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Le scandale des notes de frais secoue la classe politique britannique, au point de voir la démission de Michael Martin, Président de la Chambre des communes, une première depuis 300 ans. Le prestigieux Daily Telegraph est à l’origine de ce coup médiatique, qui lui a permis d’augmenter de 100 000 le nombre de ses lecteurs en seulement 10 jours, alors que depuis 2000, la presse perd entre 2 et 10% de ses lecteurs par an. Au-delà du scoop, le Daily Telegraph est un exemple de réussite de la presse écrite.

Le succès du Daily Telegraph est dut en partie à sa rédaction multimédia intégrée, une des premières dans le secteur, qui regroupe 550 journalistes qui travaillent à la fois pour l’édition papier et pour le site Internet du journal.

Avant tout, le Daily Telegraph regroupe les meilleurs spécialistes et les meilleurs enquêteurs que le journal a débauchés chez la concurrence. Le résultat ne se fait pas attendre, avec un contenu loin du populisme, assez fréquent dans les tabloïd anglais, pour se concentrer sur des articles de fond, avec des faites et rien que des faits.

À mon ami Jean-François Codère, je dirais donc que technologies et contenu sérieux ne sont pas incompatibles. Quel que soit le support, le métier de journaliste restera le même : offrir une information de qualité au public.

M.A.J : Un article de Marianne “Internet tue la presse? Elle est assez grande pour le faire toute seule! ” vient conforter ma position sur la sortie de secours que les journalistes de la presse doivent vite prendre.

Les mêmes causes engendrent les mêmes effets le l’autre côté de l’Atlantique. Ce que l’auteur de Marianne appelle l’Internetophobie fait un malheur dans la presse française. Si les journaux se portent mal et les salaires des journalistes se réduisent, c’est la faute à Internet et à la débilerie engendrée par les blogues. CQFD !


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