API Youtube : Pourquoi Google rend-il si simple la distribution de Web vidéo ?

Youtube a publié récemment une nouvelle version de son API. Les premières utilisations commencent à voir le jour et on peut se demander ce qui motive tant Google à donner aussi facilement accès aux codes de la première plateforme de distribution de vidéo sur Internet. Peut-être l’argent ?

C’est quoi une API Youtube ?

API Youtube : Pourquoi Google rend-il si simple la distribution de Web vidéo ?Sans me lancer dans une dissertation technique, j’en suis bien incapable, je peux juste expliquer qu’une API sert d’interface entre deux programmes (en gros résumé). Dans le cas qui nous intéresse, l’API permet à un développeur tiers de faire parler son logiciel avec celui de Youtube.

La dernière version de l’API de Youtube permet entre autres de :

  • envoyer des vidéos sur Youtube
  • ajouter et éditer les informations sur les vidéos (titre, descriptions, commentaires, notation, contact, etc.)
  • accéder à des fils RSS Youtube dans 18 langues (vidéos les plus vues, les mieux noté, etc.)
  • exécuter des recherches de vidéos dans 18 langues
  • personnaliser le lecteur vidéo Flash de Youtube avec les différentes fonctions de lecture

Voici un exemple d’utilisation de l’API de Youtube avec le widget gratuit VidyUp, qui permet d’envoyer une vidéo directement sur son compte Youtube

Youtube everywhere

Youtube engage la même stratégie de son patron Google : être partout ! Si Steve Chen ouvre le coeur Youtube aux étrangers, ce n’est pas par simple bonté d’âme. Il possède la plateforme vidéo numéro un au monde. Pour rester incontournable, il se doit d’être présent partout. Le plus simple est pour ça de permettre aux développeurs d’utiliser Youtube comme bon leur semble. De diffuseur, Youtube devient finalement un hébergeur de vidéos Internet.

Qu’est-ce que Youtube y gagne ?

Youtube n’est qu’un canal de distribution supplémentaire pour les publicités de Google. En s’assurant la présence de Youtube aux quatre coins du monde, le géant de Mountain View s’assure dans le même temps que personne ne puisse passer à côté de ses annonces. Les 34 milliards de vidéos qui seront vus en 2008 rien qu’aux États-Unis sont là pour convaincre les plus réticents qui ne croient pas encore au potentiel publicitaire de la Web vidéo.

Cette ouverte de Youtube annonce une monétisation des vidéos plus généralisée, alors qu’elle est actuellement limitée à un nombre restreint de partenaires. Youtube était la plateforme centralisée de toutes les vidéos. Il devrait devenir plus transparent pour laisser place aux producteurs de contenu, et finalement se consacrer sur ce qui fait la richesse de Google, la diffusion de publicités.

Quel avenir pour les plateformes vidéo ?

Les femmes veulent de la TV et les hommes veulent des vidéos YoutubeIl doit sortir une nouvelle plateforme vidéo en ligne par jour. Le potentiel de la vidéo sur le Net est énorme. C’est donc normal que ce marché attire beaucoup de monde. Y a-t-il pour autant de la place pour tous ? J’ai du mal à le croire.

Face à l’hégémonie de Youtube et Dailymotion, il semble plus intelligent d’intégrer directement ces plateformes dans sa stratégie de développement et de se concentrer sur les services qui font notre vraie valeur ajoutée.

Test Live du plugin vidéo Seesmic pour WordPress

Seesmic fait fort avec son plugin vidéo pour WordPressSeesmic vient d’annoncer la sortie d’un plugin vidéo pour WordPress. Alors qu’avec TypePad, Loic Le Meur était impliqué dans le développement de Movable Type, il choisit stratégiquement la plateforme de blogue concurrente — mais aussi la plus populaire au monde. Au-delà de l’effet d’annonce, quel impact ce mouvement d’ouverture aura pour Seesmic et les discussions en vidéo ?

Avec Seesmic, je suis partagé entre l’amour et le rejet. J’adore l’initiative de populariser la vidéo comme outil de communication interpersonnelle sur Internet. Par contre, je trouve parfois exagérée la stratégie de bruit (buzz) employée par Loic. Au final, il faut reconnaître qu’il a réussi sa mission qui est “Parlez de moi en bien ou parlez de moi en mal, mais parlez de moi !“. Pour preuve, j’en suis à mon 4e article sur Seesmic! 😉

La réalité sur les commentaires vidéo

Pas de Yahoo! Live, ni de Seesmic… je commente en vidéo avec blipBack » VideoPresse » Web video communicationDepuis près de 6 mois, je teste déjà sur le blogue de VideoPresse les commentaires en vidéo avec tout d’abord le service de Riffly, puis en février dernier celui de blipBack. Avec moins de 10 commentaires vidéo laissés par nos visiteurs, le retour sur expérience est plutôt maigre. Pour être honnête, ce sont surtout nos amis, Christian et moi qui avons participé à l’expérience.

Pour le lancement de son plugin WordPress, Seesmic met Michael Arrington (un de ses investisseurs) dans sa poche afin d’ajouter une fonction de commentaire vidéo à TechCrunch (M.A.J: suite à des problèmes de serveur chez Seesmic, Michael Arrington mécontent a débranché le plugin des blogues de TechCrunch). La réaction des lecteurs du plus populaire des blogues Web2 ne s’est pas fait attendre avec plus de 164 commentaire à ce jour, dont un nombre significatif en vidéo.

Michael Arrington : Video Comments On All TechCrunch BlogsUne fois le buzz passé, on se rend compte que les annotations vidéos ne sont pas courantes sur les nouveaux articles de TechCrunch, car l’exercice n’est pas si évident qu’on voudrait le croire. Ce n’est pas tant la difficulté technique de Seesmic, le système est très simple, que l’appréhension de son image sur le Web qui freine encore la majorité des internautes.

Quelles sont les limites du commentaire vidéo ?

La principale hantise d’un blogueur est le spam des commentaires. Pour y faire face, il faut s’armer d’un arsenal technologique des plus pointus, ou bien limiter l’accès aux seules personnes inscrites. Loic Le Meur et notre amie Michelle Blanc avaient utilisé pendant longtemps cette technique. Le problème est que l’on perd le lien avec une partie de son lectorat qui en a assez d’avoir des comptes sur 36 sites.

Quand j’avais discuté la première fois d’ajouter une fonction vidéo aux commentaires des blogues, Christian m’avait très justement souligné le problème du spam. À part manuellement, comment filtrer une vidéo ? Contrairement à Brij, je pense qu’il sera bien plus difficile de contrer ce type de pollution numérique. TechCrunch vient d’ailleurs d’en faire les frais en inaugurant l’un des premiers spam vidéo en commentaire (un “vlam” ?).

Doit-on laisser tomber les commentaires vidéo?

On peut regretter qu’il ne soit pas possible d’écrire un texte à côté de sa vidéo, pourtant excellent pour le référencement. Mais, il est plus facile de soulever les petits problèmes que de reconnaître l’énorme pas en avant fait en matière de communication. La fonction d’insertion de vidéo directement dans le corps de l’article est par exemple très bien vue.

Je vais tester Seesmic sur VideoPresse pendant quelque mois. Tout d’abord, parce que je suis curieux de toutes les innovations autour de la Web vidéo. Ensuite, parcequ’avec ce plugin WordPress, je reconnais l’excellent mouvement d’ouverture effectué par la bande de Loic.

Si vous êtes curieux comme moi, je vous invite à tester Seesmic grâce à la fonction de commentaire vidéo en bas de la page.

N.B : Seesmic est actuellement en version Alpha privée. Il faut avoir une invitation pour l’utiliser… sauf si vous passez par le bouton d’inscription dans l’espace commentaire vidéo en dessous 😉

M.A.J : Une option du plugin de Seesmic permet de poster des commentaires en “anonyme”. C’est-à-dire que vous n’êtes pas obligés d’ouvrir un compte sur Seesmic. Great news!

M.A.J 2 : Seesmic prépare un plugin pour MovableType et TypePad. Quand on connait la relation entre Loic et Six Appart, l’opération ne parait pas étonnante.

34 milliards de vidéos + Google Maps + YouTube = Busine$$ !

Ces derniers jours, les annonces autour de Google Maps ainsi que plusieurs études sur la consommation et le référencement des vidéos sur le Web ont plus particulièrement retenues mon attention. Ces trois éléments m’amènent finalement à la même conclusion : la vidéo sur Internet pour les entreprises, ce n’est pas l’avenir… c’est maintenant !

Hier soir, Christian et moi faisions une présentation sur la Web vidéo lors du 5@7 de TechnoMontréal. Au-delà de l’expérience de VideoPresse, c’est surtout la réalité d’un marché que nous voulions mettre de l’avant à travers des exemples concrets et des nouvelles récentes.

Tout d’abord, 34 milliards de vidéos générées par les utilisateurs devraient être visionnées sur le Web en 2008. Ensuite, 57 % des internautes remarquent les vidéos présentées dans les résultats des moteurs de recherche et 17 % d’entre eux cliqueraient sur les vignettes de ces vidéos. Enfin, Google Maps permet aux entreprises d’intégrer leur vidéo sur leur profil local d’entreprise.

Des chiffres impressionnants sur la vidéo Internet

Selon une autre étude de eMarketer, sur les 34 milliards de vidéos visionnées cette année, 20 % porteront sur les affaires et les nouvelles financières. Si cette estimation est juste, rien que pour les États-Unis, ce serait donc 6,8 milliards de vidéos d’affaires qui vont être visionnées sur le Web en 2008.

Au niveau référencement, une vidéo est quasiment assurée d’arrivée en première page d’un moteur de recherche (exemple: Lyne Bouchard, en 1ère place, ou Jeff Mignon, énormément cité sur le Net, dont notre entrevue vidéo diffusée sur Intruders TV arrive tout de même en 5ème position). Avec un taux de clic de 17 %, la Web vidéo atteint des scores qui feraient pâlir n’importe quel revendeur de bannières publicitaires en ligne. Selon une firme indienne, le taux de clic recueillis par les pubs vidéos dans ce pays serait 20 à 40 fois supérieur à celui des pubs classiques.

Étude iProspect: les résultats de la vidéo sur dans les moteurs de recherche

Google Map + YouTube = Video Local Business

Pour ceux qui suivent le sujet de près, l’insertion vidéo sur Google Map n’est pas nouveau. Par contre, le fait que les entreprises puissent simplement afficher une ou plusieurs vidéos de Youtube sur leur profil “Google Local Business” est une nouvelle fonctionnalité qui a un impact considérable (ex. : Fiche de VideoPresse sur Google Map).

Quand Google a fait cette annonce, j’ai instinctivement pensé à nos collègues de Praized, à qui la promotion locale tient particulièrement à coeur. Sébastien Provencher, qui l’un des fondateurs de cette entreprise, a tout de suite compris les conséquences d’une telle intégration de service entre Youtube et Google Maps. Si la Web vidéo permet d’avoir une visibilité internationale, car Internet n’a pas de limite (ou presque), on remarque que c’est au niveau local que la Toile démontre le mieux sa puissance commerciale.

Si même les Pages Jaunes se mettent à la Web vidéo !

Profile Plus YelloPages.caEn annonçant l’intégration de la vidéo dans les fiches de compagnies, Pages Jaunes Canada confirmait haut et fort qu’il est impensable de ne pas rater le train de la Web vidéo. J’espère juste que le service Profile Plus de YellowPages.ca évitera de diffuser ses vidéos au format Windows Media, comme il l’a malheuseusement fait dans son communiqué de presse (avec un résultat nul sur Mac OS X et Linux).

En 2008, il est évident que la vidéo sur le Net doit être plus ouverte est accessible. Ça ne peut se faire que de deux manières : un choix de formats vidéo plus grand (Flash, 3GP, OGG, etc.) et une diffusion la plus large possible (Youtube, Dailymotion, Vimeo, etc). Sur ce sujet, j’abonde dans le sens de Sébastien Provencher, justement un ancien des Pages Jaunes Canada, qui souligne que la diffusion de vidéos doit se faire de manière croisée et non exclusive, afin de bénéficier d’une synergie entre les différentes plateformes. Au final, c’est le client qui est gagnant avec une visibilité plus importante de ses vidéos.

Le Canada va plus vite pour diffuser ses vidéos

Étude ComScore: Accès Internet haut débit au Canada vs États-UnisIl faut avouer que nos modèles se comparent souvent aux États-Unis, car des chiffres précis sur la consommation de vidéos sur le Web au Canada font défaut. Par contre, ce qui est encourageant, c’est que le Canada possède un taux d’accès à l’Internet haut débit bien supérieur à son voisin du sud (cf. graphique). Si on fait abstraction des possibles limitations de bande passante, la diffusion et l’accès à la Web vidéo sont par conséquent facilités.

Les consommateurs sont prêts, les infrastructures sont présentes et les offres de services sont sur le marché. Finalement, il ne reste plus qu’à nos compagnies, leurs agences et conseillers en communication, à se brancher résolument et efficacement sur la Web vidéo.

Flickr Video: Partager ses vidéos aussi simplement que ses photos

L’annonce de la plateforme de partage de vidéo de Flickr traîné depuis un mois, précisément depuis la soirée anniversaire organisée par Yahoo à San-Francisco. Aujourd’hui, le service ouvre officiellement ses portes avec l’ambition d’attirer ceux qui ne vont par encore sur Youtube.

Flickr Video Beta arrive en avrilPrimeur mondiale pour mon amie Michelle Blanc qui annonce le nouveau service vidéo de Flickr en même temps que TechnCrunch. Il faut dire que Michelle et moi avons la même charmante source, qui m’avait soufflé la chose lundi, lors du salon des technologies de HEC Montréal. Comme mon agenda est bien rempli en ce moment, je n’ai pu courir après le scoop 😉

Quelle place pour Flickr Video ?

Flickr Video: Partager ses vidéos aussi simplement que ses photosPour revenir à Flickr Video, le service m’avait paru obscur quand j’en avais parlé sur VideoPresse 15 jours auparavant. Face à Youtube et Dailymotion, les deux leaders sur le marché occidental, il me paraissait difficile de trouver une place sur Flickr sur ce marché. D’autant plus que Yahoo possède déjà sa plateforme de partage vidéo.

Une fois les détails du service de Flickr Video entre les mains, j’ai compris l’énorme potentiel auquel il s’attaquait. Imaginez toutes ces vidéos qui restent dormantes sur les ordinateurs personnels et les téléphones mobiles. C’est précisément à ce marché que Yahoo s’adresse. Pour ce faire, il a mis en place un outil aussi simple que pour le partage de photo.

Tout dire en 90 secondes

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Flickr Video est limité à 90 secondes par séquence. Le poids maximum de 150 Mo fait un peu rire, car il faudrait de la Super HD pour faire 1,30 min de vidéo pour atteindre cette limite. L’intégration de vidéos sur Flickr repose sur l’idée de “longue photo”. Comme une respiration, ces 90 secondes permettent de partager des instants volés que l’on a pris avec son appareil photo numérique ou son téléphone cellulaire.

Voici un bon exemple de ce qu’il est possible de faire en 90 secondes avec cette vue du Mont Fuji à partir du Shinkansen, le train le plus rapide au monde. Pour avoir eu la chance de vivre la même expérience au Japon, ces quelques images sont pour moi très fortes de sens.

Bravo Flickr !

Je reçois régulièrement des communiqués de presse ou des informations concernant le lancement de nouveaux produits techno/Web. Mis à part pour ma veille personnelle, je ne prends pas vraiment le temps d’en parler sur ce blogue, à moins qu’il soit vraiment hors-norme. Même si je connais bien l’équipe de Yahoo/Flickr à Montréal, c’est en toute honnêteté que je trouve ce service vidéo bien pensé. Pour en avoir discuté avec lui tout à l’heure, ce n’est pas mon très enthousiaste associé Christian qui dira le contraire.

Alors que je me demande encore à quoi va bien pouvoir servir Seesmic, la dernière start-up de Loic Lemeur, je perçois concrètement quelle sera mon utilisation de Flickr Video au jour le jour.

Flickr Video: Partager ses vidéos aussi simplement que ses photosEn tant qu’utilisateur professionnel de plateforme de partage de vidéos sur le Web, je dois avouer que l’option de Flickr pour choisir directement la taille de la vidéo est vraiment bien trouvée. Même si j’aime parfois taper dans le code, ça fait du bien de gagner du temps en éliminant des manipulations fastidieuses. Le blogueur que je suis vous remercie !

P.S : Je vous conseille d’aller faire un tour sur la FAQ de Flickr Video. Vous y trouverez toutes les réponses aux questions que vous pourriez vous poser.

Megaplex sur le Web : Les Humanoïdes Associés inventent la VidéoBD

La maison d’édition Les Humanoïdes Associés met un pied dans la vidéo sur Internet avec le lancement de la bande dessinée Megaplex en version semi-animée et sonorisée. La « VidéoBD » est née ! Et quoi de plus logique que de lancer un nouveau concept à partir d’une histoire de science-fiction ?

Où sont passés mes Astérix, Tintin, Lucky Luke et autres Tuniques bleues ? Il y a longtemps que j’ai cessé la lecture de planches de dessins. Ce n’est pas par manque d’intérêt, remarquez, mais plutôt par absence d’interactivité. Le “bling bling” d’Internet est devenu bien plus attrayant pour moi.

En inaugurant la VidéoBD, la bande de Moebuis vient piquer ma curiosité. Il n’en fallait pas plus pour que je dévore les 3 épisodes du premier tome de Mégaplex mis en ligne ces dernières semaines. Le style toxico-punk des années 80 m’a rappelé de bons souvenirs. C’est sûr qu’on est loin des comics états-uniens ou des mangas du Soleil Levant. Pour faire une référence contemporaine, je dirais que l’histoire se rapproche plutôt de Matrix.

Créée pour soutenir la sortie du tome III de Megaplex, l’initiative des Humanoïdes Associés est doublement remarquable. Tout d’abord, elle est courageuse et répond positivement au piratage des oeuvres sur le Net. La numérique aidant, la bande dessinée est en effet victime de diffusion illégale de copies. La maison d’édition fait également preuve d’ouverture en proposant la vidéo sous 3 formats différents : Flash pour le Web, MP4 en 480×320 pour l’iPhone/iPod et en 432×320 pour les appareils WindowsMobile.

Ces extraits vidéo d’une bande dessinée ne remplaceront pas la lecture d’un livre avec de belles illustrations. Par contre, ils m’ont personnellement redonné le goût de feuilleter du vrai papier. Même si la vidéo n’est pas la panacée, utilisée intelligemment, la Web vidéo reste un puissant outil de promotion.

Megaplex sur le Web : Les Humanoïdes Associés inventent la VidéoBD

Edito video de L’Express par Christophe Barbier : la revanche Web de la presse écrite

Comment peuvent donc réagir les vieux médias devant ce déluge d’image sur le Net ? Pour L’Express, la réponse est simple : prendre les devants et produire ses propres images. Depuis plus d’un an, Christophe Barbier, rédacteur en chef du magazine, diffuse sur le Web son édito en vidéo.

Médiatique Christophe Barbier

Edito video de L'Express par Christophe Barbier : la revanche Web de la presse écriteEn France, Christophe Barbier est facilement reconnaissable avec son éternelle écharpe rouge, qui me fait penser à tonton Miterrand en plus jeune. Journaliste écrit, il n’en reste pas moins très multi-médiatique avec la participation à des émissions sur Europe1, France5 et LCI.

La vidéo commence sur un générique de 5 secondes qui reprend de façon accélérée les premières images de l’entrevue sur fond de musique des années 80. Pas de fond vert, ni de décors somptueux pour Christophe Barbier qui essaime sa vision claire et aiguisée de l’actualité. Devant la caméra, le directeur de L’Express est comme un poisson dans l’eau. Sa passion pour le théâtre ne doit pas y être étrangère.

Crash test de l’édito vidéo de L’Express

Au niveau technique, j’apprécie la qualité de la vidéo et surtout le fait qu’un micro cravate soit utilisé. Ce n’est pas parcequ’on fait de la vidéo pour le Web qu’il faut faire des concessions sur la qualité du son. Toujours dans les points positifs : flux, RSS et lien vers le blogue Christophe Barbier sont bien vus et permettent de garder le lien avec l’internaute.

Edito video de L'Express par Christophe Barbier : la revanche Web de la presse écritePour les points à améliorer : Pourquoi n’y a-t-il pas de texte sur la page de la vidéo ? Je sens encore une opposition entre l’écrit et l’image, alors que c’est tout le contraire. Ils doivent être utilisés en totale complémentarité. En plus, c’est meilleur pour le référencement Web.

En parlant de complémentarité, comme plusieurs membres de la rédaction de L’Express, Christophe Barbier possède un blogue. Pourquoi ne pas retrouver ses vidéos sur son blogue ? De même, le magazine avait créé une chaîne vidéo sur Youtube et sur Dailymotion. Après 4 publications sur ces plateformes, la contribution de L’Express s’est arrêtée là. Quitte à jouer la carte de la vidéo sur le Web, autant y aller à fond !

Des journalistes à tout faire

Lors d’une entrevue pour imédias, Christophe Barbier nous donnait quelques indices sur le profil du journaliste de demain :

Pour l’instant, on n’est pas encore en mesure de produire une vraie radio ou une vraie télé. La formation se fait un peu sur le tas. Selon leurs capacités, les journalistes choisissent le support sur lequel ils vont s’exprimer sur le net. Mais à terme, j’aimerai bien qu’on puisse former les gens non seulement à parler devant une caméra, mais à se servir d’une caméra. Il faut qu’on ait une montée en puissance régulière là dessus.

Le rédacteur en chef du magazine ne fait finalement que donner l’exemple en se produisant devant la caméra. Il est évident que tous les journalistes de la presse écrite n’ont pas cette aptitude, ou tout simplement cette envie de s’exhiber en public. Pourtant, la pression économique sur les groupes de média pousse de plus en plus à la pluridisciplinarité de ses troupes.

Pour aller plus loin sur le sujet, vous pouvez visionner les entrevues sur l’avenir des médias réalisées par Christian et diffusées sur Intruders.TV Canada :