Une vidéo, 2000$ et un voyage à Prague… Les bonnes pratiques des jeux-concours en ligne

Devenez le 100 000 000e utilisateur d’avast et gagnez un voyage à Prague avec hôtel 4 étoiles et 2 000 $ en poches. Ne voyez pas une publicité ou un bénéfice cachés dans cet article. Je souligne juste la forme simple et pourtant efficace de la compétition initié par l’antivirus Avast. Les bonnes pratiques des jeux-concours ne sont pas si compliquées, il faut juste les connaître.

Touché un PC sous Windows a parfois du bon. En mettant à jour l’antivirus de l’ordinateur de ma mère, j’ai découvert qu’avast va fêter le 100 000 000e utilisateur de son antivirus.

Ce concours n’est pas sans rappeler celui sur lequel j’ai travaillé pour le 100 000e membre d’Île sans fil. Comparativement, les prix offerts par l’organisme communautaire montréalais valaient bien ceux d’avast, si on tient compte que la compagnie a 1000 fois plus d’utilisateurs.

Pourquoi les concours fonctionnent-ils aussi bien?

Qu’ils soient en ligne ou pas, les concours font appel à l’enfant en nous qui veut jouer et gagner des cadeaux. On le voit bien durant la journée quand on essaye de s’évader en jouant sur Twitter ou Facebook. Oui, je classe les médias sociaux dans la section ludique, tellement je prends de plaisir à travailler dessus.

Les 5 étapes pour organiser un jeu-concours

1. Quel objectif / cible ?

Qu’est-ce qui motive la création de ce concours? Il vous faut définir précisément à qui vous vous adressez. Dans le cas d’Île sans fil, l’objectif était de démontrer l’importance que l’organisme avait pris ces dernières années. 100 000 est un chiffre qui marque les esprits. La cible correspondait aux décideurs politiques et gouvernementaux, ainsi qu’aux relais médiatiques.

2. Quel budget / prix ?

Le budget doit être à la hauteur des ambitions de résultat qu’on se donne. Cependant, l’argent n’est pas la seule motivation. Île sans fil en est un bon exemple, puisque les prix ne dépassaient pas les 100$! Les motivations peuvent être diverses : plaisir, prestige, pouvoir… L’important est de bien l’exprimer pour que les participants se reconnaissent.

3. Quel scénario ?

Que va-t-on demander pour participer au concours? Attention, il faut que l’objectif reste atteignable. Un concours trop compliqué à comprendre ou à réaliser risquerait de perdre le public. À moins que vous souhaitiez être volontairement élitiste, comme Deloitte Canada qui recherche les meilleures prédictions en technologie, médias et télécoms, je vous conseille d’aller vers des questions simples qui font plus appel au hasard. Par exemple, quand et à quel endroit s’inscrira le 100 000e membre d’Île sans fil.

4. Quelle plateforme ?

Encore une fois, le mieux est l’ennemi du bien. Si vous avez 10 000 $ de budget, il est préférable de mettre l’essentiel dans le prix, qui est le principal incitatif. Privilégiez une simple page Web, comme le fait avast, un formulaire d’entrée basique, comme pour le 100K d’Île sans fil ou bien une plateforme ouverte spécialisée dans les concours, comme Deloitte avec Wildfire.

Si vous avez de l’argent à revendre, vous pouvez toujours développer un site complexe pour votre concours, avec animation et entrées multiples pour les participants. Mais franchement, je trouve que l’énergie n’est pas mise au bon endroit (cf. point nº 5).

5. Quelle promotion ?

Maintenant que vous avez monté le plus beau concours au monde, il faut le faire connaître. Revenez au point numéro pour revoir vos cibles. Étudiez où elles résident sur le Net et envoyez-leur le message qui les motivera à participer à votre compétition. C’est certain que le travail est facilité si vous avez déjà une présence Web bien établie avec une communauté dynamique sur les médias sociaux, comme Île sans fil sur Twitter, Facebook et son blogue.

Les participants à un concours sont souvent les meilleurs promoteurs de celui-ci. Donnez-leur les moyens de le publiciser. Île sans fil avait par exemple mis à disposition des badges en anglais et en français pour annoncer l’arrivée du 100 000e.

L’organisation d’un concours n’est pas une science exacte. Le contexte et le momentum jouent un rôle primordial. Je suis sûr que vous avez des bons conseils à partager sur le sujet. Je serais heureux de les entendre.

Médias Sociaux : Attention aux dangers de sécurité !

Prison

Invité la semaine dernière par le Réseau ACTION TI, le premier regroupement des acteurs des technologies du Québec, j’ai donné une conférence sur l’identité numérique face aux réseaux sociaux. Dans ma première partie, je me suis intéressé tout particulièrement aux problèmes de sécurités entourant les médias sociaux.

Tout d’abord, je dois remercier Renée Grondin, Directrice des services informatiques du Réseau immobilier La Capitale et Vice-Présidente du Réseau ACTION TI de Laval-Laurentides-Lanaudière, pour m’avoir fait confiance et permis de m’exprimer sur ce sujet.

Je dois également remercier Katheline Jean-Pierre, Directrice e-Marketing chez Deloitte Canada et qui se trouve être l’une de mes meilleures clientes. Dans le cadre de cette conférence pour le Réseau ACTION TI, Katheline m’a accompagné et a présenté l’étude de cas sur l’opération social media que nous avons monté ensemble en janvier autour des prédictions TMT de Deloitte.

Les risques des médias sociaux

Après avoir fait un tour d’horizon des différentes catégories de médias sociaux et de leurs usages, autant en entreprises qu’à la maison, j’ai souligné les risques inhérents à ces nouveaux modes de communications.

L’une des premières constatations est que l’internaute moyen livre énormément d’information sans s’en rendre compte. Les entreprises ont le même manque de vision quand à leur présence en ligne et à l’impact que ça pourrait avoir sur leur activité. Au mieux, les compagnies font attention aux informations qu’elles diffusent sur leur site Web. Pour la majorité, elles ne vont pas voir ce qui se dit sur elle ailleurs, que ce soit dans les médias en ligne ou sur les réseaux sociaux.

Les responsables d’entreprises et directeur informatique doivent prendre conscience que l’internaute à la maison ou au travail est le même. Les salariés souhaitent consulter leur compte Facebook au travail et visionner des vidéos Youtube pendant l’heure de pause. Leur activité en ligne peut -être à risque. Surtout quand on sait que 41 % des utilisateurs de Facebook sont prêts à révéler des informations personnelles sans contrôler d’où provient la demande.

Les réseaux sociaux au service du social engineering

La branche affaires de l’opérateur télécom Orange anime une WebTV à destination des professionnels. L’épisode nommé «Le social Engineering et les réseaux sociaux dans la vie privée» démontre la facilité à détourner un compte à partir d’informations personnelles diffusées sur plusieurs médias sociaux. Dans cet exemple, il s’agit de Copains d’avant et de Facebook.


Je vous recommande fortement d’aller visionner les autres vidéos diffusées sur Orange business TV. Malheureusement, il n’est pas possible de faire un lien direct vers chacune de ces vidéos. Je peux juste vous indiquer qu’elles ont été publiées le 17 mas 2009 (page 8).

Les bonnes pratiques de sécurité

L’entreprise peut avoir deux types de réactions face à ces risques. Soit elle bannir l’Internet et interdit à ses employés d’utiliser les médias sociaux. Soit, de façon plus pragmatique, elle décide de mettre en place un plan de formation pour accompagner ses salariés et les aider à mieux appréhender ces outils de communication.

Voici quelques bonnes pratiques à mettre en place :

  • Réaliser une veille son identité numérique et sur celle de sa compagnie
  • Avoir des courriels différents pour le travail, les échanges personnels, voir l’inscription à des sites tiers
  • Vérifier à qui on se connecte sur les réseaux sociaux
  • Séparer vie personnelle et vie professionnelle. Facebook pour l’un et Linkedin pour l’autre. J’avoue que c’est la partie la plus difficile, car la séparation n’est pas si évidente
  • Ne jamais utiliser d’informations personnelles pour protéger un compte de courriel ou de réseau social.

Maintenant que vous êtes bien armé, vous pouvez profiter avec allégresse de votre nouvelle vie numérique. Si vous avez d’autres conseils pour se protéger sur le Web, merci de les partager.