Entrevue vidéo: Loic Le Meur se livre sur Seesmic, Twitter, Ping…

Bruno Guglielminetti, journaliste à Radio Canada et animateur du Carnet Techno, vient de réaliser une entrevue de Loic Le Meur, le serial entrepreneur fondateur de Seesmic, à l’occasion de l’édition 2010 du CES de Las Vegas. Lors de cette rencontre décontractée, Loic revient sur le récent rachat de Ping.fm, sur l’évolution de Seesmic, qui est passé de vidéo à Twitter, et sur les derniers développements mobile, Web et desktop de son service.

Franchement, c’est la meilleure entrevue de Loic Le Meur que j’ai vu à ce jour. On le sent vrai et on apprend des choses intéressantes. C’est sans nul doute dû au talent de journaliste de Bruno qui a su tirer le meilleur de cette rencontre.

Speed Starting Up Video : Bon coup de SFR et Kaltura

Par Presse Citron interposé, l’ami Éric me fait découvrir “Speed Starting Up Video“, une initiative de la compagnie de radiotéléphone SFR. Celle-ci prouve qu’avec une utilisation intelligente de la vidéo en ligne et une bonne dose d’humour, on peut transformer un simple concours d’entreprise en une opération de communication réussie.

“Speed Starting Up Video” est un speed dating (en français dans le texte) pour faire découvrir des entreprises innovantes. L’inscription est gratuite et ouverte à toutes compagnies… résidentes en France.

Quelques clics après avoir ouvert son dossier, il est offert de laisser une courte vidéo pour présenter son projet en respectant les quatre étapes capitales suivantes :
* Règle n°1 : Soyez concis et évitez les détails techniques
* Règle n°2 : Mentionnez les chiffres clés
* Règle n°3 : Mettez en avant votre équipe
* Règle n°4 : Une conclusion efficace et positive est essentielle

Kaltura

SFR utilise la plateforme open source Kaltura pour héberger ses vidéos. C’est l’occasion de (re)découvrir une plateforme libre très puissante, qui permet notamment l’édition de vidéo en ligne.

En conclusion, je résumerais l’opération de SFR par ces 3 mots : simple, efficace et innovant. Comme quoi, une entreprise n’a pas besoin d’en faire des tonnes pour utiliser la vidéo sur le Web de façon pertinente. J’ajoute cette étude de cas dans ma petite liste des succès de la vidéo corporative.

Twitter par ci, Twitter par là… pourquoi faire ?

Quand un sujet arrive dans les médias, c’est qu’il est déjà trop tard pour en parler. Twitter a fait les honneurs de 2 journaux québécois la semaine dernière, avec un article dans Les Affaires et un autre de Alain McKenna dans La Presse. J’ai eu le plaisir d’être interviewé sur le sujet par ce dernier.

Quand je lis le blogue de mes amis, je pense qu’il n’y a plus grand-chose à ajouter sur Twitter, l’outil de microblogging par excellence. Mais, comme Alain McKenna m’a posé la question, je ne pouvais le décevoir.

Je ne vais pas vous refaire l’article d’Alain qui vulgarise assez bien le phénomène Twitter. Ce qui m’a marqué le plus, c’est une question que les journalistes posent souvent à propos des nouveaux outils de communication Web (aka 2.0) : Citez-moi des entreprises québécoises/canadiennes qui les utilisent ?

Je vous avoue que la réponse commence généralement par un grand moment de silence. Après avoir cité les Obama, Dell et autre CNN, il est difficile de trouver des références 100% du cru. Il y a pourtant des médias comme Radio Canada et Canoë qui s’y essayent. Michelle Blanc a aussi listé les politiques qui ont des comptes Twitter.

Grâce à ma moitié qui représente les hôtels Fairmont, j’ai appris qu’ils avaient ouvert un compte Twitter (@fairmonthotels). Malgré des investissements internationaux, Fairmont reste canadien avec un siège à Toronto. Voici enfin l’exemple d’une compagnie du pays qui utilise Twitter.

Quand on y regarde de plus prêt, on s’aperçoit que toutes ses entreprises/politiques/organisations gardent leur vieux réflexe de communication unilatérale. Le test est assez simple, envoyez un message @nomdelorganisation et attendez une réponse. Résultat : 99% de chance de ne pas avoir de retour.

Si vous n’avez pas le temps ou les moyens de communiquer avec ces outils, la meilleure chose pour ne pas se faire montrer du doigt est certainement de s’abstenir. Car si le Web est puissant, il peut s’avérer aussi casse-gueule.

[youtube width=”500″ height=”405″]http://www.youtube.com/watch?v=ddO9idmax0o[/youtube]
Video: Twitter in Plain English

NASDAQ 100 vs Dow Jones 30 : Les compagnies technos aiment la Web vidéo ?

Selon une étude publiée par Kelsey Group pour VideoBloom, l’adoption de la vidéo en ligne serait plus importante dans les sociétés technologiques du NASDQ 100 que dans les grandes compagnies du Dow Jones 30. Les entreprises technos auraient-elles tout compris aux nouvelles stratégies de communication ?

En février 2008, seul un petit 7% des 100 plus grandes compagnies du NASDAQ n’utilisaient pas encore la Web vidéo. De manière plus positive, 93% de ces entreprises ont compris l’impact de la vidéo dans le cadre de leur communication Internet. Elles sont d’ailleurs 13% à avoir mis la vidéo sur la première page de leur site.

VideoBloom VIEW Index™ - February 08

De par leur métier, les entreprises issues du secteur des technologies de l’information ont plus de facilité à appréhender les nouveaux outils de communication. Il n’est donc pas étonnant que dans les faits elles soient les premières à intégrer la vidéo sur leur site Internet. Le partenariat entre TechnoMontréal et VideoPresse en est le meilleur exemple.

VideoBloom VIEW Index™ - March/April 08

Prédictions 2008 : 5 façons dont la Web vidéo va changer votre communication

Les prédictions pleuvent de toute part avec la nouvelle année. Avant de commencer, je peux vous assurer que 2008 sera l’année de la Chine. Je ne l’ai pas vu dans ma boule de cristal, j’ai juste regardé dans l’agenda des Jeux Olympiques. Pour ce qui est de la Web vidéo dans la communication des entreprises, voici cinq points qui ne passeront pas inaperçus en 2008.

1. La vidéo, 1er budget de communication en ligne

Est-ce une prediction ou un voeux pieux que nous faisons ? Un peu des deux pour être honnête. Avec VideoPresse, nous souhaitons bien entendu le développement de la Web vidéo. Au-delà des voeux, c’est une réalité que d’affirmer la place grandissante de la vidéo dans la communication électronique des compagnies.

Après avoir découvert, exploité et recyclé le Flash pour leur site, les entreprises et leurs agences de communication devraient se rendre compte que la technologie d’Adobe ne sert pas qu’à faire de belles animations, elle permet également de diffuser de la vidéo de qualité sur le Web. Pour rassurer tout le monde, le SEO devra être obligatoirement de la partie pour rendre la vidéo bien visible aux yeux de notre ami Google.

Quand je parle de premier budget, je ne dis pas forcément que le coût sera inabordable. Le prix d’une publicité TV permettrait certainement de produire une vidéo à diffuser sur Internet par mois pendant un an. Pour les puristes, ces vidéos seraient esthétiquement inférieures à ce que la télévision peut produire. Par contre, le contenu aurait à coup sûr plus d’intérêt pour l’internaute si, bien entendu, le bon discours est utilisé. En terme de retour, la vidéo sur le Web à l’avantage de s’enrichir avec le temps (cf. la longue queue).

2. Mesure d’audience et du ROI

Au chapitre du retour sur investissement, il faut reconnaitre que la Web vidéo manque cruellement de maître-étalon. On ne mesure pas son succès comme une simple page Web. L’analyse doit se faire plus en profondeur.

En 2008, les solutions de mesure d’audience de la vidéo en ligne devraient se multiplier afin de répondre aux questions légitimes des entreprises qui veulent connaitre la valeur de leur production sur Internet. Heureusement, nous n’aurons pas besoin d’aller très loin, car Montréal a la chance d’héberger Streametrics, qui mesure le « pulse of online video ». Cela ferait d’ailleurs un très bon sujet d’entrevue pour Intruders.TV Canada (et hop! sur la To-Do list).

3. Me, moi and myself sur ma WebTV

Ça pourrait être le titre d’un film, mais c’est déjà une réalité que 2008 va confirmer. En 2007, la politique a en quelque sorte sacralisé la WebTV avec des exemples plus ou moins réussis comme SarkoTV, Webcameron et Barack Obama TV.

Conscient que leur auditoire s’évapore à vue d’oeil, les médias traditionnels réinvestissent la Toile en y ajoutant des contenus vidéo. De grandes attentes accompagnent le lancement de Canoë.TV. Force est pourtant de constater que le ton n’y est pas.

Pourquoi le consommateur quitterait-il son fauteuil TV pour retrouver la même chose sur le Web ? Encore une fois, pour diffuser sur Internet, il faut adapter son discours à un média qui promeut encore plus le « zapping » que la TV. Il faut amener de l’originalité et du « vrai » dans les contenus Web. Le copier/coller n’y a pas sa place. Ce nouveau défi est une vraie prise de tête pour les groupes de médias. Comme le souligne Steve, les moyens ne sont peut-être pas appropriés ou pas assez conséquents.

Pendant ce temps-là, l’internaute fait sa propre TV. Il se met en scène, avec une simple Webcam ou une caméra vidéo grand public, pour ensuite s’autoproduire sur BlogTV.

Ce qui est formidable avec la TV, ce sont les émissions et reportages que l’on peut découvrir en direct. Nous avons ainsi l’impression de partager les mêmes émotions au même moment. Lors d’une discussion au dernier Montreal Tech Entrepreneur Breakfast, je disais justement que c’est ce qui différencie grandement la TV de la vidéo sur Internet. Mais, j’avais oublié un peu trop vite Mogulus qui offre à tout à chacun de créer sa propre chaîne live.

Pour vous donner une idée plus précise de Mogulus, voici le MacWorld retransmis en direct par The Digital Lifestyle (le 15 janvier), qui devrait voir l’annonce de la nouvelle gamme de produits d’Apple par Steve Jobs.

4. iPhone & téléphone cellulaire, premiers écrans de TV

Le premier écran sur lequel nous allons regarder des vidéos est dans notre poche. En fait, le téléphone cellulaire est bien plus que ça. Il remplace l’agenda, l’appareil photo, le portefeuille, l’ordinateur et sert parfois à téléphoner.

L’iPhone tire particulièrement bien son épingle du jeu à travers un marché du cellulaire hyper actif. Son grand écran ne fait finalement que préparer l’avenir du cellulaire qui servira essentiellement à visionner (et converser en) des vidéos. La provenance de ce contenu n’aura finalement pas grande importance. WiFi, Wimax, DVBH ou HDCPA, qu’importe la technologie, car c’est le protocole IP qui fera transiter toutes ces belles images.

5. La vidéo HD à toutes les sauces

Si vous ne connaissez pas la HD (Haute définition), c’est que vous avez passé les 12 derniers mois sur une île déserte du Pacifique. La vidéo HD est partout, dans les vitrines des grands magasins, imprimée sur les prospectus qui remplissent vos boites aux lettres et en première page des événements sportifs et des dernières séries américaines. Les Jeux Olympiques de Pékin vont encore plus mettre la pression. Je vous rassure : vous allez définitivement devoir passer à la haute définition en 2008.

Mais attention, car il y a HD et HD. Il existe au moins quatre formats différents de vidéo HD sur la TV : 720i, 720p, 1080i et 1080p. Une vidéo qui s’affiche en grand format sur votre cellulaire pourrait également être qualifiée de « haute définition ». Le Web passe aussi, bien entendu, à la HD. Miro, iTunes et Joost permettent de diffuser des contenus HD d’excellente qualité. Avec son nouveau Flash Player 9 compatible H.264, Adobe va donner un coup de fouet à la vidéo en ligne. Hulu et Youtube annoncent déjà que leurs contenus sont compatibles avec cette technologie. Au fur et à mesure, ce sont toutes les plateformes de partage de vidéo qui devraient franchir le pas de la HD. En attendant, vous pouvez admirer ces superbes images en HD de la vie des ours de l’Alaska réalisées par la société SeeMoreHD.