La vidéo fait pour le Web rapporte de l’argent

Une récente étude du cabinet IDC démontre que la vidéo en ligne remporte un grand succès autant auprès des internautes que des annonceurs. La Web TV aurait-elle enfin trouvé son modèle d’affaires ? La réponse serait positive… en Asie !

Deux critères rendent la vidéo en ligne aussi populaire en Asie. Même si des chaînes rediffusent leur programme TV sur la toile, le contenu est majoritairement adapté pour le Web. La connexion Internet – à haut débit et illimitée – est un facteur important qui soutient la consommation de vidéo en ligne.

Au sujet des chiffres, la vidéo en ligne séduit particulièrement les moins de 35 ans. En Chine, l’âge moyen des téléspectateurs est de 42 ans, alors que c’est 29 ans pour les internautes.

Avec un tel potentiel, les agences de publicité s’intéressent maintenant à ce nouveau marché. Les productions vidéo faites uniquement pour une diffusion sur Internet trouvent leur monétisation dans l’incorporation de publicités vidéo, des commandites ou des placements de produits.

Le ciblage par marché de niche est aussi un point fort de la Web vidéo, qu’aucune chaîne de télévision spécialisée ne pourra concurrencer. Le marketing de communauté a le vent en poupe et la vidéo est sans nul doute son arme la plus puissante.

Youtube 1er moteur de recherche devant Google: Acte 2

Étude video

En janvier 2009, j’annonçais que Youtube deviendrait le 1er moteur de recherche devant Google. À peine 8 mois après, le nombre de vidéos visionnées sur Youtube dépasse le nombre de recherche sur Google. La vidéo dans votre stratégie de marketing en ligne, ça vous dit quelque chose ?

La dernière étude de Comscore indique que 10 milliards de vidéos ont été consommés sur Youtube en août 2009 aux États-Unis. À la même période, “seulement” 9 milliards de recherches ont été effectuées sur Google.

Dans le même ordre d’idée, savez-vous que l’audience de la vidéo en ligne est supérieure à celle du dernier Super Bowl, avec 161,1 M de spectateurs pour Youtube et Co. et 151,6 M pour le sport le plus populaire de nos voisins du sud.

Top U.S. Online Video Content Properties* by Unique Viewers August 2009

Je partage avec vous cette orgie de chiffre pour enfoncer une nouvelle fois le clou sur l’urgence d’intégrer la vidéo dans sa stratégie marketing Web. Dans ce cas, je ne parle pas de mettre en ligne de belles publicités TV. Non, je fais référence à la publication et au référencement de contenu vidéo réalisé spécifiquement pour un public Internet.

Debout les amis! En 2009, il serait temps de se mettre à la vidéo. Par expérience, je vous confirme que les résultats sont excellents avec une bonne stratégie de SEO ou médias sociaux. On ‘en reparle 😉

Étude Wave 4: La vidéo a l’honneur des médias sociaux

Universalmccann Wave4

Pour détourner le titre d’Éric Baillargeon, la vidéo en ligne a l’honneur de l’étude Wave 4 sur les médias sociaux. La diffusion et le partage de vidéo arrivent largement en tête des usages sur Internet.

Sur les 654 millions d’internautes à travers le monde, 83% regardent des vidéos en ligne. Il s’agit de l’activité la plus populaire des médias sociaux, devant les blogues, réseaux sociaux à la Facebook et le partage de photos.

Les principaux facteurs propices au développement de la vidéo en ligne sont la pénétration grandissante de l’Internet à haute vitesse, la montée en puissance de Youtube et surtout la facilité à partager ses vidéos sur son blogue (embed) ou sur les réseaux sociaux. Il suffit de regarder le volume de vidéos partagées par nos amis sur Facebook pour se rendre compte du phénomène.

Plus surprenant, un tiers des personnes publie des vidéos sur Internet. Ce pourcentage a triplé en trois ans. Diffuser une vidéo en ligne est devenu aussi commun que de laisser un commentaire sur un blogue. Les principaux facteurs de ce développement sont certainement la baisse du prix des caméras numériques et la facilité à publier sur les plateformes de partage (Youtube, Facebook, Flickr).

La vidéo en tête des médias sociaux

L’Asie et l’Amérique du Sud est en tête de la diffusion de vidéo sur le Net. “Seul” un quart des Canadiens(25,71%) serait adepte de ce sport. Je fais tout mon possible pour remonter ce score, mais il faudrait m’aider 😉

De votre côté, diffusez-vous plus souvent et facilement des vidéos sur Internet et les médias sociaux ? Je suis curieux de connaître les freins qui persistent encore.

PS3 Home : Révolution virtuelle 3D au-delà de Second Life

Pour la vidéo de ce dimanche, nous plongeons dans Home, le monde virtuel pour la Playstation 3. En lançant Home, Sony ne souhaitait pas vraiment concurrencer Second Life, qui n’a jamais réussi à dépasser le cercle fermé des early adopters. Surfant sur un marché du jeu vidéo en pleine expansion, Home va révolutionner le marché du divertissement à plusieurs niveaux.

1. Home : Un mon virtuel en 3D

La seule chose qui rapproche Home de Second Life est l’univers virtuel en 3D. Tous deux permettent de mouvoir un personnage et d’interagir avec des personnes connectées à l’autre bout du monde. La comparaison s’arrête là. Avec Home, Sony propose un univers «sécurisé» clé en main. Ici, vous n’avez pas besoin de vous chercher un terrain pour construire une maison, Home vous offre un appartement flambant neuf à décorer.

2. Home : Un réseau social ludique

Playstation 3 Sony Home LogoHome est avant tout une communauté en ligne d’adepte de jeu vidéo. C’est une sorte de forum géant où les gens se rencontrent pour discuter des derniers jeux vidéo, échanger des astuces et trouver un ou des partenaires de jeu. Le succès de Facebook a démontré que les gens aiment se retrouver en communauté. Home est la réponse de Sony à ce besoin.

3. Home : Une nouvelle chaîne de distribution

Home est le premier espace virtuel qui permet d’acheter directement un jeu en ligne, pour ensuite y jouer avec sa Playstation 3. La dématérialisation des ventes permet à Sony de faire des économies substantielles, au détriment des revendeurs de jeux. C’est la même stratégie qui va être appliquée à la nouvelle console mobile PSPgo, dont les jeux seront uniquement en téléchargement.

4. Home : Un espace privilégié pour l’advergame

En développant une communauté en ligne, Sony veut faire de Home une base de données ciblée d’amateurs de jeux. Ces informations ont une importance primordiale pour les annonceurs de publicités. C’est le même genre d’information qui donne tant de valeur à Facebook. Selon le Yankee Group, le marché de l’advergame, ou publicité dans les jeux vidéo, est estimé à plus de 700 millions de dollars d’ici 2010.

Twitter vs Blogue : Quel est le meilleur choix ?

Twitter vs blogCes dernières 24h00, plusieurs événements m’on fait questionner sur la pertinence de Twitter par rapport à un blogue. Ces deux outils sont-ils complémentaires ou concurrents ? La réponse n’est pas si évidente.

Mon article d’hier sur le thème P2 pour WordPress, qui permet de faire du blogging en temps réel à la Twitter, a soulevé un intérêt particulier de la part de la communauté Web. Par Tweet interposé, Mathieu Quimper avoua que cette forme de rédaction instantanée permise par P2 pourrait lui faire reprendre la plume de son carnet en ligne Le Coin du Prof.

À voir les soirées Yulblog se déplumer au cours des derniers mois, il est certain que le blogue subit un désintérêt. Je l’explique de plusieurs façons. Tout d’abord, l’effet de mode et le «star-system » terminés, les admirateurs sont passés à autre chose. Ensuite, je vois de plus en plus de blogueurs aller du côté professionnel. Ils peuvent être embauchés par des médias comme Canoë ou des compagnies pour gérer leur publication en ligne. Enfin, le blogue subit la concurrence d’autres médias sociaux comme Facebook, Twitter et Youtube.

La simplicité de publication est un atout majeur du succès récent de Twitter. Mais, comme le souligne justement Martin Lessard, la fidélité n’est pas au rendez-vous des utilisateurs de Twitter, qui selon une étude de Nielsen sont 60% à abandonner la Tweetosphère dans le mois qui suit leur inscription.

Un choix marketing  stratégique

Dans une stratégie de marketing Web, Twitter et le blogue sont complémentaires. Ils s’adressent en partie à un public différent. Le blogue permet une réflexion plus poussée, alors que Twitter incite à publier des nouvelles courtes et chocs. Twitter est aussi un excellent relais de référencement. Par exemple, pour ce blogue, après Google et les accès directs, Twitter et l’une des meilleures sources de trafic, à égalité avec Facebook.

Après, le choix de Twitter vs le blogue se fait selon l’objectif de chacun. Comme je vais le faire avec la section live de Ze Laurent, une formule blogue à la P2 est adaptée pour la couverture d’événement. Pour une compagnie qui veut capitaliser sur le Web, il est évident qu’un blogue apporte une certaine pérennité au contenu diffusé. Ce qui n’est pas le cas de Twitter, comme Facebook, sur lequel nous n’avons aucune maîtrise.

Le retour aux fondamentaux

Après le buzz autour de Twitter, je crois au retour des fondamentaux du blogue. Lors d’une de ses émissions sur Radio Canada, quand Christiane Charette posa la question à Michelle Blanc pour savoir quel outil elle garderait en dernier, c’est bien évidemment son blogue qu’elle choisit.

Le blogue n’est pas l’outil ultime pour réussir son marketing Web, mais il a au moins le mérite de nous appartenir. Il faut évidemment le lier aux différents réseaux sociaux, où sont présents les internautes et où se fait l’essentiel de la vie du Web.

Au final, comme Michelle, si j’allais sur une île déserte et que je n’avais qu’une seule chose à emporter, c’est mon blogue que je garderais (plus un ordinateur, de l’électricité et une connexion Internet). Et vous, quelle serait la dernière chose que vous emporteriez de votre vie numérique ?

Les chiffres qui prouvent que la vidéo est de plus en plus une diffusion de niche

Accenture 2009 consumer broadcast surveyUne nouvelle étude du cabinet Accenture vient confirmer l’éclatement de l’audience vidéo, autant sur les chaînes de télévision que sur les supports de diffusion. La bonne nouvelle est que globalement les consommateurs regardent davantage de vidéos et sont prêts à payer pour ça. Seulement, les modèles d’affaires de la vidéo doivent évoluer.

Accentute a interrogé plus de 13 000 consommateurs sur 13 pays à travers le monde. L’étude porte sur la diffusion de programmes vidéo et comment les personnes s’adaptent aux nouvelles manières de diffuser le contenu et aux nouvelles plateformes.

Plus de vidéos sur plus de plateformes

Proportions wanting to watch specific types of content on their PCLa fragmentation du marché s’accentue avec les années. 40% regardent plus de 6 chaînes de télévision, alors qu’ils n’étaient que 35% en 2008. Dans le même temps, le nombre de personnes indiquant vouloir regarder leur programme TV sur un PC ou un mobile a crû de 13 points pour arriver à 74% en 2009 pour l’ordinateur et 45% pour le mobile. Autant dire que c’est devenu très grand public.

De nouvelles habitudes de consommation

L’étude démontre une différence de consommation de la vidéo dans les pays en voie de développement (Brésil, Mexique et Malaisie). Tout âge confondu, ceux-ci sont 3 fois plus friands de contenu sur PC ou sur mobile par rapport aux pays de l’ouest (États-Unis, Allemagne et Angleterre).

Une tranche d’âge fait exception à l’ouest. Les moins de 25 ans sont tous aussi adepte des technologies. L’explication viendrait des habitudes prises par ses différents publics. Comme le choix de contenu vidéo est plus large dans les pays de l’ouest, les consommateurs ont déjà pris leur habitude sur les différentes chaînes de télévision. Alors que le manque de choix dans les pays en voie de développement les pousse directement à adopter les nouvelles technologies. Quant à la jeune génération, elle épouse directement les technologies qui ont grandi avec elle.

Proportion who would enjoy content for a mobile deviceAu final, le public est de plus en plus exigeant et attend que le contenu soit offert partout où il est. Que ce soit sur ordinateur ou son téléphone mobile, qui est quasiment une seconde peau. Par ailleurs, 73% des consommateurs sont fidèles à leur programme et se disent prêts à changer de chaîne ou de support pour retrouver leur émission favorites.

Adapter le modèle d’affaires

Le grand perdant de cette révolution numérique est le contenu vidéo sur support physique. La vente de DVD devrait reculer de 6% en 2009. Je ne parle même pas du Blu-Ray qui fait une carrière inexistante. Le contenu à la demande ou en téléchargement serait également en perte de vitesse, autant sur PC que sur mobile.

Le salut viendrait de l’abonnement, pour lequel les consommateurs sont prêts à dépenser de l’argent (49%). Ils sont 25% à attendre un forfait mensuel illimité. Ces chiffres confirment la tendance de l’étude de TDG sur les modèles d’affaires payants pour la vidéo Internet.

Enfin, 40% des consommateurs acceptent de regarder la publicité pour pouvoir suivre leur programme préféré. Le chiffre monte à 55% pour la population la plus jeune. C’est d’ailleurs le modèle retenu par Hulu, qui diffuse sur le Web séries TV et films hollywoodiens en échange de pauses publicitaires, comme on peut retrouver sur le petit écran traditionnel.

Consumers purchasing plans for four main content formats

Des opportunités pour le marketing de niche

En conclusion, les médias traditionnels peuvent prendre peur à la vue de ces chiffres. Leur modèle de diffusion de masse est clairement remis en question. Leur modèle de revenu également. Il va devenir de plus en plus difficile pour eux de vendre une couverture publicitaire très large, car leur audience se disperse inexorablement.

Je vois là une superbe opportunité pour le marketing de niche. Tout le monde ne vend pas des yaourts et ne souhaite pas atteindre 99% de la population. La majorité des entreprises ont besoin de communication ciblée. Les programmes vidéo diffusés sur Internet et sur mobile permettent un ciblage ultra précis, tant au niveau géographique que du sociotype. Si j’étais un annonceur, je me réjouirais de savoir que l’argent que je vais investir en publicité touchera uniquement ceux à qui mon message est destiné. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme… surtout avec les modèles d’affaires.