Video Sitemap 101: Comment rendre vos vidéos visibles sur les moteurs de recherche

Le SEO vidéo a beaucoup évolué depuis mon article de 2008 sur les 10 conseils à garder secrets pour optimiser le référencement de la Web vidéo. Aujourd’hui, le géant de Moutain View veut s’assurer l’accès à un maximum de vidéo pour le lancement de Google TV en fin d’année. Pour ce faire, Google facilite le travail des Webmaster pour créer un Video Sitemap, le format d’indexation des contenus vidéo qui s’est développé aux côtés du Media RSS (mRSS) de Yahoo.

Dans un guide complet dédié au Video Sitemap, Google partage les bonnes pratiques pour bien indexer ses vidéos. En voici 3 exemples:

  1. Vérifiez que l’adresse Internet de vos vidéos est explorable
    Il faut s’assurer que le fichier robots.txt ouvre bien votre site Web aux moteurs de recherche afin d’indexer tous les éléments vidéo de votre plan de site: page de lecture, miniature, contenu et lecteur vidéo.
  2. Dire dans quel pays la vidéo peut être jouée
    L’attribut “restriction” a récemment été ajouté. Il permet de limiter l’accès aux vidéos à certains pays.
  3. Indiquez clairement si des vidéos ont été supprimés du site Web
    Afin assurer une bonne expérience utilisateur, Google conseille deux solutions à chaque fois que l’on enlève une vidéo: créer une page 404 ou insérer un tag pour indiquer une date d’expiration sur la vidéo (Video Sitemap: element) ou mRSS: )

Comme Youtube part à l’assaut de notre salon, c’est important qu’il puisse nous offrir toute la richesse vidéo du Net. C’est notamment ce qui a poussé Google à reconnaître les éléments du Video Sitemap directement dans le Sitemap traditionnel. Pour Google, la vidéo est dorénavant un contenu au même niveau que le texte et les images qui constituent un site Internet.

Au-delà du sitemap, le référencement de la vidéo devrait faire un bond en avant avec le HTML5. Ce dernier intègre des éléments plus sémantiques, qui facilitent la présentation et la compréhension des contenus multimédias dans leur ensemble, et le référencement des vidéos en particulier.

En complément: Google Launches Official Reference Guide For Video Sitemaps


Google TV ne va pas tuer la télévision de ma grand-mère

Comme nombre de mes amis, je me réjouis de l’arrivée de Google TV, qui fera enfin de la TV Connecté une réalité. Si Google TV n’est qu’une set-top box avec du Android dedans, le fait que Google soit derrière avec son contenu Youtube et sa force de frappe va grandement aider la bête à percer le marché de la TV Internet.

Contrairement à ce que certains pensent, je ne serais pas définitif sur la suppression de la grille horaire, telle que nous la connaissons à la TV. Si je suis un adepte de la consommation vidéo à la demande — ou je veux quand je veux —, je crois encore en la persistance des grands rendez-vous de la télévision.

Les zappeurs fous du Net

Il y a un fantasme à croire que nous sommes tous des zappeurs invétérés. Si c’est le cas des plus jeunes, l’effet Ritalin de l’âge nous rend plus sages devant la consommation audiovisuelle.

En rentrant du travail, les gens n’ont pas forcément envie de passer du temps à rechercher longuement ce qu’ils vont regarder. Une grille horaire bien établie — que l’on retrouve en allumant son poste de télévision — répond à un besoin de se laisser porter par les programmes que l’on nous sert, tout en ayant l’assurance que ça répond à nos centres d’intérêt.

De plus, il y a quelque chose de rassurant, de retrouver ses programmes TV à heures précises. Comme dis ma grand-mère, elle a son petit “train train” quotidien: série TV, divertissement, information, film et au lit!

Les trois directs de la TV Internet

Internet amène évidemment de nouvelles formes de consommation de la télévision. Pour moi, aux côté de la vidéo à la demande, la notion de diffusion en direct sera aussi importante en IP que sur la TV de ma grand-mère.

1. Le direct “live” des grands moments

Que ce soit pour un concert ou le discours d’accession au pouvoir de Barack Obama, rien ne pourra remplacer l’émotion de partager un moment important ensemble et en direct. Ce type de diffusion rassemble les plus fortes audiences.

2. Le direct TV en flux organisé

Il s’agit typiquement de la télévision telle que nous le connaissons depuis 60 ans. Des programmes vidéo s’enchaînent à heures précises. Les émissions ne sont pas toujours en direct, mais sont organisées en flux ininterrompu.
Comme ce fut le cas avec l’arrivée du câble et satellite, Internet va apporter une thématisation de plus en plus pointue des programmes. Nous pouvons comparer cette ascension au service de Web radio comme Deezer. Nous aurons une chaîne de télévision pour chaque envie. Ex. : Séries d’action allemande.

3. Le direct social: TV intelligente en temps réel

Le direct télévisuel, qui a le plus d’espérance en ce moment, est sans nul doute celui relié à nos réseaux sociaux. Imaginons une TV intelligente qui se crée en temps réel à partir de la consommation vidéo de ma communauté. Avec une petite molette, je peux donner à ce direct social une saveur plus sportive ou divertissement. Me voilà projeté dans une télévision idéale, qui pourrait quasiment devancer mes envies.

Opportunité pour la WebTV TV Internet

Les chaînes de télévision actuelles ont l’avantage de posséder un média puissant pour soutenir leur conquête de l’Internet. Tou.tv en est le meilleur exemple. Alors que les WebTV de ce monde ne peuvent jouer qu’avec les outils que leur offre Internet: site de partage vidéo et réseaux sociaux.

Pour développer leur public et rencontrer un vrai succès d’audience, je pense que les WebTV doivent tout d’abord se penser TV Internet, c’est-à-dire multiplateforme.

Les WebTV Québécoises ont tendance à penser leur contenu pour la diffusion à la TV. D’ailleurs, ses protagonistes sont souvent issus du milieu de la petite lucarne. Si tel est leur objectif, elles doivent jouer à armes égales avec la télévision, et donc intégrer l’ensemble des directs — live, organisé et social —, ce qui est techniquement accessible sur Internet.