App TV : Est-ce la fin des consoles de jeux ?

App TV : Est-ce la fin des consoles de jeux ?

Le boom des applications pour la TV aura lieu en 2011 et Google serait le premier à tirer avec un Android Market pour Google TV, à moins que la marque à la pomme annonce enfin un accès au AppStore à partir de l’Apple TV.

Les constructeurs de consoles de jeux doivent se faire du souci. En 3 ans, iOS est devenu la première plateforme mobile de jeu. Avec un accès direct à la TV, les PlayStation, Wii et autres Xbox voient arriver deux grands joueurs marcher sur leur platebande. Est-ce la fin des consoles de jeux comme nous l’avons connu depuis 30 ans ?

Par rapport à Nintendo et Sony, Microsoft n’est pas le plus à plaindre, car il possède déjà une plateforme mobile/allégée qui peut-être implanté dans un téléviseur ou une simple boîte connectée à la TV. La compagnie suédoise People of Lava a réussi à intégrer Android et Windows dans un téléviseur. Il reste à savoir si l’on veut retrouver le superbe écran bleu Microsoft sur sa TV 😉



Qui va connecter votre TV en 2011 ?

De retour d’un voyage à Paris pour assister à la conférence LeWeb’10, je me rends compte que les offres et surtout les stratégies pour connecter la TV à Internet sont très différentes des deux côtés de l’Atlantique.

Depuis une décennie — et sous la pression de Free, les opérateurs Internet en France offrent un boîtier d’accès qui s’est au fil du temps transformé en centre multimédia haut de gamme. Il suffit de lire la description de la nouvelle Freebox Revolution pour s’en convaincre : WiFi, lecteur Blueray, enregistreur numérique, télécommande avec gyroscope et un accéléromètre, jeux vidéo 3D, support de 8 téléphones DEC, NAS, navigateur Web… La liste est trop longue, mais vous aurez compris que nous sommes sur une autre planète.

En Amérique du Nord, les câblos-opérateur jouent le service minimum avec des boîtiers d’accès qui offrent au mieux un enregistreur numérique HD. Par contre, le vide des fonctions a rapidement été remplacé par des offres de compagnies tierces comme Tivo, Boxee, Roku, Apple TV et maintenant Google TV. Toutes les grandes consoles de jeux offrent également des fonctions d’accès multimédia pour la télévision.

Les deux cultures de la TV connectée

Les deux approches du marché Internet/TV en Europe et en Amérique du Nord sont très culturelles. Si je devais comparer avec les doctrines politiques de ces deux régions, il y a d’un côté des pays interventionnistes — c’est à dire avec des offres complètes à la Freebox, et de l’autre côté le libre marché avec des services qui se rajoute par dessus.

Avec l’annonce de Xcalibur, Comcast — premier câblo-opérateur aux États-Unis, semblent vouloir imiter les fournisseurs Internet français. Sentant que les Google TV de ce monde risquent de lui prendre des parts de marchés sur la vente et location de vidéo, Comcast va lancer sa boîte magique — nom de code Xcalibur, qui devrait offrir un navigateur Internet et l’accès aux vidéo en ligne.

Gageons que Xcalibur mettra de l’avant les contenus vidéo de NBC, que Comcast possède et au risque de s’attirer la foudre de la FCC, et sera complémentaire de son service Xfinity et son application pour iPad qui laisse entrevoir l’ère du 2e écran (second screen) et de la Social TV.

Pourquoi veulent-ils connecter notre TV ?

La bataille pour connecter notre téléviseur semble bien engagée. Derrière cette abondance de matériel se cache un marché de plusieurs milliards de dollars de vidéos à la demande.

C’est également une richesse de données pour tous ceux qui veulent cibler ces consommateurs qui restent accrocher à leur téléviseur plus de 3h par jour. En connaissant précisément les programmes TV et les sites Web que l’on consulte, les câblos seraient capables de vendre à un très bon prix de la publicité hyper-personnalisée.

Cependant, le manque de standard risque de ne pas rassurer les annonceurs TV qui sont habitués à travailler avec le même type de données depuis 50 ans : les fameuses cotes d’écoute prises sur un panel de quelques centaines ou milliers de téléspectateurs. C’est à ce moment-là que j’interviens avec SeeVibes ! Je vous en donne des nouvelles très bientôt 😉

Canada : Champion du monde de la vidéo en ligne !

Deux nouvelles se confrontent aujourd’hui sur mon écran. D’un côté, une étude d’Ipsos nous confirme que le Canada est toujours en tête de la consommation de vidéo en ligne. De l’autre côté, Communautique nous rappel que le pays est toujours en attente d’un plan numérique digne de ce nom. Qui faut-il croire ?

Le Toronto Star clame cette semaine que le futur de la télévision est en ligne et à la demande. Faux ! C’est déjà le cas pour bon nombre de personnes.

En avril 2009, je publiai sur ce blogue l’étude de ComScore qui démontrait que 88% des Canadiens regardaient régulièrement des vidéos sur Internet. Aujourd’hui, presque tous les 18-24 ans consulte en ligne des vidéos (98%). Chez les plus de 55 ans, ils sont 77% à suivre cette pratique.

Avec l’arrivée récente de Netflix au Canada – pour la location illimitée de vidéo en ligne pour 7,99 $ par mois, la consommation devrait être de plus en plus importante. Il faut souligner également que l’arrivée conjointe de la dernière version de l’Apple TV et de Google TV – avec sa première apparition chez Sony -, offre encore plus de possibilités de connecter sa télévision à Internet.

Au Canada, les usages démontrent que la population a soif de savoir numérique. Pourtant, le pays possède un des réseaux Internet les moins compétitifs de la planète, qui fait que le Canada est classé 27e rang sur 30 pays l’OCDE. Wow!

Les citoyens consomment, les entrepreneurs innovent… c’est maintenant aux gouvernements (Québec/Canada) de se prendre en main. Il ne s’agit pas seulement de soutenir l’industrie des matières premières et celle brillante de l’aéronautique, mais davantage d’investir dans l’économie numérique qui représente 25% de la croissance mondiale.

Je vous invite à relayer haut et fort du “Manifeste pour un plan numérique québécois” diffusé par Communautique.

Netflix: Le blockbuster de la location de vidéo déboule en ligne au Canada

Netflix: Le blockbuster de la location de vidéo déboule en ligne au Canada

ll y a parfois d’étranges coïncidences. Hier, Netflix a lancé officiellement à Toronto son offre de location de vidéo en ligne pour le Canada, comprenant films, documentaires et séries TV illimités pour 7,99 $ par mois. Le même jour, la chaîne américaine Blockbuster déclare faillite. Mais, est-ce vraiment un hasard si les gens préfèrent louer leur divertissement vidéo sans se déplacer et sur l’écran de leur choix?

Annoncé dès juillet 2010, le développement de Netflix au Canada n’était plus une surprise. La seule particularité est que Netflix offre uniquement la vidéo en ligne et pas la livraison à domicile de DVD. Par contre, le visionnement de vidéo est illimité.

À vrai dire, la seule limite que vous aurez est la bande passante que vous «offre» votre fournisseur d’accès. Selon la qualité, standard ou HD, et selon votre abonnement Internet vous pourrez regarder de 10 à 50 vidéos par mois.

Qu’en pensent les fournisseurs d’accès Internet / TV ?

Pour être sûr que ses clients ne se précipitent pas tous chez Netflix, Rogers a eu la bonne idée de baisser la limite de téléchargement de ses clients résidentiels, tout juste trois jours après que Netflix ait démontré son intérêt pour le pays à la feuille d’érable. Concrètement, Rogers a diminué de 90 à 80 GB / mois les hauts forfaits, et de 25 à 15 GB / mois les forfaits de base.

Depuis, Videotron / Quebecor a mis en ligne Illico Web, son service de «magnétoscope numérique» consultable en ligne, uniquement pour ses abonnés à Internet ET télévision par câble. Le catalogue vidéo est toujours aussi limité et cher, mais vous avez le plaisir de le consulter sur le Web (Wouhou!). En fait, c’est une version enrichie de Canoë.tv, qui n’a jamais réellement décollé.

Quel que soit le fournisseur d’accès Internet au Canada, il compte sur la limitation de bande passante pour garder ses clients fidèle/prisonnier de ses offres TV et vidéo à la demande. Pour vous donner une idée de ce dont il est question, le GB de données se négocie au prix de gros à 1 cent ! Ce qui veut dire que sur les 75 $ de votre super abonnement «mega haute vitesse» à 100 GB / mois, seulement 1 $ est là pour payer la bande passante.

Qu’en pensent les concurrents de Netflix ?

Les services légaux de location et de vente de vidéo en ligne ne se bousculent pas au Canada. On retrouve d’une part Sony, avec son timide PlayStation Store pour les jeux vidéo, les films et les séries TV. Apple est également présent avec son désormais célèbre iTunes Store, qui essaye avec la vidéo de renouveller son succès de la vente de musique en ligne.

Le marché de la location de vidéo en ligne est tellement peu développé au Canada, que l’arrivée de Netflix devrait lui donner un grand bol d’air pur. Apple ne s’y trompe pas, car son nouveau Apple TV intègre directement Netflix.

Pour quelle raison aider un concurrent? Sur iTunes Store, Apple offre les «blockkbuster» les plus récents du cinéma et de la télévision, alors que Netflix sur la vague de la longue traîne – Long Tail – avec un catalogue qui fait la part belle a des productions de qualité, mais qui ne sont pas forcément en tête de gondole. Par exemple, Netflix propose la série Heroes, mais seulement la saison 1. Pour les derniers épisodes, il faut se retourner vers Apple.

Does Netflix speak white?

La grande faiblesse de l’ensemble des services de location de vidéo en ligne est le peu de contenu francophone disponible au Canada. Je ne parle même pas des productions québécoises, qui sont quasi inexistantes. Les films en français ne sont arrivés qu’en août 2010 sur iTunes Store canadien.

Netflix a indiqué que le contenu en français serait accessible dans le futur, sans trop de précision. Pour utiliser le service depuis hier au Canada, je suis malgré tout content de retrouver des films français en version originale (sous-titrés en anglais), comme les mithyques Nikita, 8 femmes ou le plus récent Joyeux Noël.

Diffusion vidéo multisupport

Si je ne devais retenir qu’une chose de lancement de Netflix au Canada, c’est sa stratégie multisupport. Consultables sur le Web, les vidéos de Netflix peuvent être reprises sur son iPhone, son iPad, sa PlayStation 3 et son Apple TV. À 7,99 $, je peux vous dire que je ne me vais pas me priver (le 1er mois est gratuit pour essayer).

NB: Ceci n’est pas un article commandité par Netflix 😉

FiOS TV : Twitter passe à la télévision et Verizon passe à côté de la vidéo Internet

Le mois dernier, Twitter publiait un communiqué pour expliquer qu’ils ne préparaient pas une émission de télévision. La rumeur fut lancée par Verizon qui lance un nouveau service de Web-video-TV. Le service FiOS TV de Verizon permet de regarder sur son écran de télévision des vidéos en provenance de Dailymotion, Veoh et Blip.TV. Comme un Media Center, FiOS TV peut également lire les vidéos enregistrés sur son ordinateur. Enfin, Verizon teste l’ajout de Widgets Facebook et Twitter qui offriraient une interaction avec ses réseaux sociaux à même sa TV.

FiOS TVAvec FiOS TV, l’objectif de Verizon est de créer le chênon manquant entre Web et télévision. Dans la réalité, il ne s’agit que de fonctions “intelligentes” ajoutées à sa boîte de réception de télévision par câble, et qui n’offrent rien de plus qu’une Apple TV ou une Xbox 360.

Je vois dans FiOS TV une tentative désespérée d’un câblo opérateur pour ramener la Web vidéo dans ses services payants. Il vous coûtera en effet 47,99 $ (US) pour profiter des joies de la vidéo Internet sur votre petit écran. J’ai un peu l’impression que quelqu’un cherche à m’avoir en me vendant une seconde fois la voiture que j’ai achetée la veille.

Internet va définitivement arriver sur notre téléviseur. C’est déjà le cas pour une minorité d’amateurs de technologies qui n’ont pas peur de brancher Apple TV, Xbox, Boxee ou d’autres set top box. Tout ce qui ira dans le sens d’une simplification de la connexion est une bonne chose.

En tant que consommateur, je n’admettrais pas que l’on me charge un abonnement supplémentaire. En tant que professionnel du Web et de la vidéo, je conseillerais aux fournisseurs d’accès Internet de se réjouir que les clients restent encore chez eux.

Un petit regard outre-Atlantique nous montre qu’il est possible d’offrir plus pour le même prix, tout en gagnant plus d’argent. La compagnie Free le fait depuis 10 ans avec son abonnement à 29,99 € et sa Freebox survitaminée aux services multimédias. Pourquoi ne serait-ce pas possible en Amérique du Nord ?


Verizon FiOS TV: Widgets

Hulu allume la TV sur votre bureau

L’air de rien, Hulu frappe un grand coup avec la publication gratuite d’une application pour Mac et PC, qui permet de visionner sur son ordinateur l’ensemble vidéothèque en ligne du site site Hulu.com. Le logiciel utilise le Flash pour lire les vidéos. L’interface ressemble beaucoup à ce qu’offre les set top box comme l’Apple TV.

hulu desktop

Par contre, si vous n’êtes pas résidants des États-Unis, vous ne pourrez accéder aux vidéos. Avec l’arrivée de Hulu en Angleterre en septembre prochain, nous pouvons espérer une version internationale du service en 2010. Quelle sera l’étape suivante pour Hulu ? Tout simplement se brancher sur votre télévision en IP. Ainsi, la boucle de la TV sur TV par Internet sera bouclée.