Facebook Places: Foursquare killer de 500 millions de membres

Facebook Places: "Stories are now going to be pinned to physical locations", vision is a repository of human memories around "places". Huge.

Annoncée depuis le début de l’année, la fonction de géolocalisation Facebook Places est officiellement accessible – pour l’instant aux États-Unis / Canada – sur le site Web et à travers l’application iPhone du premier réseau social au monde. Facebook cible clairement le modèle d’affaires mis en place par Foursquare. À la différence près que Facebook peut compter sur ses 500 millions de membres par rapport aux quelques centaines de milliers d’adopteurs précoces de Foursquare.

Je participai hier soir à un focus group pour une nouvelle application iPhon,e qui souhaite se positionner sur le marché de la carte d’affaires numérique. Mes premières recommandations portaient sur la taille critique atteindre avant d’espérer une adoption massive du service, et ainsi espérer en retirer des revenus conséquents. Foursquare est la référence dans le domaine de la géolocalisation sociale, mais n’est pas encore assez gros pour s’imposer au grand public.

Avec Facebook Places, l’objectif est que l’on trouve de nouvelles occasions d’utiliser les servies du site et de créer du contenu pour enfin passer toujours plus de temps sur Facebook, et donc être exposé à plus de publicité.

Concernant le modèle d’affaires de Facebook Places, les quelques lignes présentant Facebook Places for Advertisers laisse entendre qu’il s’agit d’un copier/coller des offres de Foursquare, le côté ludique en moins.

Au final, Facebook Places sera-t-il le tueur de Foursquare ? Nous devons raison garder, car seul le temps nous dira si Facebook arrive à s’imposer aussi sur le marché de la géolocalisation sociale.

Si l’on compare la situation avec celle de Twitter, la mise en avant de la fonction statut dans Facebook n’a pas empêché le réseau de microblogging de progresser et s’imposer en la matière. Peut-être en sera-t-il de même avec Foursquare. Qui veut ouvrir les paris ?



Contenu de m… généré par l’utilisateur

De plus en plus de compagnies demandent à leurs clients/consommateurs de prendre part à leur communication, allant jusqu’à leur demander de trouver le nom du produit et de réaliser la vidéo pour le promouvoir.

Existe-t-il une limite à faire appel au contenu généré par l’utilisateur (User Generated Content – UGC)? Les médias doivent-ils emboîter le pas pour laisser les spectateurs prendre les rênes des rédactions d’information? J’ai tenté de répondre à la question lors de ma dernière chronique au Canal Argent.

UGC: Le marketing n’a rien inventé !

Premier constat, les gens détournent déjà les marques. Il n’y a qu’à prendre l’exemple de la vodka Absolut, d’Adidas ou le célébrissime vidéo de Tigers Woods qui discute d’outre-tombe avec son père.

Les internautes ont appris à devenir leur propre média, aider par la facilité d’accès des outils de publication, comme WordPress, et des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou MySpace. Ils ont souvent l’avantage d’être influents sur certaines niches de marché.

L’idée de génie des démons du marketing – dont j’assume faire partie – est de reprendre à leur compte la créativité des consommateurs au profit des marques. De là est né le contenu généré par l’utilisateur au service de la publicité. Vous pouvez demander à Loic Lemeur ce qu’il en pense.

Doritos est l’un des experts pour initier des concours UGC. La compagnie américaine l’a fait lors du Super Bowl et au Canada pour le Doritos Guru, qui offrait au consommateur de déterminer la saveur du prochain produit.

L’information coûte cher, pourquoi ne pas la faire produire par les spectateurs?

Ça a l’air si facile de faire faire le travail par les consommateurs que les médias s’y mettent. Radio Canada a par exemple invité 32 personnes à bloguer pour la Coupe du Monde de soccer 2010, chacun représentant un pays. Ils leur manquent pour l’instant le Japon et la Corée. Le CRTC vient également d’approuver la chaîne Génération V, dont le contenu sera généré entièrement par les utilisateurs.

Je pense sérieusement que nous avons atteint une limite de l’exploitation du contenu généré gratuitement par l’utilisateur. Comme pour le concours vidéo de Sorel-Tracy<>, il devient nécessaire de compenser le travail qui se fait au profit d’une marque ou d’un organisme. Sinon, j’appelle ça du bénévolat, et je préfère le faire avec Île sans fil.

Les dangers de passer à côté des médias sociaux à l’école

Quand on se retrouve à Trois-Rivières pour parler des médias sociaux devant une cinquantaine de responsables technologies de l’information des commissions scolaire du Québec, il faut s’attendre à ne pas voir un emballement général. Remarquez, la demande était claire: Quels sont les dangers et comment s’en prémunir?

Après avoir travaillé une quinzaine d’années dans le secteur, je connais bien les gars et les femmes de TI. Ils doivent gérer aussi bien les conflits d’imprimantes, les petits malins qui installent des logiciels sans permissions, que les accès à des sites indésirables. Tout ça en optimisant au mieux les dépenses. Je comprends qu’il y a de quoi se tirer les cheveux et qu’ils ne sautent pas forcément de joie quand un professeur demande un accès à Facebook pour un travail de groupe avec ses élèves.

La différence entre l’avant et l’après Facebook est l’écho donné à tous ces petits événements qui ponctuent la vie d’une école. Que penser de ce groupe où des élèves demandent le départ d’un professeur, ou encore de ce commentaire sur Facebook d’un prof qui manque de respect à un élève décédé. Certains en viennent à poser la question pour savoir s’il faut ou non supprimer l’accès à Facebook aux professeurs!

La solution la plus simple est de couper tous les accès à l’école. Finit Youtube, Facebook, Twitter, MySpace, Chatroulette… mais où s’arrêter? La solution complémentaire est d’essayer de comprendre pourquoi un tel engouement pour les réseaux sociaux. Enfin, la meilleure solution est d’accompagner professeurs et élèves dans l’utilisation de ces nouveaux outils de communication.

M.A.J 2010/05/13

En complément, je conseille la lecture de l’article “Twitter à l’école, ça sert à quoi ?”.

Comment promouvoir votre marque sur les médias sociaux

Si vous avez 30 min devant vous, je vous conseille la présentation de Loic Lemeur lors de la conférence ad tech de San Francisco de cette semaine: “Comment promouvoir votre marque sur les médias sociaux”. J’aime notamment sa conclusion sur le calcul du ROI des médias sociaux: il n’y a aucun standard et n’en cherchez pas!

Je comprends que les responsables marketing de compagnies veulent être rassurés par des chiffres, nombre de fans ou de followers, mais la vraie valeur d’une relation ne se calcule pas sur la longueur de ses doigts ou d’autres extrémités du corps humain.

Je vous conseille également la partie sur l’achat d’adeptes Facebook/Youtube et de followers Twitter. C’est hilarant/désespérant, à quel point les compagnies sont prêtes à croire que les médias sociaux s’achètent en boîte.

Google Favorite Places: Le tueur de Foursquare?

Foursquare ne sera définitivement pas le prochain Twitter. Au mieux, nous allons bien nous amuser dessus pendant quelques mois (rendez-vous dans un an pour me dire que j’avais tord). Comme j’en ai largement débattu dans le podcast de Mac Québec, je pense que l’avenir de l’application Foursquare, jeu social autour de places locales, est remis en cause avec l’intégration de la géolocalisation dans Twitter et bientôt dans Facebook.

Aujourd’hui, c’est Google qui fait une nouvelle fois parler de lui avec Google Favorite Places, un mashup de Google Maps + Google Business Local + Place Pages. Google n’invente rien. Il crée simplement le lien entre les critiques déjà existantes de lieux publics et un appareil mobile intelligent, type iPhone, par l’intermédiaire d’un code barre.

Pourquoi toutes ces compagnies veulent tellement nous aider à trouver un commerce près de chez nous? C’est tout simplement pour acquérir le marché tant convoité de la publicité locale. Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, je vous conseille de consulter la référence dans le domaine, le blogue de Praized Media. Ces derniers se positionnent justement comme une plateforme ouverte de données locales.