Sour Mirror: HTML5 et Flash dansent ensemble

Au détour d’un Tweet, j’ai découvert une expérience magique mise en place pour la promotion de la chanson «Mirror» du groupe japonais Sour. Après avoir connecté vos comptes Facebook, Twitter et votre Webcam, vous voilà embarqué dans une danse folle dont vous êtes le héros.

À l’image de “The Wildness Downtown” du groupe montréalais Arcade Fire, Sour exploite au mieux le standard HTML5 pour créer une animation interactive personnalisée. La différence apportée par le groupe japonais tient dans l’intégration de Flash pour animer certains éléments vidéo. Sour Mirror devrait un temps réconcilier les adeptes d’Adobe Flash avec ceux de HTML5.

À la fin de l’expérience, le site vous propose de télécharger une photo de vous prise au milieu de clip. Je l’ai mis en en-tête de cet article.

Si vous connaissez d’autres artistes qui ont fait leur clip musical avec une animation HTML5, je serais curieux de les voir.

En direct ce soir: HTML5 vs Flash / Silverlight – Internet TV Montréal

Le débat promet d’être fut chaud en cette belle soirée de juin. Les pro-HTML5 fourbissent leurs armes face aux pro-technologies propriétaire, Flash et Silverlight en tête, car il n’y a plus grand monde pour soutenir RealVideo 😉

En introduction, Microsoft a fait une apparition remarquée avec une vidéo sur HTML5 face aux technologies propriétaires réalisés par Joey deVilla, évangéliste et grand trublion de la compagnie de Redmond.




Table ronde Internet TV Montréal: HTML5 vs technologies propriétaires

M.A.J (10/05/2010): La table ronde iTVm sur le HTML5 se tiendra finalement le mercredi 9 juin à 18h00. Vous pouvez réserver gratuitement votre place en ligne.

M.A.J (27/04/2010): Pour cause de succès des Canadiens, nous reportons la table iTVm à une date ultérieure. Merci de rester connecté.

Je vous invite à participer à la seconde table ronde Internet TV Montréal qui se tiendra le mercredi 28 avril à 18h00 dans les locaux d’Uranium Interactive. Manuel Angelini et moi lancerons le débat sur la place des technologies propriétaires – Microsfot Silverlight et Adobe Flash en tête – face à la montée en puissance de HTML5.

Si vous êtes un professionnel de l’Internet et de la vidéo en ligne, cette rencontre est l’occasion idéale de débattre sur l’avenir des usages et des technologies, et d’échanger sur les bonnes pratiques de nos métiers respectifs.

En avant-goût, je vous propose de visionner la première table ronde iTV Montréal, qui portait sur la vidéo à la demande par rapport à la diffusion en direct sur Internet.

Comment Adobe Flash va mourir & Pourquoi tout le monde est si content?

Comment Adobe Flash va mourir & Pourquoi tout le monde est si content ?

Il y a 7 mois, je prédisais la mort de la vidéo avec Adobe Flash. Avec les dernières annonces de Google, Apple et Mozilla, nous nous rapprochons à grands pas du temps fatidique/béni où HTML5 et les autres normes du Web mettront Flash à la porte du Web.

La belle époque du Flash

Au-delà des animations Flash trop chargées, que l’on voit sur certains sites Web, nous lui devons depuis 5 ans l’explosion de la vidéo en ligne. Avec un simple plugin installé sur 99% des ordinateurs connectés au Net, Flash est entré dans notre quotidien sans que l’on s’en rende compte.

Le monde du Flash n’est pas si rose. Avec le temps, il est devenu lourd, fait régulièrement planter nos navigateurs Web et n’a pas vraiment évolué pour la diffusion de vidéo. Il y a comme une odeur de naphtaline qui me rappelle Real Networks à la fin des années 90.

Le roi Flash haï par Apple te Mozilla

Lors du lancement du Apple iPad, Steve Jobs a confirmé que la technologie Flash n’était pas prête pour ses appareils mobiles. Le père de la pomme a des mots très durs pour Adobe, qu’il va jusqu’à traiter de fainéant. Dans ces conditions, nous ne sommes pas prêts de voir une animation ou même une vidéo en Flash sur notre iPhone ou iPod Touch.

Mozilla rentre à son tour dans la critique de Adobe en annonçant que son nouveau navigateur mobile, Firefox Maemo, débrancherait par défaut le plugin Flash. Encore une fois, il s’agit d’offrir une meilleure performance Web.

Le roi Flash détrôné par HTML5

La vidéo en ligne est le marché où Adobe doit prendre le plus peur. Tous les navigateurs Internet modernes (Firefox, Safari et Chrome) incluent la compatibilité avec HTML5, le nouveau standard du WWW. Même Microsoft a décidé de s’y mettre pour la version 9 de Internet Explorer.

HTML5 ajoute la reconnaissance directe de la vidéo, sans passer par un plugin tiers. Depuis 2 semaines, Youtube supporte cette nouvelle norme, que vous pouvez tester pour certaines vidéos en activant votre compte sur youtube.com/html5. Vimeo vient à son tour d’emboîter le pas au géant de la vidéo. Enfin, le contenu multimédia de Wikipédia sera aussi compatible HTML5, suite à une adaptation de la plateforme libre Kaltura.

Pourquoi tant de haine envers Adobe?

Si toutes ses grandes compagnies du Web veulent s’affranchir de Flash pour la vidéo, c’est en partie pour une question pécuniaire. Imaginez un peu l’argent que Google doit dépenser pour payer les licences Flash qui font tourner Youtube. En rachetant On2 Flix Technologies, dont adobe a brisé la noce l’année dernière, Google s’assure qu’il n’y ait plus aucun soutien au format Flash.

Si je soutiens les formats ouverts, je ne pense pas que ogg, reconnu par HTML5 et poussé par Mozilla, trouve sa place, autre part que sur les machines d’adeptes de Linux. Pour une raison d’efficacité et d’économie d’échelle, le format MPEG4-AVC (H.264) va s’imposer comme le format vidéo de référence pour diffuser sur Internet (IPTV). Dans une logique de diffusion multi-support, MPEG4-AVC est reconnu à la fois par le Web, le mobile et les TV connectées.

Ne fuyez pas encore Flash

Je rassure tous ceux qui ont du Flash sur leur site, en animation ou en vidéo, il ne va pas disparaître en un jour. Le principal handicap à la montée du HTML5 est encore la trop grande présence d’Internet Explorer (6,7 et 8). Il faudra peut-être encore 5 ans avant qu’une part assez consistante du Web soit compatible pour que l’on puisse enfin abandonner Flash.

En attendant, je vous conseille d’installer un navigateur qui vous permet de profiter pleinement de la toile et des possibilités offertes par HTML5, CSS3, AJAX et toutes ces merveilleuses technologies.

Google achète On2 Flix Technologies pour 106,5 M$: La vidéo au coeur du Web ’09

On2 Technologies Logo

Google nous surprendra toujours. Aujourd’hui, c’est dans le domaine de la compression vidéo que le géant de Mountain View investit avec le rachat de On2 Flix Technologies pour 106,5 millions de dollars. Le montant n’est pas aussi important quand on sait que la majorité des vidéos diffusées sur le Web sont faites en Flash et compressées par la technologie VP6 de On2.

J’ai assisté en mai dernier à la conférence Streaming Media avec mon ami Manuel Angelini. À cette occasion, j’ai appris que les relations entre On2 et Adobe étaient au plus mal, car ce dernier ne souhaite plus continuer le partenariat technologique autour de l’encodage de Flash. Il y avait des nouvelles autour d’un rapprochement avec Microsoft, principalement avec le support de l’encodage de On2 pour Silverlight. Finalement, c’est Google qui coupe l’herbe sous les pieds de Microsoft. Celui-ci devrait se consoler avec l’achat à terme de Yahoo!.

Google a l’habitude de mettre gratuitement à disposition les services qu’il rachète. Le fera-t-il pour les produits d’encodage de On2 ? Ce que je verrais de plus intéressant, est l’ouverture et la mise à disposition du code source de On2 VP6/VP8. Après tout, c’est une tendance du Web, avec notamment le support du format vidéo open source Ogg dans HTML5, que l’on retrouve au fur et à mesure dans les navigateurs Firefox, Chrome et Safari.

MAJ: The Register pense également que Google pourrait ouvrir le code source du codec vidéo de On2. Ogg Theora pourrait en profiter, car il passerait actuellement de VP3 à la dernière version VP8 développée par On2. À ce moment-là, Ogg serait assez performant par rapport au codec H.264 promu par Apple, et Youtube pourrait ainsi intégrer Ogg pour ses vidéos.

The Prototype Experience détourne Facebook Connect

Ex hard core gamer, je n’ai pas l’habitude de parler de jeux vidéo. Avec Prototype, le nouveau best-seller produit par Radical Entertainment, je vais faire une exception. Pour promouvoir le jeu, qui sortira le 9 juin en Europe, le distributeur Activitsion a mis en ligne un site Web qui en met plein la vue. Une superbe animation Flash vous accueille avec une invitation à vous connecter à Facebook. S’en suit une animation vidéo des plus troublante.

Grâce à l’application Facebook Connect, The Prototype Experience vous met dans la peau du héros, qui a la particularité de s’approprier l’ADN de ses opposants. En regardant bien, vous vous apercevrez que ce point a son importance.

The Prototype Experience Facebook Connect

Souvent décrié, le Flash a ses avantages. J’ai toujours dit que pour un mini-site, par exemple pour un lancement de produit, le Flash permet des animations multimédias qui sont difficiles à reproduire en HTML, même si  la technologie AJAX permet un peu plus de mouvement.

Dans le cas de The Prototype Experience, l’agence One Million Dollars a détourné avec finesse les possibilités offertes par Facebook Connect. Je savais que l’on pouvait récupérer quelques informations de son compte Facebook, mais j’avoue être surpris de pouvoir aller aussi loin. C’est une raison de plus pour bien maîtriser son identité numérique sur les médias sociaux.