Marketing Internet, Médias Sociaux et Vidéo Internet
Techno geek marketing expert in online video communication and social media. Laurent Maisonnave, Quebec pioneer of communications and Web marketing video.
Je vous rassure, je n’ai pas eu de vision cette nuit sur le résultat des élections municipales. Mon point porte uniquement sur les campagnes publicitaires sur le Web. À trois semaines du scrutin, je donne un net avantage à Québec par rapport à Montréal.
Depuis quelque temps, je savais qu’il y avait un plus de vision à Québec qu’à Montréal. Ces derniers jours, je viens d’en avoir la confirmation avec coup sur coup la mise en ligne de la campagne de Cossette pour la direction générale des élections du Québec, et celle de Brad pour la Ville de Québec.
Alors que la campagne “Chouinard” surf sur un mauvais buzz avec Jean-Luc Mongrain, le responsable de la Ville de Québec me contact ce matin pour me présenter leur version pour inciter les habitans de la ville à aller voter le 1er novembre.
J’aime cette vidéo, car elle reprend les codes et l’humour du Web, et non celle de la TV. J’aime cette vidéo, car en moins de 2 min elle donne toutes les bonnes raisons pour aller voter, et n’a pas besoin de 7 épisodes qui tirent en longueurs.
Pour continuer sur cette magnifique lancée, sachez qu’une belle brochette d’animateurs a participé bénévolement à cette vidéo : Josey Arsenault, Caroline Dupont, Stéphane Gasse, Gilles Parent, Robert Ross, Martin Dalair, Stéphane Dupont, Jérôme Landry, Martin Pouliot et Josée Turmel.
Quand je vois que même les partis politiques de Montréal travaillent avec des agences de Québec, je pense sérieusement à m’expatrier à la capitale pour développer mes affaires. En plus, j’aurai plaisir à vivre aux côtés de personnes que j’apprécie. Et même les Nordiques veulent revenir à Québec. C’est définitivement «Ze place to be!».
Je viens de faire une rencontre improbable en sortant du métro Pie iX. Il s’agit de l’équipe de “Join the Wave”, projet initié par la société Pixman, qui récupère à travers le monde des vidéos d’encouragement pour l’accession d’Obama à la présidence des États-Unis le 20 janvier prochain. Équipé de mon iPhone, j’ai partagé cet événement en live sur Qik.
Surfant sur la vague Obama, Pixman inaugure ce soir le site Internet www.JointheWave.com (apparemmentVDL2 est en arrière). Jusqu’au 20 janvier, jour, où Obama rentre à la Maison Blanche, des Pixaman vont capter des vidéos de badauds faisant la vague pour le nouveau président démocrate.
Je trouve l’idée fantastique. C’est tout à fait dans l’esprit de la communication d’Obama, même si c’est une initiative privée. Comme me l’indiquait Alexis sur Twitter, C’est dommage qu’il n’est pas intégré une alerte Twitter. Mais, comme le site n’est pas encore officiellement lancé, peut-être aurons-nous une surprise de ce côté.
J’ai cherché largement sur le Web pour trouver des informations sur Join the Wave, le site jointhewave.com, ou même le slogan “Together Let’s Welcome Obama“. Je n’ai rien trouvé, mis à part la vidéo que je viens de tourner. D’ailleurs, je vous laisse regarder ma rencontre avec ce que j’avais pris pour un extraterrestre :
L’année dernière à la même époque, Fluctuat.net se demandait si la présidentielle se jouerait sur Dailymotion. Aujourd’hui, la question ne se pose plus. En politique, l’image est roi et Internet est son royaume. Certains regretteront que la forme a pris le dessus sur le fond. Mais ce phénomène n’est hélas pas nouveau, car 2000 ans auparavant les Romains faisaient déjà les mêmes mercuriales envers Cicéron.
Dans le domaine politique, la vidéo sur Internet recouvre plus d’un avantage. En plus d’être facilement diffusable, elle bénéficie d’un retour sur investissement très appréciable. Combien faudrait-il de capsules publicitaires sur les chaînes de télévision pour couvrir l’audience d’Internet ?!
D’après l’expérience des initiatives de Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama, nous pouvons établir au moins 7 principes de bases pour réussir sa Web TV politique :
1. Mettez l’accent sur l’accessibilité
Pour reprendre une référence de Wikipédia, l’accessibilité du Web, c’est, selon Tim Berners-Lee, directeur du W3C et inventeur du World Wide Web : « Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales. »
Une Web TV politique ne sert à rien si elle exclut une partie de la population. L’utilisation de services comme ReadSpeaker et readOn vont dans le sens d’un accès plus large de l’information Avantage non négligeable, les sites Web qui mettent l’accès sur l’accessibilité améliorent dans le même temps leur référencement.
2. Choisir une plateforme vidéo ouverte
Plateforme ouverte ou professionnelle ? Tout dépend de l’axe de communication. Dans le cas d’un homme politique qui cherche par définition à représenter le maximum de citoyen, un site de partage de vidéo semble être plus approprié.
La seule faiblesse d’une plateforme ouverte comme Brightcove réside dans le lecteur lui même. Dans le cas de BarckTV, il n’y a pas de texte qui accompagne chaque vidéo, ou plutôt celui-ci n’est pas visible des moteurs de recherche. C’est encore le défaut de la vidéo dont l’optimisation pour la recherche est délaissée.
Pour vous aider à faire votre choix, consultez le tableau comparatif des plateformes réalisé par TechChrunch. Il n’est pas exhaustif et mériterait d’être mis à jour, mais il vous donnera une bonne idée de ce qui existe actuellement.
3. Démultipliez les formats et proposez plusieurs qualités de diffusion
Donnez plus de confort à votre auditoire en lui permettant de consulter vos vidéos dans le format qu’il préfère (QuickTime pour Mac, WindowsMedia pour Windowd, ogg pour Linux). Le format de prédilection reste bien évidemment Flash, qui a l’avantage de se trouver sur plus de 99% des ordinateurs connectés à Internet.
Toujours dans le sans de plus d’accessibilité, offrez plusieurs qualités de diffusion de vos vidéos. Les publicités de Mac sur le site d’Apple donnent un excellent exemple de ce qu’il faut faire. Les 4 formats offerts (Smal, Medium, Large et HD) correspondent finalement à plusieurs niveaux de connexion Internet. Les électeurs de la Gaspésie qui roule en basse vitesse doivent aussi bien accéder au contenu que ceux de Montréal qui foncent en haut débit.
4. Abusez des plateformes de médias sociaux
Vous êtes présent sur Youtube ? Faites de même avec Dailymotion, Blip.TV, MySpace, Facebook… et si vous êtes au Québec, mettez vos vidéos sur TonClip, TonTuyeau, Espace Canoë, etc. Autant toucher un auditoire local. Mettez de l’avant votre présence sur les différentes plateformes. Ne rendez pas votre public captif de votre site. S’il préfère consulter vos vidéos sur Youtube, laissez les faire.
Profitez à plein du Web 2.0 et des communautés en ligne. Participez à ces communautés en interagissant avec eux. Faites un espace de commentaire, voir des forums en ligne et soyez présent. Les internautes doivent ressentir que vous êtes derrière l’écran.
5. Différenciez-vous de la télévision et diversifiez les contenus
Le grand public a déjà la télévision, ce n’est pas la peine de lui resservir les mêmes plats réchauffés sur Internet. Proposez du contenu exclusif, qui incitera les blogueurs à les reprendre. Variez les interventions et SVP stoppez les monologues autoglorifiant en plan fixe devant la caméra.
Un homme politique, c’est toute une équipe à ses côtés. Mettez-les de l’avant. Expliquez comment s’organise une campagne électorale. Transgressez les codes et n’hésitez pas à dégrafer la cravate, pour montrer qu’il y a un(e) homme/femme derrière la bête de scène.
6. Ajoutez des textes à vos vidéos & jouez la synergie
Les images expriment beaucoup de choses, mais elles ne disent pas tout. Accompagnez vos vidéos d’un texte qui d’un côté reprend des mots clés de l’intervention et de l’autre qui apporte un plus avec une réflexion, des informations sur les personnes, etc. Effet non négligeable de ces textes, ils permettront de mieux référencer vos vidéos.
Mettez en place des stratégies croisées avec vos événements pour lancer par exemple un appel en vidéo pour une prochaine rencontre. La WebTV n’est pas une fin en soi, elle doit s’intégrer dans une stratégie globale de communication électronique. La vidéo doit trouver sa place au sein d’un site Internet qui apportera plus d’information, avec des blogues et une partie plus institutionnelle.
7. Réagissez rapidement
Vous ne produisez pas un magazine mensuel, vous êtes sur le Web ! Rappelez-vous que nous sommes à l’ère de l’information instannée. Ne vous laissez pas déborder par l’actualité et mettez en place un planning rédactionnel pour promouvoir en premier votre contenu sur le Web.
Il existe deux autres points complémentaires, qui restent encore discutables.
Le premier concerne l’évolution technologique, et surtout l’évolution de la consommation de vidéo en ligne. Avec l’augmentation des débits de connexion à Internet, la taille des vidéos sur le Web ne cesse d’augmenter. Les podcast téléchargeables permettent aujourd’hui de dépasser les limites imposées par les sites Internet. iTunes, Joost et Miro permettent de partager du contenu en HD (version Web: 1280×720). Pour préparer l’avenir, il serait bon de garder un oeil sur ces technologies.
Le Web 2.0 vient avec sa cohorte de termes abscons. L’un des plus répandus est l’User Generated Content (UGP), pour contenu généré par l’utilisateur. Par exemple, dans Youtube les vidéos sont produites et mises en ligne par les internautes. La valeur se crée quasiment toute seule. Le rêve !
Comme Martin Luther King, certains responsables politiques rêvent également que leur campagne soit générée automatiquement par leurs électeurs/partisans. Donna Bogatin décrit justement la stratégie engagée par BarackTV et HillaryTV de bataille de l’User Generated Politcs (UGP). Les électeurs prendraient possession de la campagne électorale. C’est du moins le discours des candidats. Le contenu vidéo de leur Web TV respective prouve que nous ne sommes pas encore à ce stade de participation.
Rendez-vous en 2008 pour voir les résultats des vidéos élections politiques.
L’année dernière à la même époque, Fluctuat.net se demandait si la présidentielle se jouerait sur Dailymotion. Aujourd’hui, la question ne se pose plus. En politique, l’image est roi et Internet est son royaume. Certains regretteront que la forme a pris le dessus sur le fond. Mais ce phénomène n’est hélas pas nouveau, car 2000 ans auparavant les Romains faisaient déjà les mêmes mercuriales envers Cicéron.
Dans le domaine politique, la vidéo sur Internet recouvre plus d’un avantage. En plus d’être facilement diffusable, elle bénéficie d’un retour sur investissement très appréciable. Combien faudrait-il de capsules publicitaires sur les chaînes de télévision pour couvrir l’audience d’Internet ?!
D’après l’expérience des initiatives de Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama, nous pouvons établir au moins 7 principes de bases pour réussir sa Web TV politique :
1. Mettez l’accent sur l’accessibilité
Pour reprendre une référence de Wikipédia, l’accessibilité du Web, c’est, selon Tim Berners-Lee, directeur du W3C et inventeur du World Wide Web : « Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales. »
Une Web TV politique ne sert à rien si elle exclut une partie de la population. L’utilisation de services comme ReadSpeaker et readOn vont dans le sens d’un accès plus large de l’information Avantage non négligeable, les sites Web qui mettent l’accès sur l’accessibilité améliorent dans le même temps leur référencement.
2. Choisir une plateforme vidéo ouverte
Plateforme ouverte ou professionnelle ? Tout dépend de l’axe de communication. Dans le cas d’un homme politique qui cherche par définition à représenter le maximum de citoyen, un site de partage de vidéo semble être plus approprié.
La seule faiblesse d’une plateforme ouverte comme Brightcove réside dans le lecteur lui même. Dans le cas de BarckTV, il n’y a pas de texte qui accompagne chaque vidéo, ou plutôt celui-ci n’est pas visible des moteurs de recherche. C’est encore le défaut de la vidéo dont l’optimisation pour la recherche est délaissée.
Pour vous aider à faire votre choix, consultez le tableau comparatif des plateformes réalisé par TechChrunch. Il n’est pas exhaustif et mériterait d’être mis à jour, mais il vous donnera une bonne idée de ce qui existe actuellement.
3. Démultipliez les formats et proposez plusieurs qualités de diffusion
Donnez plus de confort à votre auditoire en lui permettant de consulter vos vidéos dans le format qu’il préfère (QuickTime pour Mac, WindowsMedia pour Windowd, ogg pour Linux). Le format de prédilection reste bien évidemment Flash, qui a l’avantage de se trouver sur plus de 99% des ordinateurs connectés à Internet.
Toujours dans le sans de plus d’accessibilité, offrez plusieurs qualités de diffusion de vos vidéos. Les publicités de Mac sur le site d’Apple donnent un excellent exemple de ce qu’il faut faire. Les 4 formats offerts (Smal, Medium, Large et HD) correspondent finalement à plusieurs niveaux de connexion Internet. Les électeurs de la Gaspésie qui roule en basse vitesse doivent aussi bien accéder au contenu que ceux de Montréal qui foncent en haut débit.
4. Abusez des plateformes de médias sociaux
Vous êtes présent sur Youtube ? Faites de même avec Dailymotion, Blip.TV, MySpace, Facebook… et si vous êtes au Québec, mettez vos vidéos sur TonClip, TonTuyeau, Espace Canoë, etc. Autant toucher un auditoire local. Mettez de l’avant votre présence sur les différentes plateformes. Ne rendez pas votre public captif de votre site. S’il préfère consulter vos vidéos sur Youtube, laissez les faire.
Profitez à plein du Web 2.0 et des communautés en ligne. Participez à ces communautés en interagissant avec eux. Faites un espace de commentaire, voir des forums en ligne et soyez présent. Les internautes doivent ressentir que vous êtes derrière l’écran.
5. Différenciez-vous de la télévision et diversifiez les contenus
Le grand public a déjà la télévision, ce n’est pas la peine de lui resservir les mêmes plats réchauffés sur Internet. Proposez du contenu exclusif, qui incitera les blogueurs à les reprendre. Variez les interventions et SVP stoppez les monologues autoglorifiant en plan fixe devant la caméra.
Un homme politique, c’est toute une équipe à ses côtés. Mettez-les de l’avant. Expliquez comment s’organise une campagne électorale. Transgressez les codes et n’hésitez pas à dégrafer la cravate, pour montrer qu’il y a un(e) homme/femme derrière la bête de scène.
6. Ajoutez des textes à vos vidéos & jouez la synergie
Les images expriment beaucoup de choses, mais elles ne disent pas tout. Accompagnez vos vidéos d’un texte qui d’un côté reprend des mots clés de l’intervention et de l’autre qui apporte un plus avec une réflexion, des informations sur les personnes, etc. Effet non négligeable de ces textes, ils permettront de mieux référencer vos vidéos.
Mettez en place des stratégies croisées avec vos événements pour lancer par exemple un appel en vidéo pour une prochaine rencontre. La WebTV n’est pas une fin en soi, elle doit s’intégrer dans une stratégie globale de communication électronique. La vidéo doit trouver sa place au sein d’un site Internet qui apportera plus d’information, avec des blogues et une partie plus institutionnelle.
7. Réagissez rapidement
Vous ne produisez pas un magazine mensuel, vous êtes sur le Web ! Rappelez-vous que nous sommes à l’ère de l’information instannée. Ne vous laissez pas déborder par l’actualité et mettez en place un planning rédactionnel pour promouvoir en premier votre contenu sur le Web.
Il existe deux autres points complémentaires, qui restent encore discutables.
Le premier concerne l’évolution technologique, et surtout l’évolution de la consommation de vidéo en ligne. Avec l’augmentation des débits de connexion à Internet, la taille des vidéos sur le Web ne cesse d’augmenter. Les podcast téléchargeables permettent aujourd’hui de dépasser les limites imposées par les sites Internet. iTunes, Joost et Miro permettent de partager du contenu en HD (version Web: 1280×720). Pour préparer l’avenir, il serait bon de garder un oeil sur ces technologies.
Le Web 2.0 vient avec sa cohorte de termes abscons. L’un des plus répandus est l’User Generated Content (UGP), pour contenu généré par l’utilisateur. Par exemple, dans Youtube les vidéos sont produites et mises en ligne par les internautes. La valeur se crée quasiment toute seule. Le rêve !
Comme Martin Luther King, certains responsables politiques rêvent également que leur campagne soit générée automatiquement par leurs électeurs/partisans. Donna Bogatin décrit justement la stratégie engagée par BarackTV et HillaryTV de bataille de l’User Generated Politcs (UGP). Les électeurs prendraient possession de la campagne électorale. C’est du moins le discours des candidats. Le contenu vidéo de leur Web TV respective prouve que nous ne sommes pas encore à ce stade de participation.
Rendez-vous en 2008 pour voir les résultats des vidéos élections politiques.
Comment les hommes politiques, tels Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama, abordent-ils la vidéo en ligne dans leur campagne électorale ?
Web, Vidéo et Politique : Introduction
2007 est définitivement l’année de la vidéo sur le Web pour la politique. Depuis les années 80, l’image avait déjà pris une grande importance dans les débats politiques. Les budgets de campagne étaient alors complètement engloutis en spots publicitaires télévisés.
Ces dernières années, Internet a radicalement changé la donne. Les plateformes de diffusion de vidéos en ligne à la Youtube ont poussé comme des champignons sur la toile. Les appareils photo numériques, les caméras vidéo et les téléphones mobiles permettent aujourd’hui de quadriller la vie politique et de diffuser ces images instantanément aux quatre coins du globe.
La politique n’a pas résisté à cette vague numérique. Avec plus ou moins de mal, elle s’est adaptée à ce nouveau média. Les crédits alloués au Web ont explosé et chacun y va maintenant de son espace numérique dédié. Youtube a senti la bonne affaire arriver en créant Citizentube, un vlog dédié à la politique.
Pour les élections présidentielles françaises, le candidat de droite avait créé sa chaîne NSTV (Nicolas Sarkozy TV), devenu PRTV depuis son arrivée à l’Élysée. Dans le camp opposé, Ségolène Royale vivait de façon abrupte le pouvoir de l’image avec une vidéo où on voit la candidate socialiste sous-entendre que les professeurs devraient travailler plus.
Les hommes politiques anglais ne sont pas en reste sur l’utilisation de la vidéo en ligne. Au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy, Tony Blair, alors Premier Ministre d’Angleterre, fait parvenir ses félicitations à son homologue français par l’intermédiaire d’une vidéo sur Youtube (en français et en anglais). La blanche Albion héberge également Webcameron, le vidéoblogue du conservateur David Cameron.
Depuis quelques mois, Youtube propose également au public américain d’utiliser son réseau pour poser des questions en vidéo directement aux candidats à la présidence des États-Unis. Chemin faisant, les candidats ont fourbi leurs armes et proposent quasiment tous une chaîne dédiée sur Youtube. Barack Obama est particulièrement en pointe, avec un site de campagne orienté Web 2.0 où la vidéo prend toute sa place (BarackTV).
Chacun à leur manière, Nicolas Sarkozy, Barrack Obama et David Cameron utilisent la Web TV pour faire passer leur message. Dans les jours à venir, je vous propose de voir ce qui fait la particularité de cette nouvelle génération de chaînes de télévision politique. Avant de commencer ce comparatif, il faut noter une différence entre ces trois sites : PRV est la chaîne d’un président élu, alors que BarackTV et Webcameron sont les vitrines de deux hommes politiques en (future) campagne.
Comment les hommes politiques, tels Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama, abordent-ils la vidéo en ligne dans leur campagne électorale ?
Web, Vidéo et Politique : Introduction
2007 est définitivement l’année de la vidéo sur le Web pour la politique. Depuis les années 80, l’image avait déjà pris une grande importance dans les débats politiques. Les budgets de campagne étaient alors complètement engloutis en spots publicitaires télévisés.
Ces dernières années, Internet a radicalement changé la donne. Les plateformes de diffusion de vidéos en ligne à la Youtube ont poussé comme des champignons sur la toile. Les appareils photo numériques, les caméras vidéo et les téléphones mobiles permettent aujourd’hui de quadriller la vie politique et de diffuser ces images instantanément aux quatre coins du globe.
La politique n’a pas résisté à cette vague numérique. Avec plus ou moins de mal, elle s’est adaptée à ce nouveau média. Les crédits alloués au Web ont explosé et chacun y va maintenant de son espace numérique dédié. Youtube a senti la bonne affaire arriver en créant Citizentube, un vlog dédié à la politique.
Pour les élections présidentielles françaises, le candidat de droite avait créé sa chaîne NSTV (Nicolas Sarkozy TV), devenu PRTV depuis son arrivée à l’Élysée. Dans le camp opposé, Ségolène Royale vivait de façon abrupte le pouvoir de l’image avec une vidéo où on voit la candidate socialiste sous-entendre que les professeurs devraient travailler plus.
Les hommes politiques anglais ne sont pas en reste sur l’utilisation de la vidéo en ligne. Au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy, Tony Blair, alors Premier Ministre d’Angleterre, fait parvenir ses félicitations à son homologue français par l’intermédiaire d’une vidéo sur Youtube (en français et en anglais). La blanche Albion héberge également Webcameron, le vidéoblogue du conservateur David Cameron.
Depuis quelques mois, Youtube propose également au public américain d’utiliser son réseau pour poser des questions en vidéo directement aux candidats à la présidence des États-Unis. Chemin faisant, les candidats ont fourbi leurs armes et proposent quasiment tous une chaîne dédiée sur Youtube. Barack Obama est particulièrement en pointe, avec un site de campagne orienté Web 2.0 où la vidéo prend toute sa place (BarackTV).
Chacun à leur manière, Nicolas Sarkozy, Barrack Obama et David Cameron utilisent la Web TV pour faire passer leur message. Dans les jours à venir, je vous propose de voir ce qui fait la particularité de cette nouvelle génération de chaînes de télévision politique. Avant de commencer ce comparatif, il faut noter une différence entre ces trois sites : PRV est la chaîne d’un président élu, alors que BarackTV et Webcameron sont les vitrines de deux hommes politiques en (future) campagne.
Titulaire d'une M.Sc. en Marketing, Laurent Maisonnave sévit depuis une dizaine d'années dans l'univers du marketing Web et des nouvelles technologies, et il est l’un des influenceurs Web les plus renommés au Québec1 et au Canada2.
Avec une expérience professionnelle riche développée en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord, il bénéficie d'une vision globale de l'évolution de la communication Web à l'international. Président de l'organisme Île sans fil et co-organisateur de PodCamp Montréal, il participe activement à plusieurs groupes technologiques professionnels montréalais.
Laurent Maisonnave est Président de Ze Agence, une compagnie d’avant-garde dans le domaine du Social Media Marketing et de la Vidéo Internet. À la fine pointe des technologies, Ze Agence est l’affût des dernières tendances pour offrir la meilleure expertise en communication et en marketing Web.
Laurent est également Président d'Île sans fil, un organisme à but non lucratif québécois qui a développé une technologie novatrice qui lui permet de se positionner comme chef de file incontesté dans le domaine des services d'accès à Internet sans fil gratuit.
Le meilleur de la vidéo sur le Web avec les guides et thématiques WebTV, politique, société, économie, art, culture, musique, techno, comédie, humour et hors norme.
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