVMatters.ca, et Dave Carroll, l’auteur de succès interplanétaire United Breaks Guitars, s’est prêté au jeu avec une nouvelle chanson “The cable song”.

Un dangereux succès des médias sociaux

Avec 742 followers sur Twitter, 48 734 admirateurs sur Facebook et des milliers de commentaires, on peut dire que StopTheTVTax.ca, la propagande sur les médias sociaux des opérateurs de câble et satellite, va bon train.

À y regarder de plus prêt, on se rend conte qu’il s’agit uniquement d’une campagne de dénigrement, digne des élections américaines de ces dernières années, dans laquelle la population canadienne est entraînée à son insu. L’argumentaire est tout aussi démagogique et n’amène aucune réflexion intelligente sur le fond de la question, celle de la valeur du contenu.

L’idée est de défendre le contenu “Made in Canada sur les réseaux de télévision. Pour être un peu plus crédibles dans ce combat, les fournisseurs de services de télévision devraient commencer à héberger leur site au pays, au lieu d’aller aux États-Unis.

Autant je peux comprendre que la population s’est habituée au “free for all” sur le Web, et qu’elle a du mal à comprendre que la production de contenu doit être rémunérée. Autant, il est inconcevable que les fournisseurs de service de télévision par câble et par satellite, qui font plus de 3 milliards dollars de bénéfices par an, nous fassent la leçon sur la répartition financière pour les télévisions locales.

Le respect est une valeur primordiale des médias sociaux

Les médias sociaux permettent l’échange, la discussion et l’implication. Dans ce cas, il s’agit uniquement de manipuler l’opinion pour faire tomber une décision prise par le CRTC, une institution publique qui est normalement là pour défendre les intérêts des citoyens du Canada.

Lors du Webcamp Montréal de cette semaine, nous avons abordé le rôle et les responsabilités que nous avons en tant qu’acteurs et parfois influenceurs du Web et des médias sociaux. Cet espace de communication ne pourra être bénéfique à long terme aux compagnies que si elles s’y aventurent avec ouverture et respect.

J’ai peur qu’une telle guerre en ligne – les houleuses conversations sur Facebook/Twitter sont là pour en témoigner – n’handicape ces compagnies dans leurs démarches Web futures. La toile a une mémoire quasi immuable, qu’un nouveau design de site ou une belle campagne en ligne ne saurait effacer. Je peux vous assurer que les traces de ces affrontements seront encore longtemps visibles dans les résultats des moteurs de recherches, qui sont les principales sources d’information des internautes/consommateurs.

Pour aller plus loin sur le sujet