Les 10 tendances qui vont changer les technologies en 2011

Les 10 tendances qui vont changer les technologies en 2011

Le mois de janvier est la belle saison pour présenter ses prophéties pour l’année à venir, qu’elles soient sur les nouvelles couleurs à la mode ou les noms de bébé qu’on va trouver dans toutes les garderies.

Si je reste habituellement sceptique sur la lecture de boule de cristal, les prédictions technologies, médias et télécoms (TMT) de Deloitte sont sans prétention et surtout elles tombent juste — ce qui n’est pas donné à tout le monde. En plus, voir Duncan Stewart présenter les prédictions TMT sur scène vaut bien un show de Seinfeld 😉

Je vous propose de suivre ce matin en direct sur UStream le dévoilement des 10 tendances technologiques qui vont marquer l’année 2011.


5 prédictions technologiques que Deloitte ne fera pas en 2011

IBM vient de publier ses prédictions technologiques pour 2015. Big Blue nous fait rêver avec son téléphone mobile holographique. Quant aux batteries, elles se rechargeraient d’amour et d’air frais. En 2006, IBM prévoyait la traduction vocale instantanée. Nous sommes encore loin du compte pour avoir une application dans notre vie quotidienne.

Le 19 janvier 2011 à Montréal, Deloitte revient avec ses prédictions technologies, média et télécommunications (TMT). Ce que j’aime avec cette compagnie — mis à part que c’est un excellent client — c’est qu’ils arrivent chaque année à établir quelles technologies vont s’imposer dans les 12 mois suivants. Ils ont un taux de réussite de plus de 70%. Je peux vous assurer que c’est bien plus difficile que de lancer des prévisions à 5 ou 20 ans.

En faisant le parallèle avec une startup, je me rends compte que le même type de religion s’oppose dans le milieu. D’un côté, ceux qui annoncent un changement radical dans les habitudes des consommateurs pour les prochaines années. Les VCs s’enflamment et investissent à coup de millions en marketing pour que le service atteigne la taille critique pour potentiellement avoir une rentabilité à terme.

Pour développer ma startup en Social TV — Seevibes — j’avoue faire partie de l’autre camp, celui plus conservateur qui cherche à séduire le marché cette année pour avoir les moyens de le révolutionner dans 3 ans. Ce pragmatisme me vaut d’être moins sexy. Mais comme pour les prédictions TMT de Deloitte, je préfère travailler sur des résultats plus crédibles.

Ma prédiction pour 2011, les startups devraient être plus Cash-Cash que Bling-Bling. On se donne rendez-vous dans un an pour savoir qui avait raison.



Comment ne pas perdre la face numérique?

Comment ne pas perdre la face numérique?

Identité numérique 101: Comment ne pas perdre la face numérique pour développer ses affaires? Tel était le thème de mon intervention à l’émission “En Affaires” du mercredi 18 novembre 2009 animée par François Gagnon sur le Canal Argent.

Pour cette première apparition sur la protection de l’identité numérique des compagnies, la dernière aventure de Britney Spears m’a beaucoup inspiré. Autant que la chanteuse à succès, les compagnies doivent se prémunir du vol de leur identité en ligne. Les noms de l’entreprise, aussi bien que celui des produits ou des dirigeants peuvent être détournés si l’on n’y prend pas garde.

Avant de s’attaquer à la montagne des médias sociaux, les professionnels doivent apprendre à connaître qui ils sont sur Internet. Des outils simples et gratuits, comme Social Mention ou How Sociable, permettent une veille régulière efficace, aussi bien que les moteurs de recherche de Google ou Twitter.

Bénéfices de connaître son identité numérique

  1. Protection : Prévenir les rumeur et problème d’image par une gestion de crise pro-active
  2. Fidélisation : Améliorer le service à la clientèle par une écoute et réaction en temps réel.
  3. Innovation : Améliorer ses produits en devançant les tendances du marché.

J’aurais le plaisir de revenir sur les ondes du Canal Argent le mercredi 9 décembre entre 10h00 et 10h30. Ça me fait d’autant plus plaisir que François Gagnon est un hôte formidable, qui comprend au quart de seconde les problématiques du Web et les bénéfices que les compagnies peuvent en retirer.

OnNousPrendPourDesCons.TV

OnNousPrendPourDesCons.TV

On nous prend pour des cons” est ce que je me suis dit en voyant la campagne de pression engagée par les fournisseurs de services de télévision par câble et par satellite canadiens. À coup de spot publicitaire TV, de site Web, Twitter et de Facebook, Bell, Cogeco, EastLink, Telus et Rogers veulent que les consommateurs défendent LEURS intérêts.

L’histoire commence par une décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications du Canada (CRTC), qui veut imposer une taxe de 10 $ par abonné aux fournisseurs de télévision par câble et par satellite, que ces derniers contestent. L’objectif est d’aider les chaînes locales à financer la production de contenu. Rappelons que sans ce fameux contenu, il n’y aurait pas grand monde pour s’abonner au forfait TV $$$ de Bell et compagnie.

Pour soutenir leur cause, les chaînes de TV canadienne ont créé le site Web LocalTVMatters.ca, et Dave Carroll, l’auteur de succès interplanétaire United Breaks Guitars, s’est prêté au jeu avec une nouvelle chanson “The cable song”.

Un dangereux succès des médias sociaux

Avec 742 followers sur Twitter, 48 734 admirateurs sur Facebook et des milliers de commentaires, on peut dire que StopTheTVTax.ca, la propagande sur les médias sociaux des opérateurs de câble et satellite, va bon train.

À y regarder de plus prêt, on se rend conte qu’il s’agit uniquement d’une campagne de dénigrement, digne des élections américaines de ces dernières années, dans laquelle la population canadienne est entraînée à son insu. L’argumentaire est tout aussi démagogique et n’amène aucune réflexion intelligente sur le fond de la question, celle de la valeur du contenu.

L’idée est de défendre le contenu “Made in Canada sur les réseaux de télévision. Pour être un peu plus crédibles dans ce combat, les fournisseurs de services de télévision devraient commencer à héberger leur site au pays, au lieu d’aller aux États-Unis.

Autant je peux comprendre que la population s’est habituée au “free for all” sur le Web, et qu’elle a du mal à comprendre que la production de contenu doit être rémunérée. Autant, il est inconcevable que les fournisseurs de service de télévision par câble et par satellite, qui font plus de 3 milliards dollars de bénéfices par an, nous fassent la leçon sur la répartition financière pour les télévisions locales.

Le respect est une valeur primordiale des médias sociaux

Les médias sociaux permettent l’échange, la discussion et l’implication. Dans ce cas, il s’agit uniquement de manipuler l’opinion pour faire tomber une décision prise par le CRTC, une institution publique qui est normalement là pour défendre les intérêts des citoyens du Canada.

Lors du Webcamp Montréal de cette semaine, nous avons abordé le rôle et les responsabilités que nous avons en tant qu’acteurs et parfois influenceurs du Web et des médias sociaux. Cet espace de communication ne pourra être bénéfique à long terme aux compagnies que si elles s’y aventurent avec ouverture et respect.

J’ai peur qu’une telle guerre en ligne – les houleuses conversations sur Facebook/Twitter sont là pour en témoigner – n’handicape ces compagnies dans leurs démarches Web futures. La toile a une mémoire quasi immuable, qu’un nouveau design de site ou une belle campagne en ligne ne saurait effacer. Je peux vous assurer que les traces de ces affrontements seront encore longtemps visibles dans les résultats des moteurs de recherches, qui sont les principales sources d’information des internautes/consommateurs.

Pour aller plus loin sur le sujet

Internet, c’est de la merde!

Internet, c'est de la merde!

Je viens de perdre la dernière once de respect que j’avais pour Jacques Séguéla, pop de la politique spectacles et guru de la pub paillette des années 80. Le cofondateur de Euro RSCG annonce officiellement que le Net est la plus grande saloperie qu’aient jamais inventée les hommes”.

Même mon amie Michelle Blanc, qui adore pourtant la provocation, n’aurait pas osé aller aussi loin dans le dénigrement d’un média et de ses utilisateurs.

Au-delà, Monsieur Séguéla se permet de critiquer l’esprit de liberté d’expression que permet le Web. Je vous laisse seul juge devant ces paroles bibliques : “Internet est le cancer de notre société… Le Net permet à tous les hommes de communiquer avec d’autres hommes”.

J’ai lu beaucoup d’articles sur le sujet. Comme le Web permet tant la critique, les blogueurs ne se sont pas gênés. La plus belle des réponses vient d’un homme pour qui j’ai beaucoup de sympathie. L’ami Vinvin, qui connaît aussi bien la pub que le Web, a rédigé une superbe lettre d’excuse à l’intention de Jacques Séguéla. S’il n’y avait qu’une seule chose à lire sur votre écran, ce serait cet article.

En attendant, je m’en retourne faire des “saloperies” avec mes amis du Net, Sylvain Grand’Maison, Laurent Lasalle et Kim Auclair pour animer le podcast de Mac Québec. Il n’y a pas encore de publicité dans notre émission, mais rassure-toi Jacques, ça arrive à grands pas.

Guide en 4 étapes pour survivre au Web en temps réel

Horloge

Le Web en temps réel est encore une belle traduction de l’anglais. Le Real Time Web signifie l’immédiateté de l’information, en opposition à ce qu’on pourrait appeler une information asynchrone. Certains commencent à l’appeler le flux ou encore le Web 3.0. Quel que soit son nom, le temps réel est sans nul doute le nouvel eldorado du Web. Alors que les médias sociaux commencent tout juste à rentrer dans les stratégies marketing, la question est maintenant de savoir comment l’entreprise va survivre dans ce nuage d’information instantanée.

Voici la première partie d’un guide en 4 étapes pour survivre au Web en temps réel.

1. Histoire du temps réel

Alors que je dissertais sur l’impact de la vidéo en ligne sur les derniers événements en Iran, Andres m’a très justement fait remarquer que les “médias ont dans toutes les époques joué un rôle central dans bon nombre de révolutions sociales majeures”.

L’appel du 18 juin 1940 par le Général de Gaulle est l’un des premiers événements en temps réel vécu par une large population. À l’époque, les familles se retrouvaient autour du poste radiophonique, qui trônait dans le salon, pour écouter fébrilement les paroles de celui qui devint le libérateur, puis le président de la France.

Des années plus tard, c’est également une guerre qui consacra le temps réel de l’information. Pendant le conflit irakien de 1991, CNN diffusait au coeur de la guerre, une caméra quasiment accrochait aux bombes. Nous semblions tous vivre l’événement en direct.

Si des millions de personnes se retrouvent tous les jours pour regarder le même journal télévisé, ce n’est finalement qu’un simulacre de temps réel, puisque l’information a subi plusieurs filtres avant d’être diffusée au grand public.

Internet permet de s’affranchir de ces filtres. Nous sommes aujourd’hui capables d’avoir l’information et de la diffuser en même temps que les journalistes, avec toutes les dérives que cela comporte. En effet, tout le monde n’a pas la connaissance ou le recul nécessaire pour juger objectivement une information. Mes amis de la presse ne pourront pas me contredire sur ce sujet.

Guide en 4 étapes pour survivre au Web en temps réel

1. Histoire du temps réel

2. Real Time Life: Vie sociale en temps réel

3. Real Time Search: Moteur de recherche en temps réel

4. Real Time Company: Entreprise en temps réel