Québec et Montréal se prennent les pieds dans le câble

Québec et Montréal se prennent les pieds dans le câble

Invité à l’émission de François Gagnon sur le Canal Argent, j’ai eu le plaisir d’intervenir sur la position de Montréal et du Québec dans le domaine de l’accès à l’Internet sans fil (WiFi), et particulièrement au sujet de l’organisme Île sans fil et de l’absence de soutien au niveau du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal.

Le hasard fait bien les choses. Alors que le ministère des services gouvernementaux (MSG) du Québec me fait parvenir un courrier cette semaine pour m’indiquer qu’Île sans fil ne recevra finalement qu’une enveloppe de 8,659 $, j’ai justement l’occasion de rencontrer aujourd’hui la ministre responsable, Mme Dominique Vien, dans le cadre du 10e anniversaire de Communautique (félicitations à Monique Chartrand pour l’organisation et à Denis Boudreau pour sa réélection à la présidence de l’organisme).

Dans son discours, Mme Vien s’est félicitée de la présence d’accès à l’Internet sans fil gratuits qui rendent bien des services aux Québécois(es). L’espace de 30 secondes, j’ai pu lui parler de ma cause. La bonne nouvelle est que Madame la ministre connaît bien ZAP Québec. La mauvaise nouvelle est qu’elle ne connaît pas Île sans fil. C’est dommage quand on fait une intervention à Montréal. Après tout, Île sans fil ne représente que 135,000 membres!

Une vidéo, 2000$ et un voyage à Prague… Les bonnes pratiques des jeux-concours en ligne

Devenez le 100 000 000e utilisateur d’avast et gagnez un voyage à Prague avec hôtel 4 étoiles et 2 000 $ en poches. Ne voyez pas une publicité ou un bénéfice cachés dans cet article. Je souligne juste la forme simple et pourtant efficace de la compétition initié par l’antivirus Avast. Les bonnes pratiques des jeux-concours ne sont pas si compliquées, il faut juste les connaître.

Touché un PC sous Windows a parfois du bon. En mettant à jour l’antivirus de l’ordinateur de ma mère, j’ai découvert qu’avast va fêter le 100 000 000e utilisateur de son antivirus.

Ce concours n’est pas sans rappeler celui sur lequel j’ai travaillé pour le 100 000e membre d’Île sans fil. Comparativement, les prix offerts par l’organisme communautaire montréalais valaient bien ceux d’avast, si on tient compte que la compagnie a 1000 fois plus d’utilisateurs.

Pourquoi les concours fonctionnent-ils aussi bien?

Qu’ils soient en ligne ou pas, les concours font appel à l’enfant en nous qui veut jouer et gagner des cadeaux. On le voit bien durant la journée quand on essaye de s’évader en jouant sur Twitter ou Facebook. Oui, je classe les médias sociaux dans la section ludique, tellement je prends de plaisir à travailler dessus.

Les 5 étapes pour organiser un jeu-concours

1. Quel objectif / cible ?

Qu’est-ce qui motive la création de ce concours? Il vous faut définir précisément à qui vous vous adressez. Dans le cas d’Île sans fil, l’objectif était de démontrer l’importance que l’organisme avait pris ces dernières années. 100 000 est un chiffre qui marque les esprits. La cible correspondait aux décideurs politiques et gouvernementaux, ainsi qu’aux relais médiatiques.

2. Quel budget / prix ?

Le budget doit être à la hauteur des ambitions de résultat qu’on se donne. Cependant, l’argent n’est pas la seule motivation. Île sans fil en est un bon exemple, puisque les prix ne dépassaient pas les 100$! Les motivations peuvent être diverses : plaisir, prestige, pouvoir… L’important est de bien l’exprimer pour que les participants se reconnaissent.

3. Quel scénario ?

Que va-t-on demander pour participer au concours? Attention, il faut que l’objectif reste atteignable. Un concours trop compliqué à comprendre ou à réaliser risquerait de perdre le public. À moins que vous souhaitiez être volontairement élitiste, comme Deloitte Canada qui recherche les meilleures prédictions en technologie, médias et télécoms, je vous conseille d’aller vers des questions simples qui font plus appel au hasard. Par exemple, quand et à quel endroit s’inscrira le 100 000e membre d’Île sans fil.

4. Quelle plateforme ?

Encore une fois, le mieux est l’ennemi du bien. Si vous avez 10 000 $ de budget, il est préférable de mettre l’essentiel dans le prix, qui est le principal incitatif. Privilégiez une simple page Web, comme le fait avast, un formulaire d’entrée basique, comme pour le 100K d’Île sans fil ou bien une plateforme ouverte spécialisée dans les concours, comme Deloitte avec Wildfire.

Si vous avez de l’argent à revendre, vous pouvez toujours développer un site complexe pour votre concours, avec animation et entrées multiples pour les participants. Mais franchement, je trouve que l’énergie n’est pas mise au bon endroit (cf. point nº 5).

5. Quelle promotion ?

Maintenant que vous avez monté le plus beau concours au monde, il faut le faire connaître. Revenez au point numéro pour revoir vos cibles. Étudiez où elles résident sur le Net et envoyez-leur le message qui les motivera à participer à votre compétition. C’est certain que le travail est facilité si vous avez déjà une présence Web bien établie avec une communauté dynamique sur les médias sociaux, comme Île sans fil sur Twitter, Facebook et son blogue.

Les participants à un concours sont souvent les meilleurs promoteurs de celui-ci. Donnez-leur les moyens de le publiciser. Île sans fil avait par exemple mis à disposition des badges en anglais et en français pour annoncer l’arrivée du 100 000e.

L’organisation d’un concours n’est pas une science exacte. Le contexte et le momentum jouent un rôle primordial. Je suis sûr que vous avez des bons conseils à partager sur le sujet. Je serais heureux de les entendre.

Quels bénéfices concrets apportent les applications iPhone ?

Quels bénéfices apportent les applications iPhone ?

Développer une application iPhone pour sa compagnie, un produit ou service est devenu chose commune. La preuve, Île sans fil, l’organisme montréalais chef de fil de l’Internet sans fil gratuit, a sa propre application mobile depuis un mois. Que ce soit pour un organisme sans but lucratif, ou une entreprise dont le but est de faire de l’argent, quels bénéfices peu bien apporter une application iPhone?

Le cas d’école Île sans fil

Président d’Île sans fil, j’ai initié le projet de l’application pour iPhone et iPod Touch avec des bénévoles de l’organisme et surtout l’aide de la société Kolt Production, qui s’est chargé du développement.

À ce jour, plus de 3 500 personnes ont installé l’application d’Île sans fil sur leur iPhone ou iPod Touch. Après un premier mois d’exploitation, je peux identifier trois bénéfices importants pour l’organisme.

1. Rendre service aux membres

Depuis la sortie de l’iPhone et l’iPod Touch d’Apple au Canada, nous avions régulièrement des demandes de nos membres pour développer une application pour cet appareil. Aujourd’hui, les 129,000 membres d’ISF ont un outil simple et rapide pour trouver un point de nos 199 points d’accès gratuit, où qu’ils soient sur l’île de Montréal.

2. Fidéliser nos membres

Grâce à cette application mobile, nos membres gardent ISF dans leur poche toute la journée. ISf devient ainsi un réflexe pour eux, car ils savent automatiquement si un point d’accès est disponible (vert: en fonctionnement; rouge: indisponible ) . En facilitant l’accès à notre réseau, nous développons mathématiquement la “consommation” de nos points d’accès.

3. Développe la notoriété d’ISF

Paradoxalement, ISF souffre d’un problème de notoriété, ou plutôt de communication. J’en parle d’autant plus aisément que je travaille dessus depuis 2,5 ans. La majorité des 129 000 de l’organisme ne savent pas qui nous sommes exactement (un organisme de bénévoles).
Pour les milliers de personnes qui installent l’application iPhone ISF, notre mission devient plus claire. Grâce à l’espace information et nouvelles, qui reprend les articles du blogue, de l’application, nous pouvons communiquer directement vers nos membres pour leur expliquer ce que nous faisons concrètement.

Quelle est la prochaine étape ?

Certains pourraient pensé qu’après avoir lancé leur application iPhone ils seront tranquilles pour un bout de temps. Je pense notamment à St-Hubert BBQ qui a fait partie des premières compagnies au Québec à offrir une application mobile. Une fois l’effet de mode passé, j’avoue être resté sur ma faim. Pourquoi ne pas passer à l’étape suivante et offrir la commande en direct ? Cette fonction a porté ses fruits pour Pizza Hut qui a généré 1 million $ de vente avec son application iPhone.

Comme un site Web évolue avec les années et les besoins des clients, une application mobile ne doit pas rester figée dans le temps. Par exemple, la plus grosse critique de l’application iPhone d’ISF (cf. commentaires Apple Store, Twitter, Facebook et discussions) est qu’elle n’est pas adapté aux iPod Touch qui ne peuvent consulter la carte des points d’accès quand ils n’ont pas de connexion Internet. Nous développons donc une version 1.1 qui possède un mode hors ligne.

Je ne dirais que deux mots pour conclure, si vous vous lancez dans l’aventure mobile, restez connecté!

 

PS: Pour continuer la discussion sur les applications iPhone, j’en profite pour vous rappeler que l’enregistrement du podcast de Mac Québec se fera aujourd’hui (1er déc.) à 13h00 sur Ustream. Rejoignez-moi pour intervenir en direct!

Pro Bono: Une nouvelle monnaie positive

C’est rare les articles où je peux parler à la fois d’un de mes meilleurs clients, Deloitte, de l’organisme que j’ai la chance de présider, Île sans fil, et d’un maudit français qui m’a bien aidé, Yann Rousselot-Pailley. Tout ça pour savoir comment gérer le Pro Bono, cette nouvelle monnaie pour les compagnies.

Pro Bono est une affaire sérieuse

Dans l’un de ses derniers podcast, Deloitte a traité de la place prise par le Pro Bono dans les compagnies. Pour le petit cours d’étymologie, Pro Bono vient du latin «pour le bien public». en bon français, nous pourrions simplement traduire par bénévolat.

C’est intéressant d’écouter ces trois responsables de Deloitte, Dean Furbush, Evan Hochberg et Humbelina Sanchez, disserter très sérieusement sur la valeur que l’on devrait donner aux activités Pro Bono.

Les sociétés sont habituées à faire des dons en argent, mais beaucoup moins pour des dons en temps. Pourtant, la valeur est tout aussi importante, si ce n’est plus pour ceux qui les reçoivent.

Entre commandite et bénévolat

En tant que Président de l’organisme Île sans fil, j’ai travaillé une bonne partie de l’été avec mes collègues du comité d’administration pour répondre à un programme de financement du ministère des services gouvernementaux du Québec. Pércisément, il s’agit du volet 2 pour l’Appui au passage à la société de l’information.

Pour nous aider à structurer le dossier, j’ai demandé à Yann Rousselot-Pailley, co-fondateur de Present Profit, de partager son savoir-faire. Il accepté immédiatement et montré beaucoup d’entrain.

Yan ne le sait pas, mais c’est lui qui m’a appris la signification du terme Pro Bono. Finalement, au lieu de commanditer Île sans fil avec de l’argent, il nous paye en nature, ou plutôt en service.

Comment dire merci aux Pro Bono ?

La question se pose de savoir comment classer ce type d’intervention corporative «pour le bien public». Jusqu’à aujourd’hui, Île sans fil fonctionne uniquement sur le temps de bénévoles. Mais pour aider l’organisme, ils se positionnent en tant qu’individu, et non pas comme représentant d’une compagnie.

C’est bien connu, il faut donner pour recevoir. Mais, que peut bien offrir un organisme sans but lucratif à une compagnie en retour de services Pro Bono ? De la reconnaissance, de la visibilité… ?

Par principe, j’adore donner un coup de main sans attendre un retour immédiat. Mon éducation m’a appris que «Dieu te le rendra». Mon expérience me démontré surtout que c’est toujours un excellent investissement, car mes affaires ne se sont jamais aussi bien portées.

Je n’ai finalement pas trouvé la réponse idéale pour savoir comment remercier le Pro Bono. Si vous avez une idée sur le sujet, merci de la partager en commentaire. Dieu vous le rendra 😉

Spécial podcast macQuébec au WebCamp Québec

Comme un avant-goût de St-Jean numérique avec une journée à la Capitale de la Belle Province pour le WebCamp Québec, une rencontre au sommet avec ZAP Québec et l’enregistrement d’une nouvelle émission du podcast de macQuébec avec Laurent Lasalle.

Je dois féliciter les organisateurs du WebCamp, Jonathan Parent, Jean-Philippe Boneau et Nicolas Roberge, qui nous reçoivent à l’Auberge St-Antoine, une place des plus luxueuses de Québec. L’amphithéâtre est plein à craquer, avec plus de 90 personnes qui échanges sur l’avenir du Web.

Podcats de macQuébec : Émission du 16 juin (début à 14h00)

Pourquoi fêter le 100 000e d’Île sans fil ?

Concours 100 000e Île sans filMembre actif d’Île sans fil depuis 2,5 ans, j’ai le plaisir d’être sur le comité d’administration depuis un an d’en assumer la présidence depuis 2 semaines. La mission d’Île sans fil, vous la connaissez presque tous : offrir aux citoyens de Montréal un service d’accès gratuit à l’Internet sans fil. En ce beau mois d’avril 2009, Île sans fil accueille son 100 000e membre. C’est un événement pour l’organisme, mais c’est surtout un point marquant pour Montréal qui est devenu l’un des réseaux sans fil gratuits les plus important au monde en moins de 6 ans et à la seule force de membres bénévoles.

Pour fêter le 100 000e avec Île sans fil, vous pouvez participer au concours mis en place sur son site Internet. Si vous n’êtes pas encore membre d’Île sans fil, c’est l’occasion rêvée pour le faire, car vous pourriez être LE 100 000e, et gagner de nombreux cadeaux. Une version anglaise du concours est également disponible.

Si vous avez l’occasion de discuter avec un élu de la Ville de Montréal, n’hésitez pas à lui glisser un bon mot sur Île sans fil. Les 100 000e membres vous en seront redevables.

Enfin, je vous propose d’afficher fièrement votre soutien à Île sans fil en mettant une bannière spéciale 100 000e sur votre site Web ou votre blogue.