Christian Blachas, je suis ton fils de pub

Christian Blachas est parti le 5 février 2012. Créateur des magazines Stratégie et CB News, et de l’émission Culture Pub, Christian est celui qui a fait aimer la publicité à toute une génération. Je suis fier aujourd’hui de faire mon coming out pour dire que je suis un vrai fils de pub!

Je me souviens des pubs dans les années 80 où pour vendre une voiture on la faisait sauter sur un sous-marin — et je parle d’un vrai sous-marin nucléaire en pleine mer, et pas d’une maquette en 3D. Ah, la grande époque des pubs délirantes de Perrier et d’Orangina!

J’ai connu mes premiers émois publicitaires les dimanches soir en deuxième partie de soirée sur la chaîne française M6. Culture Pub était l’émission de référence qui décodait la publicité pour les néophytes que nous étions tous à l’époque. Christian Blachas a rendu les consommateurs plus clairvoyants en décryptant pour eux les codes de la pub.

Lors de mes études en communication, je feuilletais avec envie les larges pages de CB News pour découvrir les belles images des derniers concepts publicitaires. J’ai toujours aimé la recherche esthétique de certaines publicités, même s’il faut avouer que ce ne sont pas toujours celles qui sont les plus efficaces au niveau des ventes.

Alors que la diffusion télévisée de Culture Pub s’est arrêtée en 2005, Christian Blachas a offert son héritage au Web en créant en 2007 le site culturepub.fr, véritable bible de la publicité à travers les âges et les continents.

Christian Blachas était un journaliste de publicité, comme il y a des journalistes sur la politique, des journalistes sur le sport ou l’automobile. Il a rendu ses lettres de noblesse à cet art mal aimé et souvent malmené. Comme un clin d’oeil à la profession, Christian Blachas s’en est allé au moment du Super Bowl, le jour de l’année où la publicité reçoit certainement le plus d’éloges.

Merci Christian. Je suis ton fils de pub.

Bonne Année du Cyberbougnat

Merci à Bertrand Soulier et à Cyberbougnat de me permettre d’envoyer mes vœux en vidéo aux Clermontoises et Clermontois. Pour saluer mes compatriotes pour la nouvelle année, j’ai l’honneur de me retrouver au milieu d’une belle brochette de vedettes de la politique, de la culture, du sport et de l’économie avec notamment Serge Godard, Maire de Clermot-Ferrand, René Souchon, Président de la Région Auvergne, Aurélien Rougerie, joueur champion de l’ASM, etc.


Bonne année aux clermontoises et clermontois

Définition de “Bougnat” : À Paris, il désignait au siècle dernier le marchand de charbon qui tenait souvent un café et qui était originaire d’Auvergne.

Bonjour, ZeLaurent est en ligne

Il était grand temps de passer zelaurent.com sous un mode plus interactif. C’est évidemment sous la forme d’un blogue que j’ai le plaisir de (re)présenter Laurent Maisonnave en tant que professionnel, aka ZeLaurent sur la Webosphère.

Une histoire de blogues

Depuis 2005, le blogue est pour moi une histoire d’amour qui n’en finit pas. Commentateur, puis rédacteur, j’ai franchi le pas pour faire la promotion de Pascalis, une technopole auvergnate dont j’avais la direction. Grâce au méandre de la technocratie local, le site est par a suite tombée dans les oubliettes du Web.

En septembre 2006, j’attaque mon premier blogue de “commerce électronique”. Ze Vente Garage me servit à mettre en vente mes meubles, électroménager et autres objets de seconde main. Je n’imaginais pas avoir autant de plaisir à faire ce blogue et à vendre mes meubles.

Avec 255 articles à son compte, Ze Canada est le blogue le plus remarqué de ma série. À travers des sujets de société de la vie canadienne, ce fut l’occasion d’approfondir mes connaissances du Web participatif et de faire de précieuses rencontres.

VideoPresse est certainement le blogue sur lequel je me suis le plus investi ces 12 deniers mois. À travers une centaine d’articles, j’ai traité tous les aspects de la vidéo sur le Web et leur implication dans la communication des entreprises. En complément, je rédige de courts articles sur 3 blogues thématiques : Ze Web Vidéo, Ze WebTV et Ze Web Video Mobile.

Enfin, j’ai le plaisir d’intervenir ponctuellement sur des blogues collectifs, tel Intruders.TV Canada, TechnoMontréal et Îl sans fil.

Une nouvelle voix pour partager

Avec 10 blogues à mon actif, pourquoi créer celui de Ze Laurent ? Tout d’abord, ça paressait tellement évident que je m’étonne de ne pas l’avoir fait avant. Pourtant, je me rappelle bien les conseils de Michelle Blanc qui lors de mon arrivée à Montréal m’avait grandement conseillé d’avoir un blogue professionnel.

Sur www.zelaurent.com, je souhaite justement partager mon expertise professionnelle en communication/marketing Web, et plus particulièrement de l’utilisation de la vidéo en ligne. Comme tous les blogues que j’ai animés, je souhaite que celui-là devienne un espace de découverte, et surtout d’échange. Vos commentaires seront ma plus belle récompense.

12seconds.tv : Bienvenue dans l’ère de la nano discussion vidéo

12seconds.tv est un nouveau service de vidéo sur le Web, dont le principe est d’offrir uniquement 12 secondes pour passer son message. Dans la veine de Twitter et Seesmic, 12seconds.tv surfe sur la vague du microblogging.

Toujours plus vite, toujours plus court

Home | 12seconds.tv (alpha)Ce n’est pas le slogan des Jeux Olympiques de Beijing, mais ça pourrait être celui des nouvelles applications Web 2.0. À la plaisanterie, je disais il y a quelque temps à un ami que la prochaine étape du microblogging sera le 1 et le 0. Nous enverrons des impulsions pour indiquer notre état.

Entre “status” Facebook et états d’âme Twitter, nous sommes entraînés à communiquer en 140 petits caractères. Avec 12seconds.tv, le tour de force est encore plus important. Comment utiliser les émoticônes (smileys) et raccourcis dans une vidéo ? Peut-être à coup d’onomatopées et de langage des signes.

Plus sérieusement, 12seconds n’est pas nouveau dans le domaine. Depuis plusieurs mois, Seesmic et Flickr Video nous imposent chacun à leur manière un exercice de style vidéo du même genre. Si Flickr Video est proche de la carte postale vidéo, Seesmic se positionne clairement comme un Twitter vidéo.

La vidéo était une suite logique

Équipé d’un iPhone depuis une semaine, je goûte à la joie d’être éternellement connecté. Des applications mobiles comme Twittelator permettent d’enrichir son état d’une photo prise sur le vif et de la géolocalisation, si l’appareil intègre un GPS. Maintenant, vous savez ce que je pense, voyez ce que je vois et savez précisément où je me trouve.

La prochaine brique à cet édifice devait forcément être la vidéo. La technologie est déjà présente avec les nouveaux ordinateurs portables équipés de Webcam, les cellulaires intelligents, les réseaux WiFi et 3G qui quadrillent la ville. Entre la vidéoconférence et le live video mobile, comme Qik ou Flixwagon, 12seconds arrive à pont nommé pour répondre à un nouveau besoin de communication instantané.

12 secondes pour faire  quoi ?

C’est la question que je me suis posée, que Philippe et bien d’autres se sont également posée.  Si des personnes comme moi passent autant de temps à tester des sites comme 12seconds.tv, c’est pour trouver les applications qui vous permettront demain d’être plus performants dans votre communication. Je ne me prends pas pour Jésus, mais c’est vrai que nous avons un rôle d’évangélisateur. Pour bien conseiller, il faut comprendre les technologies, l’environnement, les évolutions. Et pour cela, il faut chercher, découvrir, tester.

De même que les grands médias (ex. : CNN et Canoë) utilisent désormais Twitter pour promouvoir leur fils d’information, il est facile d’imaginer une courte séquence en vidéo pour illustrer un texte. Ces vidéos pourraient être produites très rapidement, sans montage, presque à la volée. L’objectif étant d’informer toujours plus rapidement.

Pub Ovomaltine

PS: Si vous souhaitez une invitation pour 12seconds. laisser un message dans l’espace commentaire 😉

Thomson Reuters : Départ de 140 journalistes au profit de 20 vidéo blogueurs

Après l’annonce de la suppression du service des nouvelles de TQS, c’est au tour de Thomson Reuters de renvoyer 140 journalistes. En compensation, la société anglo-canadienne devrait créer 20 postes dédiés à la Web vidéo. L’équation est difficile pour les professionnels de l’information.

Échange journaliste contre caméra

Thomson Reuters : Départ de 140 journalistes au profit de 20 vidéo blogueursThomson Reuters prévoit de réaliser 750 millions de dollars de synergie pour 140 postes supprimés et possiblement 50 créés à l’avenir. Si je prends ma petite calculatrice 750 / (140-50) = 8,33 M $ par poste. Le cours du journaliste est élevé. Je me demande si je ne vais pas en acheter quelques-uns.

Plus sérieusement, ces annonces sont le signe d’un changement profond dans le système de publication de l’information, dont le cycle doit être toujours plus court et plus riche. C’est pour ce dernier point que Thomson Reuters prévoit de faire travailler 20 personnes sur la production de vidéos sur le Web. Malheureusement, ce ne sont pas ceux qui tenaient la plume qui porteront la caméra.

Un passage difficile pour le journalisme

Le journaliste est-il soluble dans le Web. C’est la question que je me pose en ce moment en entendant les suppressions de postes qui tombent dans les médias. Lors du live Webcom de la semaine dernière, c’est également la question que j’ai posée à Jean-Michel Vanasse et son cameraman Martin. Je me suis entretenu avec Jean-Michel, qui est directement touché par le “lifting” de TQS. Le 1er juin, les nouvelles du mouton noir de la TV se feront sans lui.

TQS: le mmouton noir de la télévisionNotre conversation portait sur le passage de l’ancien au nouveau média. Comment passer d’une production qui demande 500.000 $ de matériel à une production Web qui n’en nécessite que 5.000 $ ? Tout le processus doit être revu pour coller à la réalité de marché du Web, qui est constitué d’audience de niche, contrairement à l’audience de masse de la télévision traditionnelle.

2008, l’année de la Web vidéo

Avec le Web, la face des rédactions des grands médias a complètement changé ces 10 dernières années. Le journaliste doit être ambidextre, écrire autant pour le papier de cellulose que pour sa version électronique. Sans vouloir rentrer dans de grandes prédictions, force est de constater que 2008 est une année de rupture où la vidéo sur Internet prend toute la place.

Si en tant que professionnel du Web, je me félicite de la plus grande réactivité des médias à nous offrir du contenu riche, à titre personnel, j’espère que la qualité de l’information ne sera pas sacrifiée.

Nos archives: entrevue de Jeff Mignon sur la situation des médias face à Internet (Intruders TV Canada)

Facebook et les médias sociaux : SVP pas de pub vidéo

Les médias sociaux sont maintenant intégrés dans les stratégies de communication des entreprises. Avec les possibilités de publication offertes avec ces plateformes, la question se pose de l’utilisation de la vidéo. Les compagnies doivent-elles simplement diffuser leur vidéo publicitaire sur Facebook, ou une autre approche est-elle préférable ?

Selon Josh Bernoff, Vice-Président analyste de Forrester Research, la réponse est assez claire. Les vidéos avec une connotation trop commerciale n’ont pas de succès sur les réseaux sociaux. Il reprend l’un des exemples les plus connus du secteur, avec la société Blendtec et son “Will it blend?”. Cette émission a permis une augmentation de 50% des ventes de son robot mixeur super puissant.

Commercial Videos Work on Facebook, Forrester’s Josh Bernoff (But not conventional ads)

Il y a tellement de vidéos sur le Web, Youtube en tête, qu’il est absolument nécessaire d’apporter aux internautes une plus value tangible dans la vidéo que vous diffusez. Partagez un avis, une expertise, une histoire, une exclusivité, mais ne restez pas devant la caméra avec un discours publicitaire qui vante les mérites de votre produit/service. Que ce moment soit instructif ou distractif, il faut lui donner une touche personnelle qui fera la différence par rapport à une annonce commerciale.

Contrairement aux médias traditionnels, qui vivent en oligarchie et laissent finalement très peu de choix de décision à leur public, le média Internet offre une infinité de sources d’information et de récréation. La sélection est d’autant plus difficile. Qu’importe qu’on appelle ça du Web 2.0, de la transparence ou de l’humanisation du discours. Pour capter l’attention de votre public et leur donner envie de revenir, vous devez leur faire sentir qu’ils ne verront pas la même chose que dans espace pub à la télévision.

L’avantage du Web est que l’on peut plus facilement laisser court à sa créativité. Avec la série vidéo “Greg the Architect” voici un excellent exemple qui fait passer avec humour un sujet qui n’est à première vue pas très excitant.

Greg the Architect – SOA This. SOA That.