Dans la série Hyper-Vidéo, je voudrais aborder aujourd’hui l’hypersociabilision de la vidéo sur le Web. Seesmic, le service de discussion vidéo en ligne, est devenu une référence dans le domaine. Pour l’instant réservés à une élite de geek social, les outils de conversation vidéo sur Internet sont annonciateurs d’une ère encore plus sociale du Web.

Internet et les médias sociaux

Lors d’un récent dîner avec Yvette Ghattas, nous faisions le tour des buzz words du moment. Je me suis arrêté sur “social media“. Contrairement à de nombreux termes du Web, je pense que les médias sociaux ont une réelle existence.

L’activité que nous avons sur Linkedin, Facebook, YouTube et Co. sont la preuve d’une réelle interaction sociale par la technologie et la création de contenu. Au final, nous voyons effectivement naître une collaboration en ligne, si ce n’est une intelligence collective.

La vidéo comme média de vérité

Tout d’abord, je dois reconnaître que la vidéo n’est pas adpatée à tout le monde. Dans un premier temps, il est nécessaire d’assumer son image, si l’on veut se risquer à la diffuser sur le Web. Une fois cette barrière tombée, la vidéo permet de retrouver un côté vrai et humain qui manque parfois sur Internet.

Le choix du président sur Seesmic, Phreadz et Poodz

Si Seesmic est la plateforme vidéo de discussion la plus connue, grâce au bon travail de Loic Lemeur et de l’Ami Vinvin, elle n’est pourtant pas la seule. Phreadz pourrait être une bonne alternative s’il n’était pas en bêta privé. Pour y avoir accès, je peux vous dire que les fonctionnalités sont beaucoup plus ouvertes et accessibles que Seesmic. Kosso, initiateur de Phreadz, semble vouloir utiliser le Web comme vitrine pour vendre ensuite sa technologie aux entreprises.

En bout de ligne, il y a le petit français Poodz (il faut obligatoirement un double «o» et un «z» pour avoir du succès sur Internet). Au niveau des fonctions proposées, Poodz se situe entre Seesmic et Phreadz. Le problème majeur de cette plateforme est sa communauté, trop faible en nombre et limité au francophone.

Loin du vidéophone du futur

Dans les films de science-fiction, on retrouve souvent le vidéophone, pour discuter en direct par écran interposé. Les cellulaires 3G le permettent déjà, et les Japonais en ont fait leur quotidien. Pourtant, ce n’est pas forcément ce genre de technologie qui est le plus adaptée pour communiquer avec notre/nos communauté(s).

Dans Seesmic, le discours asynchrone permet une meilleure maîtrise de son message et d’affiner sa réflexion. C’est surtout un outil vidéo collaboratif formidable qui se joue du temps et de l’espace.

Un exemple d’hyper-vidéo hyper-social avec l’ADQ

Au mois de novembre, j’ai découvert qu’une candidate de l’ADQ aux élections provinciales utilisait Seesmic pour rejoindre ses électeurs. La discussion vidéo faisait tout son sens dans ce cas précis, où une élue cherche à rejoindre ses citoyens pour mieux connaitre leurs besoins… et prêcher la bonne parole. Si l’exercice est pertinent, il n’est hélas pas concluant. Depuis la fin des élections, qu’elle a perdues, Geneviève Toussignant est aux abonnés absents et la communication est rompue.

genevievetousignant’s video profilespacer Hyper Social : La discussion vidéo à la Seesmic

Pour s’imposer, des outils comme Seesmic devront dépasser le cercle restreint des “early adopters”, et devront par-dessus tout être intégrés sérieusement dans une stratégie de communication plus globale. Sinon, ils risquent de finir au même endroit que bon nombre de cadeaux de Noël… dans le placard!

Hyper-Vidéo : Principes de la vidéo Web augmentée ou l’ère de la vidéo 4D

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2. Hyper-Social : La discussion vidéo à la Seesmic

3. Hyper-Présence : Le direct vidéo de Qik

4. Hyper-Interactif : L’annotation vidéo de YouTube


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