Radio-Canada engage une vaste transformation de son image de marque autour de son célèbre « ici » qui devient la dénomination unique pour toutes les plateformes de l’entreprise d’État  : ici Radio-Canada, ici Télé, ici Première, ici.ca, ici RDI, Ici ARTV, ici Explora, ici TOU.TV, ici Musique, ici.mu., ici Alberta, ici Québec…

Pour fêter le 40e anniversaire de la construction de son édifice, le radiodiffuseur canadien a décidé de rénover également l’image de la Maison de Radio-Canada qui s’appellera désormais « La Maison iti ».

Pour Pierre Fisherman, directeur des communications transversales, « il était important d’harmoniser l’image des services français de la société d’État pour les rendre plus lisibles du public. Ce changement dans la continuité est l’occasion de souligner notre stratégie multiplateforme ambitieuse qui rayonne aux quatre coins de la planète et plus encore… ».

La Maison « iti » continuera d’être accessible au public pour les visites du Centre de l’information, du musée « ici », des ateliers de décors et de peinture et le Service des accessoires. Ce 40e anniversaire sera marqué par une rétrospective sur les médias à travers le temps et l’espace qui mettra à l’honneur les travaux du chercheur Henry Thomas.

[Poisson d'avril ;)]

la maisonradio iti La Maison de Radio Canada devient « La Maison iti »


La télévision déclare la guerre à Google

mardi 04 décembre 2012 à 12:04Media

La télévision déclare la guerre à Google

Le mot est donné chez RTL ” Tout sauf Google”. Le télédiffuseur luxembourgeois interdit l’accès à son contenu par l’intermédiaire de la Google TV. Pourquoi? Tout simplement parce que Google a la capacité de l’argent sur cette audience en vendant de la publicité… et ne reverse rien aux diffuseurs, qui sont pourtant propriétaires du contenu.

Après la déroute de Google TV Ads Networks, le géant de la publicité essaye encore une fois de s’attaquer à la mine d’or de la télévision – qui reçoit toujours plus de 50% des budgets publicitaires des annonceurs.

Je pense que Google est finalement la compagnie la plus mal placée pour convaincre les grands groupes médias. Chaque initiative dans le domaine des journaux et de la télévision est reçu froidement par les professionnels concernés qui ne veulent pas perdre la maîtrise de leur contenu, et surtout des revenus publicitaires.

Pour bien connaître le secteur avec Seevibes, ce n’est pas en 2013 que l’on verra de grands bouleversements. Les enjeux sont trop importants pour que la télévision laisse le loup rentrer dans la bergerie sans rien dire.

Mots-clés :

Joignez-vous à la discussion :Aucun commentaire


Ce soir, on ouvre la télé et on déballe tout sur les médias sociaux

Pour participer à la première de l’émission Opentélé, je vous donne RDV ce soir à 20h sur le canal Vox — Videotron only — et à partir de 19h30 sur l’espace Facebook créé spécialement : Web diffusion, questions, échange…

Le sujet du jour porte sur la télévision et média sociaux. Font-ils bon ménage? Le petit écran peut-il se passer de Twitter? Oui, non, pourquoi, comment? J’essayerais de réponde au mieux aux questions aux côtés de Michelle Blanc, Bruno Guglielminetti, Geoffroi Garon et Fred Savard. Je prendrais aussi l’opportunité de parler de Seevibes – mesure et valorisation de l’audience sociale de la télévision.

Le spectacle se passera autant à l’écran de télé, qu’avec le public présent et en ligne avec les téléspectateurs. Nous allons assisté à un concept d’émission 360°.

J’avoue trouver l’expérience assez audacieuse, avec une campagne de teasing qui a effectivement piqué ma curiosité pendant quelques semaines. Tout s’est passé sur la page Facebook de Opentélé avec la diffusion de capsule vidéo sur YouTube où il était à chaque fois question d’un(e) blogueur/euse charismatique du Québec. Voici ma vidéo préférée:

http://www.YouTube.com/watch?v=anDWW0oE5vo

Mots-clés :

Joignez-vous à la discussion :Aucun commentaire


Twitter et journalisme : Témoignage dans l’affaire DSK

Alors que Twitter vient de fêter les 300 millions de comptes ouverts, l’usage des 140 caractères semble incontournable pour informer le monde. Depuis l’amerrissage d’un avion sur l’Hudson River, en passant par la révolution Orange et les événements dans le monde arabe, Twitter s’impose comme le média de l’instantané.

L’affaire franco-américaine autour de Dominique Strauss Kahn (DSK) est une nouvelle étape pour Twitter. Tout d’abord, il révèle enfin la puissance de l’outil aux Français, qui commençaient tout juste à l’appréhender. C’est la pratique des journalistes qui semble être le plus impactée avec un usage qui se découvre au grès des événements.

Jean-Philippe Balasse, journaliste pour la radio Europe1, témoigne ce matin à l’émission Mediapolis de son expérience de Twitter au coeur du tribunal de New York qui juge DSK. J’adorerais l’avoir à MediaCamp Montréal samedi prochain, car nous serons nombreux à aborder ce sujet lors des conférences.


Je retiens deux commentaires très pertinents :

    “Finalement, quand on est journaliste, on fait son boulot. On essait de le faire bien. Que ce soit avec un stylo, un micro ou une caméra, dans chaque exercice il y a des contraintes et des avantages”
    “Twitter, ce n’est pas l’avenir… c’est le présent !”

MediaRDV 2010  Médias traditionnels vs Médias sociaux vs Médias citoyens

Je participe aujourd’hui à Montréal à la seconde édition du Rendez-vous des médias citoyens. La matinée débute sur le thème “Accès et appropriation des médias citoyens afin de mieux informer et mobiliser le public”. Aux côtés de Martin Lessard, j’en ai profité pour lui soutirer quelques réflexions sur la place des médias sociaux face aux médias dits traditionnels et aux médias sociaux.

Si comme moi vous appréciez échanger avec Martin, je vous invite à vous inscrire aux MediaCamp / PodCamp Montréal qui se tiendront du 10 au 12 septembre 2010 au Coeur des Sciences de l’UQAM. Martin donnera une conférence lors de chacun de ces événements.

  • MediaCamp Montréal – Vendredi 10 sept (heure TBD)
    “La Chaîne des valeurs : comment internet s’arrime avec l’industrie de la télé”
  • PodCamp Montréal – Samedi 11 sept. à 9h30
    “Crédibilité(s) : Construction de l’autorité et de la notoriété dans les médias sociaux”

Contenu de m… généré par l’utilisateur

De plus en plus de compagnies demandent à leurs clients/consommateurs de prendre part à leur communication, allant jusqu’à leur demander de trouver le nom du produit et de réaliser la vidéo pour le promouvoir.

Existe-t-il une limite à faire appel au contenu généré par l’utilisateur (User Generated Content – UGC)? Les médias doivent-ils emboîter le pas pour laisser les spectateurs prendre les rênes des rédactions d’information? J’ai tenté de répondre à la question lors de ma dernière chronique au Canal Argent.

UGC : Le marketing n’a rien inventé!

Premier constat, les gens détournent déjà les marques. Il n’y a qu’à prendre l’exemple de la vodka Absolut, d’Adidas ou le célébrissime vidéo de Tigers Woods qui discute d’outre-tombe avec son père.

Les internautes ont appris à devenir leur propre média, aider par la facilité d’accès des outils de publication, comme WordPress, et des réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou MySpace. Ils ont souvent l’avantage d’être influents sur certaines niches de marché.

L’idée de génie des démons du marketing – dont j’assume faire partie – est de reprendre à leur compte la créativité des consommateurs au profit des marques. De là est né le contenu généré par l’utilisateur au service de la publicité. Vous pouvez demander à Loic Lemeur ce qu’il en pense.

Doritos est l’un des experts pour initier des concours UGC. La compagnie américaine l’a fait lors du Super Bowl et au Canada pour le Doritos Guru, qui offrait au consommateur de déterminer la saveur du prochain produit.

L’information coûte cher, pourquoi ne pas la faire produire par les spectateurs?

Ça a l’air si facile de faire faire le travail par les consommateurs que les médias s’y mettent. Radio Canada a par exemple invité 32 personnes à bloguer pour la Coupe du Monde de soccer 2010, chacun représentant un pays. Ils leur manquent pour l’instant le Japon et la Corée. Le CRTC vient également d’approuver la chaîne Génération V, dont le contenu sera généré entièrement par les utilisateurs.

Je pense sérieusement que nous avons atteint une limite de l’exploitation du contenu généré gratuitement par l’utilisateur. Comme pour le concours vidéo de Sorel-Tracy<>, il devient nécessaire de compenser le travail qui se fait au profit d’une marque ou d’un organisme. Sinon, j’appelle ça du bénévolat, et je préfère le faire avec Île sans fil.