Vidéo pour les nuls : le fast-food de la compréhension

Le monde qui nous entoure est tellement compliqué. Les choses vont tellement vite que nous avons parfois du mal à comprendre ce qu’il se passe. Heureusement, des personnes bien intentionnées ont eu l’idée de réfléchir à notre place et de nous livrer leur résumé en quelques images. C’est ce qu’on pourrait appeler la vidéo pour les nuls.

Video: RSS in Plain English | Common Craft - Explanations In Plain EnglishCommonCraft s’est fait connaître il y a un an en publiant “Video: RSS in plain English“. En 3’43, Lee LeFever venait de régler des heures de discussions et de mal de tête pour expliquer le fonctionnement du fil RSS. Avec une vingtaine de traductions de la vidéo réalisée avec dotsub, les professeurs et consultants Web du monde entier le remercient encore.

Depuis, Commoncraft a réalisé une suite avec “Video: Google Docs in Plain English“, qui n’est rien d’autre qu’une commande de la compagnie Google. La formule s’est répandue dans différent domaine comme les séries TV (LOST 3 seasons in 8 minutes!), le cinéma (Star Wars in 3 minutes…with action-figures!) ou même la politique (cf. ci-dessous).

Je me demande jusqu’où peut aller ce système du fast-food de l’éducation. Va-t-on avoir au programme de secondaire la Guerre de 100 ans en 5 minutes ?

De façon plus positive, on peut souligner l’effort de synthèse à chaque fois réalisé par les auteurs de ces vidéos. Ces tutoriels de la vie partent d’un constat simple : les internautes ont de plus en plus d’information, et de moins en moins de temps pour les consulter. Si nous voulons retenir leur attention, il faut passer son message de façon concise.

Un discours court et compréhensible ne veut pas dire qu’il manque de sens. Il doit au contraire être encore plus fort de sens. Pour ça, la vidéo sur le Web est un outil imparable pour illustrer ce message.

Democratic Primary Season in 7 Minutes

Facebook et les médias sociaux : SVP pas de pub vidéo

Les médias sociaux sont maintenant intégrés dans les stratégies de communication des entreprises. Avec les possibilités de publication offertes avec ces plateformes, la question se pose de l’utilisation de la vidéo. Les compagnies doivent-elles simplement diffuser leur vidéo publicitaire sur Facebook, ou une autre approche est-elle préférable ?

Selon Josh Bernoff, Vice-Président analyste de Forrester Research, la réponse est assez claire. Les vidéos avec une connotation trop commerciale n’ont pas de succès sur les réseaux sociaux. Il reprend l’un des exemples les plus connus du secteur, avec la société Blendtec et son “Will it blend?”. Cette émission a permis une augmentation de 50% des ventes de son robot mixeur super puissant.

Commercial Videos Work on Facebook, Forrester’s Josh Bernoff (But not conventional ads)

Il y a tellement de vidéos sur le Web, Youtube en tête, qu’il est absolument nécessaire d’apporter aux internautes une plus value tangible dans la vidéo que vous diffusez. Partagez un avis, une expertise, une histoire, une exclusivité, mais ne restez pas devant la caméra avec un discours publicitaire qui vante les mérites de votre produit/service. Que ce moment soit instructif ou distractif, il faut lui donner une touche personnelle qui fera la différence par rapport à une annonce commerciale.

Contrairement aux médias traditionnels, qui vivent en oligarchie et laissent finalement très peu de choix de décision à leur public, le média Internet offre une infinité de sources d’information et de récréation. La sélection est d’autant plus difficile. Qu’importe qu’on appelle ça du Web 2.0, de la transparence ou de l’humanisation du discours. Pour capter l’attention de votre public et leur donner envie de revenir, vous devez leur faire sentir qu’ils ne verront pas la même chose que dans espace pub à la télévision.

L’avantage du Web est que l’on peut plus facilement laisser court à sa créativité. Avec la série vidéo “Greg the Architect” voici un excellent exemple qui fait passer avec humour un sujet qui n’est à première vue pas très excitant.

Greg the Architect – SOA This. SOA That.

Hulu fait de la pub sur Youtube : Oui à la stratégie d’ouverture !

Depuis son ouverture au grand public en mars dernier, la plateforme de distribution de vidéos Hulu possède sa chaîne Youtube où elle fait la publicité de ses propres services. Dans un article daté de ce jour sur Inside Online Video, Mike Abundo descend en flèche Hulu pour avoir mis des vidéos sur la plateforme d’un concurrent. Est-ce si dangereux d’aller voir ses compétiteurs ?

Hulu dépasse les frontières de la télévision

Co-fondés par NBC et News Corps, Hulu bénéficie d’un attrait tout particulier, équivalant au lancement d’un nouveau produit de Apple. On parle ici d’une véritable révolution, avec l’accès gratuit à des films d’anthologie comme The Usual Suspects et l’Île du Docteur Moreau, ainsi qu’aux dernières émissions et séries vedettes américaines.

Les vidéos de Hulu sont pour l’instant consultables uniquement par les internautes résidant aux États-Unis. Comme Mike habite aux Philippines, peut-être a-t-il du mal à digérer cette ségrégation. Je lui conseillerais d’aller récupérer Hotspot Shield, qui est l’une des solutions les plus simples pour passer les filtres de Hulu et regarder tranquillement le dernier épisode de Prison Break.

Hulu dépasse les frontières de la télévision

Vive l’ouverture d’esprit !

La publicité a l’air de faire sauter Mike au plafond. Il doit certainement vivre dans un pays où tout est gratuit. Si je ne suis habituellement pas pour les prerolls sur les vidéos en ligne, je reconnais apprécier la discrète intro de moins de 10 secondes que Hulu a placée sur l’ensemble des vidéos mises sur Youtube. Les annonces qui coupent les différents programmes sont un peu plus agaçantes, mais finalement pas plus que celles de Radio Canada ou TVA.

Pour revenir au coeur de la critique de Mike. Je pense au contraire que le responsable communication de Hulu a très bien fait de mettre des vidéos de ces émissions sur Youtube. Tout le monde sait que Youtube est le premier endroit où les internautes consultent des vidéos. De toute façon, ces vidéos se retrouveront un jour ou l’autre sur Youtube. Autant que ce soit au bénéfice des producteurs.

De plus, pourquoi devrait-on se priver de faire de la pub gratuitement sur ce média ? Imaginez CNN faisant sa promotion gratuitement sur CBS! Tout le monde trouverait que c’est un sacré bon coup.

Encore une fois, je proclame être pour l’ouverture la plus large dans sa communication. Le temps où l’on capturait ses clients sur son site est résolu. Nous sommes à l’ère du partage de l’information et de la collaboration. Il faut aller là où est notre cible (Youtube, Dailymotion, Digg, Facebook, etc.), et non pas attendre bêtement que celle-ci vienne nous voir avec un grand sourire.

Saturday Night Live – Dick In A Box

Comme Google, VideoPresse se concentre sur sa job

Se définir n’est jamais un exercice facile. Tout d’abord, parcequ’il y a souvent une différence entre la perception qu’on a de soi, et celle qu’ont de nous les autres. Ensuite, rien n’est figé, on évolue et on s’enrichit au fil des rencontres et opportunités. Mais, quel rapport entre Google et VideoPresse ?

Prétentieux comme Google

Google a commencé comme un moteur de recherche. Il s’est mis ensuite à faire de la gestion de courriels, de photos, de vidéos, de documents, etc. Pour devenir le géant que l’on connaît aujourd’hui. Malgré une diversification des plus vaste, le métier de Google n’a pas changé depuis le départ : vendre de la publicité. Pour ça, il utilise le plus grand nombre de canaux possible.

Euro GoogleL’allégorie entre Google et VideoPresse est particulièrement prétentieuse. Je ne dirais pas le contraire. Mais, c’est ce que j’ai trouvé de plus parlant. Pour être honnête, c’est le titre qui marchait le mieux pour le référencent 😉

Professionnel comme VideoPresse

Les nouveaux clients me demandent de définir VideoPresse et ses services, c’est ce qu’on appelle faire le “pitch”. Les mots clés sont “Web Vidéo Communication”. Le Web est le média, la vidéo l’outil et la communication notre métier.

Je ne fais pas de cinéma, de télévision, ni même de publicité. Je parle de la vidéo comme outil performant pour faire passer un message transparent à travers un média à la fois global et de niche qui bénéficie d’un retour sur investissement imbattable. Tous ces mots clés marketing veulent dire simplement qu’utilisé à bon escient, la Web vidéo a un impact très fort. Elle est capable de faire passer des informations et des émotions qu’on ne retrouve pas dans du texte ou des photos.

Une vision globale de la Web vidéo

Logo VideoPresseSi VideoPresse n’a pas la prétention de tout faire, nous avons l’assurance de pouvoir conseiller sur l’ensemble des aspects liés à l’utilisation de la vidéo pour la communication électronique des compagnies.

VideoPresse n’est pas un spécialiste du référencement, mais nous sommes capables de comprendre son impact et de l’intégrer dans notre stratégie de Web vidéo communication. VideoPresse n’est pas un spécialiste en relations publiques, mais notre compréhension du métier permet d’adapter le discours en conséquence. VideoPresse n’est pas un spécialiste en publicité, mais nos vidéos ont pour objectif de vendre l’expertise de nos clients. Pour tous ces aspects, et bien d’autre, Christian et moi travaillons aux côtés de spécialistes qui se font une joie de mettre en pratique avec réussite leur métier.

Montréal, ville de collaboration

Pour diffuser ses annonces largement sur Internet, Google aurait pu mettre en place un partenariat avec Youtube ou Picassa. Mais, Google a trouvé plus opportun de les acheter pour intégrer leur savoir-faire. VieoPresse n’a pas autant d’argent d’ambition sur la Web vidéo. Je suis personnellement ravi de collaborer avec des experts qui sont passionnés par leur métier.

J’étais hier au Café Meliés pour discuter avec Jean et Richard sur l’utilisation de la vidéo pour le site de quelques-uns de leur client. Notre rencontre a finalement débouché sur la création de nouveaux concepts originaux. C’est le genre d’échange que j’adore et qui me fait dire que Montréal et le Québec regorgent de tellement de compétences que se serait un gâchis de ne pas les utiliser.

Aaron’s Papernet at The StationPour conclure sur les effets bénéfiques de la collaboration, je voudrais simplement souligner l’initiative de Patrick Tanguay et Daniel Mireault qui ont créé Station C, un espace de travail collaboratif. Je n’ai même pas besoin de leur faire de la publicité, puisque les locaux sont déjà pleins. Félicitations les gars !