Es-tu assez intelligent pour utiliser Twitter?

Apparemment, envoyer 140 sur la toile ne semble pas demander des compétences surhumaines. Dans la pratique, Twitter n’est pas à la portée de tous les claviers. Chacun à leur manière, Marc H. et les Pseudo Rebels ont fait les frais d’une utilisation approximatique. Avant de se lancer dans le microblogging, il est bon de savoir si l’on possède les bonnes connaissances pour utiliser avec succès Twitter.

La taille n’est pas importante

Pseudo Rebel est un groupe de musique qui surfe sur la vague du Net pour faire la promotion de ses oeuvres. Blogue, Facebook, MysPace, Youtube et maintenant l’inévitable Twitter font partie de leur attirail pour percer dans le milieu encombré du hip hop.

Pseudo Rebels est conseillé par la FRA (Futur Rockstar of America) Agency, ce ne les a pas empêché de faire l’erreur la plus banale sur Twitter: vouloir le plus grand nombre de follower dans un minimum de temps. Pour ça il y a deux stratégie: soit vous vous appelez Oprah et vous invitez à la TV le monde à vous suivre; soit vous utilisez un service illégal pour spammer le monde et monter artificiellement le nombre de personnes qui vous suit sur Twitter.

Tombé dans le piège de la plus “grosse quéquette de tweet”, Pseudo Rebel s’est vu suspendre son compte par les responsable de Twitter. L’histoire se termine quand même bien, puisque les rebelles du hip hop partage en toute transparence leur expérience, qui devrait servir à plus d’un.

Un tweet qui pue

Pas besoin d’avoir des milliers de follower pour faire des erreurs sur Twitter. Marc Hugon en a moins de 100, mais ça lui a suffit pour faire parler de lui auprès de centaines de milliers de Français et que le sujet fasse la une d’un journal et une chronique sur une grande radio de la métropole.

Après une rencontre d’affaires au siège de la société Michelin à Clermont-Ferrand, Marc décide de profiter de son temps perdu pour partager ses impressions de la ville sur Twitter. Quelques photos et commentaires désagréables plus tard, du style “Clermont: quand on sort de la gare, ça pue aussi”, l’intrus se retrouve en première page Web du journal La Montagne.

L’affaire a fait tant de bruit que La Montagne a retiré son article et que Marc H. a effacé tous ces tweets incriminants. Heureusement, l’ami Cyberbougnat garde toutes les traces de cette drôle d’histoire. Plusieurs groupes Facebook ont fait leur apparition. Vous pouvez notamment rejoindre le groupe “Du houblon pour Marc Hugon” ou le “Comité de Défense du Marc Hugon Voyageur”.

Le gros bon sens des médias sociaux

En tant qu’Auvergnat, dont Clermont-Fd est la capitale, je me sens bien évidemment touché par cette dernière anecdote. Mais ce que je retiens dans ces deux exemples, c’est la légèreté avec laquelle Twitter a été utilisé, que ce soit au niveau personnel ou professionnel.

Le Web n’est pas la 4e dimension, il répond aux mêmes règles d’intelligence et de bonne conduite que l’on peut avoir dans la rue ou sur un média traditionnel. Je ne pense pas que Pseudo Rebel aurait mis des mannequins pour faire semblant de remplir une salle de concert, comme Marc H. n’aurait jamais tenu ces propos à la télévision.

Je donnerai le mot de la fin à une belle rencontre Twitter que j’ai fait lors de mon dernier passage à Clermont-Fd. Éric, Vice Président chez Michelin au marketing consommateur, a résumé exactement ce que je pense:

“C’est sûr que je ne risque pas de faire confiance dans le domaine du web à quelqu’un comme cela qui a montré qu’il était capable de faire des boulettes assez énormes: juste du bon sens!”.

N.B: Les Pseudo Rebels ont réalisé un Flash Mob avec Nicholifavs, le roi du squating chantant dans les Apple Store. Le résultat est original et coûte moins cher que la production traditionnelle d’un clip 😉

Une vidéo, 2000$ et un voyage à Prague… Les bonnes pratiques des jeux-concours en ligne

Devenez le 100 000 000e utilisateur d’avast et gagnez un voyage à Prague avec hôtel 4 étoiles et 2 000 $ en poches. Ne voyez pas une publicité ou un bénéfice cachés dans cet article. Je souligne juste la forme simple et pourtant efficace de la compétition initié par l’antivirus Avast. Les bonnes pratiques des jeux-concours ne sont pas si compliquées, il faut juste les connaître.

Touché un PC sous Windows a parfois du bon. En mettant à jour l’antivirus de l’ordinateur de ma mère, j’ai découvert qu’avast va fêter le 100 000 000e utilisateur de son antivirus.

Ce concours n’est pas sans rappeler celui sur lequel j’ai travaillé pour le 100 000e membre d’Île sans fil. Comparativement, les prix offerts par l’organisme communautaire montréalais valaient bien ceux d’avast, si on tient compte que la compagnie a 1000 fois plus d’utilisateurs.

Pourquoi les concours fonctionnent-ils aussi bien?

Qu’ils soient en ligne ou pas, les concours font appel à l’enfant en nous qui veut jouer et gagner des cadeaux. On le voit bien durant la journée quand on essaye de s’évader en jouant sur Twitter ou Facebook. Oui, je classe les médias sociaux dans la section ludique, tellement je prends de plaisir à travailler dessus.

Les 5 étapes pour organiser un jeu-concours

1. Quel objectif / cible ?

Qu’est-ce qui motive la création de ce concours? Il vous faut définir précisément à qui vous vous adressez. Dans le cas d’Île sans fil, l’objectif était de démontrer l’importance que l’organisme avait pris ces dernières années. 100 000 est un chiffre qui marque les esprits. La cible correspondait aux décideurs politiques et gouvernementaux, ainsi qu’aux relais médiatiques.

2. Quel budget / prix ?

Le budget doit être à la hauteur des ambitions de résultat qu’on se donne. Cependant, l’argent n’est pas la seule motivation. Île sans fil en est un bon exemple, puisque les prix ne dépassaient pas les 100$! Les motivations peuvent être diverses : plaisir, prestige, pouvoir… L’important est de bien l’exprimer pour que les participants se reconnaissent.

3. Quel scénario ?

Que va-t-on demander pour participer au concours? Attention, il faut que l’objectif reste atteignable. Un concours trop compliqué à comprendre ou à réaliser risquerait de perdre le public. À moins que vous souhaitiez être volontairement élitiste, comme Deloitte Canada qui recherche les meilleures prédictions en technologie, médias et télécoms, je vous conseille d’aller vers des questions simples qui font plus appel au hasard. Par exemple, quand et à quel endroit s’inscrira le 100 000e membre d’Île sans fil.

4. Quelle plateforme ?

Encore une fois, le mieux est l’ennemi du bien. Si vous avez 10 000 $ de budget, il est préférable de mettre l’essentiel dans le prix, qui est le principal incitatif. Privilégiez une simple page Web, comme le fait avast, un formulaire d’entrée basique, comme pour le 100K d’Île sans fil ou bien une plateforme ouverte spécialisée dans les concours, comme Deloitte avec Wildfire.

Si vous avez de l’argent à revendre, vous pouvez toujours développer un site complexe pour votre concours, avec animation et entrées multiples pour les participants. Mais franchement, je trouve que l’énergie n’est pas mise au bon endroit (cf. point nº 5).

5. Quelle promotion ?

Maintenant que vous avez monté le plus beau concours au monde, il faut le faire connaître. Revenez au point numéro pour revoir vos cibles. Étudiez où elles résident sur le Net et envoyez-leur le message qui les motivera à participer à votre compétition. C’est certain que le travail est facilité si vous avez déjà une présence Web bien établie avec une communauté dynamique sur les médias sociaux, comme Île sans fil sur Twitter, Facebook et son blogue.

Les participants à un concours sont souvent les meilleurs promoteurs de celui-ci. Donnez-leur les moyens de le publiciser. Île sans fil avait par exemple mis à disposition des badges en anglais et en français pour annoncer l’arrivée du 100 000e.

L’organisation d’un concours n’est pas une science exacte. Le contexte et le momentum jouent un rôle primordial. Je suis sûr que vous avez des bons conseils à partager sur le sujet. Je serais heureux de les entendre.

Quels bénéfices concrets apportent les applications iPhone ?

Quels bénéfices apportent les applications iPhone ?

Développer une application iPhone pour sa compagnie, un produit ou service est devenu chose commune. La preuve, Île sans fil, l’organisme montréalais chef de fil de l’Internet sans fil gratuit, a sa propre application mobile depuis un mois. Que ce soit pour un organisme sans but lucratif, ou une entreprise dont le but est de faire de l’argent, quels bénéfices peu bien apporter une application iPhone?

Le cas d’école Île sans fil

Président d’Île sans fil, j’ai initié le projet de l’application pour iPhone et iPod Touch avec des bénévoles de l’organisme et surtout l’aide de la société Kolt Production, qui s’est chargé du développement.

À ce jour, plus de 3 500 personnes ont installé l’application d’Île sans fil sur leur iPhone ou iPod Touch. Après un premier mois d’exploitation, je peux identifier trois bénéfices importants pour l’organisme.

1. Rendre service aux membres

Depuis la sortie de l’iPhone et l’iPod Touch d’Apple au Canada, nous avions régulièrement des demandes de nos membres pour développer une application pour cet appareil. Aujourd’hui, les 129,000 membres d’ISF ont un outil simple et rapide pour trouver un point de nos 199 points d’accès gratuit, où qu’ils soient sur l’île de Montréal.

2. Fidéliser nos membres

Grâce à cette application mobile, nos membres gardent ISF dans leur poche toute la journée. ISf devient ainsi un réflexe pour eux, car ils savent automatiquement si un point d’accès est disponible (vert: en fonctionnement; rouge: indisponible ) . En facilitant l’accès à notre réseau, nous développons mathématiquement la “consommation” de nos points d’accès.

3. Développe la notoriété d’ISF

Paradoxalement, ISF souffre d’un problème de notoriété, ou plutôt de communication. J’en parle d’autant plus aisément que je travaille dessus depuis 2,5 ans. La majorité des 129 000 de l’organisme ne savent pas qui nous sommes exactement (un organisme de bénévoles).
Pour les milliers de personnes qui installent l’application iPhone ISF, notre mission devient plus claire. Grâce à l’espace information et nouvelles, qui reprend les articles du blogue, de l’application, nous pouvons communiquer directement vers nos membres pour leur expliquer ce que nous faisons concrètement.

Quelle est la prochaine étape ?

Certains pourraient pensé qu’après avoir lancé leur application iPhone ils seront tranquilles pour un bout de temps. Je pense notamment à St-Hubert BBQ qui a fait partie des premières compagnies au Québec à offrir une application mobile. Une fois l’effet de mode passé, j’avoue être resté sur ma faim. Pourquoi ne pas passer à l’étape suivante et offrir la commande en direct ? Cette fonction a porté ses fruits pour Pizza Hut qui a généré 1 million $ de vente avec son application iPhone.

Comme un site Web évolue avec les années et les besoins des clients, une application mobile ne doit pas rester figée dans le temps. Par exemple, la plus grosse critique de l’application iPhone d’ISF (cf. commentaires Apple Store, Twitter, Facebook et discussions) est qu’elle n’est pas adapté aux iPod Touch qui ne peuvent consulter la carte des points d’accès quand ils n’ont pas de connexion Internet. Nous développons donc une version 1.1 qui possède un mode hors ligne.

Je ne dirais que deux mots pour conclure, si vous vous lancez dans l’aventure mobile, restez connecté!

 

PS: Pour continuer la discussion sur les applications iPhone, j’en profite pour vous rappeler que l’enregistrement du podcast de Mac Québec se fera aujourd’hui (1er déc.) à 13h00 sur Ustream. Rejoignez-moi pour intervenir en direct!

Vidéo de ma nuit avec Guy Kawasaki

Guy Kawasaki: Build what you want to use

Hier, j’ai passé une partie de la nuit avec Guy Kawasaki, le guru du Web et des technologies, qui était de passage à Montréal pour la soirée événement Challenge Your World. Je vous rassure, il n’y a rien de compromettant sur cette vidéo. Avant de de nous présenter ses 10 bons conseils pour réussir sa startup, Guy Kawasaki partage avec nous son amour pour un sport que nous apprécions également au Québec, le Hockey.

Comme le démontre cette vidéo, il n’y avait rien de compromettant, juste un bon conseil: suivez vos passions pour développer ce que vous avez envie d’utiliser.

Comment ne pas perdre la face numérique?

Comment ne pas perdre la face numérique?

Identité numérique 101: Comment ne pas perdre la face numérique pour développer ses affaires? Tel était le thème de mon intervention à l’émission “En Affaires” du mercredi 18 novembre 2009 animée par François Gagnon sur le Canal Argent.

Pour cette première apparition sur la protection de l’identité numérique des compagnies, la dernière aventure de Britney Spears m’a beaucoup inspiré. Autant que la chanteuse à succès, les compagnies doivent se prémunir du vol de leur identité en ligne. Les noms de l’entreprise, aussi bien que celui des produits ou des dirigeants peuvent être détournés si l’on n’y prend pas garde.

Avant de s’attaquer à la montagne des médias sociaux, les professionnels doivent apprendre à connaître qui ils sont sur Internet. Des outils simples et gratuits, comme Social Mention ou How Sociable, permettent une veille régulière efficace, aussi bien que les moteurs de recherche de Google ou Twitter.

Bénéfices de connaître son identité numérique

  1. Protection : Prévenir les rumeur et problème d’image par une gestion de crise pro-active
  2. Fidélisation : Améliorer le service à la clientèle par une écoute et réaction en temps réel.
  3. Innovation : Améliorer ses produits en devançant les tendances du marché.

J’aurais le plaisir de revenir sur les ondes du Canal Argent le mercredi 9 décembre entre 10h00 et 10h30. Ça me fait d’autant plus plaisir que François Gagnon est un hôte formidable, qui comprend au quart de seconde les problématiques du Web et les bénéfices que les compagnies peuvent en retirer.

Podcast vidéo 101: Conférence au PodCamp Montréal

PodCamp Montreal organizers by Eva Blue

La poussière retombe enfin après ces deux intenses journées de conférences, débats, rencontres et découvertes au PodCamp Montréal. Je ne sais comment, j’ai réussi à donner une conférence sur le podcast vidéo 101, que je partage maintenant avec vous.

Merci Christian Aubry d’avoir diffusé en direct ma conférence, et tant d’autres, et de m’avoir soutenu toujours au bon moment. Je remercie particulièrement ce courageux public qui s’est levé en ce dimanche matin pour me suivre, autant dans la salle qu’à distance sur Ustream. Enfin, un grand merci à l’ami Dominic Arpin qui a chauffé la salle comme personne avec sa conférence sur le journalisme 2.0.

Visionner la suite de PodCast vidéo 101: 2e partie3e partie4e partie

J’ai bien apprécié l’échange avec les personnes présentes et en ligne, qui aurait pu continuer pendant des heures. C’est avec ce genre de rencontre et avec les discussions que j’ai sur mon blogue que je peux continuellement améliorer ma pratique.

À ce sujet, j’ai mis à jour ma présentation avec la caméra Sanyo Xacti VPC-HD2000 dénichée par Hicham Souilmi Christian (590 $ au Canada). J’aurais pu également ajouter les caméras Single-lens reflex (SLR) dont Benoit Descary évoque à un moment. Je conseille les SLR pour des vidéos plus esthétiques qu’informationnelles… mais ce fera l’occasion d’écrire un nouvel article sur le sujet.