Peut-on investir dans une startup en Europe ?

La question semble polémique, mais pour Jeff Clavier — fondateur de SoftTech VC, que j’ai rencontré à la conférence LeWeb à Paris avec Benoit Descary, les États-Unis serait beaucoup plus propice à l’investissement de capital-risque.

La difficulté vient moins de la qualité des startups en Europe que de l’éclatement du marché — 25 pays/cultures — et des complexités administratives inhérentes. Il n’est pas étonnant d’apprendre que la Silicon Valley représente 40% de l’investissement mondial en capital-risque.

Rassurez-vous, si vous avez un projet avec un fort potentiel, je suis sûr que Jeff vous écoutera, même si vous vivez en France. Si vous êtes à Montréal cette semaine, vous pourrez justement lui en parler au Festival International du Startup (#startupfest). Il participe jeudi à 16h40 au panel “What VCs are after?”.

Silentale: Garder le contact à 360° avec votre réseau social

Parmi les plus belles rencontres faites à LeWeb’10, je dois souligner la présence de Laurent Féral-Pierssens, CEO de la startup Silentale. De toute façon, vous ne pouviez pas être à Paris cette semaine-là sans le voir, tout le monde le connaît !

Benoit Descary et moi en avons profité pour interviewer Laurent, afin qu’il nous présente Silentale et sa nouvelle application iPhone pour gérer à 360° les discussions avec son réseau social.



Work4Labs: Facebook l’endroit idéal pour recruter ?

Dans le cadre des interviews de startup à la conférence LeWeb’10, Benoit et moi avons reçu Stephane Le Viet, cofondateur de Work4Labs, l’éditeur de WorkForUs, une application de recrutement qui s’intègre à la Page Facebook des compagnies.

Work4Labs n’est pas le seul à jouer la carte de l’application Facebook pour le recrutement. Je suis moi-même connecté à BranchOut et j’ai découvert BraveNewTalent qui a les mêmes fonctions.

Avec 80 millions d’utilisateurs, Linkedin semble s’imposer comme le réseau de référence pour les professionnels et les recruteurs. Dans ce cadre, comment une application Facebook peut-elle faire le poids ?



L’internationale francophone des startups du Web

Dans une édition spéciale du podcast de NextMontréal, Frederic Guarino recevait Sylvain Carle — cofondateur de Needium — pour faire le point sur la conférence LeWeb’10 qui s’est tenu les 8/9 décembre à Paris. En comparant avec les réseaux de blogueurs à la Yulbiz, Sylvain esquisse les formes d’une internationale des startups francophones.

Existe-t-il vraiment un marché francophone ?

La question que je me pose est de savoir si l’on peut envisager la francophonie — 220 millions de personnes — comme un marché d’opportunité ou comme un environnement de coopération.

Par la précision de sa construction, la langue française est peut-être plus marquée par ses différences culturelles que ne l’est l’anglais. On ne localise pas un logiciel ou un film de la même manière au Québec, en France ou en Afrique. Par conséquent, il est difficile de penser à la francophonie comme un marché unique pour développer des affaires.

Par contre, c’est certain que la coopération francophone peut être accentuée à l’internationale, comme nous le faisons localement autour de communauté de pratiques (Camps en tout genre, Mobile Monday, espace de coworking, 5@7…).

Comment travailler avec les francophone du monde entier ?

Pour avoir participé à des délégations officielles en Chine et en Angleterre, je pense que les startups ne devraient pas attendre que le gouvernement ou des institutions publiques fassent ces démarches. Les entrepreneurs doivent prendre les devants et rejoindre directement les réseaux avec qui ils veulent travailler.

Par exemple, le Silicon Sentier à Paris regroupe une communauté très active de startups et organise des événements très similaires à ceux de Montréal. Ils ont tellement de succès que l’ami Jean-David travaille à implanter une Cantine (espace coworking) à Clermont-Fd pour animer les startups auvergnates.

À la conférence LeWeb, j’ai discuté avec Thierry Weber — célèbre vidéo podcasteur Suisse — qui se désespérait de ne pas voir les startups helvétiques se faire connaître davantage. À ce propos, j’avoue honteusement n’avoir pu citer qu’un nom : paper.li

À l’heure où tout nous pousse à avoir une startup “scalable”, à vendre aux zaméricain et à penser global, ça fait du bien de savoir qu’il y a d’autres personnes sur la terre qui ont les mêmes problématiques que nous et avec qui nous pouvons échanger simplement grâce à une langue commune.

Comment Needium révèle les opportunités locales du Net

Pour moi, interviewer le cofondateur de Needium, c’est comme déjeuner avec un cousin germain. J’ai la chance de connaître Sylvain Carle depuis 4 ans, depuis le jour où je suis rentré dans la grande communauté Web de Montréal: Île sans fil, BarCamp, 5@7…

Aujourd’hui, il n’est pas question de parler famille, mais bien de Needium produit de Praized Media, la compagnie de Sylvain qui fait partie des 16 sélectionnées qui ont participé au concours de startups de la conférence LeWeb’10. Entre outres, Needium est le seul représentant du Canada/Amérique du Nord.

À quel besoin répond Needium ? Je vous laisse écouter la réponse de Sylvain qui s’est prêté avec sourire à l’émission que Benoit Descary et moi avons animé en direct de LeWeb’10.



Vos amis Facebook/Twitter livrent votre journal paper.li – Iskander Pols #LeWeb10

Paper.li est le gagnant du concours de startups organisé par LeWeb’10. Dans le cadre des interviews de startup Inside LeWeb’10 que j’ai organisé avec Benoit Descary, nous avons reçu Iskander Pols, cofondateur de paper.li, le journal qui vous livre les meilleures histoires de vos amis Facebook et Twitter.

Paper.li — SmallRivers — n’est pas le premier à agréger et présenter les nouvelles en provenance de notre réseau social. Personnellement, j’aime consulter Twittertim.es et Feedly.

Le coup de génie de paper.li est d’avoir ajouté un élément viral en publiant quotidiennement sur notre compte Twitter et en ajoutant automatiquement le nom des personnes concernées dans le message.