Marketing Internet, Médias Sociaux et Vidéo Internet
Techno geek marketing expert in online video communication and social media. Laurent Maisonnave, Quebec pioneer of communications and Web marketing video.
De plus en plus de compagnies demandent à leurs clients/consommateurs de prendre part à leur communication, allant jusqu’à leur demander de trouver le nom du produit et de réaliser la vidéo pour le promouvoir.
Existe-t-il une limite à faire appel au contenu généré par l’utilisateur (User Generated Content – UGC)? Les médias doivent-ils emboîter le pas pour laisser les spectateurs prendre les rênes des rédactions d’information? J’ai tenté de répondre à la question lors de ma dernière chronique au Canal Argent.
UGC: Le marketing n’a rien inventé !
Premier constat, les gens détournent déjà les marques. Il n’y a qu’à prendre l’exemple de la vodka Absolut, d’Adidas ou le célébrissime vidéo de Tigers Woods qui discute d’outre-tombe avec son père.
Les internautes ont appris à devenir leur propre média, aider par la facilité d’accès des outils de publication, comme WordPress, et des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou MySpace. Ils ont souvent l’avantage d’être influents sur certaines niches de marché.
L’idée de génie des démons du marketing – dont j’assume faire partie – est de reprendre à leur compte la créativité des consommateurs au profit des marques. De là est né le contenu généré par l’utilisateur au service de la publicité. Vous pouvez demander à Loic Lemeur ce qu’il en pense.
Doritos est l’un des experts pour initier des concours UGC. La compagnie américaine l’a fait lors du Super Bowl et au Canada pour le Doritos Guru, qui offrait au consommateur de déterminer la saveur du prochain produit.
L’information coûte cher, pourquoi ne pas la faire produire par les spectateurs?
Ça a l’air si facile de faire faire le travail par les consommateurs que les médias s’y mettent. Radio Canada a par exemple invité 32 personnes à bloguer pour la Coupe du Monde de soccer 2010, chacun représentant un pays. Ils leur manquent pour l’instant le Japon et la Corée. Le CRTC vient également d’approuver la chaîne Génération V, dont le contenu sera généré entièrement par les utilisateurs.
Je réveille la vidéo du dimanche pour donner un coup de main à un petit jeune qui débute dans le métier. Dominic Arpin est le porte-parole du concours “La meilleure job d’été au monde” pour promouvoir la région de Sorel-Tracy. Dans une vidéo fort bien réalisée, l’ami Dominic pancarte le Québec pour récupérer le maximum de candidature au concours. Il reçoit l’aide du chanteur Norman l’Amour qui pour l’occasion revoit l’un de ses tubes au profit de Sorel-Tracy. Immanquable!
Si ce concours vous rappelle quelque chose, c’est qu’il est inspiré de “The Best Job In The World”, initié par un office de tourisme australien. Tourisme Montréal n’est pas en reste avec l’embauche de 5 blogueurs vidéo qui couvrent les principales thématiques de la vie de la grande métropole québécoise. J’en parlais l’année dernière lors de ma conférence sur la vidéo Internet et le marketing du tourisme.
Le blogue Trente se demande s’il s’agit de concurrence ou d’opportunité pour les journalistes. Je rassure toute de la suite la profession, à mon humble avis, il s’agit plus de publirédactionnel que de véritable journalisme. D’ailleurs, le concours parle de “reporteur blogueur” et non de “journaliste blogueur”. La différence à son importance à une époque où certains professionnels de l’information voient d’un mauvais oeil le développement d’une alternative citoyenne.
Si j’étais un étudiant à la recherche d’une bonne expérience professionnelle, je me précipiterais sur “La meilleure job d’été au monde”. C’est quand même plus épanouissant que de rester devant la TV à regarder Wipeout, et plus agréable que de servir des frites chez McBurger. Au fait, il y a 40 000 $ à gagner
Devenez le 100 000 000e utilisateur d’avast et gagnez un voyage à Prague avec hôtel 4 étoiles et 2 000 $ en poches. Ne voyez pas une publicité ou un bénéfice cachés dans cet article. Je souligne juste la forme simple et pourtant efficace de la compétition initié par l’antivirus Avast. Les bonnes pratiques des jeux-concours ne sont pas si compliquées, il faut juste les connaître.
Touché un PC sous Windows a parfois du bon. En mettant à jour l’antivirus de l’ordinateur de ma mère, j’ai découvert qu’avast va fêter le 100 000 000e utilisateur de son antivirus.
Ce concours n’est pas sans rappeler celui sur lequel j’ai travaillé pour le 100 000e membre d’Île sans fil. Comparativement, les prix offerts par l’organisme communautaire montréalais valaient bien ceux d’avast, si on tient compte que la compagnie a 1000 fois plus d’utilisateurs.
Pourquoi les concours fonctionnent-ils aussi bien?
Qu’ils soient en ligne ou pas, les concours font appel à l’enfant en nous qui veut jouer et gagner des cadeaux. On le voit bien durant la journée quand on essaye de s’évader en jouant sur Twitter ou Facebook. Oui, je classe les médias sociaux dans la section ludique, tellement je prends de plaisir à travailler dessus.
Les 5 étapes pour organiser un jeu-concours
1. Quel objectif / cible ?
Qu’est-ce qui motive la création de ce concours? Il vous faut définir précisément à qui vous vous adressez. Dans le cas d’Île sans fil, l’objectif était de démontrer l’importance que l’organisme avait pris ces dernières années. 100 000 est un chiffre qui marque les esprits. La cible correspondait aux décideurs politiques et gouvernementaux, ainsi qu’aux relais médiatiques.
2. Quel budget / prix ?
Le budget doit être à la hauteur des ambitions de résultat qu’on se donne. Cependant, l’argent n’est pas la seule motivation. Île sans fil en est un bon exemple, puisque les prix ne dépassaient pas les 100$! Les motivations peuvent être diverses : plaisir, prestige, pouvoir… L’important est de bien l’exprimer pour que les participants se reconnaissent.
Encore une fois, le mieux est l’ennemi du bien. Si vous avez 10 000 $ de budget, il est préférable de mettre l’essentiel dans le prix, qui est le principal incitatif. Privilégiez une simple page Web, comme le fait avast, un formulaire d’entrée basique, comme pour le 100K d’Île sans fil ou bien une plateforme ouverte spécialisée dans les concours, comme Deloitte avec Wildfire.
Si vous avez de l’argent à revendre, vous pouvez toujours développer un site complexe pour votre concours, avec animation et entrées multiples pour les participants. Mais franchement, je trouve que l’énergie n’est pas mise au bon endroit (cf. point nº 5).
5. Quelle promotion ?
Maintenant que vous avez monté le plus beau concours au monde, il faut le faire connaître. Revenez au point numéro pour revoir vos cibles. Étudiez où elles résident sur le Net et envoyez-leur le message qui les motivera à participer à votre compétition. C’est certain que le travail est facilité si vous avez déjà une présence Web bien établie avec une communauté dynamique sur les médias sociaux, comme Île sans fil sur Twitter, Facebook et son blogue.
Les participants à un concours sont souvent les meilleurs promoteurs de celui-ci. Donnez-leur les moyens de le publiciser. Île sans fil avait par exemple mis à disposition des badges en anglais et en français pour annoncer l’arrivée du 100 000e.
L’organisation d’un concours n’est pas une science exacte. Le contexte et le momentum jouent un rôle primordial. Je suis sûr que vous avez des bons conseils à partager sur le sujet. Je serais heureux de les entendre.
Je vois défiler tellement de vidéos sur le Net que ça fait du bien de découvrir un concept créatif positif et intelligent. Mission réussie pour The Fun Theory de Volkswagen, un concours pour recycler l’environnement urbain et changer les comportements.
The Fun Theory, c’est un escalier qui se transforme en piano, une poubelle en puits infini et un recycleur de bouteille en jeu vidéo. Trois vidéos présentant ce concept ont été publiés sur Youtube par l’agence DDB Stockholm, pour le compte de Volkswagen Suède.
J’aime le message sous-entendu : « On peut faire un geste pour l’environnement en s’amusant… on peut donc conduire une voiture écolo en aillant du plaisir ». Cette campagne est d’ailleurs là pour préparer la venue d’un site Web qui va présenter les nouvelles automobiles et technologies vertes du constructeur allemand.
Pour précision, je possède une Volkswagen Jetta TDI, certainement une des voitures les moins polluantes à l’ouest de l’Atlantique. Je me sens donc tout particulièrement concerné par cette campagne de communication. Les arguments font mouche quand ils vont chercher mon cerveau pour toucher mon coeur.
Je ne suis pas sûr qu’une telle campagne puisse se faire en Amérique du Nord, où le message cible le cerveau ou le coeur, mais uniquement pour atteindre le portefeuille. Money, Money, Money!
Les Lions de Cannes étaient sous le signe de l’environnement cette année. L’un des plus prestigieux festivals de publicité au monde a lancé un concours en partenariat avec Youtube. Lors du 48 Hour Ad Contest, les participants avaient deux jours pour réaliser une publicité originale pour L’organisme sans but lucratif Oxfam. Voici une des vidéos les plus surprenantes. Elle n’a pas gagné le concours, mais en tout cas elle a eu mon vote pour son originalité et son ton foncièrement décalé.
Depuis plus de 50 ans, le concours Eurovision de la chanson est une véritable institution en Europe. C’est une sorte de Jeux Olympiques musicale qui oppose les chanteurs vedettes de 25 pays du vieux continent. L’Eurovision est aussi l’événement le plus kitch de l’année, où les costumes et la chorégraphie semblent être restés coincés dans les années 70.
Pour l’édition 2009 de l’Eurovision, l’organisation a investi massivement Internet, avec notamment une boutique en ligne et une chaîne Youtube. On peut dire que cette stratégie réussit à l’Eurovision, puisque la chanson Fairytale, du norvégien Alexandre Rybak, fait le tour de la planète depuis sa victoire d’hier soir à Moscou.
Sans la puissance de Youtube, il est clair que l’Eurovision n’aurait pas une telle visibilité. Finalement, grâce à une jeune plateforme vidéo de 5 ans, un poussiéreux concours de 50 ans revient à la vie.
Titulaire d'une M.Sc. en Marketing, Laurent Maisonnave sévit depuis une dizaine d'années dans l'univers du marketing Web et des nouvelles technologies, et il est l’un des influenceurs Web les plus renommés au Québec1 et au Canada2.
Avec une expérience professionnelle riche développée en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord, il bénéficie d'une vision globale de l'évolution de la communication Web à l'international. Président de l'organisme Île sans fil et co-organisateur de PodCamp Montréal, il participe activement à plusieurs groupes technologiques professionnels montréalais.
Laurent Maisonnave est Président de Ze Agence, une compagnie d’avant-garde dans le domaine du Social Media Marketing et de la Vidéo Internet. À la fine pointe des technologies, Ze Agence est l’affût des dernières tendances pour offrir la meilleure expertise en communication et en marketing Web.
Laurent est également Président d'Île sans fil, un organisme à but non lucratif québécois qui a développé une technologie novatrice qui lui permet de se positionner comme chef de file incontesté dans le domaine des services d'accès à Internet sans fil gratuit.
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