PodCamp Montréal: Partager sur les tendances qui s’imposeront demain dans votre compagnie

PodCamp Montreal 2008 by Eva Blue

Aimer les anticonférence ne veut pas forcément dire que l’on a une dent contre les conférences. Bien au contraire. Les amateurs de BarCamp et autre PodCamp apprécient de se rencontrer. Par contre, ces camps de savoir sont plus ouverts et participatifs que les conférences traditionnelles. Lors d’un PodCamp, chacun est libre de faire une présentation, ce qui implique que la qualité de l’événement est assurée collectivement.

Partant de ce constat, je suis allé porter la bonne parole au Canal Argent pour persuader François Gagnon que Montréal est une ville dynamique et à la pointe des tendances grâce à ces rencontres organisées uniquement par des bénévoles. À ce sujet, la rentrée est bien occupée avec un WordCamp qui s’est tenu la fin de semaine dernière, un MediaCamp le 10 septembre et PodCamp Montréal les deux jours suivants.

Une boule de cristal collective

Comme je me plais à le dire régulièrement, si vous voulez savoir ce qui se passe actuellement dans votre profession, vous pouvez aller dans les nombreuses conférences spécialisées qui se tiennent à Montréal. Alors que si vous souhaitez savoir ce qui va se faire dans les mois et années à venir, vous devez participer à une anticonférence.

Référence dans le domaine des médias sociaux et de la baladodiffusion, PodCamp Montréal est l’une des plus belles réalisations dans le domaine. Il faut dire que je manque totalement d’objectivité, puisque je coorganise l’événement depuis trois ans aux côtés de Sylvain Grand’Maison, Laurent LaSalle et Michelle Sullivan. Je dois aussi noter l’aide précieuse de Caroline Fontaine pour l’accueil et la gestion des bénévoles, ainsi que plusieurs personnes de la communauté Web qui nous donne un coup de main.

Pour savoir si une anticonférence est faite pour vous, je vous conseille d’appliquer la loi des 2 pieds / Law of Two Feet : Si à un moment vous sentez que vous n’apprenez rien et que vous ne contribuez pas, utilisez vos deux pieds et allez voir ailleurs !

J’en profite pour faire la promotion des sujets que je présente:
MediaCamp Montréal – Vend. 10 sept. à 10h30 : Social TV : Comment réussir à tirer profit de l’activité sociale au croisement de la télévision et de l’Internet ?
PodCamp Montréal – Dim. 12 sept. à 10h30 : Communautaire sans fil : Faut-il s’entêter à tout faire chez soi quand ses voisins sont mieux équipés ?



Les nouveaux modèles d’affaires du sport sur Internet

PARKHURST NHL Playing Cards 1960-61 — Les Canadiens de Montréal 22

Des hockeyeurs du Canadien aux champions de soccer de la Coupe du Monde, ils passent tous par Internet pour rejoindre leurs fans, autant pour faire leur promotion que pour diffuser leurs matchs en direct ou en vidéo à la demande.

Les sportifs, les fédérations et les médias du sport ont-ils vraiment de l’argent à gagner sur la toile? Toute une discussion que j’ai eu le plaisir d’avoir au début de l’été avec François Gagnon, lors de l’émission “En Affaires” au Canal Argent.



Contenu de m… généré par l’utilisateur

De plus en plus de compagnies demandent à leurs clients/consommateurs de prendre part à leur communication, allant jusqu’à leur demander de trouver le nom du produit et de réaliser la vidéo pour le promouvoir.

Existe-t-il une limite à faire appel au contenu généré par l’utilisateur (User Generated Content – UGC)? Les médias doivent-ils emboîter le pas pour laisser les spectateurs prendre les rênes des rédactions d’information? J’ai tenté de répondre à la question lors de ma dernière chronique au Canal Argent.

UGC: Le marketing n’a rien inventé !

Premier constat, les gens détournent déjà les marques. Il n’y a qu’à prendre l’exemple de la vodka Absolut, d’Adidas ou le célébrissime vidéo de Tigers Woods qui discute d’outre-tombe avec son père.

Les internautes ont appris à devenir leur propre média, aider par la facilité d’accès des outils de publication, comme WordPress, et des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou MySpace. Ils ont souvent l’avantage d’être influents sur certaines niches de marché.

L’idée de génie des démons du marketing – dont j’assume faire partie – est de reprendre à leur compte la créativité des consommateurs au profit des marques. De là est né le contenu généré par l’utilisateur au service de la publicité. Vous pouvez demander à Loic Lemeur ce qu’il en pense.

Doritos est l’un des experts pour initier des concours UGC. La compagnie américaine l’a fait lors du Super Bowl et au Canada pour le Doritos Guru, qui offrait au consommateur de déterminer la saveur du prochain produit.

L’information coûte cher, pourquoi ne pas la faire produire par les spectateurs?

Ça a l’air si facile de faire faire le travail par les consommateurs que les médias s’y mettent. Radio Canada a par exemple invité 32 personnes à bloguer pour la Coupe du Monde de soccer 2010, chacun représentant un pays. Ils leur manquent pour l’instant le Japon et la Corée. Le CRTC vient également d’approuver la chaîne Génération V, dont le contenu sera généré entièrement par les utilisateurs.

Je pense sérieusement que nous avons atteint une limite de l’exploitation du contenu généré gratuitement par l’utilisateur. Comme pour le concours vidéo de Sorel-Tracy<>, il devient nécessaire de compenser le travail qui se fait au profit d’une marque ou d’un organisme. Sinon, j’appelle ça du bénévolat, et je préfère le faire avec Île sans fil.

Podcast de Mac Québec: HTML5, Google I/O, concurrents iPad et Steve Jobs

En direct du café Lézard, Laurent Lasalle, Sylvain Grand’Maison et moi-même avons enregistré ce vendredi un nouvel épisode du podcast de Mac Québec avec au menu: HTML5, Google I/O, concurrents iPad et Steve Jobs et bien plus encore.

Retrouvez-nous une semaine sur deux pour l’enregistrement en direct sur Ustream du podcast de Mac Québec. Le lieu et l’heure exacte sont confirmés les jours précédents sur le site Web de Mac Québec, sur Twitter et la page Facebook.

Si même le Pape est sur Youtube, que faire de la TV?

Quel est le point commun entre Barack Obama, Le Pape Benoit XVI et Stephen Harper? Ils ont tous les trois leur chaîne officielle sur Youtube! Partant de ce constat, J’ai débattu avec François Gagnon au Canal Argent sur le sérieux de la vidéo en ligne, dans le cadre d’une stratégie marketing Internet efficace. La discussion a débordé sur la place de la TV face au Net. La petite lucarne fait-elle encore le poids face à la toile géante?

Aujourd’hui, pour se faire connaître, un artiste à le choix de connaître l’assistante du producteur de “Tout le Monde en Parle”, ou bien de prendre les choses en main et développer sa notoriété en ligne. Au Québec, ce fut le cas de Casey McKinnon et Rudy Jahchan (Galacticast), Jon Lajoie (Everyday Normal Guy) ou encore Nadia G (Bitchin Kitchen), même si la reine de la cuisine vache est finalement passée sur le grill de Guy A. Lepage.

Dans un autre genre, Gary Vaynerchuk est aussi un artiste. Il a transformé la petite boutique de vente d’alcool de ses parents en une affaire qui brasse des millions de dollars. Son secret tient dans l’utilisation réussie de la vidéo en ligne qui mêle oenologie avec une bonne dose de divertissement pour mettre le vin à la portée de tous.

Je ne reparlerais pas en détail de Will It Blend qui a réduit en cendre le iPad d’Apple au lendemain de sa sortie officielle aux États-Unis. Ces capsules vidéo diffusées uniquement sur Internet lui ont permis de multiplier par 5 les ventes de son blender, qui vaut en moyenne 400 $. À ce rythme-là, on risque de voir passer encore pas mal de iPhone dans sa cuisine.

Objectivement, je me demande ce qu’il reste à la télévision. Internet est plus accessible avec des coûts ridicules par rapport à la TC. Depuis que Youtube diffuse en HD 1080i, les vidéos sont de meilleur qualité que sur la majorité de chaînes diffusées sur le câble ou le satellite. Dans une économie d’hypersegmentation, la TV est finalement trop grand public. Il ne reste plus que les producteurs de yaourts et les agences de publicité traditionnelles pour retrouver un intérêt à ce meuble qui affiche des images multicolores.

D’accord, je reconnais accentuer les traits. La télévision est encore séduisante. Je prends l’exemple de Jean-Michel Vanasse. Il s’est retrouvé dans les charrettes de TQS, a créé son émission techno sur le Web pour ensuite revenir sur les ondes de V. Il est clair que la TV est un média de masse puissant qui draine encore l’essentiel des budgets publicitaires. En attendant que la bascule se fasse sur le Net, il faut toujours garder un oeil dessus.

Le blogue est-il encore une blague en 2010?

Le bloque est-il une blague? C’est la question que m’a posé avec un brin d’humour François Gagnon lors de ma dernière intervention à son émission au Canal Argent. Avec quelques exemples précis, autour du blogue de Bill Mariott, de HEC Montréal et d’autres, j’ai démontré le véritable retour sur investissement qu’apporte cette pratique de communication. En 2010, le blogue reste pour moi le média social par excellence.

Pour souligner les 10 ans du Yulblog, j’ai profité de mon passage mensuel à la télévision pour faire un petit jeu avec mes amis blaogueurs. Sur sur Twitter et Facebook, je leur ai demandé de me donner des noms de bloque que je citerais dans ma chronique TV. J’ai réussi à en placer une dizaine, certain en double. Désolé pour ceux que j’ai omis.

Pour continuer à s’amuser, je vous invite à mettre en commentaire la liste des noms de blogues que j’ai cité. Il y en a une dizaine. Celui ou celle qui me donnera le plus de nom recevra un macaron collection du 10e anniversaire du Yulblog (le même que je porte à l’écran).