CNN.com : +Clair +Vidéo +Collaboratif +Payant

CNN inaugure aujourd’hui son nouveau site et présente un style plus clair où la vidéo est mis en avant et où iReport, site de journalisme citoyen/collaboratif, est totalement intégré aux nouvelles.Derrière ce ravalement de façade, la guerre de l’information fait rage, mais c’est celle du modèle payant qui devient déterminent.

CNN n’a plus de complexe avec le contenu généré par les utilisateurs (UGC), appelé également journalisme citoyen ou collaboratif. iReport maintenant au même niveau que les nouvelles de journalistes professionnels.

C’est bien évidemment la place centrale de la vidéo qui m’a interpellé sur cette page tout en transparence du nouveau site Web de CNN. Ce qui paraît évident pour un média de l’image ne l’a pas toujours été, avec du contenu qui était majoritairement en texte. Comme vous le savez, la vidéo est devenue le contenu le plus recherché par les internautes, qui préfèrent la synthèse de 2 minutes en image qu’un texte de deux pages, parfois lourd à digérer.

Money, money, money

Cet été, Rupert Murdoch lancé un pavé dans la mare des médias en clamant haut et fort le retour au modèle payant pour l’ensemble de ses publications, qu’elles soient hors ligne ou en ligne.

Chris Anderson a beau dire que nous vivons sous le règne du tout gratuit, je pense que le Web frappe actuellement les limites du contenu gratuit basé sur modèle de rétribution par publicité interposée.

La chaîne de télévision CNN se met elle-même au payant avec la mise en vente de son application iPhone. Pour 1,99 $, vous consulterez les articles et vidéo de CNN, mais vous pouvez surtout devenir un journaliste pour iReport en envoyant directement vos photos et vidéos.

CNN vient ainsi d’inventer le modèle payant/payant ou vous devez sortir de votre poche pour travailler. Je dis BRAVO!

Esquisses de modèles payants de l’information en ligne

Le Québec n’est pas en reste avec le tout jeune site d’information «sur l’innovation web pour les affaires» rezopointzero, qui offre des abonnements à partir de 150 $ par an pour consulter les articles de quelques fines plumess – en grande majorité mes amis – du Web québécois.

Même Google croit au modèle payant pour la presse en offrant Google Check-Out, son système de micropaiement, à l’Association des Journaux Américains.

Ceux qu’ils restent à convaincre sont les consommateurs, habitués de longue date à ingurgiter de l’information sans sortir un sou de leur poche. Une récente étude de Lightspeed Research montre que 20% des Français seraient prêts à passer à la caisse pour de l’information en ligne. Il resterait donc un peu d’espoir!


Enfin un modèle d’affaires payant pour la vidéo Internet ?

internet tv 117x150 Enfin un modèle d’affaires payant pour la vidéo Internet ?Alors que les câblodistributeurs défendent bec et ongle leur poule aux d’or, le Web grignote inexorablement des parts de marché à la télévision conventionnelle. Si les consommateurs du petit écran sont prêts à débourser mensuellement plusieurs dizaines de dollars pour leur programmes favoris, auront-ils le même réflexe payant pour regarder de la vidéo par Internet ? Une récente étude de The Diffusion Group tend à dire que oui.

Avant tout, il faut préciser que je parle de contenu vidéo que l’on retrouve habituellement à la TV, séries, émissions ou films, en opposition au contenu généré par l’utilisateur (UGC) qui représente plus de 90% du Web.

Selon l’étude de TDG, les résultats sont plus que probants :

* 48% sont prêts à dépenser jusqu’à 10$ en plus de leur abonnement TV mensuel
* 12% payeraient jusqu’à 15$ par mois
* 7% dépenseraient 20$ et plus par mois.

TDG estime que 29% des abonnées à Internet par le câble sont prêts à dépenser 10$ en plus par mois pour avoir le plaisir de regarder la TV sur leur ordinateur. Pour Comcast, qui a 4,35 millions d’abonnés Internet et qui est très intéressait par le sujet, ça représente plus d’un demi-milliard de dollars de revenu supplémentaire par an.

Ces chiffres sont d’autant plus impressionnants, que l’étude portait uniquement sur l’écoute de vidéo par Internet sur un PC. Imaginez si l’on précisait que la TV sur Inernet peut-être regardé sur son téléviseur dans le confort du salon. Ce qui est déjà le cas avec les “set-top box” comme l’AppleTV, XBox et SlingBox, et devrait être généralisé avec l’arrivée de TV connectée à Internet.

Nous avons finalement la réponse à la fameuse question du modèle d’affaires de la vidéo en ligne que tant de personnes se posaient lors de la conférence Montréal Web Vidéo et lors de la rencontre de l’Alliance Internet. Jean-Martin Desmarais l’avait dit à la blague, ou pas, lors du panel de discussion «Je demanderais ma propre licence de distributeur sur le Net pour ChezJules.tv».

Mais, une licence a-t-elle vraiment du sens ? La toile n’a pas de frontière, et mis à part la mise en place d’un Internet à deux vitesses, je ne vois pas qui pourrait nous empêcher de créer notre propre réseau de distribution. Il n’est pas si loin le temps où chacun pourra créer son SuperClubVideotron.TV.