40 000 $ pour la meilleure job d’été au monde… à Sorel-Tracy

Je réveille la vidéo du dimanche pour donner un coup de main à un petit jeune qui débute dans le métier. Dominic Arpin est le porte-parole du concours “La meilleure job d’été au monde” pour promouvoir la région de Sorel-Tracy. Dans une vidéo fort bien réalisée, l’ami Dominic pancarte le Québec pour récupérer le maximum de candidature au concours. Il reçoit l’aide du chanteur Norman l’Amour qui pour l’occasion revoit l’un de ses tubes au profit de Sorel-Tracy. Immanquable!

Si ce concours vous rappelle quelque chose, c’est qu’il est inspiré de “The Best Job In The World”, initié par un office de tourisme australien. Tourisme Montréal n’est pas en reste avec l’embauche de 5 blogueurs vidéo qui couvrent les principales thématiques de la vie de la grande métropole québécoise. J’en parlais l’année dernière lors de ma conférence sur la vidéo Internet et le marketing du tourisme.

Le blogue Trente se demande s’il s’agit de concurrence ou d’opportunité pour les journalistes. Je rassure toute de la suite la profession, à mon humble avis, il s’agit plus de publirédactionnel que de véritable journalisme. D’ailleurs, le concours parle de “reporteur blogueur” et non de “journaliste blogueur”. La différence à son importance à une époque où certains professionnels de l’information voient d’un mauvais oeil le développement d’une alternative citoyenne.

Si j’étais un étudiant à la recherche d’une bonne expérience professionnelle, je me précipiterais sur “La meilleure job d’été au monde”. C’est quand même plus épanouissant que de rester devant la TV à regarder Wipeout, et plus agréable que de servir des frites chez McBurger. Au fait, il y a 40 000 $ à gagner 😉

Réalité hyper-augmentée: Le touriste du futur est là !

Comme dans un film de Steven Spielberg, il devient parfois difficile de décrire cette nouvelle réalité qu’expriment les écrans qui nous entourent. Nous avons créé le terme de réalité augmenté pour lui donner un sens. Cette superbe vidéo d’un étudiant japonais nous fait prendre conscience que cette réalité hyper-augmentée n’est peut-être pas si futuriste.

Je m’intéresse depuis plusieurs moi aux applications de la réalité augmentée, cet art nouveau qui mêle mobilité, univers virtuel et interaction avec son environnement. Dans ses articles, l’ami Martin Lessard a bien synthétisé les différentes tendances sur le sujet.

J’avoue regarder avec attention du côté touristique, pour étudier quelles seraient les meilleures pratiques pour valoriser un lieu, une ville ou même une région à travers une application de réalité augmentée. Pour les commerces, Google veut jouer les “facilitateurs” avec des icônes que l’on poserait sur sa vitrine pour déclencher un lien vers une publicité. Mais, ça pourrait être tout aussi bien une animation avec cette même vitrine.

En parlant de Vitrine, celle de Montréal joue avec son environnement à travers le Mur Lumières qui varie au grès des passages. Il ne manque pas grand-chose pour créer un urbanisme augmenté. Il faut de nouveau se promener du côté du Soleil Levant pour découvrir que de tels projets sont déjà une réalité.

Stratégie : Les blogues font le succès de la vidéo virale

Tubemogul InPlayTubemogul vient de publier une étude sur l’origine du trafic des vidéos en ligne. Grâce à son nouveau service de statistique vidéo “TubeMogul InPlay”, le site de diffusion multiplaterome a identifié comment les internautes découvraient la vidéo sur le Web. Si les médias sociaux ont une place prédominante, les blogues battent tous les records.

Si Tubemogul publie cette étude (via Marie-Catherine), réalisée sur plus de 35 M de vidéos à travers 6 plateformes de partage et sur une période de deux mois, c’est principalement pour faire la promotion de son nouveau service de statistique TubeMogul InPlay (ancien Illumenix), concurrent de Youtube Insight.

Deux grandes tendances de la vidéo virale :

* 43,15 % des vidéos sont regardés directement sur les sites de partages (Youtube, Dailymotion et Co.)
* 80,88 % des vidéos regardés à l’extérieur des plateformes de partage proviennent de blogues

Top 20 des sites de références de la vidéo en ligne :

Site Part de marché
Google 7.19%
Yahoo 2.12%
Facebook 1.93%
MySpace 1.55%
Digg 1.49%
Stumbleupon 1.13%
MSN / Live 0.92%
Blogspot 0.78%
AOL 0.43%
Reddit 0.29%
Truveo 0.22%
Flurl 0.21%
Blinkx 0.19%
Ask 0.19%
Comcast 0.16%
Twitter 0.15%
WordPress 0.15%
CNN 0.12%
Wikipedia 0.11%
OVGuide 0.06%

Découverte des vidéos par catégorie :

* Blogues : 80,88 %
* Moteur de recherche : 11,18 %
* Réseau Sociaux : 3,66 %
* Social bookmarking : 3,19 %
* Moteur de recherche vidéo : 0,63 %
* Email / Messagerie instantanée : 0,05 %

En conclusion, si le référencement des vidéos sur les médias sociaux est utile, c’est clairement les blogues qui se rendent indispensables. Dans une stratégie de diffusion virale de vidéos, les blogues doivent bénéficier d’une attention toute particulière.

Au niveau de la stratégie, une approche individuelle des blogues aura plus d’impact que les communiqués de presse anonyme en PDF que je reçois régulièrement. L’analyse des influenceurs de chaque secteur est cependant un préalable. Le succès de l’opération tiendra dans la coordination rigoureuse de contenus pertinents, d’un ciblage serré et d’une approche personnalisée.

Youtube gagne de l’argent grâce à iTunes et Amazon

Youtube gagne de l'argent grâce à iTunes et AmazonAprès avoir déboursé 1,6 Md de dollars pour acquérir Youtube, Google est toujours à la recherche d’un moyen pour gagner de l’argent avec cette plateforme massive de partage vidéo. C’est peut-être les revenus publicitaires offerts par Amazon et l’iTunes Store d’Apple qui vont enfin permettre à Youtube d’être une machine à cash.

Google vient d’annoncer un accord avec Amazon et Apple pour afficher des liens d’achat direct à côté de chaque vidéo diffusée sur Youtube. Les chansons d’EMI Music et les jeux vidéo Electronic Arts sont les premiers produits mis en avant sur Youtube. Aujourd’hui limités aux États-Unis, ces “YouTube Adds Click-to-Buy Links” devraient se généraliser à l’international avec la signature de nouveaux partenariats.

Alors qu’une grande partie du catalogue des vidéos de Youtube enfreint les droits d’auteurs, avec des copies illégales de films, séries TV…  ce serait assez ironique de retrouver juste à côté un lien pour acheter la version DVD ou Blue-Ray du même produit. Finalement, ce serait surtout un bon coup de la part des producteurs qui profiteraient d’une plateforme de promotion qui ne leur coute rien.

Depuis 3 ans, je conseille à qui veut bien l’entendre d’utiliser la vidéo sur le Web pour faire la promotion de son entreprise ou de ses produits. L’adoption de cet outil marketing se fait lentement, mais surement. En apportant les produits sur son site, Youtube renverse la problématique et devient une place de marché où le premier argument de vente est la vidéo. Ebay devrait peut-être se faire du souci.

Megaplex sur le Web : Les Humanoïdes Associés inventent la VidéoBD

La maison d’édition Les Humanoïdes Associés met un pied dans la vidéo sur Internet avec le lancement de la bande dessinée Megaplex en version semi-animée et sonorisée. La « VidéoBD » est née ! Et quoi de plus logique que de lancer un nouveau concept à partir d’une histoire de science-fiction ?

Où sont passés mes Astérix, Tintin, Lucky Luke et autres Tuniques bleues ? Il y a longtemps que j’ai cessé la lecture de planches de dessins. Ce n’est pas par manque d’intérêt, remarquez, mais plutôt par absence d’interactivité. Le “bling bling” d’Internet est devenu bien plus attrayant pour moi.

En inaugurant la VidéoBD, la bande de Moebuis vient piquer ma curiosité. Il n’en fallait pas plus pour que je dévore les 3 épisodes du premier tome de Mégaplex mis en ligne ces dernières semaines. Le style toxico-punk des années 80 m’a rappelé de bons souvenirs. C’est sûr qu’on est loin des comics états-uniens ou des mangas du Soleil Levant. Pour faire une référence contemporaine, je dirais que l’histoire se rapproche plutôt de Matrix.

Créée pour soutenir la sortie du tome III de Megaplex, l’initiative des Humanoïdes Associés est doublement remarquable. Tout d’abord, elle est courageuse et répond positivement au piratage des oeuvres sur le Net. La numérique aidant, la bande dessinée est en effet victime de diffusion illégale de copies. La maison d’édition fait également preuve d’ouverture en proposant la vidéo sous 3 formats différents : Flash pour le Web, MP4 en 480×320 pour l’iPhone/iPod et en 432×320 pour les appareils WindowsMobile.

Ces extraits vidéo d’une bande dessinée ne remplaceront pas la lecture d’un livre avec de belles illustrations. Par contre, ils m’ont personnellement redonné le goût de feuilleter du vrai papier. Même si la vidéo n’est pas la panacée, utilisée intelligemment, la Web vidéo reste un puissant outil de promotion.

Megaplex sur le Web : Les Humanoïdes Associés inventent la VidéoBD

Screencast : capture vidéo pour la formation, démonstration et promotion

De la capture vidéo de bugs à l’utilisation comme outils de formation en entreprise, le screencast prend de plus en plus de place sur le Web.

Histore d’une capture vidéo

Un screencast consiste à enregistrer en vidéo un écran d’ordinateur, avec la plupart du temps une narration audio. Si de telles captures vidéo existent depuis près de quinze ans, le terme de screencast est apparu récemment (2004) à l’initiative de Jon Udel, qui était à la recherche d’un nom générique pour cette pratique. Dans un article de novembre 2005, O’Reilly décrit avec précision ce qu’est un screencast.

Les amateurs de screencast

Le screencast a plusieurs usages bien utiles. L’un des premiers fut dans le domaine de l’apprentissage. Des amateurs ont commencé à développer des tutoriels informatiques pour l’utilisation de logiciels aussi basique que Windows, Word, Excel, etc. Dans d’autres cas, le screencast a aussi servi à démontrer par l’exemple l'<a href="http://www.macosx86.net/medias/app/screencast/small/bugiph07.mov” title=”screencast : Bug iPhoto” target=”_blank”>existence de bugs dans des logiciels.

Ces dernières années, les screencast se sont popularisés dans le domaine des tests de nouveaux sites Web2. Les blogueurs sont les premiers à avoir tiré parti de cet outil pour dévoiler les secrets de services souvent lancés en version bêta sur la toile. Les internautes découvrent ainsi la face cachée de produits qu’ils ne pourront utiliser parfois que plusieurs semaines, voir plusieurs mois après.

Il existe une foultitude de logiciels gratuits et payants pour réaliser des screencast. Dans la catégorie logiciel libre, nous retrouvons l’excellente CamStudio, alors que pour 260 € vous pouvez vous offrir le logiciel professionnel Camtasia Studio. L’un comme l’autre vous donneront des films au format AVI que vous pourrez transformer au format Flash. Ce dernier est recommandé pour la diffusion sur Internet. Vous retrouverez une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_logiciels_de_screencasting” title=”Liste de logiciels de screencasting – Wikipédia” target=”_blank”>liste complète de ces outils sur Wikipédia.

La professionnalisation du secteur

Les créateurs de screencast gratuits sont poussés par différentes motivations. La première peut être le simple altruisme et le plaisir de partager sa connaissance. Majoritairement, il s’agit de démontrer une expertise et de mettre en avant d’autres services, qui eux sont bel et bien payants.

Aujourd’hui un marché s’est développé autour de la vente sur Internet de vidéos de formation. Des sociétés comme Emob ont décidé de s’attaquer à une cible grand public en offrant des vidéos à partir de 1,50$. Ce site de formation à l’informatique et à la création numérique concentre son offre autour des produits populaires de la famille Microsoft et Adobe. Les vidéos sont vendus au visionnement (48h00) et au téléchargement.

Des screencast pour l’entreprise ?

L’utilisation de screencast pour la formation (elearning) peut aller encore plus loin. En interne, une entreprise peut mettre des vidéos à disposition de son personnel pour la manipulation de logiciels maison, que ce soit dans le domaine de la comptabilité, du marketing ou des ventes. Les salariés peuvent consulter ces vidéos et s’auto-former quand ils le souhaitent et, ainsi, gérer eux-mêmes leur agenda.

D’un point de vue plus Web marketing, le screencast est un élément incontournable de buzz. Scénarisées et propagées convenablement, des vidéos de démonstration d’un nouveau logiciel ou service Web imminent peuvent susciter l’intérêt d’éventuels clients/utilisateurs. Couplées à une diffusion sur des plateformes de partage de vidéos (Youtube, Dailymotion et compagnie), ces présentations pourront faire le tour du Web en peu de temps.

Si vous êtes chanceux (ou malin) comme Google, vous verrez des screencast développés par des blogueurs, qui se chargeront de faire la promotion de vos produits à votre place. Voici un exemple, avec une vidéo sur Google Tableur réalisé par Benoit Descary.

Dailymotion blogged video