10 conseils à garder secrets pour optimiser le référencement de la Web vidéo

La vidéo est le nouvel eldorado du référencement Web. Avant de se lancer dans la publication média, quelques bonnes pratiques doivent être suivis afin d’optimiser la visibilité de ses Web vidéos. Le bénéfice du SEO vidéo est clair, les moteurs de recherches vous feront bénéficier d’une publicité gratuite en diffusant largement vos productions en haut de résultats.

1. Nom du fichier : très révélateur pour les moteurs de recherche

Google Sitemap VideoQui l’eut cru, les moteurs de recherche analysent le nom de votre fichier. Il faut dire qu’un “bo2008x.mov” est bien moins parlant qu’un fichier qui porte le nom
video-scoop-president-barack-obama-2008.mov” !

2. Métadonnées : un grand classique

Les fichiers vidéo sont comme des documents Word. À leur création, vous pouvez ajouter des informations sur le titre, l’auteur, la description et les mots clés. Ces métadonnées sont insérées par l’intermédiaire du logiciel de création de fichier vidéo.

3. Format : optimisation technique des vidéos

Trois choses doivent particulièrement être prises en compte :

  • la durée de la vidéo ne doit pas dépasser 10 min. Sans entrer dans le débat court ou long métrage pour le Web, l’optimisation Web des vidéos nécessite une diffusion la plus large possible. Hélas, les plateformes de partage de vidéo les plus populaires n’acceptent pas une longueur supérieure à 10 min.
  • la taille doit être inférieure à 100 Mo. Pour la même raison que la durée, la limite des 100 Mo est imposée sur les plateformes à la Youtube.
  • le format optimal pour une page Web est le Flash vidéo. Par contre, pour la diffusion sur des plateformes vidéo, le MP4 est définitivement ce qui ce fait de mieux. Cette partie pourrait faire le sujet d’une série d’articles.

4. Texte : raconter une belle histoire

Une vidéo doit être accompagnée d’un texte. Celui-ci n’est pas obligé de reprendre mot pour mot la vidéo, mais il doit comporter des mots clés sur le sujet abordé. Comme pour une page Web classique, ces mots clés peuvent être mis de l’avant en utilisant les balises <strong> (gras) et <h.> (titre).

5. Tags : des mots clés pour se repérer

Les tags ou mots clés servent à repérer rapidement la thématique d’un article ou d’une vidéo. Contrairement à une page Web, vous ne serez pas pénalisé pour un excès de tags sur les plateformes à la Youtube. Alors, n’hésitez pas et soyez exhaustif.

6. Présentation : mettre en valeur votre vidéo

Au lieu de noyer votre vidéo au milieu d’une liste incommensurable, il est préférable de la présenter dans une page distincte qui aura sa propre URL, titre, description et tags. Des images tirées de la vidéo peuvent également enrichir la page (pensez au nom de l’image et aux balises de description). En passant, évitez absolument les pop-up pour présenter vos vidéos, car l’expérience utilisateur est détestable.

7. Transciption et Closed Captioning

Les moteurs de recherche de nouvelles générations sont capables d’analyser le son, voire les formes dans une vidéo. Ce genre de technologie est utilisé par Dailymotion pour identifier les droits d’auteurs musicaux des vidéos qui lui sont soumis.

Malheureusement, les principaux moteurs de recherche ne sont pas encore capables d’interpréter le contenu des vidéos. Une retranscription texte (multilingue serait encore mieux) faciliterait le travail des moteurs de recherche. Comme l’indique Éric sur son blogue, pour les médias ce document pourrait être récupéré simplement à partir du “closed captioning” qu’ils produisent déjà pour tous les films et émissions diffusés à la télévision.

M.A.J 01/07/2008 : Everyzing propose une solution de transcription multimédia (audio et vidéo) orienté optimisation Web.

8. Sitemap vidéo ou mRSS : Google vs Yahoo!

Les “sitemap” permettent aux moteurs de recherche de repérer l’arborescence d’un site Internet. Encore une fois, il s’agit de leur faciliter le travail. Comme vous l’aurez compris, le “sitemap vidéo” a le même objectif, mais spécialisé sur les vidéos. Ce format a été initié l’année dernière par Google.

En parallèle, Yahoo! a lancé le mRSS, pour Media RSS. Le moteur de recherche a opté pour un nouveau format de RSS pour indexer les vidéos. Récemment, Exalead a décidé d’utiliser cette technologie pour répertorier les vidéos du Web.

Il est regrettable de voir que les acteurs de la recherche Internet n’aient pu s’entendre sur un format commun. Ils nous obligent pour l’instant à utiliser les deux pour être le plus efficace.

9. RSS, iTunes, Joost, Miro et compagnie

Si vous avez un blogue, vous posséder certainement un fil RSS de vos nouvelles. Si vous avez un site Web sans fil RSS… je vous conseille de passer par la case départ. Il est bon de créer un fil RSS spécifique à chacun des formats vidéo que vous possédez (iPod, AppleTV, etc.) et de les référencer par la suite sur iTunes, Joost et Miro. Plus les RSS seront diffusés, plus vos vidéos seront visibles.

10. Plateformes de partage de vidéos : à laYoutube

Toujours en terme de visibilité, la soumission de vidéos aux plateformes de partage, tel Youtube et Dailymotion, permet de démultiplier le nombre de spectateurs. Pour une vidéo vue sur votre site, c’est 100, voir 1000 fois cette même vidéo qui est regardée sur Youtube. Pensez à cibler les plateformes selon votre auditoire désiré, par zone géographique et secteur d’activité. Sous chaque vidéo présenté sur votre site, ajoutez le lien vers son homologue sur les différentes plateformes de partage.

11. Surprise !

Je vous ai promis 10 conseils. J’ai tenu parole. Pour le 11e, qui est certainement le plus important, nous allons devoir nous rencontrer pour approfondir le sujet 😉

Et après l’optimisation du référencement ?

Maintenant que votre vidéo est en ligne et totalement optimisée et référencée, il serait intéressant de connaître le retour de tout cet investissement. Un code Google Analytics bien placé vous donnera quelques infos sur les vidéos présentés sur votre site.

Pour les plateformes de partage vidéo, je vous conseille les services de Tubemogul. De façon simple, il présente la popularité de vos vidéos sur différentes plateformes. Par contre, pour avoir des informations plus détaillées et plus pertinentes sur l’utilisation de vos vidéos par les internautes, la solution de vidéo analytique de Streametrics est à ce jour ce qu’il y a de plus adapté sur le marché.

Ces 10 conseils ne sont certainement pas la panacée, mais ils donnent d’excellentes bases pour rendre vos vidéos sur le Web plus amicales avec les moteurs de recherches. Voyez-vous un point important que j’aurais oublié ?

M.A.J 01/07/2008 : Brightcove vient de publier un livre blanc sur le référencement de la vidéo. Vous pouvez télécharger 2008 Video SEO Playbook (PDF) sur le site de Lightreading.

Screencast : capture vidéo pour la formation, démonstration et promotion

De la capture vidéo de bugs à l’utilisation comme outils de formation en entreprise, le screencast prend de plus en plus de place sur le Web.

Histore d’une capture vidéo

Un screencast consiste à enregistrer en vidéo un écran d’ordinateur, avec la plupart du temps une narration audio. Si de telles captures vidéo existent depuis près de quinze ans, le terme de screencast est apparu récemment (2004) à l’initiative de Jon Udel, qui était à la recherche d’un nom générique pour cette pratique. Dans un article de novembre 2005, O’Reilly décrit avec précision ce qu’est un screencast.

Les amateurs de screencast

Le screencast a plusieurs usages bien utiles. L’un des premiers fut dans le domaine de l’apprentissage. Des amateurs ont commencé à développer des tutoriels informatiques pour l’utilisation de logiciels aussi basique que Windows, Word, Excel, etc. Dans d’autres cas, le screencast a aussi servi à démontrer par l’exemple l'<a href="http://www.macosx86.net/medias/app/screencast/small/bugiph07.mov” title=”screencast : Bug iPhoto” target=”_blank”>existence de bugs dans des logiciels.

Ces dernières années, les screencast se sont popularisés dans le domaine des tests de nouveaux sites Web2. Les blogueurs sont les premiers à avoir tiré parti de cet outil pour dévoiler les secrets de services souvent lancés en version bêta sur la toile. Les internautes découvrent ainsi la face cachée de produits qu’ils ne pourront utiliser parfois que plusieurs semaines, voir plusieurs mois après.

Il existe une foultitude de logiciels gratuits et payants pour réaliser des screencast. Dans la catégorie logiciel libre, nous retrouvons l’excellente CamStudio, alors que pour 260 € vous pouvez vous offrir le logiciel professionnel Camtasia Studio. L’un comme l’autre vous donneront des films au format AVI que vous pourrez transformer au format Flash. Ce dernier est recommandé pour la diffusion sur Internet. Vous retrouverez une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_logiciels_de_screencasting” title=”Liste de logiciels de screencasting – Wikipédia” target=”_blank”>liste complète de ces outils sur Wikipédia.

La professionnalisation du secteur

Les créateurs de screencast gratuits sont poussés par différentes motivations. La première peut être le simple altruisme et le plaisir de partager sa connaissance. Majoritairement, il s’agit de démontrer une expertise et de mettre en avant d’autres services, qui eux sont bel et bien payants.

Aujourd’hui un marché s’est développé autour de la vente sur Internet de vidéos de formation. Des sociétés comme Emob ont décidé de s’attaquer à une cible grand public en offrant des vidéos à partir de 1,50$. Ce site de formation à l’informatique et à la création numérique concentre son offre autour des produits populaires de la famille Microsoft et Adobe. Les vidéos sont vendus au visionnement (48h00) et au téléchargement.

Des screencast pour l’entreprise ?

L’utilisation de screencast pour la formation (elearning) peut aller encore plus loin. En interne, une entreprise peut mettre des vidéos à disposition de son personnel pour la manipulation de logiciels maison, que ce soit dans le domaine de la comptabilité, du marketing ou des ventes. Les salariés peuvent consulter ces vidéos et s’auto-former quand ils le souhaitent et, ainsi, gérer eux-mêmes leur agenda.

D’un point de vue plus Web marketing, le screencast est un élément incontournable de buzz. Scénarisées et propagées convenablement, des vidéos de démonstration d’un nouveau logiciel ou service Web imminent peuvent susciter l’intérêt d’éventuels clients/utilisateurs. Couplées à une diffusion sur des plateformes de partage de vidéos (Youtube, Dailymotion et compagnie), ces présentations pourront faire le tour du Web en peu de temps.

Si vous êtes chanceux (ou malin) comme Google, vous verrez des screencast développés par des blogueurs, qui se chargeront de faire la promotion de vos produits à votre place. Voici un exemple, avec une vidéo sur Google Tableur réalisé par Benoit Descary.

Dailymotion blogged video