Blogueur connecté à l’influence de Montréal

Aujourd’hui, j’ai le goût de faire un article en forme de revue de presse et d’histoires décousue.

J’écoute 42

Nadia Seraiocco et Patrick Dion m’ont invité pour la première de leur émission de radio “42” sur les ondes de CIBL le vendredi à 13h. Je jouais la doublure cascade de Laurent LaSalle qui participe à ce triplex radiophonique.

Pat a lancé le débat sur l’influence des blogueurs. J’avais l’impression de rejouer un Yulbog de 2007 #vintage. Il semble qu’en 4 ans, les pratiques des relationnistes ont finalement peu évolué. Une liste de blogueurs «vedettes» circule et sert à lancer des invitations pour vendre des télévisions, des voitures, voire un kit de karaoké.

Influencé par Montréal

Interviewé par Marie-Pierre Bouchard pour le blogue du Quartier des Spectacles, j’ai dû me questionner sur Montréal, l’art, la technologie et j’en ai profité pour avouer mon fantasme pour les objets connectés.

Nous avons aussi parlé d’influence, mais d’un tout autre genre: le Musée Guggenheim à Bilbao qui a transformé le visage de la ville; des personnes comme Sylvain Carle qui influe positivement sur la technologique et entrepreneuriale de Montréal.

Bonjour la police

Abonné au rôle de doublure, j’ai remplacé au pied levé Carl Charest pour une entrevue au journal de TVA. Ce pourrait être un sujet d’examen: «Lors des émeutes de Vancouver, la technologie et les médias sociaux ont-ils joué un rôle pour aider la police à arrêter les délinquants?». Les médias se posent la question de savoir si la police utilise Internet… en 2011, je ne doute pas que les forces de l’ordre maîtrisent également très bien l’art de traquer les bandits sur Facebook.

Petite histoire marrante pour terminer mon récit. En route sur un Bixi pour m’en aller travailler, un cycliste me double, s’arrête et m’interpelle: «Êtes-vous Laurent DE Maisonnave?». Wow! Tout de suite, je pense à mon influence de blogueur, à ma brillante entrevue à TVA la veille au soir et je me dis que Michelle n’a qu’à bien se tenir 😉

La vérité est plus ordinaire. Mon interlocuteur se fait souvent interpeller lors de conférences à Montréal, car (a priori) il me ressemble — brun, yeux bleus… bel homme! J’avoue garder le même avatar Twitter depuis 4 ans, car j’ai l’air plus jeune et moins gros. J’imagine que les gens doivent être déçus quand ils me rencontrent.

Une nouvelle génération d’entrepreneurs

Pour terminer, j’ai le plaisir de vous annoncer que la Fondation du Maire de Montréal m’a remis officiellement une bourse pour soutenir le développement de ma startup, Seevibes. J’étais particulièrement bien accompagné pour cette promotion printemps 2011, puisque les amis Katheline Jean-Pierre et Louis Cléroux étaient des nôtres.

Mon nouveau rang de jeune entrepreneur arrive officiellement à son terme aujourd’hui, car la limite d’âge (administrative) est de moins de 36 ans. Il est vraiment temps que je change mon avatar Twitter, sinon je risque de me faire poursuivre pour possession frauduleuse d’identité.

Qui veut acheter mon influence sur les médias sociaux ?

À cause de mes blogues, j’ai toujours été sollicité par des communiqués de presse – souvent intempestifs – pour que parler de tel produit, service ou événement formidable qui va révolutionner ma vie de blogueur. Depuis quelques mois, on en veut à mon “influence”. Ce sont tout d’abord des concours qui me font de l’oeil, comme Nissan HyperCube ou la meilleure job au monde. Puis – sans parler pas des clients qui payent pour mes bons conseils – mon activité sur les médias sociaux prend de plus en plus de valeur, jusqu’à me réveiller un matin pour me rendre compte que je suis côté en bourse !

Vous êtes une agence de relation publique intelligente

Si vous êtes un professionnel des relations publiques, ou un gestionnaire de communauté qui chasse les influenceurs, avant de me contacter, merci de suivre les étapes suivantes :

  1. Lisez quelques articles de mon blogue et la section À propos
  2. Demandez-vous si votre information m’intéresse quand au sujet et à la zone géographique
  3. Demandez-vous si j’ai vraiment le temps de parler de votre produit/service/événement
  4. Demandez-vous quelle est ma motivation à parler de votre produit/service/événement
  5. Refaites les étapes 1 à 4
  6. C’est fait ?
  7. OK. Je vous conseille maintenant de venir me rencontrer à un 5@7 pour faire connaissance (Yulblog, Yulbiz, Camp, etc.). Vous aurez plus de chance que je parle de votre produit/service/événement

Je ne donnerais pas de nom pour briser les rêves de quelques jeunes professionnels qui commencent dans le métier, mais je vous conseille de (re)lire l’article de Sylvain Carle publié il y a plus d’un an au sujet des contacts qu’il a eu avec les organisateurs du concours Nissan HyperCube.

Suis-je à vendre pour un billet d’avion ?

À vrai dire, je me suis déjà vendu pour un billet de train. L’année dernière, ViaRail a commandité l’équipe de PodCamp Montréal pour se rendre en Via1 au PodCamp Toronto. Nous n’avions aucune obligation, si ce n’est parler de notre expérience de l’accès WiFi lors de notre voyage. Chacun a partagé son point de vue sans concession. J’en profite pour remercier Nadia qui travaillait à l’époque aux communications chez ViaRail, et qui avait monté cette sympathique opération.

Cette semaine, c’est au tour de Virgin America de lancer une opération séduction envers les influenceurs du Web pour inaugurer une nouvelle ligne aérienne sur Toronto. Les habitants de la grande métropole ontarienne qui possède un score Klout élevé se voient offrir un billet d’avion gratuit. Klout est un service de notation de l’influence des utilisateurs de Twitter. À l’heure actuelle, votre serviteur est noté 42/100.

Achète-moi !

Karl Marx doit se retourner dans sa tombe en voyant que même les êtres humains sont rendus à être côté en bourse. Avec Empire Avenue, chacun peut valoriser sa présence sur les médias sociaux. La startup canadienne joue à la fois sur l’ego et l’appât du gain, deux pêchés qui devraient normalement fonctionner. Pourtant, après quelques semaines de participation, je n’y trouve aucun intérêt et Empire Avenue ne semble pas décoller.

Je me demande jusqu’où nous irons pour marchandiser l’Homme. En tout cas, je ne pense pas que les réseaux sociaux restent le meilleur endroit pour faire ça. La télé-réalité est peut-être plus appropriée.

Pour finir, je reprendrai les mots envoyés il y a quelques jours à une relationniste qui souhaitait que je parle d’un “chargeur de poche révolutionnaire” : ce que j’aime dans les médias sociaux, c’est le côté “social” de la chose et une petite dose dans les échanges assure souvent de meilleurs résultats.

NB: En écrivant cet article, je pensais au film canadien “Un capitalisme sentimental”, qui se déroule dans les années 20 et où l’héroïne se retrouve côté en bourse. À voir !