À 16 jours de son entrée à la Maison Blanche, Barack Obama continue sa stratégie autour des médias sociaux en lançant l’opération “Your Ticket To History“. Les Américains sont invités à donner quelques dollars en ligne pour financer l’inauguration du président élu. À partir d’un don de 5$, vous pouvez être tiré au sort pour vous retrouver à Washington D.C. le 20 janvier au côté de Barack Obama et de son Vice-Président Joe Biden.
Je dis Bravo à Obama et ses conseillers. Alors qu’il a été élu à une large majorité, et alors qu’il pourrait se laisser tranquillement porter jusqu’au bureau ovale, Barack Hussein Obama accentue de plus belle l’utilisation du Web marketing social. Depuis son élection, le président élu des États-Unis diffuse chaque semaine sur Youtube une allocution au peuple américain et son blogue est animé quotidiennement par son équipe.
L’opération la plus marquante de l’équipe Obama est certainement le site Change.gov, “Le bureau du président élu”. Dans un esprit très Facebook, s’entremêle communication officielle, discussion sur ce que devrait être la prochaine administration Obama et centre de recrutement pour cette dernière. Pour moi, l’élément le plus marquant de ce site est d’avoir placé le blogue au dessus de la salle de presse dans la section “Newsroom”. Le message est clair “On communique en premier avec vous, ensuite avec les médias“.
Obama a créé un lien émotionnel fort avec ses électeurs, qu’il entretient grâce à Internet. Il y aurait peut-être une leçon à en tirer pour nos élus au Québec et au Canada. Y a-t-il un politique dans la salle ?
One Year Ago: “Sometimes there are nights like this”
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zapquebec : @alexcornellier @zelaurent nous en a fait part à la sortie du iPad, puis tout semblait réglé jusqu'à ce qu'on réalise que c ok sur qq points
PMMedia : @zelaurent pouhahaha attends de voir ;)
zelaurent : @PMMedia N'oublis pas le combo indispensable pour un appareil Windows: CTRL+ALT+SPR ;)
boutotcom : RT @zelaurent: ReelClever: Place de marché pour la production de vidéo en ligne http://ow.ly/2hRR3


Jean-Philippe : Intéressant comme article.
Par contre, il y a quelque chose qui m’étonne. Obama, qui a atteint des sommets jamais égalés en terme de financement politique, qui a été le candidat qui a reçu le plus d’argent des financiers de Wall-Street, trouve encore le moyen de demander du cash à ses partisans ! C’est quand même incroyable !
Je me souviens qu’en 1995, par exemple, lors d’une garden-party d’un certain Chirac en France, les invitations étaient gratuites et était données aux personnes qui avaient participé à la campagne et à divers jeunes représentatifs des milieux associatifs.
Ici, Obama va encore récolter quelques centaines de milliers de dollars sur le dos de ses partisans, profitant de l’Aura dont il dispose encore. Suis-je le seul à trouver cela pathétique ?
Jean-Philippe Murray : Ouais, il y a du monde de la politique dans la salle. J’ai travaillé pendant les deux dernières campagnes, côté comm. et web, sans être responsable des stratégies. Je ne prends aucune des multiples attaques personnellement donc, mais j’ai toujours un énorme pincement au coeur quand j’entends les cliques YulBizienne et Médias-sociauxtesque de Montréal monter au barricade Obamesque.
Bon, allons-y. Et excusez le pauvre orthographe des fois, quand je fais une montée de lait, je me relis à peine…
ÉCOEURÉ je suis, d’entendre les gens des médias sociaux du Québec nous pleurnicher de faire des campagnes comme Obama. Vous demandez l’impossible trop rapidement dans l’espoir que votre niche préféré soit mis sous les spotlights et votre portefeuille augmenté, c’est fou là! Obama à fait une superbe campagne sur le web, je suis le premier à être heureux, mais il faudrait être réaliste: oui il y a bien de l’amélioration à faire en politique-web au Québec, mais je vous y verrais bien vous!
On ne change pas la manière de faire la politique en claquant des doigts. Obama est le seul qui, à ma connaissance, à eu l’unique moyen de le réaliser: partir de zéro. Vous qui ne faites que mettre votre croix sur le bulletin de vote (et encore pour plusieurs!), n’imaginez même pas à quel point les structures à l’interne des partis sont difficiles à casser… Je pense juste au débat depuis quelque années déjà pour certains sur le fait d’enlever les maudits panneaux sur la route qui ne sont plus efficace et coûtent cher, mais qui y sont toujours, élections après élections… Ça, si vous voulez que ça change, vous allez devoir tasser les vieux politiciens, et pour ce faire: vous allez devoir vous impliquer au lieu de juste critiquer! Mais quand on prends quelqu’un comme Michelle Blanc, que j’adore néamoins, déclarer en pleine critique des sites web de campagne à la téloche nationale que les partis ne sont même pas en mesure de lui payer son salaire, je peux me douter que les chialeux qui sont pourtant compétant y fasse grand chose…
Tiens, parlant d’argent. Une campagne web, ça coûte de l’argent, aussi 2.0-social qu’elle soit, vous (je parles à tous en disant vous, je ne te vise pas Laurent!) êtes au courant que le ratio population/argent U.S.A. Vs. Québec, c’est VRAIMENT PAS la même chose?
Êtes-vous aussi au courant qu’ils existe des lois très [TRÈS] stricte entourant le financement des partis et des dépenses élecorales et ce, même si le scandale des commandites laisse croire autrement? C’est donc quasiment impensable que quelqu’un croit vraiment que Paypal pourrait être notre solution de financement web, chaque dollar doit être compatibilisé et un électeur à un montant maximum qu’il peut verser à titre de contribution, et ma foi, récolter de l’argent sur le net, c’est facile essayer de détourner des noms pour en donner plus. Et c’est au parti de prouver que leur dépense sont en loi, pas à l’électeur…
Je vous donne un exemple pour illustrer le fastidieux des dépenses: pendant la dernière fédérale, Microsoft Canada nous approche pour u de concept lié au réseau XBox Live. Nous n’aurons jamais pu profiter de cette initiative, parce que l’agence n’était pas en mesure de nous fournir la valeur marchande de la visibilité publicitaire que ça nous offrait, et nous devions nous assurer, pour être en loi, que TOUT les partis principaux avaient reçu la même offre, avant de l’accepter, question d’équité. Pensez-y quelque secondes, et maintenant, je vous invite à vous mettre dans la tête de l’agent financier/officiel du parti qui doit se battre avec le casse-tete de se demander comment justifier tout site web qui parles d’eux, que ce soir Facebook ou un tierce blogue, si jamais le Directeur Général des Élections lui demande de rendre des comptes. Il y a de quoi paniquer mais surtout, de quoi être frileux sur bien des sujet “2.0″ électoraux. Je vous invites à ce sujet, si vous avez la motivation, à lire la loi électorale provinciale (plus de 200 pages, mais pas toutes sur le financment… J’en ai une copie papier, pour les curieux), mais pas la fédérale, cette dernière est un cas de folie assurée, Dieux bénisse les gens qui travaillent avec!
… Sérieusement là, gourous des médias sociaux, je vous le dit: vos critiques sont réelles et fondées, je sais, à l’interne on gueule les mêmes choses et nous sommes en accord. Mais il y a bien plus derrière “l’inaction” des partis politique en matière de campagne web style Obama que vous ne pouvez l’imaginer, derrière votre Macbook Pro de l’année et votre café latté au Laïka…
Obama n’est PAS québécois | Jean-Philippe Murray : [...] vous place ici le commentaire que j’ai lancé sur le blogue de Laurent, qui après un billet sur la dernière initiative web de Barack Obama, nous lance: « Obama a [...]
Jean-Philippe : @ Jean-Philippe Murray
Je suis assez en accord avec ta position. Surtout que, personnellement, il serait préférable de parler des questions de fond, que de la simple (voire simpliste) forme que prend les campagnes électorales de nos jours.
La pauvreté du débat politique, est-il besoin de le rappeler, et en grande partie due à certains “communicateurs” qui sont là pour mettre en avant une image avant de s’intéresser au fond. Personnellement, j’ai commencé à me déplugger de la politique (dans laquelle j’ai baigné en France durant plus de dix ans), le jour où j’ai découvert qu’il existait maintenant un concept de “marketing politique” !!!
En clair, on prend un slogan simpliste, par exemple “Yes, We Can” (mais ce n’était guère plus brillant du côté de McCain). On travaille sur l’image de Obama, en déclinant des affiches au design très “à la mode”, très publicitaires. Et on agrémente le tout d’un “buzz” internet sans pareil, à coup de centaines de milliers de dollars.
Le fond ? Toujours absent. Que cela soit Obama, McCain, Charest, Marois… on mise sur une campagne orchestrée, non pas par de vrais stratèges et idéologues politiques, mais par des communicateurs issus du monde de la publicité ou du web. C’est un peu comme confier nos travaux de plombiers à des électriciens !
Résultat ? Des records d’abstentions, un dégoût de la politique… Certes, Obama a réussit une belle mobilisation, mais parce qu’il avait un certain talent (lorsque accompagné de télé-souffleurs), et parce qu’il avait des dizaines de millions à investir…
Une bonne tête, un beau slogan, un talent de rassembleur… et beaucoup d’argent, voici la nouvelle recette pour réussir. Sauf qu’ici, nous n’avons ni politicien charismatique, ni slogan aussi simpliste que rassembleur, ni argent… faque… en attendant un nouveau René Lévesque ou un nouveau P-E Trudeau, va falloir faire avec les moyens du bord.
Et encore ! J’imagine mal René Lévesque s’abaisser au niveau des “communicateurs” politique, au point de marteler un “Oui nous le pouvons”, saupoudré de quelques millions de dollars.
Malheureusement, on finit toujours par s’inspirer de la pauvreté du débat idéologique de nos voisins du sud et il y a fort à parier que nos politiciens finiront par ressembler aux marionnettes des nouveaux gourous du “marketing politique” : un emballage joli, mais sans contenu, finissant par dégoûter les électeurs encore un peu plus.
La médiacratie a déjà pris le pas sur la démocratie. L’image, le rêve, “l’espoir” est devenu plus important que les faits, l’action et les idées.
Jean-Philippe Murray : Bien que je sois en accord avec ce que tu dis, une petite partie me fait tiquer… « On mise sur une campagne orchestrée, non pas par de vrais stratèges et idéologues politiques, mais par des communicateurs issus du monde de la publicité ou du web. » Bien que ça soit vrai au niveau U.S.A., ici j’en doute, même si ça arrive en force. C’est bien vrai que je ne connais pas trop l’interne des autres partis que celui pour qui je milite, mais il reste que, au contraire, je trouve que c’est entre autre un manque d’ouverture avec les stratège publiciste qui rends nos campagne stagnante. Souvent, côté communication et web, nous pouvons nous heurter à des têtes blanches qui « font » de la politique depuis mathusalem et qui croient en leur méthode de faire. Ce sont eux qui organisent encore… Et les efforts web et communicatifs « nouveau » qu’ils approuvent sont timide! Je crois, pour avoir vu l’interne aussi minimalement que ce soit pendant les deux dernières campagnes que si nous pouvions trouver une vrai synergie entre les habitués de la politique et les nouvelles têtes technos, la vie serait tellement belle… Parce qu’il est faux de penser que la « vieille » politique est dépassée. Il ne fait pas s’imaginer faire une campagne virtuelle plus que réelle: la politique ça reste la science du peuple, du social, du citoyen. C’est joli de cogner aux portes virtuelles par le courriel et Facebook, mais tu gagne encore toujours plus de vote avec les portes des maisonnées.
zelaurent : Décidément, je suis abonné au Jean-Philippe sur mon blogue.
Pour JP Grenouille Givrée
Tu sais bien que la relation avec l’argent n’est pas la même en France et en Amérique du Nord. En France, tout doit être gratuit et l’argent est tabou, particulièrement en politique. En France, un élu politique pourra avoir autant de maîtresses qu’il veut, par contre il ne faudra surtout pas qui fasse un cent d’argent. Alors, que c’est exactement l’opposé aux États-Unis.
Enfin, je m’étonne que le “libéral” que tu es ne soit pas heureux que l’argent privé serve à la place du financement publique. J’avoue qu’il va y avoir des limites quand il va faire une levée de fonds pour refaire la peintre de la Maison Blanche
Pour JP Lapin Blanc
J’adore ta franchise. Je reconnais aisément que les consultants ont tendance à donner trop facilement des conseils, moi le premier. Puisque la conversation est engagée sur le sujet, allons-y franchement.
Une chose qui m’exaspère au Québec, c’est d’entendre le «Il ne faut pas nous comparer à l’Europe ou aux États-Unis, car on est tout petit et on peut pas faire grande chose». À force de penser petit, on devient petit (tu n’es pas ciblé
.
Tisser un lien avec son public, c’est se soucier de lui entre les élections. C’est aussi simple que de lui porter de l’attention en lui envoyant ses voeux . C’est animer son site Web 365 jours par an. Est-ce que tout ça coûte cher ? Non ! Est-ce que c’est difficile à mettre en place ? Tu as répondu en partie à la question en soulignant les difficultés INTERNE des partis. Mais là encore, ce n’est pas la faute des conseillers en Web machin social, ni un manque de moyens, c’est juste un #@%&* de coup de pied au Q à donner.
Je n’attends pas qu’un parti provincial mette en place un Facebook à la sauce québécoise. En tant que citoyen, je demande juste à utiliser les outils que nous offre notre temps, d’être consciencieux et par dessous respectueux. Tout ce qui sera en plus, ne sera que du bonheur.
Jean-Philippe Murray : @Laurent: ça oui, tu touche un truc qui est fort: la pensée que nous sommes si petit… Moi, tu vois, c’est la chose que j’envie à la tradition laïque forte de la France, même si pour moi ça a des lacunes: les culpabilités catholiques qui c’étaient ancrées dans l’imaginaire collectif se sont estompé, et pas ici. Tu parlais du tabou de l’argent, ici aussi c’est le cas! Un homme ou une femme qui fait de l’argent est encore, pour le commun des mortels, une personne qui a mangé la laine sur le dos des autres et qui ne partage pas… M’enfin.
Je te dirais que oui, c’est difficile animer un site web 365 jours par année et oui ça coûte cher. Dans un budget pas si énorme que ça, un salaire de 40 000 balles par année pour mettre à jour un site web, c’est beaucoup. Je sais, n’importe qui peut le faire, mais dans des structures ou chacun ont leur places bien précises et ou ça compte… Mais effectivement, c’est à l’internet que ça bloque. Et il y a bien plus de choses urgence à l’interne souvent à débloquer que le site web. Je vais cependant te reprendre sur « ce n’est pas la faute des conseillers en Web machin social », parce que quand on entends des critiques sur le sujet, on sait très bien que les chefs de partis n’y sont pour rien, l’attaque reste visé vers eux.
Ta demande, en tant que citoyen est légitime. Je fais la même demande en étant dedans la politique un peu plus chaque jours. Mais je redonne mon intérogation, au sujet de l’utilisation « pafaite » ou disons… « Souhaitable » de l’internet: est-ce que la population, hormis l’élite techno, s’y intéresserait vraiment? J’en doute. Ça viendra. Ça arrive. Mais j’en doute.
Skwid : Il n’est pas nécessaire de faire un don pour être sélectionné:
http://www.pic2009.org/page/s/tickettohistory
Jean-Philippe : @ Laurent
J’aurais dû être plus clair dans mon explication. Évidemment, je ne m’oppose pas au financement privé, le point que je soulevais, c’est que les pro-Obama louangeaient le financement “alternatif” de sa campagne, du financement rigoureusement populaire… alors que dans les faits, même s’il est vrai que Obama a eu un soutien populaire sans précédent, il y a tout un côté qui a été volontairement occulté : l’apport considérable de Wall-Street dans sa campagne, ce qui a tendance à relativiser sa soit-disante “indépendance” vis-à-vis des milieux financiers, alors que cette “indépendance” faisait justement partie de sa stratégie de communication.
Maintenant, tu dis que le rapport avec l’argent est différent entre la France et les États-Unis. Tu as raison, et c’est bien pour cela que, comme Jean-Philippe Murray, je souligne le fait que nous n’aurons jamais les moyens des Étasuniens. Que cela soit au Québec, comme en Europe. Cependant, nous trouvons toujours le moyen de prendre le pire de nos voisins pour l’adapter ici (et ailleurs).
@ Jean-Philippe Murray
… et cela mène à mon point. Quand je vois la pauvreté du discours de Charest, Marois, Dumont, Harper, Dion, Layton… que des slogans simplistes sont mis de l’avant du “Je suis près” de Charest en 2003 au “Québec gagnant” de Marois en 2008… Quelles sont les idées, les vraies idées ? Lors de la dernière campagne, cela a été une discussion sur l’intérêt de déclencher des élections, ou le démagogique et simpliste “un enfant : une place”…
Bref, on doit passer plus de temps à décider de la couleur de la chemise que l’on portera sur le panneau électoral que du fond du débat… car à moins de lire tous les programmes des partis, le fond était totalement absent et le débat des chefs en a été l’illustration la plus éloquente !
Jean-Philippe Murray : @Jean-Philippe, pas moi l’autre: C’est effectivement très pauvre comme slogans , discours et considérations, je l’admet. Et même si ce que je vais dire n’est en rien une excuse, prends n’importe quel politicien et place lui une chemise à carreau orange et brune, mais avec une discours étoffé et rassembleur: la population ne verra que la chemise. Sauf que là, on tombe dans le débat du rôle des médias, et on ne finira jamais!
zelaurent : Allons JP (Grenouille) ! Tu ne vas pas me faire croire que tu as découvert avec l’élection d’Obama que la politique était menée par l’argent. Je n’ose pas te rappeler la présidentielle Française de 1988. Celle promue par Séguéla et quelques dizaines de millions et qui a vu la reconduction de Mitterrand à l’Élysée. Il n’a pas fallu attendre Obama pour voir les publicitaires investir la politique. L’argent et le pouvoir ont toujours fait bon ménage.
Imaginons que je suis d’accord avec toi, et que le marketing et la communication sont sales, et qu’ils n’ont rien à faire en politique (!). Explique-moi comment ton parti doit se battre pour imposer ses idées face à des adversaires qui ont une totale maîtrise du marketing politique ? Un cierge, une prière ?
Sérieusement, refuser de vivre avec son temps est suicidaire, particulièrement en politique. Le Web et le marketing ne remplaceront jamais un bon programme. Par contre, ce sont des outils nécessaires pour faire passer son message et imposer ses idées.
Jean-Philippe : @ Laurent
Je sais bien que l’argent est important en politique… sauf que durant la campagne électorale US, lorsque l’on disait que Obama était comme les autres, on se faisait lyncher en disant que son financement était rigoureusement populaire… alors qu’aujourd’hui, le discours est différent ou en tous cas, pas aussi tranché que durant la campagne.
Maintenant, je suis peut-être de la vieille école, mais pour moi, la politique, c’est du porte à porte, des pamphlets dans les boites-aux-lettres, des grands rassemblements populaires avec des discours de fond, des ateliers de travail rassemblant les “forces vives” du pays afin d’établir une plate-forme électorale, des candidats qui voient un peu plus loin que la prochaine échéance électorale et qui restent eux-mêmes et qui n’enfilent pas le masque que leur propose leurs conseillers en communication, un masque qui comporte toujours l’option “langue de bois”.
Car loin de le forcément le soutenir, André Arthur, il a été élu avec son franc-parler, sans aucun conseiller en communication, sans stratégie web… un peu comme l’ex mairesse Boucher à Québec…
Pour ce qui est de Mitterrand en 1988, sans partager comme tu le sais ses idées, il y avait du fond dans le débat et Mitterrand était un génie politique… aussi bon que soit Séguéla, je ne pense pas qu’il aurait pu porter au pouvoir Georges Marchais, même avec une excellente campagne de pub. Il fallait plus… et d’ailleurs, on a vu la supériorité de Mitterrand sur Chirac, non pas sur les affiches, mais lors du débat télévisé.
Jean-Philippe Murray : Euh, attention là, André Arthur et Andrée P. Boucher ont été élue par leur nom qui les précèdes. Pour madame Boucher, ça va, mais Arthur, c’est juste parce qu’il est connu et qu’il a fait de la radio. Son franc parlé à lui, à été longuement critiqué plus que prisé!!
zelaurent : @ JP Grenouille: Sans ses conseillers en communication, je ne sais pas si Mitterrand aurait été aussi bon au débat télévisé contre Chirac. Tu dois connaître l’histoire de la table choisie pour le débat qui offrait exactement la même distance qu’à l’Élysée, entre le Président et son Premier Ministre. Bien que le tonton Mitrand soit un génie reconnu de la politique, un véritable machiavel dans son domaine, je ne le crois pas à l’origine de cette astuce. Personne n’a pu déterminer précisément l’impact des images subliminales de Mitterrand dans les espaces publicitaires d’Antenne 2, mais je pense que cette technique et les autres ont joué un rôle primordial. Si de son côté Chirac avait été mieux conseillé en communication, on lui aurait certainement dit de changer d’image et de lunette.
Malgré tout, je ne pense pas que tout l’argent et tout le marketing du monde fassent élire un âne. Du moins, pas dans nos sociétés hyper-médiatisé. Disons que si on est le fils d’un ancien président ça peut aider
Comment regarder l’investiture d’Obama en direct en vidéo ? | Ressac Media | Le Blogue : [...] d’Obama ne s’est pas contentée de comprendre le web marketing social, elle l’a embrassé pour l’exploiter admirablement. Sa victoire aux dernières élections présidentielles, Obama la doit aussi à [...]