Bonne nouvelle, le blogue est mort !

En rentrant de PodMtl hier soir, je vois ma femme attristée qui me sort «Ton Wired me dit que le blogue est mort. Que vais-je faire du mien. Wired n’est pas le premier à annoncer le dépassement du blogue, qui ne serait plus la saveur de l’année. C’est finalement une excellente nouvelle.

Un peu d’histoire

Pour reprendre un exercice cher à mon ami Christian Aubry, je vais faire un peu d’histoire. Au début, il y avait la presse. Chacun pouvait imprimer et distribuer son journal pour raconter sa vie, ses passions et les dernières nouvelles du quartier. Un siècle auparavant, il pouvait fleurir des centaines de feuilles de chou dans les grandes villes.

La sélection naturelle et économique faisant le reste, nous ne trouvons aujourd’hui plus qu’une dizaine de journaux, tenus en majorité par de grands groupes de médias.

La radio libre a vécu le même phénomène. Les pirates des ondes s’exprimait sur tout et n’importe quoi, souvent a l’origine de révolution culturelle et politique. Puis, les radios sont rentrées dans le rang à coût de rachats successifs.

Le blogue n’est plus tendance

Dans son article pour Wired, Paul Boutin annonce fièrement la fin du blogue, le disant remplacé par Flickr, Twitter et Facebook (pourtant en déclin). Il constate qu’un blogue n’assure plus la première page dans Google. Les Washington Post, Fox News et compagnie monopolisent les premiers résultats pour renvoyer les blogues personnels dans les oubliettes du Web.

Pourquoi doit-on se réjouir ? Depuis le temps qu’on entendait dire que le blogue n’était que pour des adolescents boutonneux, ça fait du bien de le voir récupérer par de grands groupes. Le blogue rentre finalement dans la normalité, et accède au rang de média traditionnel.

Je suis heureux

Je pourrais poursuivre avec la vidéo sur le Web. Avec l’arrivée de Youtube en 2005, les entreprises voyaient la vidéo en ligne comme une suite de bébé qui rit et de chats qui jouent du piano. Les stratégent en communication n’imaginaient pas un jour utiliser cet outil pour faite la promotion de leur compagnie. Aujourd’hui, tout le monde veut sa chaîne Youtube. Même la conformiste Radio Canada s’y est mise.

C’est donc une excellente chose que ces outils de communication Web ne soient plus réservés à une élite de uber geek, pour rentrer enfin dans la normalité de l’entreprise lambda. Je peux vous assurer que ça facilite mes affaires.

PS: En complément de ce sujet Taking the Linkbait about Blogging” de Hugh McGuire.

Facebook et les médias sociaux : SVP pas de pub vidéo

Les médias sociaux sont maintenant intégrés dans les stratégies de communication des entreprises. Avec les possibilités de publication offertes avec ces plateformes, la question se pose de l’utilisation de la vidéo. Les compagnies doivent-elles simplement diffuser leur vidéo publicitaire sur Facebook, ou une autre approche est-elle préférable ?

Selon Josh Bernoff, Vice-Président analyste de Forrester Research, la réponse est assez claire. Les vidéos avec une connotation trop commerciale n’ont pas de succès sur les réseaux sociaux. Il reprend l’un des exemples les plus connus du secteur, avec la société Blendtec et son “Will it blend?”. Cette émission a permis une augmentation de 50% des ventes de son robot mixeur super puissant.

Commercial Videos Work on Facebook, Forrester’s Josh Bernoff (But not conventional ads)

Il y a tellement de vidéos sur le Web, Youtube en tête, qu’il est absolument nécessaire d’apporter aux internautes une plus value tangible dans la vidéo que vous diffusez. Partagez un avis, une expertise, une histoire, une exclusivité, mais ne restez pas devant la caméra avec un discours publicitaire qui vante les mérites de votre produit/service. Que ce moment soit instructif ou distractif, il faut lui donner une touche personnelle qui fera la différence par rapport à une annonce commerciale.

Contrairement aux médias traditionnels, qui vivent en oligarchie et laissent finalement très peu de choix de décision à leur public, le média Internet offre une infinité de sources d’information et de récréation. La sélection est d’autant plus difficile. Qu’importe qu’on appelle ça du Web 2.0, de la transparence ou de l’humanisation du discours. Pour capter l’attention de votre public et leur donner envie de revenir, vous devez leur faire sentir qu’ils ne verront pas la même chose que dans espace pub à la télévision.

L’avantage du Web est que l’on peut plus facilement laisser court à sa créativité. Avec la série vidéo “Greg the Architect” voici un excellent exemple qui fait passer avec humour un sujet qui n’est à première vue pas très excitant.

Greg the Architect – SOA This. SOA That.

MicroHoo: 10 choses qui vont changer la Web vidéo après le rachat de Yahoo par Microsoft

Personne ne peut passer à côté de la nouvelle de la proposition de rachat de Yahoo! par Microsoft pour un montant de 44,6 Mds $. L’affaire n’est pas encore signée, mais il serait intéressant de voir quel serait l’impact de cette fusion sur le marché de la vidéo sur Internet.

MicroHoo: 10 choses qui vont changer la Web vidéo après le rachat de Yahoo! par MicrossoftJe n’ai pas besoin de rappeler que Steve Ballmer vient de faire une proposition de quelques milliards de dollars pour acheter au mythique moteur de recherche Yahoo!. Hier, NewTeeVee s’est penché sur l’effet d’une telle annonce sur la vidéo en ligne. Voici une version un peu plus personnelle des conclusions de Chris Albrecht.

1. Audience de la vidéo Internet en légère hausse

En additionnant les parts de marché de Microsoft et Yahoo! sur la consultation de vidéos en ligne, nous arrivons à un maigre 5,4%, face au 31,3% de Google (Youtube compris). MicroHoo pourrait tout juste se placer en seconde position, devant Fox Interactive Media.

2. Maven pour l’hébergement ou la publicité vidéo

La rumeur d’achat (encore une) de Maven par Yahoo donnerait un poids supplémentaire à l’offre vidéo de ce dernier. Pour TechCrunch, au-delà de l’offre d’hébergement vidéo, ce serait surtout sa plateforme de publicité pour télévision Internet que Yahoo! voudrait croquer Maven.
M.A.J : La rumeur était vraie, car Yahoo vient de confirmer l’achat de Maven Networks pour 160M$

3. IPTV pour téléphone mobile

Yahoo possède un accord pour des services vidéo avec AT&T, qui trouveraient une plus value intéressante avec les solutions IPTV de Microsoft. Le tout donnerait une offre alléchante pour les compagnies de téléphonie mobile, qui veulent développer le marché de la vidéo sur cellulaire.

4. Superposition de chaînes

Autant Yahoo que Microsoft possèdent des plateformes de diffusion professionnelles et UGC. Économie d’échelle oblige, Yahoo! Vidéo devra certainement se fondre dans la SaopBox de MSN.

5. Une opportunité pour Silverlight

L’intégration de Silverlight dans Yahoo permettra d’imposer un peu plus sa technologie face à l’indétronable Flah d’Adobe.

6. Un beau remix avec JumpCut

Dans la dote de Yahoo, le géant de Redmond pourrait récupérer les outils d’édition et de remix en ligne de vidéo de JumpCut.

7. Facebook killer video widget

L’audience de Yahoo + le partenariat de Microsoft avec Facebook + JumpCut = Facebook killer video widget.

8. Place de marché Xbox Live

MicroHoo bénéficierait de la distribution de vidéo et de téléchargement payant avec Xbox Live, pour éventuellement contrer l’iTunes Store d’Apple. Personnellement, j’ai du mal à croire que deux canards boiteux font un cheval de course.

9. À la rescousse de Zune

Comme pour Xbox Live, je cherche encore comment le rachat de Yahoo et de ces millions d’utilisateurs pourrait relancer le Zune (toujours pas en vente au Canada). Le Web fait beaucoup de choses, mais malheureusement il ne fait pas encore de miracle.

10. Encore Silverlight

Je reviens sur Silverlight, car c’est définitivement l’un des plus gros coups que Microsoft ferait en imposant sa technologie aux 475 millions d’utilisateurs de Yahoo. Le challenge est important pour Microsoft qui ne peut se permettre un nouvel échec. Avec Silverlight, c’est de toute la chaine de distribution de la vidéo qu’il est question, avec les milliards de la publicité qui suivent.

Finalement, le rachat de Yahoo par Microsoft est-il vraiment le grand événement que l’on décrit. Apparemment, je ne suis pas le seul à me poser la question.

Les Observateurs : France24 inaugure le vidéo journalisme citoyen

France24, la chaine française d’information internationale, lance les Observateurs nouvelle version. Site participatif en texte, en image et en vidéo, les Observateurs proposent de couvrir l’actualité du monde entier à travers le regard de ceux qui la vivent. Est-ce le journalisme 2.0 ?

Logo France24Si vous êtes francophone, vous connaissez certainement TV5. Créée 24 ans auparavant, cette chaîne est devenue le fer de lance de la culture française à travers le monde. Depuis un an, France24 vient concurrencer compléter TV5 en proposant un CNN à la française. Les 2 canaux pourraient fusionner à l’avenir.

Dès le départ, France24 a opté pour la synergie avec le Web. Son site Internet est l’exemple même de ce qui devrait être fait par les médias traditionnels : une information claire, interactive… très Web 2.0 dans l’esprit et les faits.

Au printemps, France24 avait impliqué la communauté des blogueurs en les invitant à commenter les élections présidentielles françaises à Paris. Aujourd’hui, la petite chaîne qui monte frappe fort en ne proposant « aucun contenu produit par un journaliste professionnel ».

Site bilingue (français/anglais), les Observateurs est actuellement en version bêta. Il devrait s’ouvrir sous peu à de nouvelles contributions. Les Observateurs de France24Chacun pourra bientôt proposer sa candidature. Pour certains, les Observateurs pourrait-être le Facebook de l’information.

Les contributeurs sont classés en 3 catégories : Observateur, Ami et Éditeur région. Chacun joue son rôle pour apporter, sélectionner et vérifier les sujets diffusés sur le site observers.france24.com. Avons-nous affaire à une chaine d’information générée par l’utilisateur (UGC) ? Je connais quelques journalistes qui vont se mordre les doigts à l’idée que les journalistes citoyens prennent dorénavant la caméra.

Le problème se pose également sur la rémunération de ces fameux « observateurs ». Julien Pain, responsable du projet pour France24, explique justement « qu’à terme, si on gagne de l’argent, nous pourrions les rémunérer ». Le débat reste ouvert.

Le journaliste professionnel doit-il s’opposer au journalisme citoyen ou peuvent-ils vivre en harmonie, comme le propose les Observateurs ? Quoi qu’il en soit, l’initiative parait bien courageuse par rapport au timide passage de la TV canadienne sur le Net.

[youtube width=”500″ height=”418″]http://www.youtube.com/watch?v=hQTABubLacw[/youtube]
Promo les Observateurs-FR-FRANCE24

Commentaires audio et vidéo avec Riffly : les blogues reprennent la conversation

VideoPresse inaugure sur son blogue un nouveau service de commentaire qui permet l’ajout de contributions audio et vidéo. Révolutionnairement simple, le service de Riffly sonne-t-il la fin des sites Web à la Seesmic ?

Le 23 novembre, quand Claude Malaison m’a fait parvenir une invitation pour tester la version pre-alpha de Seesmic, j’avais eu ces quelques mots :

Je me retrouve un peu comme à la sortie de Twitter et de son engouement par les early adopters du Web. J’avais testé, twitté un peu, et le microblogging était alors sur toutes les bouches, mais je ne trouvai pas vraiment d’utilité dans mon quotidien. Puis arriva Facebook, et je me rends compte que c’est exactement du microblogging que je fais avec.

Pour l’instant, je me dis que Seesmic ressemble à Twitter. Je détecte quelque chose avec du potentiel, mais je n’en vois pas encore d’utilité dans ma vie de tous les jours. Peut-être que Seesmic restera comme Twitter ou bien il évoluera comme Facebook. Le temps nous le dira et je suivrais ça de très près.

Logo RifflyQuelques jours après, le temps est déjà venu d’en parler. Je découvre le service gratuit de Riffly qui offre à la communauté des blogueurs un plugin pour WordPress. Celui-ci permet de laisser des commentaires sonores et visuels à la suite d’un article. Wow! Ma première réaction fut de dire “voilà à quoi pourrait servir Seesmic“.

Comme Benoit nous l’a montré dans son screencast, l’interface de Seesmic est visuellement assez agréable et l’enregistrement plutôt facile à effectuer. Pourtant, c’est encore un site où il faut s’enregistrer et vérifier régulièrement ce qu’il se passe.

Si comme moi vous oeuvrez dans le Web, vous adorez certainement vous inscrire sur tous les nouveaux services en ligne. Mais, soyons honnêtes, c’est impossible d’être actif sur 36 plateformes à la fois. À un moment il faut faire des choix. Les miens sont Facebook, mes blogues et les blogues que je visite.

Youtube a réussi à canaliser une audience importante de la vidéo en ligne. Son secret : être arrivé le premier et offrir un service ultra simple. Malgré ça, les vidéos sont consultés de plus en plus sur des sites tiers, comme les blogues ou même Facebook. C’est l’avantage du Web 2.0, l’information se partage facilement et nous ne sommes pas pognés avec une plateforme privée.

Les conversations que Loic Le Meur veut générer sur Seesmic existent déjà sur les blogues. On peut les lire à longueur de commentaires. La seule chose qui manquait jusque-là, c’était la dimension multimédia que permet dorénavant le plugin de Riffly.

RifflyLe fait de laisser le choix entre l’audio ou la vidéo est très pertinent. Tout le monde n’est pas encore prêt à montrer ça face à la planète, et quelques mots sont parfois plus faciles à dire dans l’intimité de la nuit.

Même si Riffly a quelques défauts (vidéo non compatible avec mon Mac, problème avec Internet Explorer), le potentiel de ce service reste énorme. L’utilisation d’un tel service pourrait se révéler très efficace sur un site de commerce en ligne. La notation des produits pourrait prendre la couleur de tests vidéo faits par les visiteurs.

Oui, la conversation va prendre le ton de la vidéo sur le Web. Non, cette conversation ne prendra pas sur des plateformes fermées, mais continuera sur l’espace de discussion existant.

Pour vous, Riffly est-il le Seesmic killer ? Êtes-vous prêt à commenter en audio et/ou vidéo ?

MAJ: apparemment d’autres personnes ont des doutes sur l’avenir de Seemic (via Éric). Attention, le langage est assez cru !

Seesmic Review par 1938media

WebÉducation & Gouvernement : le Web 2.0 c’est cool comme Facebook

Hier, l’équipe de VideoPresse était invitée à intervenir à la conférence WebÉducation, le rendez-vous des spécialistes du Web du gouvernement. En bonne compagnie, nous avons échangé sur la thématique du Web 2.0 et de ses technologies associées : blogue, Wiki, RSS, AJAX… et un peu de vidéo.

Logo services gouvernementaux du QuébecSuite à une mise à jour de mon statut sur Facebook “Laurent is travaille sur WebÉducation avec son associé.”, j’ai dû préciser à Josie que ce n’était pas le Web de l’éducation, mais l’éducation du Web : on vient pour se former et s’informer sur les évolutions du Web.

C’était assez impressionnant de voir plus de 200 personnes issues du gouvernement et qui portent autant d’intérêt à l’émergence du nouveau Web. Benoît Girard, organisateur de l’événement, nous a confié que c’était la première fois qu’il voyait autant de monde à WebÉducation.

Au programme, nous avions :

À noter les pertinentes interventions de Mario Asselin et son compte rendu sur son blogue.

Après une journée à présenter le miracle du Web2 à travers 4 technologies clés, c’est certain que la communication gouvernementale ne va pas se transformer avec un coup de baguette magique. Les habitudes, la hiérarchie, le manque de moyens, les responsabilités… sont autant de contraintes auxquelles les webmestres gouvernementaux doivent faire face. Mais ces difficultés ne sont pas pour autant insurmontables.

On se rend compte que la technique n’est pas si importante et que le succès réside essentiellement dans l’organisation de la forme du message. Il faut passer d’une communication à un sens (émetteur/récepteur) à une conversation entre le gouvernement et ses citoyens. Les chiffres le prouvent, les Québécois sont demandeurs d’interactivité et sont prêts à échanger et participer avec et pour leurs institutions. Le québécois aime le dialogue, c’est culturel, on n’y peut rien ! 🙂

Suite à son excellente présentation sur les blogues (il faut dire qu’il a du vécu sur le sujet), Thierry a eu la bonne idée de mettre la liste des liens qu’il a mentionnés. Voici la nôtre :

Introduction au Web 2.0

Comment surfer sur la vague du Web 2.0

Comme VideoPresse produit de la vidéo, vous aurez le plaisir de revoir les présentations de WebÉducation en vidéo sur ce site à partir du 1er janvier 2008. Ce sera notre cadeau pour la nouvelle année. En attendant, vous pouvez télécharger nos présentations d’introduction et de conclusion sur le Web 2.0 (format PDF).