Je viens de découvrir que Twitter nous limitait à la création de 20 listes avec 500 personnes maximum par liste. A priori, la limite ne serait pas technique. Twitter nous prépare-t-il des services payants?
En créant une liste de journalistes que je voulais suivre sur Twitter, j’ai atteint la limite fatidique des 500 personnes. Tout d’abord, ça prouve que les journalistes sont bien plus présents sur Twitter que l’on aurait pu penser. Ensuite, ce plafond imposé aux Twitter Lists fait baisser mon engouement pour cette nouvelle fonctionnalité.
Je vais lister la planète
Quand on est un “power user” de Twitter, ou tout simplement un professionnel des médias sociaux comme moi, 20 listes et 500 usagés est loin d’être suffisant pour réaliser une veille efficace.
Il y a bien sûr la possibilité de créer plusieurs comptes Twitter. Je le fais déjà pour certaines thématiques. Simply Zesty a eu l’idée de suivre tout un pays en créant des comptes Twitter par pays, et des listes par région. À l’heure actuelle, ils ont un oeil sur l’Angleterre., l’Ireland et les États-Unis. Mis à part l’effet de buzz réussi, je ne vois pas vraiment l’utilité.
Vous pouvez également vous rabattre sur Listorious, un site qui répertorie des listes Twitter par thématique, comme pourraient le faire les pages jaunes. Le succès de ce service résidera dans la masse critique qu’il réussira ou non atteindre. Pour l’instant, Listorious est une bonne référence pour les Twitteux des États-Unis.
Twitter, où est ton modèle d’affaires ?
Depuis que j’ai ouvert un compte, je cherche quel modèle d’affaires Twitter pourrait ressortir de son service. La signature d’entente avec Google et Bing de Microsoft, nous donne plus qu’un indice sur la valeur de l’information en temps réel qu’offre Twitter.
Pourtant, je persiste à penser que des services professionnels pourraient être créés autour de Twitter. Comme pour les applications (Tweetdeck, Seesmic, Tweettie, Hootsuite), peut-être que Twitter préfère laisser ça à d’autres compagnies.
CNN inaugure aujourd’hui son nouveau site et présente un style plus clair où la vidéo est mis en avant et où iReport, site de journalisme citoyen/collaboratif, est totalement intégré aux nouvelles.Derrière ce ravalement de façade, la guerre de l’information fait rage, mais c’est celle du modèle payant qui devient déterminent.
CNN n’a plus de complexe avec le contenu généré par les utilisateurs (UGC), appelé également journalisme citoyen ou collaboratif. iReport maintenant au même niveau que les nouvelles de journalistes professionnels.
C’est bien évidemment la place centrale de la vidéo qui m’a interpellé sur cette page tout en transparence du nouveau site Web de CNN. Ce qui paraît évident pour un média de l’image ne l’a pas toujours été, avec du contenu qui était majoritairement en texte. Comme vous le savez, la vidéo est devenue le contenu le plus recherché par les internautes, qui préfèrent la synthèse de 2 minutes en image qu’un texte de deux pages, parfois lourd à digérer.
Chris Anderson a beau dire que nous vivons sous le règne du tout gratuit, je pense que le Web frappe actuellement les limites du contenu gratuit basé sur modèle de rétribution par publicité interposée.
La chaîne de télévision CNN se met elle-même au payant avec la mise en vente de son application iPhone. Pour 1,99 $, vous consulterez les articles et vidéo de CNN, mais vous pouvez surtout devenir un journaliste pour iReport en envoyant directement vos photos et vidéos.
CNN vient ainsi d’inventer le modèle payant/payant ou vous devez sortir de votre poche pour travailler. Je dis BRAVO!
Esquisses de modèles payants de l’information en ligne
Le Québec n’est pas en reste avec le tout jeune site d’information «sur l’innovation web pour les affaires» rezopointzero, qui offre des abonnements à partir de 150 $ par an pour consulter les articles de quelques fines plumess – en grande majorité mes amis – du Web québécois.
Ceux qu’ils restent à convaincre sont les consommateurs, habitués de longue date à ingurgiter de l’information sans sortir un sou de leur poche. Une récente étude de Lightspeed Research montre que 20% des Français seraient prêts à passer à la caisse pour de l’information en ligne. Il resterait donc un peu d’espoir!
Pendant que nous autres internautes vivons tranquillement notre vie en ligne, les grands du Web se livrent une bataille pour savoir qui va maîtriser le temps réel. Ça sonne un peu comme un épisode de la Guerre des Étoiles, mais c’est une réalité pour Google, Twitter, Facebook et compagnie. En tout cas, le sujet est encore assez chaud pour que la conférence Le Web 09 en fasse sa thématique principale.
Comme beaucoup de mes collègues, j’ai longtemps (2 ans) cherché quel pourrait être le modèle d’affaires de Twitter. En clair, comment vont-ils enfin faire de l’argent ? Le Saint Gral viendrait de leur moteur de recherche qui présente toutes les informations en temps réel. Twitter a réussi la ou Google échoué. Hourra!
Quel est l’intérêt, me direz-vous ? C’est justement ce que nous venons de voir dans les deux épisodes précédents. Les internautes recherchent la dernière actualité. Ils ont soif de savoir ce qui se dit au moment précis où ils se posent la question. Twitter peut leur apporter la réponse, alors qu’il faut encore quelques minutes à Google pour indexer les dernières nouvelles. Quel drame pour le géant de Mountain View.
Dans un élan de geekitude total, 500 000 internautes se sont réunis le 13 juin 2009 à minuit pour activer la fonction Facebook username afin de réserver leur adresse personnalisée. De façon très originale, vous pourrez me retrouver sur http://facebook.com/zelaurent. Une fois l’enthousiasme passé, je me suis demandé pourquoi Facebook a attendu 5 ans pour offrir un vanity URL. Est-ce vraiment une bonne chose ?
Facebook username est vue comme une petite révolution pour les 200 millions d’utilisateurs du plus important des réseaux sociaux au monde. Pourtant, Twitter, MySpace et même Linkedin proposent cette fonction depuis longtemps.
Auparavant, je pensais que Facebook allait commercialiser les adresses personnalisées. Je voyais ainsi une lueur d’espoir dans le modèle d’affaires de Facebook. C’est d’ailleurs ce type de revenus premium que l’on suppose également pour Twitter. Vraisemblablement, ils préfèrent pour l’instant ans tenir à uniquement des services gratuits.
À l’origine, Facebook se voulait un réseau social exclusif. Seuls les étudiants des plus grandes universités américaines y avaient accès. Le site s’est ensuite doucement ouvert aux salariés de grandes entreprises, puis bien en septembre 2006 au grand public. L’idée originale était donc d’avoir un endroit fermé et pratique pour réseauter avec ses proches.
Facebook est-il encore un réseau pour les “amis” ?
De fil en aiguille, la frontière entre relations personnelles et professionnelles est devenue de plus en plus floue sur Facebook. Dans le même, voyant monter la popularité de Facebook, le site de réseautage professionnel Linkedin ajouta des fonctions interactives comme celle de son nouveau concurrent. Au final, je trouve qu’il est devenu difficile de faire la différence entre les formes de réseautage offert par l’un et par l’autre. Personnellement, j’utilise Facebook majoritairement pour une visibilité professionnelle. Je suis également heureux de garder contact avec mes proches.
En transformant les adresses des profils de facebook.com/profile.php?id=9341452246 en facebook.com/mon.nom, Facebook fait bien plus qu’offrir un service pratique pour retrouver ses amis. Facebook propulse surtout ses membres dans une visibilité publique bien plus large. Tranquillement, Facebook diffuse sur le Web la plus importante et la plus riche base de données d’internautes.
Et la vie privée dans tout ça ?
La protection de la vie privée est justement ce qui a fat le plus de vague autour de la montée en puissance de Facebook. Cette fonction d’adresse Internet personnalisée devrait relancer le débat sur la protection de son identité numérique.
En attendant de voir où Facebook nous mène, je renouvelle mon conseil de passer 10 minutes dans les paramètres Facebook pour bien délimiter ce que vous souhaitez ou non rendre public, tant auprès de vos contacts Facebook que du grand public.
En un an, Hulu s’est imposé comme le premier concurrent sérieux de YouTube aux États-Unis. Avec des séries TV de premier plan et des films hollywoodiens à la carte, Hulu amène la vidéo Internet à un niveau supérieur. À la recherche d’un modèle d’affaires, YouTube essaye d’attirer du contenu de qualité à partir de partenariats et de solutions innovantes. L’entente signée avec groupe ESPN est un changement radical qui risque de transformer YouTube en un simple hébergeur de vidéo.
À partir du 15 juillet, ESPN va diffuser ses émissions sur YouTube en utilisant son propre lecteur vidéo. En conséquence, ESPN pourra gérer directement ses publicités, sans passer par la case YouTube et sans payer 20 000 $. Il faut dire que ESPN a reçu plus de1,5 Md $ de revenu publicitaire en 2008.
YouTube est donc prêt à sacrifier des revenus publicitaires pour s’assurer le leadership sur la vidéo en ligne. Est-ce une folie ou tout simplement du pragmatisme ?
Je vous rassure, YouTube est bien plus qu’un hébergeur vidéo, même s’il restera certainement le premier au monde. YouTube est rentré avec Hulu dans la course aux ententes de diffusion exclusive de contenu TV et cinéma. L’objectif est de rester le diffuseur incontournable de vidéo Internet.
Dans son accord avec ESPN, YouTube précise que la chaîne ne pourra pas bénéficier des solutions statistiques de Google (YouTube Insight / Google Analytics). Comme pour la vente de mots clés, c’est justement par ses outils que Google a fait sa richesse en donnant de la valeur aux publicités faites sur le Net.
Je ne prends pas de risque en prédisant que YouTube offrira gratuitement l’hébergement en ligne de vidéo avec une diffusion en marque blanche. L’intérêt sera d’offrir un moyen de rentabiliser ses vidéos en proposant une plateforme de gestion publicitaire intégrée. Un des atouts de YouTube est d’offrir la diffusion multisupport : Web, mobile et la télévision, qui est le nouvel eldorado de la vidéo Internet.
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Titulaire d'une M.Sc. en Marketing, Laurent Maisonnave sévit depuis une dizaine d'années dans l'univers du marketing Web et des nouvelles technologies, et il est l’un des influenceurs Web les plus renommés au Québec1 et au Canada2.
Avec une expérience professionnelle riche développée en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord, il bénéficie d'une vision globale de l'évolution de la communication Web à l'international. Fondateur de Seevibes, président de l'organisme Île sans fil et co-organisateur de PodCamp Montréal, il participe activement à plusieurs groupes technologiques professionnels montréalais.
Laurent Maisonnave est Président de Ze Agence, une compagnie d’avant-garde dans le domaine du Social Media Marketing et de la Vidéo Internet. À la fine pointe des technologies, Ze Agence est l’affût des dernières tendances pour offrir la meilleure expertise en communication et en marketing Web.
Laurent est également Président d'Île sans fil, un organisme à but non lucratif québécois qui a développé une technologie novatrice qui lui permet de se positionner comme chef de file incontesté dans le domaine des services d'accès à Internet sans fil gratuit.
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