Le Canal Argent m’a invité à commenter l’annonce de Warner Bros qui commence à louer ses films à travers Facebook. La nouvelle est aussi importante pour la société de production américaine, qui se crée un nouveau canal de distribution, que pour le réseau social qui popularise ses crédits Facebook et avance de plus en plus ses ambitions de place de marché mondial.
L’enjeu pour Warner Bross est de se défaire de la domination d’Apple, qui impose son écosystème et ses prix. Dans le même temps, Facebook prend également une marge non négligeable. Sur un film qui se loue 3$, soit 30 Crédits Facebook, le réseau social se réserve 30% du prix de vente.
Warner Bross à tout d’abord offert à la location Dark Knight, pour ensuite enrichir son catalogue Facebook avec les films Inception, Harry Potter and the Sorcerer’s Stone, Harry Potter and the Chamber of Secrets, Yogi Bear et Life as We Know It.
Facebook n’a pas encore l’étoffe d’un iTunes, mais les milliards de dollars de location et de vente de contenu vidéo en ligne ne devraient pas laisser longtemps indifférent Mark Zuckerberg.
Work4Labs n’est pas le seul à jouer la carte de l’application Facebook pour le recrutement. Je suis moi-même connecté à BranchOut et j’ai découvert BraveNewTalent qui a les mêmes fonctions.
Avec 80 millions d’utilisateurs, Linkedin semble s’imposer comme le réseau de référence pour les professionnels et les recruteurs. Dans ce cadre, comment une application Facebook peut-elle faire le poids ?
Paper.li est le gagnant du concours de startups organisé par LeWeb’10. Dans le cadre des interviews de startup Inside LeWeb’10 que j’ai organisé avec Benoit Descary, nous avons reçu Iskander Pols, cofondateur de paper.li, le journal qui vous livre les meilleures histoires de vos amis Facebook et Twitter.
Paper.li — SmallRivers — n’est pas le premier à agréger et présenter les nouvelles en provenance de notre réseau social. Personnellement, j’aime consulter Twittertim.es et Feedly.
Le coup de génie de paper.li est d’avoir ajouté un élément viral en publiant quotidiennement sur notre compte Twitter et en ajoutant automatiquement le nom des personnes concernées dans le message.
Autant que les vidéos de TED, les conférences du dernier Web 2.0 Summit sont absolument à voir. Eric Schmidt — CEO de Google — a fait une intervention remarquée sur la stratégie “Mobile First” du gérant de Mountain View. À travers cette riche rencontre de 45 minutes, j’ai relevé trois points marquants de cette discussion.
1. Google Android vs Apple iPhone
Eric Schmidt reconnaît que Google se bat encore pour atteindre la masse critique d’utilisateurs sur Android pour attirer assez de développeurs.
C’est un peu un cercle vicieux, car au-delà du nombre de mobiles qui embarquent Android, c’est la panoplie de logiciels accessibles sur cette plateforme qui définit l’intérêt des consommateurs.
Apple reste encore l’ennemi à abattre avec son écosystème iOS/iTunes qui est présent sur de plus en plus de supports (mobile, tablet, desktop et bientôt TV) et dispose surtout d’un modèle d’affaires clair et bien établi pour les développeurs d’applications.
2. Service de paiement mobile
L’exclusivité au début de cette vidéo est le dévoilement du Nexus S, successeur du Nexus One — LE Google Phone —. La particularité de ce cellulaire est qu’il intègre une puce RFID (sans fil) pour réaliser des paiements directement dans une boutique.
L’objectif est de remplacer le bout de plastique que nous utilisons quotidiennement pour faire nos achats. La technologie se veut évidemment aussi sécurisée qu’une carte VISA ou Mastercard. En arrière-scène, le mobile sert à faire la promotion du service Google Places pour faire la promotion de son magasin dans les pages locales de Google.
3. Big Brother knows what you want!
Pour Eric Schmidt, nous n’aurons plus besoin d’effectuer de recherche dans le futur. Le mobile va deviner automatiquement ce dont nous avons besoin en étudiant notre historique de consommation et notre géolocalisation.
D’un côté, le mobile devient un agent intelligent pour nous aider, de l’autre c’est un mouchard qui analyse et livre toutes nos actions aux marchands. Dans ces conditions, vous comprendrez pourquoi Google latitude — service de géolocalisation de Google — remporte si peu de succès.
Enfin, Eric Schmidt admet que la technologie va rendre encore plus difficile la protection de la vie privée, particulièrement avec le mobile.
L’un des grands défis de Google est de récupérer notre activité sociale, là où Facebook excelle. Personnellement, je ne pense pas que ce devrait être la priorité de Google. Pour les géants du Web, l’élément clé qui va déterminer leur survivance dans 5 ou 10 ans est la manière dont ils vont répondre aux inquiétudes des consommateurs par rapport à la protection de leur vie privée.
C’est exactement l’angle d’attaque du projet Diaspora. Même si ce dernier n’est peut-être qu’un espoir sans avenir, il répond à une préoccupation qui est bien réelle.
Pour vous persuader de l’importance du sujet, je vous conseille la lecture de l’article de Jean-Marc Manach, qui propose d’en finir avec la vie privée sur Facebook.
Si comme moi vous avez une Gleek à la maison, je vous conseille de lui faire plaisir avec l’application iPhone/iPad “Glee Karaoke” (0,99$), pour devenir une vedette internationale en chantant les plus grands succès de la série TV.
Glee est une des séries TV du moment qui possède le plus d’adeptes, les Gleeks (Glee + Geek), dont ma femme fait partie. L’application iPhone/iPad développée par Smule permet de garder cet engagement social fort avec la communauté des Gleek entre la diffusion des épisodes.
Aujourd’hui, auto-tune est mis au service des Gleeks pour reprendre en karaoké les chansons de la série TV. Tout le monde devient ainsi une vedette. Tout aussi simplement, vous pouvez partager vos nouvelles oeuvres musicales auprès de vos amis Facebook et sur la planète Gleek, qui ressemble à Google Earth.
Le secret de Glee Karaoke est d’avoir créé un monstre qui pousse les Gleeks à acheter des chansons dans l’application (0,99$) pour engranger toujours plus de starbursts — les points accordés pour chaque chanson — et devenir le Gleek gagnant du jour.
Ce petit bout de logiciel réussit le miracle de mêler jeu, communauté en ligne et Social TV en entretenant de manière ludique l’engagement des Gleek envers leur série préférée. Un exemple à suivre!
Annoncée depuis le début de l’année, la fonction de géolocalisation Facebook Places est officiellement accessible – pour l’instant aux États-Unis / Canada – sur le site Web et à travers l’application iPhone du premier réseau social au monde. Facebook cible clairement le modèle d’affaires mis en place par Foursquare. À la différence près que Facebook peut compter sur ses 500 millions de membres par rapport aux quelques centaines de milliers d’adopteurs précoces de Foursquare.
Je participai hier soir à un focus group pour une nouvelle application iPhon,e qui souhaite se positionner sur le marché de la carte d’affaires numérique. Mes premières recommandations portaient sur la taille critique atteindre avant d’espérer une adoption massive du service, et ainsi espérer en retirer des revenus conséquents. Foursquare est la référence dans le domaine de la géolocalisation sociale, mais n’est pas encore assez gros pour s’imposer au grand public.
Avec Facebook Places, l’objectif est que l’on trouve de nouvelles occasions d’utiliser les servies du site et de créer du contenu pour enfin passer toujours plus de temps sur Facebook, et donc être exposé à plus de publicité.
Concernant le modèle d’affaires de Facebook Places, les quelques lignes présentant Facebook Places for Advertisers laisse entendre qu’il s’agit d’un copier/coller des offres de Foursquare, le côté ludique en moins.
Au final, Facebook Places sera-t-il le tueur de Foursquare ? Nous devons raison garder, car seul le temps nous dira si Facebook arrive à s’imposer aussi sur le marché de la géolocalisation sociale.
Si l’on compare la situation avec celle de Twitter, la mise en avant de la fonction statut dans Facebook n’a pas empêché le réseau de microblogging de progresser et s’imposer en la matière. Peut-être en sera-t-il de même avec Foursquare. Qui veut ouvrir les paris ?
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Titulaire d'une M.Sc. en Marketing, Laurent Maisonnave sévit depuis une dizaine d'années dans l'univers du marketing Web et des nouvelles technologies, et il est l’un des influenceurs Web les plus renommés au Québec1 et au Canada2.
Avec une expérience professionnelle riche développée en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord, il bénéficie d'une vision globale de l'évolution de la communication Web à l'international. Fondateur de Seevibes, président de l'organisme Île sans fil et co-organisateur de PodCamp Montréal, il participe activement à plusieurs groupes technologiques professionnels montréalais.
Laurent Maisonnave est Président de Ze Agence, une compagnie d’avant-garde dans le domaine du Social Media Marketing et de la Vidéo Internet. À la fine pointe des technologies, Ze Agence est l’affût des dernières tendances pour offrir la meilleure expertise en communication et en marketing Web.
Laurent est également Président d'Île sans fil, un organisme à but non lucratif québécois qui a développé une technologie novatrice qui lui permet de se positionner comme chef de file incontesté dans le domaine des services d'accès à Internet sans fil gratuit.
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