Entrevue vidéo: Loic Le Meur se livre sur Seesmic, Twitter, Ping…

Bruno Guglielminetti, journaliste à Radio Canada et animateur du Carnet Techno, vient de réaliser une entrevue de Loic Le Meur, le serial entrepreneur fondateur de Seesmic, à l’occasion de l’édition 2010 du CES de Las Vegas. Lors de cette rencontre décontractée, Loic revient sur le récent rachat de Ping.fm, sur l’évolution de Seesmic, qui est passé de vidéo à Twitter, et sur les derniers développements mobile, Web et desktop de son service.

Franchement, c’est la meilleure entrevue de Loic Le Meur que j’ai vu à ce jour. On le sent vrai et on apprend des choses intéressantes. C’est sans nul doute dû au talent de journaliste de Bruno qui a su tirer le meilleur de cette rencontre.

10 bonnes raisons de présenter ses vidéos comme TED.com

Par Kim Auclair, j’apprends que TED.com a gagné trois Webby Awards dans les catégories podcast, design, structure et navigation Web. Pour être honnête, je découvre totalement ce site, et plus largement cette conférence. Pourtant, mon ami Claude Malaison en avait parlé et Mitch Joel avait participé à l’événement.

10 bonnes raisons de présenter ses vidéos comme TED.comDepuis 1984, TED regroupe les plus penseurs des technologies, du divertissement et du design autour de conférences de haut calibre. Il faut dire qu’à 6.000 $ le billet d’entrée, la qualité peut-être au rendez-vous 😉

VideoPresse est consulté régulièrement pour la diffusion de conférences sur le Web. Si la retransmission en direct a toute l’attention de nos clients, la diffusion post événement est souvent délaissé. Pourtant, il existe un vrai potentiel de promotion, voire de revenu (pub), à proposer en libre accès l’ensemble des vidéos des conférences. Pour vous le prouver, voici en 10 points comment TED le fait avec succès.

Le maître mot : c’est moi qui choisis

1. La navigation

Il est impossible de se perdre sur le site de TED. À gauche, un menu dynamique qui permet de concentrer sa recherche et qui est personnalisé pour chaque catégorie du site. En haut, un menu passif pour retrouver les informations clés du site. En bas, un menu avec les dernières nouvelles du site.

10 bonnes raisons de présenter ses vidéos comme TED.com2. La présentation

La visualisation en Flash ou liste en HTM est simple et efficace. Moi qui ne suis pas fan d’animations en Flash, j’apprécie l’utilité de cette présentation sous forme de tag imagé qui donne plus ou moins d’importance au vidéo selon leur popularité. Les pistes de discussions de la conférence sont reprises à travers 8 grands thèmes (technologies, divertissement, design, affaires, science, culture, arts et issues globales).

3. Le lecteur vidéo

Un gros bouton lecture/pause et une barre de défilement sont mis en avant. L’interface va à l’essentiel et ne joue pas les fioritures. Petit problème : je n’ai pas réussi à voir la version HD dans mon navigateur. Il manque également un vrai plein écran qui serait fort pratique pour un visionnement de longue durée.

4. La communauté

Je lui fais confiance, et selon l’intérêt qu’elle porte aux vidéos, je peux les classer par le nombre de commentaires, de courriels ou de discussions. Une fonction classique d’envoi vers Digg et del.icio.us est présente.

5. Le partage

TED a choisi l’ouverture avec un code pour exporter la vidéo (embed), une version MP4 et une compressée au format zip (!). Aucun besoin d’avoir un profil pour récupérer les vidéos.

6. Le suivis

Nous avons le choix entre la newsletter, le fil RSS pour le blogue, le podcast et les vidéos, en basse et en haute résolution. En diffusant une vidéo par semaine, TED peut nous tenir en haleine pendant un an, jusqu’à la conférence de 2009.

7. La conversation

Un espace commentaire est disponible, mais il faut s’inscrire (gratuit) pour participer. C’est un point qui prête à polémique. À travers la fiche profil, l’objectif est certainement de développer un espace communautaire sur le site.

8. L’information

Chaque vidéo est documenté d’un texte de présentation et d’une intro sur la bio du conférencier. C’est aussi bon pour la culture de l’internaute que pour le référencement des pages Web.

9. La longueur

Je n’ai pas trouver de vidéos de plus de 25 min. Vous me direz que c’est déjà beaucoup. Mais, les conférences sont tellement captivante qu’on ne voit pas le temps passer. Quand j’entends dire qu’on ne peut pas dépasser les 3 min de vidéo sur Internet, sous peine de voir mourir son auditoire, je pense au contraire qu’il y a de la place pour un contenu riche et intelligent. La preuve !

TED | Talks10. Le classement

Chaque personne enregistré peu donner une note au vidéos. Au lieu du classique 1,2,3,4,5 ou de étoiles dorées, nous avons droit à une notation un peu plus profonde. Trois choix à travers 14 termes servent à mieux cerner l’esprit des vidéos (ex: inspiring, courageous, confusing, etc.)

C’est finalement l’équilibre global du site qui m’impressionne le plus. Tout est clair et facile d’accès. L’ergonomie est tellement pensé pour des humains. Je ne sais pas ce qu’en penses les spécialistes du secteurs ?

Yochai Benkler: Open-source economics

Publicité Web vidéo : bannir le pre-mid-post-roll au profit de formats novateurs

Pre-roll, mid-roll et post-roll sont dans un bateau… le premier et le second s’imposent et indisposent. Pour ce qui est du dernier, il ne sert à rien, car tout le monde a déjà zappé sur la prochaine vidéo. L’insertion publicitaire est le nouveau casse-tête des diffuseurs de vidéos sur Internet. Avec PLY Media, Asterpix et les autres, c’est l’interactivité qui débarque et de nouveaux standards qui se créent.

Toujours sur la brèche, Thierry Bezier nous offre une nouvelle entrevue du Web3 parisien (avec la voix un peu fatiguée. Courage, Thierry !). Rodigo Sepulveda, fondateur de l’excellente plateforme vidéo vpod.TV, fait aujourd’hui face à la caméra. J’avais découvert Rodrigo il y a quelques années dans le Billautshow de l’éternel Jean-Michel. Je dois à ce dernier mon goût pour les entrevues vidéo d’entrepreneurs.

En dehors d’une réflexion très pertinente sur le pragmatisme entrepreneurial, Rodrigo aborde le sujet de la monétisation des Web vidéo et par conséquent de l’insertion publicitaire dans celles-ci. Il fait notamment référence à la présentation de PLY Media au Web3, une société israélienne qui enrichit les vidéos en ligne par l’utilisation de métadonnées. Il lui faut reconnaitre un petit manque de fair play quand Rodrigo prône les standards du Web face à l’innovation d’une compagnie.

Quand on parle de standards publicitaires sur Internet, on fait référence à l’IAB. Pour ce qui est de la vidéo, l’organisme international reste largement en retard des attentes du public. Quoi de plus désagréable que d’attendre 30 secondes que ce film publicitaire se termine enfin. Si vous ne voyez pas de quoi je veux parler, aller voir une des émissions de Canoë.TV. Vous partagerez sans nul doute mon agacement. Les Têtes à claques avaient au moins le mérite de se souvenir que j’avais déjà vu une pub sur leur site pour ne pas me la resservir aux vidéos suivantes.

adPLY

Pour revenir à PLY Media, leur solution adPLY utilise les tags de la vidéo pour insérer des publicités ciblées en overlay. Le résultat n’est pas trop envahissant pour l’internaute. Dans l’exemple sur la droite, les annoncent proviennent d’Amazon. Il est ainsi possible de cliquer directement sur le lien DVD ou livres présentés.

L’overlay est actuellement utilisé par Brightcove, VideoEgg, testé par Youtube et annoncé depuis hier par Dailymotion sous le nom de Toaster ad. Pratique, ce système a cependant le défaut de dénaturer l’oeuvre initiale. Si ce n’est pas gênant pour une entrevue, ça peut l’être beaucoup plus pour un court ou un long métrage. Quoi qu’il en soit, l’overlay n’a pas fini de faire parler de lui.

En allant chercher un peu plus loin et en faisant travailler son imagination, les standards de demain pourraient ressembler à ce que propose Asterpix. Imaginez une entrevue, l’homme parle, il a soif et porte à ses lèvres un verre de liquide brunatre. Intrigué, vous décidez de cliquer sur le verre qui vous envoi illico sur le site de Coca-Cola. Ce qu’on appelle l’hypervidéo permet d’insérer simplement du texte et des hyperliens sur une vidéo. Voici pour l’exemple avec la conférence de Christian au dernier WebÉducation.

Pour aller plus loin :

Géoportail inclut la vidéo : suffisant face à Google Hearth/Map ?

Logo GéoportailGéoportail, le site de cartographie en ligne concurrent de Google hearth, vient d’inaugurer quelques améliorations comme la vue en 3D et l’ajout de vidéo. Le petit Géoportail français peut-il faire face au géant Google ?

La première version du Géoportail a été initié en juillet 2006. C’était l’un des plus mauvais lancements du Web. Imagninez des serveurs saturés et un service indisponible pendant plusieurs jours. L’Institut Géographique Nationale (IGN) venait définitivement de manquer son coup.

GéoportailAvant d’enterrer le projet, voyons ce qui pourrait être intéressant. Tout d’abord, les clichés sont d’une excellente qualité et sont présentés de façon harmonieuse sur l’ensemble du territoire, contrairement à Google Hearth qui possède de grandes zones floues, surtout en milieu rural.

Mais, Géoportail doit-il vraiment se comparer à Google Harth ? Plus axè sur le contenu local, il se retrouve finalement en concurrence de Google Map. Mais là, Géoportail ne joue plus dans la même cour. Le détail des vues 3D des grandes villes de Google Map laisse par terre les gros cubes de couleur offerts par Géoportail.

Géoportail propose des vidéos de qualités issues du catalogue de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA). Ce qui lui confère un aspect culturel indéniable. Face à lui, Google Hearth et Google Map permettent l’insertion de vidéos récupérées sur Youtube, Google Vidéo ou n’importe quelles autres plateformes de partage de vidéo Web. L’impossibilité d’enrichir soit même le Géoportail handicape grandement le projet dans un monde Web ou le contenu généré par l’utilisateur est roi.

Quand Jean-Michel Billaut, l’un des pères fondateurs des vidéos entrevues sur Internet, nous présente les premières images de Géoportail en avril 2006, on peut-être particulièrement impressionné. Un an et demi après, on se rend compte que Géoportail couvre uniquement le territoire français (métropole, DOM et TOM), qu’il est développé par une administration (!) et qu’il ne propose pas de service révolutionnaire. On se demande encore quelle est sa place sur la toile.