Au secours, mon agence de pub a perdu le sans fil

mercredi 24 février 2010 à 13:47Mobile

Au secours, mon agence de pub a perdu le sans fil

Quand on fait du marketing Internet, c’est bon d’aller voir au-delà de l’écran de son ordinateur. Après vérification, il semble que la majorité des agences de publicité au Canada soient passées à côté du mobile. Preuve à l’appui, voici le visage de ces agences qui ont perdu le sans fil de la communication.

Ça sert à quoi un mobile?

Si le Web est le parent pauvre des agences de publicité, le mobile est carrément au niveau de la misère. Demandez à réaliser une campagne média pour votre compagnie, et vous aurez une belle pub à la TV, radio, presse et sur les panneaux qui polluent le bord de nos routes.

Certains chiffrent font mal: 1,4 milliard de téléviseurs à travers la planète pour 4 milliards de téléphones cellulaires. Est-ce à dire que le mobile reçoit 3 fois plus d’investissement publicitaire que la télévision?

La consultation Internet sur mobile est grandissante grâce à des téléphones qui deviennent intelligents. L’Internet mobile représente 2,7 heures par jour aux États-Unis. En 2009, 25% des cellulaires étaient des smartphones, en 2010 ils représenteront une vente sur deux. iPhone ou Android, tout le monde s’y met, même Motorola et sa vingtaine de nouveaux téléphones cellulaires intelligents.

Comme il était inconcevable de ne pas avoir de présence Web dans les années 2000, être absent du mobile en 2010 devient quasiment suicidaire. Sans même parler d’application iPhone, les compagnies, et leurs agences, doivent prendre conscience qu’ils font de l’Internet, et par conséquent s’adapter à l’ensemble des écrans : ordinateur, mobile et bientôt TV.

Le talon d’Achille des branchés de la pub

Pour l’exercice, j’ai navigué avec mon iPhone sur 31 sites Web d’agences de publicité au Canada, certaines sont affiliées. Sur la page d’accueil, j’ai simplement fait une capture d’écran pour rendre compte de l’accessibilité mobile de ces compagnies. J’ai ensuite envoyé ces images sur mon compte Flickr dans mon dossier «Mobile Agence Pub Canada».

Quand j’ai diffusé il y a 2 semaines la première capture d’écran pour témoigner de ma découverte, l’ami Jean Julien s’est ému que j’en parle tout haut, comme si s’était un sujet tabou. En l’occurrence, SidLee n’était pas spécialement visé, puisque nombre de ses concurrents en sont au même point.

Je ne trouve pas si choquant qu’une agence de pub ne comprenne rien au mobile. On ne peut pas être bon partout. C’est pour cette raison que j’aime à travailler avec les meilleurs pour mes projets. Par exemple, il m’a paru évident de faire réaliser mon blogue par Laurent Lasalle et de référencer Sylvain Grand’Maison pour la production de podcast audio pour Deloitte.

Les bons points et les bonnets d’âne

Agence Touché!PHD en Web Mobile: Excellent!
Les BONS points reviennent à Touché ! PHD et Nurun qui offrent une version complète de leur site pour mobile. Pour la première agence, j’ai reconnu le plugin WPTouch pour WordPress qui facilite grandement la tâche. Nurun y est allé sur un développement plus personnel.

La deuxième catégorie est composée des agences qui offrent une alternative HTML à leur animation d’accueil en Flash, ou tout simplement un site entièrement en HTML. La plus réussie est sans conteste celle d’Ogilvy. Sur iPhone, on retrouve les mêmes effets que sur la version Flash. Je me demande même ce qu’apporte de plus le Flash dans ce cas précis. Cloudraker et Provokat se distinguent également par un site assez agréable à consulter sur son smartphone.

Les BONS derniers du classement sont toutes ces agences de pub qui ADORENT le Flash. À tel point qu’elles sont prêtent à s’aliéner une partie conséquente des internautes. Je préfère ne pas donner de noms pour vous laisser le plaisir de les découvrir par vous-même.


Tubemogul InPlayTubemogul vient de publier une étude sur l’origine du trafic des vidéos en ligne. Grâce à son nouveau service de statistique vidéo “TubeMogul InPlay”, le site de diffusion multiplaterome a identifié comment les internautes découvraient la vidéo sur le Web. Si les médias sociaux ont une place prédominante, les blogues battent tous les records.

Si Tubemogul publie cette étude (via Marie-Catherine), réalisée sur plus de 35 M de vidéos à travers 6 plateformes de partage et sur une période de deux mois, c’est principalement pour faire la promotion de son nouveau service de statistique TubeMogul InPlay (ancien Illumenix), concurrent de Youtube Insight.

Deux grandes tendances de la vidéo virale :

* 43,15 % des vidéos sont regardés directement sur les sites de partages (Youtube, Dailymotion et Co.)
* 80,88 % des vidéos regardés à l’extérieur des plateformes de partage proviennent de blogues

Top 20 des sites de références de la vidéo en ligne :

Site Part de marché
Google 7.19%
Yahoo 2.12%
Facebook 1.93%
MySpace 1.55%
Digg 1.49%
Stumbleupon 1.13%
MSN / Live 0.92%
Blogspot 0.78%
AOL 0.43%
Reddit 0.29%
Truveo 0.22%
Flurl 0.21%
Blinkx 0.19%
Ask 0.19%
Comcast 0.16%
Twitter 0.15%
WordPress 0.15%
CNN 0.12%
Wikipedia 0.11%
OVGuide 0.06%

Découverte des vidéos par catégorie :

* Blogues : 80,88 %
* Moteur de recherche : 11,18 %
* Réseau Sociaux : 3,66 %
* Social bookmarking : 3,19 %
* Moteur de recherche vidéo : 0,63 %
* Email / Messagerie instantanée : 0,05 %

En conclusion, si le référencement des vidéos sur les médias sociaux est utile, c’est clairement les blogues qui se rendent indispensables. Dans une stratégie de diffusion virale de vidéos, les blogues doivent bénéficier d’une attention toute particulière.

Au niveau de la stratégie, une approche individuelle des blogues aura plus d’impact que les communiqués de presse anonyme en PDF que je reçois régulièrement. L’analyse des influenceurs de chaque secteur est cependant un préalable. Le succès de l’opération tiendra dans la coordination rigoureuse de contenus pertinents, d’un ciblage serré et d’une approche personnalisée.