Pourquoi encore bloguer en 2012 ?

jeudi 29 décembre 2011 à 12:52Marketing Internet

Pourquoi encore bloguer en 2012 ?

Cette question, je vous la pose et en même temps je me la pose. Comme le souligne Bruno Guglielminetti, la mort du blogue est souvent annoncée, à l’image d’un marronnier qui fleurit chaque printemps. Attaqué par Facebook, Twitter et maintenant Google+, le blogue se retranche et parfois s’oublie. C’est un peu un mea culpa que je fais pour avoir délaissé si longtemps mon blogue — trois longs mois.

Hier, Hugh MacLeod a publié un article sur la mort du blogue, qui reprenait lui-même un article de Jeremiah Owyang publié la veille « End of an Era : The Golden Age of Tech Blogging is Over ». Les blogueurs sont comme ça. Ils aiment se reprendre l’un l’autre pour créer un tout plus grand.

On publie, on ne discute plus!

Je retiens deux tendances — pas vraiment nouvelles. Tout d’abord, le blogue n’est plus le lieu de la discussion. Twitter et Facebook ont remplacé l’espace commentaire des blogues.

J’ai toujours aimé recevoir des commentaires à la suite de mes articles. L’objectif n’est pas de recevoir des lauriers, mais plus de déclencher une réflexion et la voir grandir au fur et à mesure des contributions. Les choses changent. Aujoud’hui, une photo publiée sur Instagram, Pinterest ou Tumblr avec un titre de quatre mots attire plus l’attention qu’un article de 3000 caractères.

Une affaire de professionnels

Ensuite, le blogue s’est professionnalisé. Les blogueurs sont courtisés par les médias qui mettent maintenant quelques $$$ sur le clavier afin de les publier. Dans le même temps, Arianna crée un empire médiatique autour de la contribution bénévole — comprendre non rémunérée — de blogueurs et vedettes de tout bord au profit du Huffington Post. Le sujet a fait couler beaucoup d’encre numérique au Québec et je ne saurais dire si c’est une bonne chose pour les blogues et pour les médias.

Si je fais le point sur mon année 2011 de blogueur, j’ai publié 17 articles en français et 4 en anglais sur ZeLaurent.com, 28 articles sur le blogue de Seevibes — tous traduit en français/anglais, et 4 articles sur Infopresse — pour le compte de Seevibes. Pour moi, le blogue reste clairement un outil marketing incontournable, tout autant qu’un support pour structurer et enrichir ma réflexion sur des sujets qui me tiennent à coeur : télévision sociale, vidéo et marketing en ligne.

En 2012, le blogue n’aura jamais eu autant de pertinence. Il doit juste s’intégrer dans une palette de médias sociaux de plus en plus large. En terme de retour sur investissement, je vous mets au défi de trouver un outil marketing qui apporte autant — référencement, notoriété, crédibilité… fun!

Je vous souhaite d’avoir autant de plaisir que moi à bloguer et j’en profite pour vous envoyer mes meilleurs voeux numériques et terrestres pour la nouvelle année.

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Commentaires

  • Florent : Une question intéressante !

    Je partage ta réflexion, le blog reste le seul endroit où l’on peut proposer une réflexion poussée et argumentée.

    Pour ce qui est des commentaires sur le blog, c’est bien dommage de les voir s’éparpiller sur une multitude de réseaux sociaux, car en fin de compte, c’est souvent à la suite de l’article qu’ils ont le plus de sens, et c’est aussi un moyen de partager avec tous les lecteurs de l’article, d’où qu’ils viennent.

    Au plaisir :)

  • Laurent Maisonnave : Merci Florent pour ton commentaire. Je suis heureux de savoir qu’il existe encore des êtres humains qui lisent mes articles, et pas seulement les robots de Google ;)

    J’ai cherché un système qui pourrait récupérer les articles sur Twitter et Facebook pour les afficher à la suite des articles. Mais, c’est peine perdue, car Facebook veut garder toute la maîtrise des contenus publiés sur sa plateforme.

    • Patrice Decoeur : Bonjour Laurent,

      Très intéressant ton article !

      Il faut nuancer le fait que Twitter et Facebook remplace l’espace de discussion des blogs. Facebook, et encore plus Twitter, ne sont utilisés que pour de brefs commentaires. On y trouve rarement de réelles discussions. On trouve par contre des discussions bien plus réfléchies sur certains blogs.

      Il existe des plugins pour publier automatiquement tes articles sur Twitter. Perso, j’utilise “Twitter Tools”. Je pense qu’il en existe également pour Facebook mais … perso, je préfère y personnaliser mes messages.

      Au plaisir ;-)

  • Laurent Maisonnave : Je suis d’accord avec toi que les discussions sont plus profondes sur les blogues. C’est justement ce qui me pousse à continuer à publier.

    La difficulté est moins de diffuser mes articles sur Twitter/Facebook, que de récupérer les commentaires qui sont éparpillé sur ces plateformes. Je trouve parfois des commentaires pertinents sur Facebook que j’aimerais reprendre ici.

  • Lilian Mahoukou : Bonjour Laurent, je me suis posé les mêmes questions au sujet du blogging et de la place des Twitter, Facebook, Linkedin ou autres.

    On voit très souvent des contenus issus d’un blog, relayés sur différents canaux (selon les présences web des entreprises, des marques).

    Pour moi, le blog reste la racine d’une présence web équilibrée. Autant mieux avoir un blog solide et deux, trois autres présences web bien justifiées et en cohérence avec les habitudes des cibles.

    Pour les entreprises oeuvrant sur des segments de marché B2B, l’idée est aussi d’user du blogging pour du “thought leadership” et résotage.

  • essentiam : Le blogue est un support dématérialisé, temporaire, actuel, contemporain, extrêment ancré (et non pas encré) sur le présent ou la nouveauté. A peine né, ce support est déjà menacé de disparition ; comme une minute peut l’être sur l’échelle d’une année. Les supports, de quelques matières ou dématières qu’ils soient, n’ont aucune raison de perdurer dans le temps si leurs utilisateurs n’ont rien à laisser. Se raconter, discuter, avec ou sans arrière pensée marchande, partager du “temps”, ne peut durer dans le temps (heureusement !)
    Il en est de même avec : la philosophie, la politique, l’édition, et même le commerce… le grand vide, l’esprit soit-disant libre ne sait plus comment attirer l’attention… aujourd’hui que l’on clique, twitte, corne une page, enregistre, transfert, quelle importance, que faut-il vraiment conserver, que faut-il retenir ?
    Très peu de choses, en regard de tout ce qui existe.
    Allez-vous encore dans ces petits bistrots d’habitués, où les commentaires (oui, les commentaires, spontannés, virulants, satyriques,…) valent le coup d’être entendus ? Les “j’aime-j’aime pas” sont tellement ennuyeux, et pourtant ces petits bistrots disparaissent, faute de commentateurs et d’auditeurs.
    Voyez comme les produits “culturels” sont fait pour les oisifs… l’effort à fournir est fuit comme la peste, le “heu, bon voilà quoi !” est l’expression joker qui évite l’effort (l’autre le fera à votre place).
    Je suis un peu triste de penser que cet outil (le blogue) disparaisse, il est fondu, réduit, c’est bien dommage…