Coming out : Les journalistes sont des blogueurs

France 24Après mon coming out sur mon nihilisme journalistique, le sujet du blogue et du journalisme est de retour. Cette fois-ci, ce sont les journalistes eux-mêmes qui font leur coming out en assumant leur bloguitude, dans un reportage exceptionnel de France 24 sur les blogues de presse.

La presse traditionnelle s’empare enfin des blogues et ça lui réussit. 5 à 10% du trafic généré sur le site d’information proviendrait des blogues de journalistes.

Jean-Louis Missika, Sociologue des Medias, avec le blogue le journaliste rentre dans une forme d’interaction entre celui qui parle et celui qui écoute qui est radicalement différente de celle de la télévision, de la radio ou de la presse écrite. Il va même plus loin en affirmant que c’est ce que les gens vont chercher. Ils préfèrent aller lire un article d’un journaliste sur son blogue plutôt que sur sa version papier.

Dans son témoignage, Marie-Catherine Beuth souligne qu’elle n’est pas une blogueuse, elle est une journaliste qui blogue. Il semble que la différence a son importance. Vous pouvez d’ailleurs lire sa plume sur le blogue médias du Figaro.

Pour Éric Mettout, Rédacteur en Chef de l’Express.fr, le blogue permet une liberté de parole, une certaine décontraction et une formulation au “je” qui est normalement proscrit par la profession. Pour lui, un article de blogue rédigé par un journaliste n’a pas moins de valeur qu’un article traditionnel, il est seulement différent.


France 24 – Sur le Net : Les blogs de presse

Lancement du nouveau Yulblog en direct live sur Qik

YulblogLa nouvelle version du site Web du Yulblog sera lancée dans moins de trois heures, juste avant la première rencontre de l’année à La Quincailerie. Malgré la neige et le froid, je suis sûr que nous serons nombreux à fêter l’événement. Pour vous permettre de suivre la soirée assis bien au chaud devant votre écran, je vais retransmettre en live vidéo sur Qik des entrevues des blogueurs présents. Je serais accompagné d’Alexis Cornellier, peut-être Safe Solvent et leurs iPhone magiques.


Patrick nous présente le nouveau Yulblog

Coming out: Je suis un blogueur, pas un journaliste

Par l’entremise du Stéphane Guérin, j’ai récupéré sur le blogue de 90 degrés une conversation houleuse lancé par Étienne Denis sur le rôle des blogueurs comparé à celui des journalistes. journaliste au toiletteComme je l’explique dans mon commentaire, autant le regard dédaigneux des journalistes sur les blogueurs m’agace au plus haut point, autant je dois reconnaître que le mélange des genres ne me fait pas plus plaisir.

J’estime avoir une rigueur proche du journalisme quand j’écris mes articles. J’aime à croire que mes textes apportent quelque chose à ceux qui les lisent. Pourtant, je suis totalement conscient du conflit d’intérêts inhérent aux informations que je diffuse.

Que ce soit pour mon blogue personnel, professionnel. ou pour les blogues d’associations que j’anime, c’est clairement une démarche de communication que je mets en place, accompagnée d’une stratégie de marketing réfléchie.

Je ne peux donc pas raisonnablement affirmer, ou même penser que je suis un journaliste. Je suis tout au plus un bon communicateur/marqueteur. Je pense que mon état est partagé par 99% des blogueurs d’affaires. Au-delà de la polémique qui fait du “hit”, nous devrions nous regarder en face avec un peu d’humilité, et reconnaître que nous ne sommes que des blogueurs.

Bonne nouvelle, le blogue est mort !

En rentrant de PodMtl hier soir, je vois ma femme attristée qui me sort «Ton Wired me dit que le blogue est mort. Que vais-je faire du mien. Wired n’est pas le premier à annoncer le dépassement du blogue, qui ne serait plus la saveur de l’année. C’est finalement une excellente nouvelle.

Un peu d’histoire

Pour reprendre un exercice cher à mon ami Christian Aubry, je vais faire un peu d’histoire. Au début, il y avait la presse. Chacun pouvait imprimer et distribuer son journal pour raconter sa vie, ses passions et les dernières nouvelles du quartier. Un siècle auparavant, il pouvait fleurir des centaines de feuilles de chou dans les grandes villes.

La sélection naturelle et économique faisant le reste, nous ne trouvons aujourd’hui plus qu’une dizaine de journaux, tenus en majorité par de grands groupes de médias.

La radio libre a vécu le même phénomène. Les pirates des ondes s’exprimait sur tout et n’importe quoi, souvent a l’origine de révolution culturelle et politique. Puis, les radios sont rentrées dans le rang à coût de rachats successifs.

Le blogue n’est plus tendance

Dans son article pour Wired, Paul Boutin annonce fièrement la fin du blogue, le disant remplacé par Flickr, Twitter et Facebook (pourtant en déclin). Il constate qu’un blogue n’assure plus la première page dans Google. Les Washington Post, Fox News et compagnie monopolisent les premiers résultats pour renvoyer les blogues personnels dans les oubliettes du Web.

Pourquoi doit-on se réjouir ? Depuis le temps qu’on entendait dire que le blogue n’était que pour des adolescents boutonneux, ça fait du bien de le voir récupérer par de grands groupes. Le blogue rentre finalement dans la normalité, et accède au rang de média traditionnel.

Je suis heureux

Je pourrais poursuivre avec la vidéo sur le Web. Avec l’arrivée de Youtube en 2005, les entreprises voyaient la vidéo en ligne comme une suite de bébé qui rit et de chats qui jouent du piano. Les stratégent en communication n’imaginaient pas un jour utiliser cet outil pour faite la promotion de leur compagnie. Aujourd’hui, tout le monde veut sa chaîne Youtube. Même la conformiste Radio Canada s’y est mise.

C’est donc une excellente chose que ces outils de communication Web ne soient plus réservés à une élite de uber geek, pour rentrer enfin dans la normalité de l’entreprise lambda. Je peux vous assurer que ça facilite mes affaires.

PS: En complément de ce sujet Taking the Linkbait about Blogging” de Hugh McGuire.

Edito video de L’Express par Christophe Barbier : la revanche Web de la presse écrite

Comment peuvent donc réagir les vieux médias devant ce déluge d’image sur le Net ? Pour L’Express, la réponse est simple : prendre les devants et produire ses propres images. Depuis plus d’un an, Christophe Barbier, rédacteur en chef du magazine, diffuse sur le Web son édito en vidéo.

Médiatique Christophe Barbier

Edito video de L'Express par Christophe Barbier : la revanche Web de la presse écriteEn France, Christophe Barbier est facilement reconnaissable avec son éternelle écharpe rouge, qui me fait penser à tonton Miterrand en plus jeune. Journaliste écrit, il n’en reste pas moins très multi-médiatique avec la participation à des émissions sur Europe1, France5 et LCI.

La vidéo commence sur un générique de 5 secondes qui reprend de façon accélérée les premières images de l’entrevue sur fond de musique des années 80. Pas de fond vert, ni de décors somptueux pour Christophe Barbier qui essaime sa vision claire et aiguisée de l’actualité. Devant la caméra, le directeur de L’Express est comme un poisson dans l’eau. Sa passion pour le théâtre ne doit pas y être étrangère.

Crash test de l’édito vidéo de L’Express

Au niveau technique, j’apprécie la qualité de la vidéo et surtout le fait qu’un micro cravate soit utilisé. Ce n’est pas parcequ’on fait de la vidéo pour le Web qu’il faut faire des concessions sur la qualité du son. Toujours dans les points positifs : flux, RSS et lien vers le blogue Christophe Barbier sont bien vus et permettent de garder le lien avec l’internaute.

Edito video de L'Express par Christophe Barbier : la revanche Web de la presse écritePour les points à améliorer : Pourquoi n’y a-t-il pas de texte sur la page de la vidéo ? Je sens encore une opposition entre l’écrit et l’image, alors que c’est tout le contraire. Ils doivent être utilisés en totale complémentarité. En plus, c’est meilleur pour le référencement Web.

En parlant de complémentarité, comme plusieurs membres de la rédaction de L’Express, Christophe Barbier possède un blogue. Pourquoi ne pas retrouver ses vidéos sur son blogue ? De même, le magazine avait créé une chaîne vidéo sur Youtube et sur Dailymotion. Après 4 publications sur ces plateformes, la contribution de L’Express s’est arrêtée là. Quitte à jouer la carte de la vidéo sur le Web, autant y aller à fond !

Des journalistes à tout faire

Lors d’une entrevue pour imédias, Christophe Barbier nous donnait quelques indices sur le profil du journaliste de demain :

Pour l’instant, on n’est pas encore en mesure de produire une vraie radio ou une vraie télé. La formation se fait un peu sur le tas. Selon leurs capacités, les journalistes choisissent le support sur lequel ils vont s’exprimer sur le net. Mais à terme, j’aimerai bien qu’on puisse former les gens non seulement à parler devant une caméra, mais à se servir d’une caméra. Il faut qu’on ait une montée en puissance régulière là dessus.

Le rédacteur en chef du magazine ne fait finalement que donner l’exemple en se produisant devant la caméra. Il est évident que tous les journalistes de la presse écrite n’ont pas cette aptitude, ou tout simplement cette envie de s’exhiber en public. Pourtant, la pression économique sur les groupes de média pousse de plus en plus à la pluridisciplinarité de ses troupes.

Pour aller plus loin sur le sujet, vous pouvez visionner les entrevues sur l’avenir des médias réalisées par Christian et diffusées sur Intruders.TV Canada :

WebÉducation & Gouvernement : le Web 2.0 c’est cool comme Facebook

Hier, l’équipe de VideoPresse était invitée à intervenir à la conférence WebÉducation, le rendez-vous des spécialistes du Web du gouvernement. En bonne compagnie, nous avons échangé sur la thématique du Web 2.0 et de ses technologies associées : blogue, Wiki, RSS, AJAX… et un peu de vidéo.

Logo services gouvernementaux du QuébecSuite à une mise à jour de mon statut sur Facebook “Laurent is travaille sur WebÉducation avec son associé.”, j’ai dû préciser à Josie que ce n’était pas le Web de l’éducation, mais l’éducation du Web : on vient pour se former et s’informer sur les évolutions du Web.

C’était assez impressionnant de voir plus de 200 personnes issues du gouvernement et qui portent autant d’intérêt à l’émergence du nouveau Web. Benoît Girard, organisateur de l’événement, nous a confié que c’était la première fois qu’il voyait autant de monde à WebÉducation.

Au programme, nous avions :

À noter les pertinentes interventions de Mario Asselin et son compte rendu sur son blogue.

Après une journée à présenter le miracle du Web2 à travers 4 technologies clés, c’est certain que la communication gouvernementale ne va pas se transformer avec un coup de baguette magique. Les habitudes, la hiérarchie, le manque de moyens, les responsabilités… sont autant de contraintes auxquelles les webmestres gouvernementaux doivent faire face. Mais ces difficultés ne sont pas pour autant insurmontables.

On se rend compte que la technique n’est pas si importante et que le succès réside essentiellement dans l’organisation de la forme du message. Il faut passer d’une communication à un sens (émetteur/récepteur) à une conversation entre le gouvernement et ses citoyens. Les chiffres le prouvent, les Québécois sont demandeurs d’interactivité et sont prêts à échanger et participer avec et pour leurs institutions. Le québécois aime le dialogue, c’est culturel, on n’y peut rien ! 🙂

Suite à son excellente présentation sur les blogues (il faut dire qu’il a du vécu sur le sujet), Thierry a eu la bonne idée de mettre la liste des liens qu’il a mentionnés. Voici la nôtre :

Introduction au Web 2.0

Comment surfer sur la vague du Web 2.0

Comme VideoPresse produit de la vidéo, vous aurez le plaisir de revoir les présentations de WebÉducation en vidéo sur ce site à partir du 1er janvier 2008. Ce sera notre cadeau pour la nouvelle année. En attendant, vous pouvez télécharger nos présentations d’introduction et de conclusion sur le Web 2.0 (format PDF).