Marketing Internet, Médias Sociaux et Vidéo Internet
Techno geek marketing expert in online video communication and social media. Laurent Maisonnave, Quebec pioneer of communications and Web marketing video.
La plateforme de vidéo en ligne professionnelle Ooyala ajoute la diffusion en live à ses services pour rentrer en concurrence directe avec Brightcove et Livestream.
Ooyala ne fait pas autant de bruit que Youtube, mais sur le marché de la vidéo en ligne, la compagnie américaine a su se tailler une bonne réputation. Pour en témoigner, l’un de mes clients utilise avec succès Ooyala depuis près de deux ans. En test de puis le début de l’année, le livestreaming arrive de façon générique sur sa plateforme.
Ooyala, un Brightcove en plus puissant
Orienté professionnel, la plateforme de diffusion vidéo de Ooyala est en concurrence avec Brightcove, qui est notamment utilisée au pays par Canoë.
Alors que depuis cet été, Brightcove fait officiellement affaire avec Livestream pour la diffusion en direct de ses clients, Ooyala a décidé de gérer elle-même la technologie de streaming. Electronic Arts est l’un des premiers clients de Ooyala a bénéficier de ces services de live.
Un peu de technique pour les amis
Comme je sais que ce détail technique plaira à mon ami Manuel Angelini, je vous précise que Ooyala utilise la version 3.5 de Flash Media Server. Cette technologie lui permet d’offrir une diffusion vidéo adaptée à la bande passante de l’internaute (adaptive bit-rate streaming). Microsoft Silverlight propose une technologie similaire, mais un peu mieux me dira Manuel.
Pour la bande passante, c’est Akamai, le premier mondial du secteur, assure la livraison. Pour l’analyse statistique, Ooyala a intégré la solution en temps réelle de Visible Measure.
Quelle différence avec Livestream et Ustream ?
Même s’ils proposent des services premium, Ustream a toujours l’étiquette d’un service grand public. Ooyala ne propose par exemple pas toute la partie médias sociale et interactive de Ustream. Par contre, un média ne choisira pas Ustream comme plateforme de diffusion régulière de ses lives.
La différence avec Livestream, anciennement Mogulus, est moins frappante. En fait, la nouvelle version de Ooyala est un Livestream, ou un Brightcove, en plus complet. Comme Brightcove, Ooyala bénéficie de la gestion complète de vidéo à la demande, et comme Livestream, il offre un accès très simple à la diffusion en direct.
Au final, Ooyala est-elle le service ultime de diffusion de vidéos en ligne? En fait, il n’y a pas de solution universelle et comme beaucoup de choses, tout dépend de vos besoins. On peut s’en reparler si vous voulez (laurent@zelaurent.com).
Au Webcom Montréal de novembre 2008, j’avais donné une conférence sur le ReMix Marketing vidéo du Blender à Obama. Canoe.TV vient de publier les vidéos de l’ensemble des conférences du Webcom. La mienne est par conséquent dans le lot. J’ai le plaisir de constater que Canoe.TV a décidé de s’ouvrir au Web en activant la fonction “embed” de la plateforme Brightcove qu’ils utilisent. Ça me donne l’occasion de partager directement sur ce blogue la vidéo de ma conférence. Félicitations aux organisateurs du Webcom pour ce partage, même s’il est un peu tardif, et pour Canoe.TV qui libère ses vidéos.
Je trouve le démarrage de ma conférence un peu lent. La prochaine fois, je penserais à chauffer ma voix avant de monter sur scène. Si vous souhaitez aller directement à la partie qui vous intéresse le plus, je vous propose le découpage suivant :
0’00 : Plan
2’40 : Introduction
6’30 : Maintenant
10’55 : Accessible
14’47 : Crédible
17’00 : Performant
Vous pouvez écouter la conférence tout en suivant la présentation sur le document SlideShare juste en dessous de la vidéo.
Discrètement annoncé dans un communiqué de presse de Brightcove le mois dernier, et mis en place récemment, le passage de Canoe.TV sous cette plateforme donne un grand bol d’air pour à un site qui en avait bien besoin.
Critiqué à sa sortie, Canoe.TV n’a pas vraiment réussi à séduire les internautes québécois. Il faut également entendre 33Mag parler de son expérience Canoe.TV, avec les revenus de la diffusion de Bob le chef qui étaient très loin de répondre à leurs attentes.
Le passage de Canoe.TV sur Brightcove est une bonne nouvelle, car c’est une plateforme qui a fait largement ses preuves. J’espère que c’est un signe d’ouverture de la part de Canoë.
À propos d’ouverture, Brightcove possède des fonctions bien utiles de propagations de vidéo, comme l’exportation sur un site/blogue tiers (embed). J’imagine que cette fonction sera bientôt activée sur Canoe.TV, car ça donnerait une plus grande visibilité aux vidéos, pour développer l’audience et surtout les revenus publicitaires. CQFD !
Pendant que je suis sur le sujet de publicité, les pre-roll présents sur les vidéos de Canoe.TV sont un véritable tue l’amour. J’ai déjà disserté sur le sujet, et sur l’urgente nécessité de renouveler les formats de la pub de la vidéo en ligne. Je vais le répéter bien fort pour ceux qui n’ont pas entendu les fois précédentes, ON NE FAIT PAS DE LA VIDÉO SUR LE WEB COMME ON FAIT DE LA TÉLÉVISION.
Pour finir, j’aimerais savoir quelle est la différence entre la section TV et la section vidéo sur le site de Canoe ? Sur les deux canaux, on retrouve du TVA, du LCN, des séries vidéo, etc. Mis à part que c’est géré par 2 services différents chez Quebecor, je ne vois aucune raison pour obliger les internautes à perdre du temps pour chercher sur 2 coins opposés d’un même site. Quelqu’un à une réponse à apporter ?
Pre-roll, mid-roll et post-roll sont dans un bateau… le premier et le second s’imposent et indisposent. Pour ce qui est du dernier, il ne sert à rien, car tout le monde a déjà zappé sur la prochaine vidéo. L’insertion publicitaire est le nouveau casse-tête des diffuseurs de vidéos sur Internet. Avec PLY Media, Asterpix et les autres, c’est l’interactivité qui débarque et de nouveaux standards qui se créent.
Toujours sur la brèche, Thierry Bezier nous offre une nouvelle entrevue du Web3 parisien (avec la voix un peu fatiguée. Courage, Thierry !). Rodigo Sepulveda, fondateur de l’excellente plateforme vidéo vpod.TV, fait aujourd’hui face à la caméra. J’avais découvert Rodrigo il y a quelques années dans le Billautshow de l’éternel Jean-Michel. Je dois à ce dernier mon goût pour les entrevues vidéo d’entrepreneurs.
En dehors d’une réflexion très pertinente sur le pragmatisme entrepreneurial, Rodrigo aborde le sujet de la monétisation des Web vidéo et par conséquent de l’insertion publicitaire dans celles-ci. Il fait notamment référence à la présentation de PLY Media au Web3, une société israélienne qui enrichit les vidéos en ligne par l’utilisation de métadonnées. Il lui faut reconnaitre un petit manque de fair play quand Rodrigo prône les standards du Web face à l’innovation d’une compagnie.
Quand on parle de standards publicitaires sur Internet, on fait référence à l’IAB. Pour ce qui est de la vidéo, l’organisme international reste largement en retard des attentes du public. Quoi de plus désagréable que d’attendre 30 secondes que ce film publicitaire se termine enfin. Si vous ne voyez pas de quoi je veux parler, aller voir une des émissions de Canoë.TV. Vous partagerez sans nul doute mon agacement. Les Têtes à claques avaient au moins le mérite de se souvenir que j’avais déjà vu une pub sur leur site pour ne pas me la resservir aux vidéos suivantes.
Pour revenir à PLY Media, leur solution adPLY utilise les tags de la vidéo pour insérer des publicités ciblées en overlay. Le résultat n’est pas trop envahissant pour l’internaute. Dans l’exemple sur la droite, les annoncent proviennent d’Amazon. Il est ainsi possible de cliquer directement sur le lien DVD ou livres présentés.
En allant chercher un peu plus loin et en faisant travailler son imagination, les standards de demain pourraient ressembler à ce que propose Asterpix. Imaginez une entrevue, l’homme parle, il a soif et porte à ses lèvres un verre de liquide brunatre. Intrigué, vous décidez de cliquer sur le verre qui vous envoi illico sur le site de Coca-Cola. Ce qu’on appelle l’hypervidéo permet d’insérer simplement du texte et des hyperliens sur une vidéo. Voici pour l’exemple avec la conférence de Christian au dernier WebÉducation.
Le petit gars d’Hawaï a lâché les planches pour surfer sur le Web. Candidat démocrate à l’investiture pour les présidentielles Américaines de 2008, Barack Hussein Obama apporte beaucoup de fraîcheur avec son style et ses idées. Son site Internet se devait de refléter cet état d’esprit. BarackTV est au coeur de la stratégie Web du candidat, qui fait une grande place au développement de communautés en ligne.
Choix technique
BarackTV a retenu les services de Brightcove. Concurrent de Youtube et autres Dailynotion, la société originaire de Cambrigde propose des solutions de publication et de monétisation de vidéos en ligne.
À l’image de Blip.TV ou Stage6, Brightcove met l’accent sur la qualité de l’image et sur la création de chaînes TV Internet personnalisables. Dans le cas présent, l’intégration de la solution de Brightcove se fait de façon transparente.
Ce qui frappe le plus en arrivant sur BarackTV, c’est la taille de la vidéo. Obama nous offre du grand écran de qualité (format 4/3) avec un démarrage rapide des vidéos. Rapide, mais pas automatique, à l’inverse de PR TV et Webcameron qui nous impose la lecture de leur vidéo dès le chargement de la page.
Pour la version Espagnole de sa TV Internet, Obama utilise la solution “Project ReadOn” de sous-titrage, ou plutôt de transcription des vidéos. Une fenêtre s’ouvre au-dessus du lecteur vidéo pour faire apparaître une traduction espagnole des interventions d’Obama. BarackTV est un des premiers à avoir créé un partenariat avec Project ReadOn.
Le Style
BarackTV joue clairement à l’américaine : un héros, une belle histoire, une musique de cinéma, des enfants, des regards touchants… nous avons tout pour faire une affiche de rêve. Les vidéos des conférences, entrevues de Barack Obama et de ses supportes sont réglés comme du papier à musique. Le style est presque trop parfait et manque un peu de spontanéité.
Dans son discours, Barack Obama indique qu’il n’y a pas d’Amérique noir, pas d’Amérique blanc, pas d’Amérique latino… mais qu’il n’y a que les États-Unis d’Amérique. Pourtant, la Web TV d’Obama est à l’image du conventionnalisme américain. Il y a une place pour les femmes, une pour les étudiants, les enfants et surtout une partie entièrement en Espagnole.
Médias sociaux
En faisant le choix d’une plateforme connu et utilisé du grand public (Brightcove), contrairement à une solution professionnelle (Yacast et CastUP), BarackTV se positionne comme un média proche des internautes (du peuple), avec les mêmes codes de communication.
Avec Brightcove, BarackTV bénéficie également d’une expertise du partage de vidéos. Tous les outils de promotion en ligne sont présents : envoyer par courriel, code pour insertion dans un site/blogue, flux RSS… et la possibilité de bloguer directement la vidéo que l’on a sous ses yeux.
Au pied de la page d’accueil de barackobama.com nous apercevons la liste des liens vers les sites communautaires (Facebook, MySpace, Youtube, Flickr, etc.). C’est dommage que ces liens ne soient pas présents sur l’ensemble du site. Dans BarackTV, il est par exemple impossible de retrouver la chaine Youtube d’Obama. Il faut passer par le menu du lecteur vidéo pour avoir le flux RSS du podcast de Brightcove. C’est un peu fastidieux comme manipulation.
Comme Nicolas Sarkozy a son Loic Le Meur, nous pourrions parier que Barack Obama a son Tim O’Reilly, le père du Web 2.0. Avec le site du candidat républicain, nous entrons directement dans la campagne électorale 2.0.
Pour Fred Wilson et Donna Bogatin, Barack Obama serait même allé trop loin dans l’utilisation des médias riches et des communautés en ligne. Trop de Web2 tue le Web2 ? C’est vrai que tous les internautes ne sont pas au fait des derniers outils technos du Web. Mais, laissons-leur au moins la chance d’essayer de se les approprier.
Le petit gars d’Hawaï a lâché les planches pour surfer sur le Web. Candidat démocrate à l’investiture pour les présidentielles Américaines de 2008, Barack Hussein Obama apporte beaucoup de fraîcheur avec son style et ses idées. Son site Internet se devait de refléter cet état d’esprit. BarackTV est au coeur de la stratégie Web du candidat, qui fait une grande place au développement de communautés en ligne.
Choix technique
BarackTV a retenu les services de Brightcove. Concurrent de Youtube et autres Dailynotion, la société originaire de Cambrigde propose des solutions de publication et de monétisation de vidéos en ligne.
À l’image de Blip.TV ou Stage6, Brightcove met l’accent sur la qualité de l’image et sur la création de chaînes TV Internet personnalisables. Dans le cas présent, l’intégration de la solution de Brightcove se fait de façon transparente.
Ce qui frappe le plus en arrivant sur BarackTV, c’est la taille de la vidéo. Obama nous offre du grand écran de qualité (format 4/3) avec un démarrage rapide des vidéos. Rapide, mais pas automatique, à l’inverse de PR TV et Webcameron qui nous impose la lecture de leur vidéo dès le chargement de la page.
Pour la version Espagnole de sa TV Internet, Obama utilise la solution “Project ReadOn” de sous-titrage, ou plutôt de transcription des vidéos. Une fenêtre s’ouvre au-dessus du lecteur vidéo pour faire apparaître une traduction espagnole des interventions d’Obama. BarackTV est un des premiers à avoir créé un partenariat avec Project ReadOn.
Le Style
BarackTV joue clairement à l’américaine : un héros, une belle histoire, une musique de cinéma, des enfants, des regards touchants… nous avons tout pour faire une affiche de rêve. Les vidéos des conférences, entrevues de Barack Obama et de ses supportes sont réglés comme du papier à musique. Le style est presque trop parfait et manque un peu de spontanéité.
Dans son discours, Barack Obama indique qu’il n’y a pas d’Amérique noir, pas d’Amérique blanc, pas d’Amérique latino… mais qu’il n’y a que les États-Unis d’Amérique. Pourtant, la Web TV d’Obama est à l’image du conventionnalisme américain. Il y a une place pour les femmes, une pour les étudiants, les enfants et surtout une partie entièrement en Espagnole.
Médias sociaux
En faisant le choix d’une plateforme connu et utilisé du grand public (Brightcove), contrairement à une solution professionnelle (Yacast et CastUP), BarackTV se positionne comme un média proche des internautes (du peuple), avec les mêmes codes de communication.
Avec Brightcove, BarackTV bénéficie également d’une expertise du partage de vidéos. Tous les outils de promotion en ligne sont présents : envoyer par courriel, code pour insertion dans un site/blogue, flux RSS… et la possibilité de bloguer directement la vidéo que l’on a sous ses yeux.
Au pied de la page d’accueil de barackobama.com nous apercevons la liste des liens vers les sites communautaires (Facebook, MySpace, Youtube, Flickr, etc.). C’est dommage que ces liens ne soient pas présents sur l’ensemble du site. Dans BarackTV, il est par exemple impossible de retrouver la chaine Youtube d’Obama. Il faut passer par le menu du lecteur vidéo pour avoir le flux RSS du podcast de Brightcove. C’est un peu fastidieux comme manipulation.
Comme Nicolas Sarkozy a son Loic Le Meur, nous pourrions parier que Barack Obama a son Tim O’Reilly, le père du Web 2.0. Avec le site du candidat républicain, nous entrons directement dans la campagne électorale 2.0.
Pour Fred Wilson et Donna Bogatin, Barack Obama serait même allé trop loin dans l’utilisation des médias riches et des communautés en ligne. Trop de Web2 tue le Web2 ? C’est vrai que tous les internautes ne sont pas au fait des derniers outils technos du Web. Mais, laissons-leur au moins la chance d’essayer de se les approprier.
Titulaire d'une M.Sc. en Marketing, Laurent Maisonnave sévit depuis une dizaine d'années dans l'univers du marketing Web et des nouvelles technologies, et il est l’un des influenceurs Web les plus renommés au Québec1 et au Canada2.
Avec une expérience professionnelle riche développée en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord, il bénéficie d'une vision globale de l'évolution de la communication Web à l'international. Président de l'organisme Île sans fil et co-organisateur de PodCamp Montréal, il participe activement à plusieurs groupes technologiques professionnels montréalais.
Laurent Maisonnave est Président de Ze Agence, une compagnie d’avant-garde dans le domaine du Social Media Marketing et de la Vidéo Internet. À la fine pointe des technologies, Ze Agence est l’affût des dernières tendances pour offrir la meilleure expertise en communication et en marketing Web.
Laurent est également Président d'Île sans fil, un organisme à but non lucratif québécois qui a développé une technologie novatrice qui lui permet de se positionner comme chef de file incontesté dans le domaine des services d'accès à Internet sans fil gratuit.
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